‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 275 sur 331 · HIC REQVIESCIT IN PA CE WILLIEARA QVI VI · texte numérisé non relu

HIC REQVIESCIT IN PA CE WILLIEARA QVI VI

XIT ANNVS PL Wl XL DEPO

SITA ES]<;ill KALAVGVSTAS PC 5 BASILI VC AN NO XÇ^ INDIC ■ QVINTA D M S

— ' A. Turrc, De annis imperii Elagabali ci de initia imperii acduobusconsulatibus Justini junioris, p. \\\%t,lHTm\,Arvali, p. 260. — " Marini, / papiri diplomatici, p. 261, 340; E. Le Blant, Recueil, 1. 1, p. 142, n. 142; De Rossi, op. cit.. 1. 1, p. xLvii. — "E. LeBlant,op. cit., t.i, p. 7'.>, S0,n.39,40.

— "Rondet, dans Journal des savants, lévr. 1770; De Boissieu, op. cit., p. 588; E. Le Blant, Recueil. 1. 1, p. 56, n. 24.

— "Boissieu, op. cit., p. 585; Le Blant, Recueil, 1. 1. p. 102, n. 47. — " Boissieu, op. cit.. p. 590; Le Blant, Recueil, 1. 1, p. 59, n. 25. — '° Boissieu, op. ci(.,p. 593 ; Le Blant. Recueil, 1. 1 , p. 41, n. 17. — " Galletti, dans Giornalc de Lilterati, 1756- 1757, p. 118; Del primiccrio delta S. Sede apostolica. in-4''. Roma,1776,p.29.— "E. Le Blant, Rciiici(,t.i, p.46,note5.

FASTES CONSULAIRES

La difficulté de ce comput consiste dans la manière de compter les indictions après le mois de septembre. Marini et plusieurs à sa suite ont jugé que pendant ce siècle certains commencèrent à compter l'indiction depuis les calendes de janvier au lieu de les compter d'après les calendes de septembre; si on adopte cette explication, il faudra que les inscriptions lyonnaises qui calculent l'indiction en septembre soient supputées d'après la méthode de Victor et doivent être reportées aux années 544, 545, 551 ; J.-B. De Rossi continue à calculer l'indiction en janvier et les place donc en 545, 546 et 552. La difficulté est plus grande pour deux autres inscriptions lyonnaises ; ici il faut admettre la supputation victorienne ou changer le texte. La première porte cette mention ': PRIDI KAL MAiAS VICIES II PVS CON BASILI VCC INDEX; l'autre -: 7 KAL NOVEMBRES XXVI POST CONS BASILI VIRI CLR CONS INDIC QVARTADECEMA. L'indiction X au mois d'avril, vingt-deux fois après le consulat de Basile, ne s'accorde qu'avec le comput de Victor et désigne l'année 562, tandis que l'ancien comput rend faux le calcul de ces deux inscriptions et exige qu'on mette la XI^ indiction au lieu de la X^ et le 21« au lieu du 22« post consulat. De même l'indiction XIV au mois d'octobre ou de novembre associée au 20* post-consulat de Basile et compte à partir des calendes de janNier conduit d'après le coniput victorien à l'année 566, tandis que d'après le comput de Marcellin on aurait eu : \-ingt-cinquième post-consulat. Plutôt que de consentir à cette explication, J.-B. Rossi était disposé à admettre une bévue des lapicides, ce qui n'est pas si rare qu'on ne puisse en faire état et il citait une inscription de Vienne ^ qui ne fait que prouver une fois de plus l'usage, en 573, du comput victorien *.

. omni BVS DOLVM QAE VIXIT ANNVS SEPTEM

ET MENSIS PLVS MENX

OBIIT IN PACE SVB DIE CDS 5 SEPTEMBRIS XXXlll PC BASILI VC CONS INDIC SEXTA

On a vu plus haut que le consulat de Bélisaire se produisit en l'année 535; cependant les inscriptions d'Italie, au nom de Bélisaire, ont commis une erreur évidente. Romains et Campaniens ont placé ce consulat en 536 et calculé son premier post -consulat en 537, son second en 538. Cette question va nous retenir quelques instants. Voici d'abord une inscription conservée dans les cryptes de la basilique Vaticane ■

+ HIC REQVIESCIT IN PACE lOHANNIS VÏÏ OLOGRAFVS PROPINE ISIDORI QVI VIXi< ANN-PLVS MXLV DEP C5 X KALEN-IVNIAspo.v/:' CONSVLATV VILISARI VC CS

Ce Jean, vir honcslus, tenait les livres du cabaretier Isidore; il mourut à l'âge de quarante-cinq ans, en l'année du consulat de Bélisaire, par conséquent, en 535. En 535, en effet, Bélisaire conquérant de l'Afrique du nord pour le compte de Justinien avait reçu les

' E. Le Blant, lieciieil, t. i, p. 1-16, n. 462. — ' Ibid., t. i. p. 123, n. 450. — • I! citait avec «ne faute, écrivant XXX. au lieu de XXXIII, ainsi que n'a pas manqué de le faire remarquer Le Blant en marge de son exemplaire. — 'E. Le Blant, Recueil, 1. 1, p. 122, n. 44'J. — *Cancellieri,Desecrc(ariis basilicic Valicanir, p. 1622 ; MiKiiore, Raccolla d'opuscoliscienti/lci, t'crrara, 1779, t. i, p. 1 ; Sarti, Appendix ad crypiwi Vatic, p. 72, pi. XXVI, 4; De Bossi. op. cit., t. i, p. 478. n. 1055; cf. Marini, Papiri diplomutici, p. 231. — *Procope. Debello golhico, I. I.c.iv. — 'Marini, Papiri, p. 340; BiraKhi, dans CazzeUaofTiciale di Mllano, 13aoat 1857, p. 8; Gazzcru, Iscr. crht. del l'iemoiUi\ p. 37. — 'De Bussi, op. cil., t. i.

faisceaux, mais dans le royaume des Goths, il dut être tenu pour un consul oriental, de ceux qu'on ne mentionnait même pas. Une autre raison à ce silence c'est que Justinien commençait alors les hostilités contre Théodat, roi des Goths, hostiUtés qui aboutirent bientôt à la guerre ouverte dont le résultat fut que Bélisaire chassa les Goths de Sicile et déposa solennellement le consulat non à Byzance, mais à Syracuse '. Trois raisons pour une qui portent à croire qu'en 535 il ne fut certes pas fait d'exception en sa faveur chez les Goths. En eiîet, cette année-là, nous le savons par d'autres inscriptions ' on y fit usage du post consulatum Paulini *. Outre une inscription de Yaison • et une devienne, en Dauphinc'", datées du post-consulat de Paulinus Junior, on savait que pendant longtemps, dans certaines contrées de l'Occident, ce consulat avait servi de date pour les monuments. Dans le sud de la Gaule, cette période ne dépassa pas l'an 537 ", mais dans le nord de l'Italie, elle se prolongea jusqu'au dix-liuitième post-consulat ". On conserve au musée de Lucques cette inscription " :

IN HVNC LOCO SCOHIC RE QVISCIT IN PACE ANTONI NVS QVI VIXIT ANN • LXV DEP- EST SVBD-KALEN DR 5 MAIAR---P-C-PAVLINI IVNI ORIs VC-IND Xllll

In hanc loco s (an) c (Ij o, hic requi (e) scil in puce Antoninus, qui vixil ann (is) sexajinla quinque, dep- (ositus) est sub d (ie) kalend (a) r(iim) maiar (uml, [iler (um)] p (osl)-c(onsulatum) Paulini Junioris, v(iri) c ( larissimi), ind ( ictione) dccima quarla.

A la ligne 5, il faut restituer la lacune : iler (um). Paulin entra en charge le l" janvier 534, dans la douzième indiction courant depuis le 1" septembre 533. Le premier post-consulat commença le 1" janvier 535, le deuxième le 1" janvier 536 et la quatorzième indiction s'acheva le 1'^' septembre 536; la mort d' Antoninus se place donc au 1" mai 536. De plus, la Chronique pascale de Xaples, en 535, mentionne Paulin et tait Bélisaire '*. Les fastes ajoutés au canon victorien portent cette mention d'ailleurs fausse : Pautino II cl Belisario, PauUno III et Belisario II et .ainsi de suite pour désigner les années 535, 536, etc. '^ Cependant Paulin et Bélisaire ne furent jamais consuls en même temps, ni l'un ni l'autre ne doubla le consulat et pas un seul monument ancien ne les rapproche, de sorte qu'en Sicile, conquise cette année même, Bélisaire fut bien consul en 535; Paulin servit pour le reste de l'Italie. Comment donc expliquer qu'au mois de uuii, c'est-àdire à une date où Bélisaire avait à peine abordé en Sicile on fît mention de son consulat à Rome. Cependant en 536 on ne créa pas de consuls et Bélisaire poussa activement la guerre contre les Goths, ce qui explique pourquoi dans les pays encore soumis à ces derniers on employa un ilerum post consulalum Paulini junioris '* tandis que dans l'obédience de Justinien on écrivait : post consulalum Belisarii. Or. vers le milieu de l'année, Bélisaire s'étant rendu maitn? de

p. 479. une inscription de Cùnio. de '>:i'). — ' E. Le Blant, Recueil, n. 487. — '° Allmer, Inscripl. de Vienne, n. ISi'l.

— " R. Le Blant, op. cit., n. 393. 477; Allmer. op. cil.. n. 1806. — " Corp. inscr. lai., t. v, n. 6103. — " Tliédciuit. Inscription chrétienne conservée au musée de Lucques, dans Bull, de la Soc. nal. des antiq. de France, 1883. p. 199-2i»i.

— " Boncalll, Vet. Lat. chron., t. i, p. 371. — " .ERid. Buchcrius, Doctrina Icmporum, p. 67; la lettre du pii[H' .\gopet dans ColetI, Conriliu. t. v, col. 938. écrite hors d'II:ilie. est datée : prid. id. .Mari. FI. Belisario viscons.. Il faut corriRer : p. c. Belisarii. — " Sprcll, Pe aniplitud. rt evers.urb. /lancnnir.t.T.p. 2O7,n.40:Mnrlni. / Pap. p. 340.

'ASTES CONSULAIRES

Naples on trouva fort simple de finir l'annÉe avec la deuxicme formule. La preuve s'en trouve dans la table pascale de Naples sur laquelle on lit pour désigner l'anniJe 536 :

ITERVM P-C- PAVLINI

et on a ajouté en marge : quod e consolitlu vili: mais comme le ms. Vatic. Reg. 2077, page 195 est détérioreen cet endroit, il est facile de compléter : quod est consulalu Vilisari'; ainsi on se trouvait en règle. Cependant, pour être tout à fait en règle, il eût fallu écrire posl coiLsulalum Belisarii. Mais l'erreur ne semble pas tant le fait du copiste que l'erreur générale à Naples et dans la Campanie qui firent de l'année de la conquête l'année du consulat du victorieux. L'année suivante, Bélisaire fut consul pour la deuxième fois, 537, se trouva désigné seulement par un post consulatum Belisarii sur la table pascale ; bien plus, une inscription de Noie compte l'année 538, non pour la Iroisiéme, mais pour la deuxième depuis le consulat de Bélisaire ' :

+ HIC REQVIESCIT jN^ PACE lANVARIA + L-F-QVAE ViXIT PL • M • ANN ■ XXVIIII ■ C • MA RITV-FEC-ANNXV-IVl-Xl-D X-DEP D-XV KAL- FEBRVAR • Il ■ PC BILI

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