‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 282 sur 331 · AMICO ■ ET · texte numérisé non relu

AMICO ■ ET

GOMIT • AVG ■ N

IVLII FRATRES

MAXIMVS- ET VICTOR

Dans les actes des saints Nérée et Achillée, il est fait également mention d'un personnage qualifié Comes et arnicas Cœsaris ". E. Le Blant a groupé un certain nombre de textes empruntés aux actes des

SaRtlo, Dictionn. des antiq. grecq. et romaines, 1. 1, p. 227. — • E. Le Blant. Les Actes des nuwtyrs. Supplément aux .\*"ta sinccra de dom Ruinart, in-8'', Paris, 1882, p. 76. — '" Epicleti Oissertatlones ab Arriano coltecln\ Londini, 1641, 1. 1, p. 5.19, 555. — " Spanhcim, De pra'sl. et usu numi, p. 418; SnlmasKis, Ad Hist. Aug. de Macrinno; Godefroy. Ad Cod. Tlieol., t. n, p. 100; t. m, p. 7, 8; Th. Momniscn, Die Comités Augusti der friittercn Kaiserzeit, dans Hernies, t. IV, p. 120; Letronne, Recherches pour servir à l'histoire de l'Egypte, p. 58, ;114 ; Inscript, grecques de l'tigupte, 1. 1, p. 3.'iO ; Ilnuict de Presles et E. Eggcr, Les papyrus grecs du iMunrr, p. 218, 267, 270. — " Corp. inscr. Int., t. v. n. 581 L — ^* Acta sanct. \'crci et .\cliillei, 16, dans .Irtu sanct.. 12 mai.

FÉLICITÉ (PASSION ET CIMETIÈRE DE

martyrs qui montrent que les persécuteurs ont recouru à ce moyen de séduction : Obtilias Prœsidi et muUo honore afficieris, erisque Amiens Imperalorum ab iisque divilias obtinebis et in eorum palalio uersaberis '; — AeOpo O'jv axoixTÔv aoO, 'Bpaï'a, xai 6ôaov toïç ÔEOÎç. zaï ECTï) çtXoç ToO A'jTojx.paT opo; 'AvTovivou, â|xa Se xai ttjç Tijj.yjç [ieyoca/]!; àÇi(o6ï]ar/) - ; — Ununi enim est tanlum ut la,.ias, et targissime nostris augeberis beneficiis : Dits videlicet nostris tantum ut sacrifices et tibi invoces propitiatores, et ego mox mittam festinato relationem ad sacraiissimos Imperalores, ut opes tuas universas, quas inconsulle reliquisti, restituant et amplissimas, ut amico Deorum et Cœsarum, insuper conférant dignitates '. Dans les Actes de Serge et Bacchus on lit ceci : Bealus quidem Scrgius erat Primiccrias et Princeps Scholee Gentilium, Amicus Imperatoris et mullam apud eum habens fiduciam *. Les empereurs conféraient ofïiciellement ce titre à ceux qu'ils voulaient honorer '. Le rang dont paraît avoir joui Félicité, qualifiée de «femme illustre, » permettait de faire luire aux regards d'un de ses enfants la perspective d'une telle dignité '.

• Alexandre renvoyé, on fit monter ' le sixième, Vital. Le juge lui dit : « Peut-être choisiras-tu de vivre et voudras-tu ne point périr? » — Vital répondit : « Quel est celui qui choisit de vivre mieux, celui qui adore le vrai Dieu, ou celui qui recherche la faveur du démon? « — Publius dit : « Et qui est le démon? • — Vital répondit : « Tous les dieux des nations sont des démons et aussi tous ceux qui les adorent. »

« On le fit sortir, et le septième, Martial, fut introduit. Le juge lui dit : « Ennemis de vous-mêmes, vous méprisez les ordonnances des Augustes et vous persistez à périr. » — Martial répondit : « Ohl si tu pouvais savoir quelles peines sont préparées pour les adorateurs des idoles! Mais Dieu tarde encore de manifester sa colère contre vous et vos idoles. Tous ceux qui ne confessent pas que le Christ est le vrai Dieu, iront au feu éternel. » Publius fit éloigner ce septième accusé, et manda à l'empereur le procès-verbal de tout ce qui s'était passé. »

B. Aube, dont les préventions sectaires n'obscurcissaient pas le jugement littéraire, a justement apprécié cet interrogatoire. « L'attitude et le langage du juge, dit-il, usant tour à tour de prières et de menaces pour séduire ou intimider les martyrs, conjurant la mère d'avoir pitié sinon d'elle-même, au moins de ses enfants qu'attend la faveur impériale s'ils se laissent fléchir, s'irritant de la résistance qu'il rencontre, et l'attribuant à une entente secrète; ses paroles paternelles, caressantes, puis tournant à l'ironie et à la menace; c'est la vérité même, la vérité éternelle et la vérité de situation. Ce sont là des traits qui sont dans la nature des choses et qui se rencontrent dans un si grand nombre d'Actes de martyrs qu'il serait excessif d'en révoquer en doute le caractère pleinement historique. D'autre part la tenue de ceux qu'on interroge: cette sainte femme dont l'âme est pleine en quelque sorte du Dieu qu'elle invoque, lequel est son espoir, son refuge et sa force; ses encouragements à ses fils au pied même du tribunal et à la face du juge impuissant et courroucé; ces mots touchants et fermes : « Portez les yeux au ciel, mes enfants, et regardez en haut ; là le Christ vous attend avec le chœur des saints. Combattez pour vos âmes, demeure;', fidèles dans l'amour du Christ; » ces mots d'une si grande liauteur esthétique et morale, les courtes réponses de ses fils

— ' Passio S. TUcodiili, 8, dans Ruinart. Aclasinceru. p. 330.

— ' Acta S. Hermiœ, 1, dans Acla sanct., 31 mai. — ' HiS' loria S. Oiii'ndni, 10, dans Surius, Vif,rsanc/.,31 octobre. — * Acta SS. Sergii et Bacchi, 1, dans Acta sanct. ^ 7 octobre. ^ • Wilmanns, Exempta inscr. lalima:, n. 2832. — ' P. Al-

invincibles et s'enhardissant mutuellement dans la confession de leur foi et de leurs espérances ; tout cela est à la fois grand, vrai, pur, authentique, recueilli, on peut le dire, des lèvres mêmes des martyrs '.

La Passio se termine ainsi : « L'empereur les renvoya devant divers juges pour les faire punir de supplices différents. L'un fit périr le premier sous les coups d'un fouel garni de plomb. Un autre fit tuer à coup de bâton le second et le troisième. Un autre fit précipiter lequatrième. Un autre fit trancher la tête aux trois derniers. Un autre ordonna de décapiter la mère. »

Ces juges sont des triumvirs capitaux, jeunes gens de famille sénatoriale que cette magistrature introduisait dans la carrière. Ils avaient la mission de surveiller les prisons et de présider aux supplices. Ces triumviri capitales étaient une ancienne institution, antérieure à l'empire. César leur avait adjoint un quatrième et ils portèrent quelque temps le nom de quatuoruiri capitales pour revenir à l'expression primitive. On ne saurait dire si les martyrs comparurent devant les magistral s réunis ou isolés; ils périrent en cinq groupes (ou en quatre groupes d'après le ms. 5299), en des lieux différents. La sentence fut prononcée par l'empereur après la lecture du procès-verbal d'interrogatoire; les magistrats n'ont eu qu'à présider à l'exécution. L'idée à première vue assez étrange, remarque P. Allard, de faire supplicier les martyrs en divers lieux .s'explique à la réflexion : évidemment on était en présence d'une grande agitation populaire produite par une terreur superstitieuse, et l'empereur voulut rassurer la foule en faisant couler en plusieurs endroits de Rome le sang des victimes immolées pour détourner la colère des dieux. Les supplices employés contre quelques-uns des condamnés ne sont point ceux qui convenaient à leur naissance et à leur situation sociale, les fouets garnis de plomb, la bastonnade, étaient réservés aux petites gens, et non aux enfants d'une femme qui avait peut-être rang de clarissime, à des jeunes hommes auxquels on venait d'offrir le titre envié d'<i amis des Augustes. » « Mais il semble que les condamnés pour crime de christianisme n'avaient point le droit de revendiquer le privilège de la naissance, et que, pour eux, tous les genres de mort étaient bons. « Nous présentons la tête aux plombs, aux lacets, aux clous, » dit TertuUien, qui parle ici des condamnés chrétiens sans distinction. D'ailleurs, il s'agissait avant tout, dans la circonstance, de frapper l'imagination des peuples et il fallait bien pour cela varier les supplices. III. La langue de la passio. — Tillemont, le premier, jugea que la Passio avait été composée en grec '. Il remarquait ces mots régi Antonino qui reparaissent deux fois et dont on ne pourrait autrement rendre compte, même au iv« siècle. Borghesi '°, remarque en outre que l'usage des Grecs étant souvent de ne désigner les Romains que par leur prénom, on s'explique ainsi que le préfet de la ville soit seulement nommé Publius. On retrouve dans le texte qui nous est parvenu des héllénismes traduits, et parfois mal traduits. L'expression trois fois répétée : erunt in interilum, que certains manuscrits corrigent en ibunt. parait être le futur du verbe sîjii, aller, confondu avec Etjxt, être. De même ces mots : rrudelitatis vestrte jaclores efjecli paraît être l'équivalent de 6(jiïv YiYv6iJ.Evoi 7rotY)7al t<ov Seivôiv. Les mots et adhuc non tardât Deus seraient une lecture fautive de xïI £Ti où jjtéXXei, enfin la seditio du prologue traduirait mal ouCTTactç qui a le sens de révolte et celui

lard, op. ci(., 1. 1, p. 372. — ' .Ipplicari, voir nitlionn., au mot r.vTASTA. — • 'B. .\uhé, Histoire des persécutions, t. i, p. 458. ' Pillemont, Mém. pourseruirà l'hisl. ecctés., In-J", Paris, 1694, I. II, p. 324; .4c(a sanct., juillet, t. m, p. 12. — '" Borghesi. (lùwres complètes, t. vni, p. 545 sq. ; Lettre i\ Cel. Cavedoni ,

FÉLICITÉ (PASSION ET CIMETIÈRE DE

de réunion qui s'applique bien ici \ Mais cette opinion est contredite et, pour le moment, n'est plus en faveur.

rV, La date du martyre. — Une date était communément admise, l'année 162, qui offrait, on l'a vu, im synchronisme de fonctionnaires et une suite d'événements rentrant dans le cadre de la Passio. Toutefois, celle-ci ne donne aucune date, mais cette particularité se retrouve sur des documents anciens de même nature. Il peut se faire que l'omission de la date s'explique par le fait d'une rédaction de la pièce immédiatement après le supplice ". Nous voj ons par exemple le marlyrium Polycarpi rédigé aussitôt après le supplice, avant que l'anniversaire soit révolu et ne donnant pas a date; on sait quelles discussions ont nécessité la fixation admise aujourd'hui en 155. Cette date omise ou supprimée dans la pièce originale et dans la version latine, est donnée par d'autres documents. Le mart}'rologe hiéronymien groupe Félicité et les sept frères au 9 et au 10 juillet ^; or, les mentions des saints romains, dans ce martyrologe, semblent avoir été empruntées à un calendrier local rédigé au début du IV» siècle, au lendemain de la paix de l'Église '. Daus ce même martyrologe hiéronymien, Félicité est comme morée le 23 novembre. Or, il est assez remarquable que c'est elle qui est interrogée la première et dont néanmoins le supplice est marqué en dernier lieu. On peut en tous cas admettre que le supplice a eu lieu dans la même année.

Le calendrier philocalien de 336, réédité en 354, mentionne les deposiliones marlyrum, mais d'un petit nombre seulement, il n'accorde cet honneur qu'à dixhuit martyrs romains; parmi eux se trouvent les martyrs du 10 juillet, VI idus julias.

Cette date du 10 juillet était si connue des chrétiens de Rome qu'on la désignait couramment sous le nom de 0 jour des martyrs. » Une inscription trouvée en 1732 au cimetière de saints Processus et Martinien, sur la voie Aurélienne, s'exprime ainsi ' :

PECORI DVLCIS ANIMA BENIT IN CIMITERO VII IDVS IVL-DP POSTERA DIE MARTVRORVWl

Le défunt fut donc enterré le 11 juillet, lendemain •de la fête des martyrs.

Peut-être pourrait-on en induire que la fête ainsi mentionnée était suivie d'une octave dont on nombrait les jours, mais cette question pourra être discutée en son lieu.

V. Le Lieu. — Ni le lieu du martyre ni le lieu de la sépulture ne sont indiqués dans la Passio. Il n'y a pas de raison d'en être surpris en ce qui regarde la sépulture, il suffisait qu'elle fût connue des fidèles empressés à y apporter leurs hommages, une mention plus explicite dans une pièce édifiante qui devait être copiée et communiquée par les fidèles entre eux, risquait de signaler aux malveillants et de désigner à la violence les tombes saintes. Quant au lieu même du martyre, on prenait rarement soin de l'indiquer avec précision, (^'était une place publique, un carrefour, une route ou une rue où le culte n'avait pas prise et que le souvenir ne consacrait pas. En fait, l'emplacement du supplice est presque toujours l'objet d'une indication vague quand cette indication est donnée. On parle d'un Ici -mille sur une voie désignée. Un point hors de contesta-

' Doiilcet, Hssai, p. 194; cf. De nossi, Bull, di archeol. crist., 18G3, p. 19; O. Marucchi, Un' eroina crisliana soUc il regno di M. Aiirelio, dans .\iiova antoloqia di scienzr r Miereed arli, 188fi, p. 413; P. Allard, op. cil., t. i, p. 371 ; KUnstle, Jlagiographisclie Sliidien. — ' De Itossi, Bull, di archeol. crixt., 1808, p. 19. — " De Rossl-Duchesne, Martyrologium liieronumianum, p. 88-98. — ' Duchcsne, I^.\ .lourcai du martyrologe hiéronymien, dans MMangr\ d'archénlogie et d'histoire, 1882, t. il. — ' Corsinl, Noiw (Ira'coruni. in-fol., Florcntite, 1740, dissert. I, p. 12. — • Hulnart,

tion, c'est que l'interrogatoire a eu lieu au Forum Martis et le supplice à Rome. Des documents indépendants des actes permettent de préciser.

Les sept frères furent mis à niort en quatre endroits différents, lisons-nous dans la Passio. Janvier en un lieu; Félix et Philippe en un autre, Silvanus en un troisième, Alexandre, Vital et Martial en un quatrième. Il était naturel, remarque avec beaucoup de raison P. Allard, que, dans la précipitation des inhumations qui suivirent le supplice, pendant un moment d'effervescence populaire où il fallait dérober aux outrages de la foule les corps des martyrs, chacun d'eux ait été emporté par les chrétiens qui avaient assisté à son exécution, sans que l'on se préoccupât de les réunir eu une seule sépulture de famille. Précisément Janvier, immolé seul, fut enterré seul; Félix et Philippe, immolés ensemble, furent portés dans le même cimetière, Silvanus, martyrisé seul, fut enterré à part; Alexandre, Vital et Martial, martyrisés en un même groupe, curent le même lieu de sépulture. Cela résulte de l'ancien férial romain; il indique les quatre cimetières où furent déposés, seuls ou par groupes, les sept martyrs mis à mort en quatre endroits dilïérents.

VI id. Felicis cl Philippi in Priscillœ; — et in Jordanorum Martialis, Vitalis, .A.lexandri; — et in Maximi Silani (hune Silanum martyrem Xovati furati sunl); — et in Prartcxtati, Januarii. — « Le w" des ides de juillet, commémoration de Félix et de Philippe dans la catacombe de Priscille, sur la voie Salaire Neuve, de Martial, ^■ital et Alexandre dans le cimetière des Jordani, sur la même voie; de Silvanus (dont les Novatiens dérobèrent les reliques) dans le cimetière de Maximus, sur la même voie; de Janvier, dans le cimetière de Prétextât, surla voieAppienne '. »

Quant à Félicité, elle reposa quelques mois plus tard auprès de Silvanus, dans le cimetière de Maxime qui prit le nom de cimetière de sainte Félicité. Ces indicalions sont reproduites et confirmées par tous les documents topographiques contemporains des pèlerinages aux catacombes; depuis les livres liturgiques romains du temps de saint Léon le Grand ' jusqu'aux itinéraires des voyageurs du vn" siècle ' et au Liber pontifiealis '.

VI. Les monuments. — En plus du calendrier philocalien de 354 où se lisent, au 10 juillet, les noms des sept jeunes hommes '° nous avons d'autres mentions du groupe entier des martyrs. Un sermon de saint Pierre Chrysologue consacré à leur gloire ", une homélie de saint Grégoire le Grand '^ et sous le pontificat de ce pape, l'abbé Jean chargé de rapporter ù la reine ïhéodelinde des reliques des principaux sanctuaires de Rome, transcrivait sur le papyrus la mention suivante : Sanctœ Felicitatis cum seplem ftlios suos...: sancli Vitalis, sancti Alexandri, sancti Martialis.., sancti Felicis, sancti Philippi..., sancli Januarii. Il manque le nom de Silvanus; mais précisément on a vu par le chronograpue de 330 que les novaticns volèrent ses restes, mais ce ne fut que pour un temps. Au commencement du v» siècle, le pape Innocent rentra en possession des sanctuaires dont les schismatiques s'étaient emparés et on lit à ce propos dans le Lifter l'ontificalis, à la notice du pape lioniface : Hic fecit oralorium in cœmeterio sanctie Felicitatis juxta corpus

Acta sincera, p. 693. — ' Murntori, Liturgia romana vêtus, t. I, p. 34.5. — ■ De Rossî, Roma sottcrranca, t. i, p. 17(î- 177, 180-181. — • Liber pontifîcalis, édit. Dtichesnc, t. i, p. 227, 229, 2(>3, .509, 521. — " ïli. Moninison, Ueber den Chronographcn von J. 364, dans Alitiandliingcn dcr phi- Inlogisrhe-historischen classe der kOnigl. SUchsischcn Gesellsclia/t der Wisscnschallen, t. il, p. 032. — " Serm., xxxiv, P. L., t. ui, col. 505. — " llomil., m, habita in basillea S. Felicitatis, in die nalalis ejus, P. L., t. lxxvi, col.

FÉLICITÉ (PASSION ET CIMETIÈRE DE

et ornavit sepiilcrum sanclx marlyris Felicitatis et sancli Livanii (pour Silvani).

Le paiie Damase avait composé en l'honneur de sainte Félicité cette inscription ' (voir Diclionn., t. iv, col. 186, n. 41).

Discile quid meriti prsesM pro rege feriri : Femina non limuil gladium, cum natis obivil, Confessa Christum meruil per ssecula nomen.

Le saint pape n'avait pu rien composer pour la tombe vide de Silvanus.

Au moment de son élection, qui fut troublée par un compétiteur ayant l'appui du préfet païen de Rome, Symmaque, 23 décembre 418, Boniface avait résidé au cimetière de Maxinae et c'est par reconnaissance envers sainte Félicité qu'il fit construire l'oratorium mentionné par le Liber pontiftcalis et dont il ne subsiste absolument rien. Nous savons toutefois qu'on lisait cette inscription in introilu ecclesix ' :

INTONVIT METVENDA OIES SVRREXIT IN HOSTEM

IMPIA TELA MALI VINCERE CVM PROPERAT

CARNIFICIS SVPERARE VIAS TVNC MILLE NOCENDI

SOLA FIDES POTVIT. QVAM RECIT OMNIPOTENS

:. CORPOREIS RESOLVTA MALIS DVCE PRAEDITA CHRISTO

Page 1