IV. RÈGLE SUIVIE POUH LA. DATATION CONSULAIBE
— Il faut encore remarquer que les consuls sont désignés tantôt par deux ou trois noms, tantôt par un simple cofjnomen. Pagi'°, Marini", et Labus", si versés dans la connaissance de la chronologie consulaire, tiennent pour certain que pendant les iv, v« et \i' siècles, il n'exista aucune règle constante pour désigner les noms des consuls et chacun y allait suivant sa fantaisie, adoptant un nom ou un autre, ou bien les deux, on inventait à l'occasion un post-consulat d'après une année donton était sûr. Tel n'était pasle jugement de J.-B. De Rossi, qui, plus que personne avait droit de décider en une question qui lui était redevable de tant d'éclaircissements. Ego vero, écrit-il poslquam infinilie liujus qusestionis singulos articulas singulosque nodos excussi ei omnes temporum notalioncs non modo inscriptionibus, sed et legibus, decretis, epistolis, conciliorum actis, unul'ersis demum publicarum et privatarum rerum et historise monumenlis adscriptas immenso labore et pari ssepe tsedio examinavi, clarissime vidi longe maximam harum notationum copiam justis regulis et Romani imperii annalibus esse consentaneam, illarum vero, quœ prœter
4296. — Fragment de sarcophage, cimetière de Prétextât. D'après de Rossi, Inscriptiones, t. i, p. 19, n. 12.
omnem legeni vagari visse sunt, el exigaum numerum esse, et mullo certe minorem quam Pagius, Marinius, alii existimarant. Nam earum multas vel corruptas esse compcri vel corruptelie valde suspectas ; aliarum prnbabilemet sxpe etiam prœclaram rationcm reddi passe vidi; paucissimœ supersunt, in quibus vel a jaslorum lege nulla ex causa descitum certe est, vel qua causa id factum sit, assequi nequeo ". A la suite de J.-B. De Rossi nous diviserons tout ce sujet en cinq périodes : 1° antérieure à Maxence et à l'année 307; 2» depuis 307 jusqu'à la fin du IV» siècle; 3° de l'année 399 au début de la domination gothique en Italie : 4» période gothique ; 5° après la mine de la domination gothique.
1° Période antérieure à l'année 307. ■ — Jusqu'aux dernières années du m' siècle les inscriptions chrétiennes datées sont peu nombreuses. Vers la fin de ce siècle elles commencent à se multiplier. Parmi ces inscriptions trois se contentent de mentionner un seul consul et, pour cause de brièveté, passent son collègue sous silence. C'est d'abord la plus ancienne, de toutes, de provenance cémétériale, et qui avec la simple mention de la VG • VESPASIANO • IIICOS," nousreporte àl'année 71; de là nous passons en l'année 273; et il suffit ici de jeter un coup d'oeil sur l'original, fragment de couvercle de sarcophage trouvé Cen 1853) au cimetière de Prétextât, parmi d'autres débris chrétiens (fig. 4296), pour se rendre compte que l'extrême concision de la fonnule s'explique par l'inhabileté du lapicide à en dire plus dans un cadre aussi restreint ". Il a
dans Bull, archeol. Neapol., 2' série, t. iv, p. 90. — " Pagi, Dixserlalio hypalica, part. III, ch. i, n. 6-S; ch. n, n. 4. — " Marini, Papiri diplomatici, p. 281. — " J. Labus, Intorno alcuni monumenti epigr. gent.e crisliuni scoperti nellabasilica di S. Simpliciano, p. 10. — " De Rossi, Inscr. christ., 1. 1, p. xvin. — "Ibid.,t.i,p. l.n. 1.— "ibid.,t. i,p. 19,n. 12.
FASTES CONSULAIRES
empiété sur la moulure et réduit l'épitaplie au plus strict indispensable : un nom et une date. En 273, Tacite courait son premier consulat; élevé peu après à l'empire, il fut, en 276, consul pour la deuxième fois et peut-ètri' cette dernière mention aura-t-elle été omise faute de place : Tacite était nommé, c'était l'essentiel. Enfin, troisième exemple, en 296, sur une tablette cémétériale qui porte l'inscription tracée au minium et provient du cimetière de Cyriaque (trouvée en févrierl845), on lit ' :
DECESIT SERqjlj;>JA PRIDE KAL MARTIAS M X