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FASTES CONSULAIRES
des Burgondes le consul d'Occident, ainsi que nous pouvons nous en convaincre par une inscription lyonnaise de l'année 508, qui se tennine par ces mots : c. oclobris pc. cons. iterum Mesale vc cons. ' et une autre de 510 : //// nonas decembris post consulaln Importuna vv. ce. le '. Théodoric était alors en guerre avecCloviset Gondebaudet l?s Lyonnais, qui faisaient partie du royaume de Bourgogne, ne sachant le consul de 508, se rejetèrent sur un post consulatum de Messala. A la fin de cette année, apiès la levée du siège d'Arles, il est possible que les hostilités aient été suspendues et les Lyonnais ont su que le consul de 509 était Importunus. Mais en 510, ils ont ignoré le consulat de Boèce, car la guerre avait recommencé et, une fois encore, ils prirent un post-consulat, celui d'Importunus. A plus forte raison, en ces années-là on ignora en Gaule les noms des consuls d'Orient.
On a cependant retrouvé en Gaule des diptyques consulaires, notamment un diptyque d'Anastase. consul en 517, mais il serait hasardeux d'en rien conclure, car les diptyques étaient considérés comme des œu\Tes d'art qui étaient toujours bien accueillis, même quand ils n'offraient plus que cette sorte d'intérêt; et précisément le consulat d'Anastase en 517 a été ignoré en Gaule pendant cette année entière. Ce sont les relations du roi Sigismond avec l'empereur Justin qui ont fait connaître en Gaule le nom du consul Vitalien, qui ne fut jamais proclamé en Italie. Dès le mois de septembre Vitalianus est nommé en Gaule, bien qu'il n'eût gardé les faisceaux que six mois, ayant été tué au mois de juillet. Le comte Marcellin nous dit à ce sujet : Vitalianus consul VIII mense consulalus sui XVI imlneribus confossus in palatio cum Celleriano et Paulo salellitibus suis inlcremplus est '. Tout cela était encore ignoré trois mois plus tard à Lyon où on a vu figurer le nom de Vitalianus.
Théodoric très hardi sur certains points, l'était moins sur d'autres, par exemple il omet les noms des consuls orientaux, mais il n'ose s'affranchir sur ses monnaies des noms d'Anastase et de Justin qui y figurent toujours *. Sur les monuments publics où les noms des consuls faisaient place, le plus souvent, aux noms des empereurs, Théodoric se substitue le plus souvent aux empereurs. A peine rencontre-t-on une inscription sur laquelle les noms de l'empereur et du roi soient rapprochés avec la formule salvis dominis nostris''; sur d'autres nous \\sod?, : régnante domino nostro Theodorico '; enfin à Rome même, une pierre nous donne la formule réservée aux augustes au seul Théodoric ' :
SALVO DN theodc RICO • RE ge glorio SISS imo
Tous les consuls mentionnés sur les inscriptions de la période gothique sont donc des consuls d'Occident, sans en excepter les empereurs d'Orient qui portèrent les faisceaux. Sans doute il existe, au dire de l'agi ", une inscription de l'année 498 au nom du consul oriental Jean le Scythe, mais le mot Scijtlia est de l'invention de Fanvinio et en réalité l'inscription est de l'année 538, au nom de /■■/. Johanne Orientalfe vcl. con) ' qui fut promulgué dans la partie de l'Italie d'oi'i les Gotlis avalent été chassés.
' De Boissicu, Inscr. aniiq, de Lyon, p. 578; E. Le UlanI, Inscriptions chrétiennes de la Cauleanlérieurcs au \m' siècle, Paris, 1856, t. i,p. 144, n. 60. — '7bif/.,t.i,p. I.i7,n. 01 - ■Honcalli, Vêtus lat. citron., t. il, p. :il7. — ' l'riedlacndcr. Die Munzen der Osigolhen, p. 28. — ' Doni, Inscript, anliq.. c\. II, n. 44. — • Corsinl, .Scr. prwf. urb., p. 307. — ' .Ms. Valic. ô2S3, p. 158t; Spon, Miscellanea, p. 277; Fabrctli. op. cit., p. 521, n. .')38; De Rossi, op. cil., t. i, p. xLV. - * l'agi. Dissertai. Iiupalh.. pari. III, cli. i, n. 8. — ' De Rossi.
Une inscription d'.\ix en Provence va nous retenir encore un instant '" :