PRO
lECTVS EPS QVI VIXIT IN SE
CVLO ANNOS PLM •
REXIT
EPISCOPATVM ANNOS DVODECIM ET DIES OCTO DEP^SITVS SVB DIE VillDVS MARTIAS PCIVSTINI IMP- ANNO XII • INDICTIONE 10 OCTAVA FELICIT •
L'indiclio oclava indique l'année 575 qui ne peut pas s'accorder avec le douzième post-consulat de Justin. Le lapicide (à moins que ce ne soit le copiste) s'est donc trompé et il faut corriger anno XII en anno X. Mais dès 570, I.odi et presque toute la Ligurie obéissait aux Lombards.
Les consulats de Tibère Constantin et de l'empereur Maurice n'ofirent pas de difficultés particulières ".
Avant de terminer ces observations, il ne nous reste qu'à éclaircir quelques minuties épigrapliiques.
Dans l'ancien style, on emploie rarement les mots consulibus ou ccnsulc avant les noms propres: cette pratique ne commence qu'au v« siècle '. Toutefois ou en rencontre des cas en 345 et en 348 '; vers la fin du
19. — * De Hossi, op. cit., t. i, p. xux. — ' Muratori, Tltisaurtis, p. 387, n. S; De Rossi, op. cit., t. i, p. i,; la partie inférieure de l'inscription est restituée d'après une copie manuscrite d'Oct. Vlgnali (v 1573). — • Cf. Du Cange, De inferioris œui mimism., n. .xv; Marini, Pnpiri, p. 261, 293. — ' A. Zaccaria, Jstit. ant. lup.. p. ItiS. — " De Rossi, Inscript, cliristianœ urbis lionne, iu-fol., Romïe, 1861, 1. 1. p. 6G, n. 101; p. 520, n. 1131.
FASTES CONSULAIRES
iv siècle on commence à rencontrer quelques exemples et de plus en plus à mesure qu'on avance dans le ve siècle. De même l'ancienne formule consacrée : Pisano et Bolano consulibus commence à faire place à celle-ci : consulata Juliani cl Sallastii; pis que cela, on en viendra à consulalu Modesto et Aryntheo, ou même consulatus Olybrio et Probino. Parfois consalatiis est écrit en entier, parfois on l'abrège. Dans les inscriptions grecques depuis le milieu du iv= siècle le mot (ïKa- TOiç fait place à ûrraTsia '.
Lorsqu'il s'agit des post-consulats, depuis le milieu du ly^ siècle jusqu'au milieu du v« siècle, on rencontre POST CONS, ou bien POST CONSS (et quelquefois POS). On trouve aussi en toutes lettres POST CON- SVLATVM et POST CONSVLATV -: ou bien on supprime le second mot et on se contente de POSTou POS': enfin il arrive que les noms des consuls au lieu d'être .iu second cas sont, au mépris de toute grammaire, au sixième '. Au milieu du v^ siècle, on voit paraître PC qui devient vers la fin du v^ et au ^^'^ siècle à la mode ^
Pour les consuls empereurs ou appartenant à la maison impériale on rencontrait, avant Maxence : AVG- et AVGG-. Depuis la fm du iv' siècle et le dcbul
TRES DE-PO^TVS INPACE SVBD-NONAS FEBR- SENATORE VC CONSVLE- De même, il faut écarter le viri inlustres quoique plusieurs consuls eussent droit à ce titre à raison des charges dont ils avaient été revêtus, ce qui fait que sur des diptyques ils sont qualifiés VC-ET INL. Margarini a mal lu et mal interprété une inscription dont on conser\'e un fragment dans le cloître de Saint-Paulhors-les-Murs où, au lieu de AGAPITO CONS INL"siri vin '=, il faut lire \NDiclione.... ". Exception faite toutefois pour deux consuls, Stilicon et Bélisaire qui reçurent et portèrent le titre à" inlustres ". Mais Stilicon élait beau-père d'Honorius et une inscription le nomme ad culmen regiœ adfinilalis eveclus ■': Bélisaire exerçait après la défaite des Goths le pouvoir impérial en Italie et nous lisons sur une inscription de 537":
. . iduu MIVLIARVIVl PC WILISARII VIRI EX cellentissi Ml CONS ADQVE PATRICI
La désignation junior appliquée aux consuls n'est pas ancienne sur les marbres comme désignation de temps, car la distinction de senior et funior entre père
K^Xjm o ^-4 ;
4.314. — Inscription du musée du Latran. D'après De Rossi, Inscript, christianw, t. i, p. 485, n. 1064.
du siècle suivant, on rencontre AAVVGG ou bien AAGG°. Le slgle PP signifiant perpeluo est rare encore au r* siècle '; mais fréquent à partir du vi«.
Pour les consuls prives, avant Maxence, on ne met rien; après Maxence, VC et vvCCsigledeuinc/arissimi. commence à se montrer; on le renconlre à Rome, pour la première fois, en 381 et 382 '; en Gaule, eç 447 seulement, en sorte qu'il faut sur ce point adoucir l'assertion de Rossi : isque mos in publicis priuaslique moniimentis ita statim reccptus ubique est. Ce siglc remplace souvent consule et consulibus' de sorte que le sigle VC. VVCC marque la fin duiv< siècle et la période qui suit.
Viri clarissimi devient de .style pour les consuls et exclusif d'autres formules. II faut écarter absolument l'iris speclabiles que Doni et Muratori ont pensé lirtsur une inscription d'Interamna à la suite du nom de Sénat or '" et qu'une copie manuscrite de Marini " rétablit ainsi : + HIC REQVIESCITSANCTE MEMO- RIE • ] ERONVS QVI VIXIT ANNVS LV ET MENSES
' De Rossi, /nscr. cftrisl., t. i,n.l92. — ' Jbid., t.i,n.91,02. 108,185, 191,214,247,248,250,251.252,338, 355, 473, 478. 665. — • Ibid., 1. 1, n. 93, 253. — ' Ibid., 1. 1, n. 253, 355, 373, 665. — ' Ibid., 1. 1. n. 706, 868, 916, 921, etc. — ' Ibid.. t. I, n. 288, 573, 648. 684. — ' Ibid., t. i, comment, aux n. 699, 689, 871; Doni, op. cit., cl. XX, n. 105. — 'Ibid., l. I, n. .308, 309, 313. — ' Ibid., t. i, n. 395-403, etc.; Zaccaria toc. cil. — '• Doni. op. cit., cl. xx, n. 97; Muratori, op. cit., p. 417, n. 5. — • " Marini, sch., 6075; Do Hossi, o;>. cil, 1. 1, p. Li. note 12. - " MarKarinl, op. cil.,n. .33 ; De Rossi. op. cit., 1. 1, p. »■< 1 II 'H,". — "■ rie Kossi, op. cit., 1. 1, p i.i.
et fils, ou entre frères, se letrouve même à l'époque d'Auguste ". Elle se rencontre comme désignation de temps, pour la première fois en 378 " et ne se retrouve plus pendant un siècle pour reparaître à la fm du v<^ et durer pendant le vi^ siècle. Junior s'applique uniformément à certains consuls, comme Faustus, Olybrius, Avienus, Vcnantius, Bœthius, Probus, Decius, Paulinus, Basilius " :
Lorsque le consulat eut été pour ainsi dire coupé en deux entre l'Occident et l'Orient, on a pu soutenir que certains consuls avaient fait suivre leur nom du mot Occid. ou Orient. ; il n'en est rien. Occidenlalis ne se renconlre pas une seule fois et l'inscription citée par Nicolal d'un certain Anicius ainsi désigné es: dépourvue de toute autorité -". Par contre il existe une inscription romaine de l'année 538 (flg. 4314), conser\'ée au musée de Latran et qui avait été vue intacte par Ph. de Winglie et d'autres à Saint-Martindes-Monts, dans le pavement ", et sur laquelle le
— " De Rossi. op. cit.. t. I. p. 230. n. 541 el p.4««. - " Gruter, op. <•((., p. 412, n. 4. — •* De Rossi, op. cil., t. i, p. ISl, n. 1057. — " Fabretti, op. cit.. p. 368 sq. — " De Rossi, Inscript., t. I. n. 270, 279. — " Ibid.. f. i. n. 893, 926. 934, 936, 944, 975, 1003, 1018, etc. — ■• .N'icolai. Ilclla basilica di S. l'aolo, 1815,p. 197,0.392. — " Gudlu», Antiq. inscript., p. 369, n. 2; Relandus, /•osli, p. 715; GiorKi, op. cil., ann. 538;Gorl,r/ic.'i. dip(|;c;i.,t.ii,p. 257; Murntori, Tlies., p. 424, n. 4; Clinton, lusli romani, t. Il, p. 207; p. 2003, n. 7; l'en, Framm. di /iiv(i,p.rii;Dc Hossi, op. cil., t.i.p. 485, n. 1064.
FASTES CONSULAIRES
consul Jean est qualifié du titre de consul d'Orient. FI. Johainies prit le.s faisceaux en Orient en 538 ', et fut promulgué dans cette partie de l'Italie qui venait <l'être délivrée des Goths, On le trouve mentionné dans les lettres du pape Vigile - et cette promulgation après une si longuî interruption de tout ce qui concernait les choses byzantines parut cliosc tellement nouvelle aux Romains qu'ils lui donnèrent le nom de consul oriental
Reste à parler de l'emploi des chifTres pour désigner le nombre des consulats. Chaque fois qu'ils étaient nécessaires pour la précision de l'année, on les lit sur les épitaphes du ive et du v« siècles; dans le cas contraire, on les supprime sans scrupule. Avant le milieu du iv« siècle, on préfère l'emploi des cliiffres aux mentions itcrum, ter, quater, quinquies, sexics; après cette date on emploie à son gré les chiffres où les susdites mentions '. Quoique iierum ne laisse pas de se rencontrer sur les plus anciennes inscriptions delà fin du iv« siècle et depuis lors, on préfète à iierum les termes bis et secundo *. Toutefois il était un mot, celui <le primum qui n'avait jamais été en usage ; mais quand les Augustes se firent une spécialité d'accumuler les consulats, on put conjecturer à coup sûr à chaque nouvel empereur qu'il serait consulplusieursfoisetainsi s'introduisit l'usage de désigner leur premier consulat par le mot primum. Le plus ancien exemple qu'on en ait est un fragment d'inscription de l'année 368 ' : DN lOBiANo Aug.
priMVM ET BArronicmo CQNSS XI KAL • MdHias dcp. LAVBEUJ\(us?a?)in pacc
Très rare au iv= et plus fréquente au v siècle ', la formule primum ne fut jamais d'un usage courant '. On la trouve dans quelques manuscrits pour la date d'une lettre du pape saint Léon le Grand : Majoriano Auguste primum consule, ce qui indique les Ballerini ' qui l'ont déclaré ab usu anliquo abhorrenlem. C'est trop dire. Pagi avait déjà montré que cette formule avait été en usage •; on la rencontre non seulement <lans le code Théodosien et sur quelques inscriptions, mais encore dans la chronique syrienne d'Athanase '".
Enfin terminons par quelques mots sur les chiflres des post-consulats.
La notation de la deuxième' année posl consulatam arrive sur les fastes pour la première fois en 310 : <inno II posl cous. X el seplimum ", mais ce n'est pas une formule propre à Rome ou à l'empire; il faut attendre jusqu'en 411 pour la retrouver dans la Pouille: iierum posl cons. HonoriiV 1 1 1 el Theodosii 1 1 P- Ce n'est qu'au début de l'année 478 que nous la rencontrons à Rome et, au lieu de iierum posl consulalum, on lit posl consulalum itcrum, incorrection à mettre au compte d'une langue en train de se gâter de plus en plus. Depuis cette date, chaque fois que le cas .se présente à Rome, la formule est employée ", et non seulement à Rome, mais en Gaule ". Sur une inscription lyonnaise on lit : obiil kal. oct. p. c. cons. iierum Mesale vc. cons.. qui prouve qu'en 507 et 508, on ignora à Lyon les noms des consuls ''. L'année 533, tjui fut la troisième depuis le consulat de Lampadius
' Bimard de La Bastic, dans Muratori, Tlws., t. i, p. 127 ; f lori. Thés, diplych., t. n, p. 254. — ' De Rossi, op. cil., t. i, n. 213, 436, ,^()G, 508, 510, 528, etc. — » Orelli, op. cit.. n.î064. — *Zaccaria, op. cj/., p. 170. — 'neRossi,op.c/^,t.i. p. 561, n. 1323 (où il la place en 364). — ' Gruter, op. cit.. p. 1087, n. 4; Orelli, op. cit.. n. 2343. — ' De Rossl. Inscr.. t. i,n. 521. 649, 753, 807, 861. 1160. — ' S. Léon, Opéra. édit, Ballerini, 1. 1, col. 1335, note 2. — ' l'aRi. 7)r"f r(. InipaU'.. part. III, c. I, n. S. — " A. Mai, -Voua bibliolli. Patriim. t. VI, p. 10. 11, 15. — " Voir les fastes filocaliens. — ** Orelli, op. cit.. n. 1136: ^ÎDninisen, Inscr. regiii \eapol..
et Orestes, fut désignée ainsi : ET ITERVM POST CONSVLATVM ", et encore ITERVM ATQVE ITERVM POST CONSVLATVM " et peut-être une fois auraiton .' /cr/IVM P. C. ". Pour le post-consulat de Basile nous rencontrons plusieurs fois : et iierum posl consulalum Basilii ". Dans le royaume gothique la troisième année du consulat de Paulin est dé.signee tantôt par et iierum, tantôt par lerlio -°. Jusqu'au nombre quinze, on employa des chiffres ou bien la mention quater, quinquies, sexies, etc.; après quinze on dit simplement : posl consulalum Basillii anno X V (ou bien anno XV posl consulalum), XVI, XVII, etc. tantôt écrivant, tantôt supprimant le mot cmno, c'est ce qui rend douteux, non l'inscription, mais la lecture de Bosio sur un marbre : NON IVLIAS PC- BASILI ANNOI- "■
Ces indications, même sommaires et réduites au strict indispensable pour faire comprendre l'importance des fastes et exposer les règles de leur utilisation, pourraient recevoir un développement considérable, et chaque millésime pourrait presque provoquer un commentaire critique; cependant il semble préférable de passer dès maintenant à ce qui concerne les documents dont la consultation est nécessaire pour dresser les fastes consulaires et élucider les principales difficultés soulevées par les textes de l'épigraphie.
V. Les nECUEiLS de fastes consulaires. — Les fastes consulaires appartiennent à deux catégories, les anciens, c'est-à-dire ceux qui furent dressés avant qu'on se fût adonné à l'étude des antiquités romaines, les modernes, c'est-à-dire ceux qui furent établis après le xv« siècle à force de recherches érudites. Les fastes antérieurs ou contemporains de l'époque du Christ n'ont à peu près aucun rapport avec nos études, nous pouvons donc omettre toute explication relative au.x fastes Capitolins qui s'étendent d'une période allant environ de 724 à 766 de la fondation de Rome. Les fastes gravés sur marbre ou sur bronze et relatifs aux collèges qui furent gravés ensuite ne sont connus que par de rares débris et n'apprennent rien pour l'étude des antiquités chrétiennes. Si quelques-uns ofirent un supplément utile aux fastes consulaires, c'est pour la période antérieure au ini" siècle et nous avons vu que les inscriptions chrétiennes datées sont alors excessivement rares. Nous n'avons donc pas à nous y arrêter.
Les premiers fastes qu'il nous importe de connaître sont ceux de Caleno. Bien que la pierre qui les a conservé ne soit qu'un petit fragment ", ils sont précieux. Mais les fastes filocaliens sont plus complets et, partant, d'un usage plus constant. Sous ce nom nous comprenons les lasli Norisiani, la table pascale de cent années qui s'ouvre en 312 et des préfets de Rome ex temporibus Gallieni jusqu'à l'année 354 et qui édités pour la première fois par le P. Gilles Boucher, portent le nom de Bucheriani; enfin le célèbre catalogue pontifical qui s'achève sous le pape Libère et qu'on désigne tantôt sous le nom de Liberianus. tantôt de Bucherianus. Tous ces catalogues, listes, tables relevant de l'histoire civile et de l'histoire ecêlésiastique, ainsi que d'autres documents, avaient fait jadis l'objet d'un recueil à l'usage des fidèles de
n. 1292. — " De Rossi, op. cit., 1. 1, n. 919, 923. — " Ibid.. 1. 1, p. 4;i7 ; E. Le Blant, Recueil, 1. 1, p. 144, n. 66. — " De Rossi, op. cit., t. I, n. 936, 944. — " Ibid., t. i, p. 469, n. 1031; Mincrvini, dans Bull. arch. Neapol. 2' série, t. vi. p. 152. — " Maffei, Mti.feum Veronense, p. 180, n. 5. • — '* De Rossi, /nscripf., t. i, p. 471,n. 10;i2. — " Ibid., t. i. p. 496, n. 1805; p. 497, n. 1086, 1087. — "> Allegranza. Desepulc p. 14; Bimard de la Bastie, dans Muratori, Tlicsaur.. t. I, p. 125. — " De Rossi. Inscr., t. i, p. 494. n. 1078, ann. 542. — ** Momnisen, Inscr. rcgn. Xeapol., n. 3916.
FASTES CONSULAIRES
Rome. I,es exemplaires eu ont péri (voir Filocalus).
Les fasti Norisiani sont les fasti majores, depuis Brutus et Collatinus jusqu'à l'année 354, ils ne donnent pas les désignations des années toiles qu'on U's comptait à Rome, mais les années calculées d'après les princes: par conséquent il existe de grandes divergences entre ces fastes et les inscriptions romaines pour les années de Maxence et de Magnence '. Heureusement, on possède le catalogue des préfets urbains et la table filocalienne dans laquelle non seulement chaque année, mais encore chaque mois, où c'est nécessaire, les notions chronologiques nécessaires à Rome sont mentionnées. Par exemple, en 308, on lit dans les fastes corrigés par ordre des empereurs : decies et Maximiano VII ^, la table filocalienne mentionne qu'à partir des calendes de janvier jusqu'au 112 des calendes de mai il n'y eut pas de consuls, et le 12 des calendes de mai on lit : consules quos jiLsserirl DDNN. Augusti : ex XII kal. maii /aclum est Maxentio et Romido. Ce qui montre que cette lable n'a pas été composée d'un seul coup à une date postérieure, mais rédigée chaque année et poursuivie d'après les archives officielles de la préfecture urbaine. Dans le catalogue pontifical, sauf en ce qui concerne Melchiade où se trouve une erreur, on voit que les noms des consuls, concordent avec les fastes révisés, ce qui indique une addition postérieure lorsque le recueil fut liVTé au public. D'où il ressort que les noms des consuls n'ont pas été tirés des diptyques de l'Église romaine.
Tous ces fastes s'achèvent en 354, bien que dans la table pascale la série des consuls soit continuée, mais avec des erreurs et des lacunes qui montrent assez une main postérieure et inexpeite. Ces variantes et cette incurie ont cependant ce résultat de consigner des faits qu'on chercherait vainement ailleurs. Far exemple, en 376, Yalentinien est qualifié non pas Auguste, mais César ^ et en 378 nous lisons : posl Gratta no et Alerobaude et Valente VI et Valenliniano juii., la première indication a été écrite au mois de janvier lorsque l'écrivain ignorait les noms des consuls de l'année; l'autre, quelque temps après, lorsqu'ils eurent été promulgués.
A ces fastes édités en 354 par Filocalus il faut associer la table pascale qui commence cette année-là et dont l'auteur a eu certainement devant les yeux le recueil filocaJien qu'il entreprenait de continuer et mettre à jour. Mais cette table pascale ne semble pas avoir été rédigée avant le \« siècle.
La Chronique syriaque d'Athanase comprend les lettres pascales de saint Alhanase traduites en syriaque et retrouvées dans les manuscrits des couvents de Nil rie; ces lettres donnent avec grand soin le nom des consuls et d'autres indications chronologiques non moins précieuses. La chronique précède ces lettres qui en forment pour ainsi dire l'appendice. C'est un document inestimable pour l'histoire de saint -Mhanase entre 328 et 373 '; on en a tiré pour la chronologie consulaire d'utiles éclaircissements ', malheureusement les détails donnés au début ne sont pas continués avec la même précision au delà des premières années.
11 n'y a rien à retirer d'utile des fastes grecs que Dodwell a édités et mis sous le nom de Théon '. J.-B. De Rossi avait, dit-il, conçu un grand espoir sur un manu.scrit d'AIbi du vnr« siècle où il espérait retrouver des fastes consulaires Jittribués à saint
>Dc Rossi, Inscr., t.i, n. 20-31.108-116. — » Pagi, op. cil. , part. U.c. XIII, n. 2; Noris, ICpislola consiihiris altéra, p. 46N. -- ■ De Rossi, Jnscriiit., t.i,n.2.'j4, comment. — *The festul I.rtters of S, Atltanasiiis ttiscovcred l n ancicnt Si/riac uerston and ediled by W. Cureton, In-S", Lomlon, IS18, et A. Mal, S'ova pair, bibl., t. vi, p. 1-101 ; trnd. latine. — * De Rossi. Inscr., t. I, n. :^7. 39, 40, 41, 7.'j. 90, 112, comment. - • H. Dodwell, Dissert, Cuprianica-, append., p. 25-28. -
Jérôme dont la Chronique est suivie d'un laterculus eonsularis (sic) quem fecit vir religiosissimus Jtiercnimus presbyter ', maia ce laterculus ne se conrpose que de vingt vers, où il n'est pas question de consuls, mais d'une supputation d'années aft origine niiindi jusqu'à la quinziènre année du règne de Valens.
Pendant les v« et vr= siècles, on rédigea beaucoup de fastes consulaires fort utiles aux jurisconsultes pour l'étude des codes'; la publication des chroniques d'Eusèbe et de saint Jérôme y poussait. Les dissentiments entre Alexandrie et Rome, au sujet de la fixation de la fête de Pâques se multipliaient; ils rre furent jamais plus fréquents qu'au v» siècle; cette circonstance stimula les supputateurs qui se trouvèrent amerrés à récapituler le passé et à composer des fastes, mais il faut noter la différence qui existe entre les travaux de la première moitié au v siècle — ■ très soignés — et ceux qui suivirent, — assez négligés. Cependant comme on ne faisait que transcrire et recopier de rares archétypes, cela avarrçaitpeu à notre point de vue. Ainsi les fastes d'Idace et ceux de l'auteur de la chronique pascale d'Alexandrie sont un seul et même exemplaire °; de même pour Prosper et pour Victor d'Aquitaine, de qui dépendent Cassiodore et les autres. 11 y a donc peu de chose à dire pour ces travaux antérieurs au V siècle; ceux du v» et du vi« méritent un examen attentif. .Alors, il y avait des consuls d'Occident et d'Orient, des consuls promulgués au début, au milieu et à la fin de l'année, des consuls connus sur un point et pas sur tel autre point. C'est de ces fastes occidentaux et orientaux qu'il nous reste à' parler en terminant cette étude.
l» Fastes occidentaux. — 1. Tabtc pascale de quatrevingt-quatre ans, finissant en 437. — Mansi,le premier, édita ce document dans son Apparatus ad Baronii Annales, p. 237-242, d'après le manuscrit du Vatican. Reg. 2077, p. 79, palimpseste, du vir" siècle (début). La table pascale est précédée du De scriploi ibus ecclesiasticis de Gennade. La prenrière écriture de ce palimpseste resta un mystère '° jusqu'au t^mps où Angclo Mai y vit les lettres de Cicéron à Verres et les édita ". L'édition de Mansi, quoiqu'elle ne soit pas exempte de fautes, n'oige pas cependant une nouvelle édition. On y trouve les deux consuls depuis 354 jusqu'à 39S; depuis 399, on trouve les consuls d'Occident qui ne laissent pas que d'éclairer bien des problèmes épigraphiqucs '^ jusqu'en 428. A partir de 428, des erreurs manifestes ou probables se rencoirtrent, même " de mauvaises leçons pour les noms ". Les dix derniers consuls n'ont pas été transcrits par le môme auteur et avec le même .soin, ce (|ui enlève à la fin de cette liste une part d'autorité. Jusqu'en 427 seulement, on avait inséré primitivement les noms des consuls. La table se termine par cet avertissement : -f Expl. conp. pose, cum conpitem lunie qiiiB si custoditur repriehcndi non pûtest. -{- idest hic usque ad ann. CCCC a passions dni et in alio scquitur a Felicc et Tauro. Qu'est-ce à dire? Si orr conrpose l'an 400 a passione domini avec l'année 437 où la table a été rédigée, on voit que l'auteur place la mort de ,Ié.sus-Christ en l'an 38 de l'ère vulgaire, ce qui ne concorde guère à la pratique ancienne. Mais ces mots et in atio scquitur a Felice et Tauro concernant les consuls de 428, montrent assez que l'an 400 a passione doit être composé avec l'année 427, de sorte que la mort du Christ se place
' Catalogue général des bihliothfques des mantiscrils des dipartemcnls, in-S", l'arls, 1819, t. i, p. 487. — ' Haudl <li Vcsmes, dans Alti delV accad. délie science di Torinn, Se. «lor. c.\(<)r.,2' série, t. viii.p. 180.^ — ' Mommscn, liômisclie c/irono/o9ie,2"édit.,p.ll3. — '° lloncalll, Vel.Lul.cliron.,t.l, p.xx. — " Classic. attclores.l. n. p. 390-537. — "De Rossi. /n.sri-ip(., t. i,n. 484, .528,541, f.OO, 039, comment.— " Ibid. t. I. n. fi.".8. «79, 948. — I* Ibid . t. I. n. (100. 077, 098.
l'ASTKS CONSULAIRES
en 28 de noire ère, ce qui concorde avec les indications des chronographes de ce temps.
2. Table pascale de la mort du Christ à l'an 44S. —- En 1826, I).-A.-G. Cramer trouva quelques feuillets manuscrits contenant les restes d'une table pascale. L'édition qu'il en donna ' fut peu après remplacée par celle de Haenel dans les Kritischc Juhrbùcher jùr deutsche ReclulwisscnschaH de Richter, in-S", Leipzig, 1837, t. I, p. 756-760. Dans l'avant-dernière page du texte, seule intacte, nous lisons : Inilium aulem totius decursionis ab illo pascha duximus inchoandum, quod sua passione dns consccravit; cujus octogensimus et ijuarlus annus ila omnes lunares cursus in sua mulabililate concludil, ul in id, undc ccepcrat, redeat atquc ad eundem finem pari lege dccwrat. Quœ renovalio (juinquiens oclogenos quaternos annos peragens quadrigentos cl viginti co anno complctura est, qui Calepii et Artaburis consulatum sequetur : ut post illud pascha, quod m idus April. cclebrandum est, sexti cycli exordium facial resurrectio Salvatoris, cujus dies est vi kal. April. Huic autem collectioni paschulium dieruni non solum seriem consulum connexuimus, sed etiam iinnos Apostolicst sedis antistitum et œtates regni principum Romanorum diligentissima adnotalione subdidimus. Cette table pascale fut donc établie en 447, sous le consulat de Calepius et Ardabur, et conduite jusqu'à l'année suivante 448; elle remontait jusqu'à la mort du Christ, pendant quatre cent vingt années, et plaçait en conséquence cet événement en l'an 29. De ce monument précieux il ne reste que de rares débris: la page contenant les années 29-40 est presque complètement détruite, celle des années 41-52 est entière, tous les consuls de 159 à 198 et les pages des années 365-388 sont conservés. L'auteur s'engageait dans le prologue à donner les noms des empereurs et des papes, mais on n'en voit pas trace. Dans les fragments qui subsistent pour le iv siècle, on ne trouve que peu de chose au point de vue des éclaircissements que réclame l'épigraphie.
3. Fastes de Prospcr d'Aquitaine. — Frosper inséra ces fastes à la suite de sa chronique. Cette chronique comporte deux parties : la première va de l'année 28 à l'année 378 (V..lcns VI et ValentinienI ) ^. L'auteur semble avoir consulté plusieurs sources ou bien il s'en est rapporté à un recueil qu'il aura copié et qui n'était pas exempt d'erreurs. Cette première partie se rapporte à une période où elle nous est moins utile. On remarquera cependant, en 346, la mention des consuls Constance IV et Constant III avec un post consulatum Amantii et Albini, ces deux indications concernant l'unf, l'Orient, l'autre l'Occident '. La deuxième partie de la Chronique semble avoir été reprise et complétée plusieuis fois; la dernière révision faite par l'auteur est probablement de l'année 455^ Toutefois il oiste une epilomt qui la conduit jusqu'en 457 ' et dans le ms. N'atic. Reg. 2077, elle est poussée jusqu'en 466 '. Dans ces trois recensions, les fastes consulaires varient à peine d'un exemplaire à l'autre, et ils ne nous apportent aucun éclaircissement pour les mentions chronologiques qui se lisent sur les monuments. Pas plus que le manuscrit ci-dessus désigné du Vatican, ils n'entrent dans le détail des particularités amenées par la séparation du consulat en deux séries l'une orientale et l'autre occidentale. On n'a donc rien à attendre de la comparaison des fastes de Prosper avec les inscriptions.
^ De fragnipntis nonniilis uetiistaritm membranorum narratio in sacris nalaliciis hrederici VI, Kilia?. 1S26. — 'Roncalli, Vc(. iMt. clinm., 1. 1. p. 559-6:i4. — 'De Mossi, Inscript., 1. 1, II. 90, coninient. — * Buctierius, De dnvtrina teruporunt, p. 211 : \'andcr Hagcn. Observât, in Prt}sptrichron.,p. 18sq.; Roncalli, \>/. I.at. ctiron., p. 18. — * Honcalli. op. cit., p. 702. — • Ibid., p. 719. — ^ Garzon, Jtltitii episcopi chro-
4. Fastes d'Jdace. — Cet ouvrage de l'cvêque Idace est connu et souvent cité; son attribution a été mise en doute et revendiquée pour Idace par de bonnes raisons '. En tout cas, Idace n'a écrit qu'une chronique à laquelle il a ajouté des fastes copiés dans un auteur qu'a copié, de même, le rédacteur de la Chronique pascale. Quoiqu'il en soit, son ouvrage est utile pour les consulats du temps de Maxence spécialement si on les compare avec les indices de Filocalus. Entre les années 400 et 455, les fastes d' Idace procèdent sans beaucoup de régularité: tantôt ils mentionnent un, tantôt deux consuls, ou bien il font accueil au consul légitime et à l'intrus imposé par quelque usurpateur, sans s'interdire les erreurs. Depuis 456 jusqu'à 468 c'est pis encore comme lacune et comme inexactitudes, enfin par deux fois on lit la formule et qui de Oriente ferit nuntiatus). C'est là une preuve assez claire que pour ces douze dernières années, Idace ne faisait pas usage de fastes officiels qu'il recopiait, mais qu'il notait, au fur et à mesure qu'ils lui parvenaient au fond de la Galice, les noms des consuls. C'est ainsi qu'il n'a pu ajouter le nom d'Olybrius consul en 464 qu'avec un long retard, en 472 '. Cette circonstance place les fastes d' Idace dans une condition particulière, mais c'est un des documents chronologiques auxquels on recourt le plus utilement.
5. Fastes de Vérone. — Manuscrit de la bibliothèque capitulaire n. LV, ■'>3, qui contient le liber sententiarum sive de summo bono d'Isidore de Sé\ille. .\ la page 89 commencent les fastes en lettres capitales, qui sont eux-mêmes la fin d'un recueil dont le début manque; en haut d'une page, sans titre, sans explication d'aucune sorte, on lit les noms des consuls de l'année 439 jusqu'à l'année 486. Un blanc eût permis de continuer cette liste, on n'en a rien fait, en sorte que les fastes s'arrêtent à cette année. Jusqu'à l'année 482, on n'omet jamais les consuls d'Orient, mais les consuls d'Occident occupent le premier rang; en 482 et en 486, il n'est pas question de consuls orientaux.
6. Chronique de Cuspinianus. — Deux tables consulaires enrichies de notes historiques, dont Cuspinianus lira bon parti, et qui sont conservées dans un manuscrit de Vienne; elles ont été éditées par Roncalli '. La première s'arrête en 493. La deuxième en 539; mais ce sont simplement, ainsi que l'a montré Mommsen, deux recensions d'un même ouvrage»'. .Mommsen s'en est servi pour, les complétant l'une par l'autre, rétablir les fastes depuis César jusqu'à l'année 539 ". La partie la plus ancienne de ces fastes ne diffère pas de la source dont s'inspirent les fastes de Prosper d'Aquitaine. Depuis la fin du iv« siècle jusqu'à la chute de l'Empire d'Occident, on ne sait de quelle source le document découle, mais c'est simplement la liste commune. Depuis Augustule jusqu'en 493, les indications chronologiques sont presque identiques à celles qui eurent cours à Ravenne, où cette partie de la chronique fut écrite '=. Quoiqu'elle s'arrête maintenant à 493, la chronique devait aller jusqu'à 495, en sorte qu'une année est perdue, ce que montre cette indication du manuscrit : Fiunl ergo ab adventu Domini usque ad consulatum Viatoris anni D. ab Adam autem anni V / milia. Suivent les années 496 et 497, désignées par les noms des consuls d'Orient, qui n'étaient jamais promulgués en Occident ", et ceci montre assez l'addition d'une main postérieure. Depuis 498 jusqu'à 523 on ignore qui poursuivit cette chronique et nota
nicnn correctionihiis illustratum, édit. F. X. De Ram. Bruxelles. 1843, p. 41-47.— •/6i</..p.38.— ' Roncalli, Vet. Lai. chrim., t. II, p. 103-159. — '"Mommsen, dans .16/iam/liingen dcr pliilologixch-liislor.. Classe derxacbs. gcscli. der Wissenchallen. t.i.p. G56. — " Ibid., 1. 1, p. 657- 668. — " Zirardini, Degli luiiicltiedilizi pro/.di Ravcnna, p. 242, 311. — " Panvinio. I-ast. Appcnd., p. 54; Roncalli, op. cit., t. ii, p. 131.
FASTES CONSULAIRES
FAUCILLE
les fastes occidentaux de telle façon qu'ils sont généralement d'accord avec les inscriplions, sauf en 501 et 502 où les consuls d'Orient sont mentionnés, ce qui est probablement une interpolation. Enfin, une dernière addition a été faite de 524 à 539; pendant ces années on a mélangé sans y prendre attention consuls d'Orient et consuls d'Occident. Il existe enfin une autre continuation de cette chronique, alisolument différente, de •194 à 526, que Panvinio a lue dans un manuscrit qu'il n'a pas désigné autrement, mais on n'y trouvait, parait-il, rien de nouveau.
7. Chronique de Cassiodore. — La liste de Cassiodore se poursuit jusqu'en 457, empruntée au canon pascal de Victor d'Aquitaine lequel ne fait que suivre les traces de Frosper. Cassiodore a conduit sa liste jusqu'en 519, donnant les consuls, d'après les fastes et n'indiquant pas les formules particulières à l'Occident. Soucieux par-dessus tout de plaire aux rois goths, il n'a pas reculé parfois devant une modification dans la série officielle, ainsi la règle reçue en Occident voulait que le consul d'Orient i ccupàt le second rang sauf dans le cas où il était empereur: néanmoins en 484, Cassiodore donne le premier rang à Théodoric, et en 519, il place l'empereur Justin à la suite d'Eutharic, sendre de Théodoric. Un anonyme ajouta à la chronique de Cassiodore les noms des consuls jusqu'en 559. — Relandus a extrait d'un manuscrit d'Oxford des fastes très incorrects depuis la dictature de Jules César (ann. 49 avant J.-C.) jusqu'à l'année 532 '. Dodwell les avait dédaignés parce que trop semblables à ceux de Marianus Scotus - et malgré quelques divergences ' on peut bien dire qu'ils donnent un même document, avec les mêmes fautes, par exemple proconsulatus toujours écrit à la place de post consulalas.
8. Fastes de Pontac. — Pontac édita ces fastes dans ses notes aux chroniques d'Eusèbe et de saint Jérôme' ; ils commencent là où s'arrête la chronique de saint Jérôme, c'est-à-dire en 381 et se poursuivent jusqu'en 558. Les consuls séparés qui servent à désigner les années en Occident, à partir du milieu du v= siècle, sont souvent nommés, au W siècle presque toujours; pour les années où il n'y eut pas de consul proclamé chez les GoLhs, on trouve la formule posl consulatum et il s'en faut que l'accord soit toujours parfait avec les inscriptions. En 500, ces fastes nomment les consuls d' Orient , tandis que sur les inscriptions nous lisons : ilerum posl consulatum Poulini '. Pendant la péiiode des guerres gothiques, ces fastes sont foit confus, ce qui tient à ce que les désignations d'années dans l'obédience des Goths et dans celle de Justinien en ont été réunis par l'auteur qui a cru que posl consulatum Paulini.Belisarii, Joannis et Appioris signifiait,pour chacun d'eux, autantde nouveaux consulats '. Corsini lui-même s'y est trompé '. En somme, ces fastes ne rendent à peu près aucun service à l'épigraphie.
9. Consuls ajoutes au canon pascal de Victor. — \ictor d'Aquitaine édita son canon en 458 et emprunta à Prosper les noms des consuls qu'il y ajouta. Le canon comprend 532 années, depuis les duo Gemini consules. ce qui conduit à l'année 559, et encore y a-t-on ajoute quelques noms '. Avant l'année 495, on trouve mentionné les deux consuls ou un seul; après cette date, on peut comparer cettî liste aux fastes de Pontac *.
10. Chronique de Marius cTAvenches. — Elle commence en 456 et se termine en 581 ; elle suit les fastes d'Occident, tantôt complets tantôt dédoublés "".