SÉPULTURE
On peut considérer comme fêtes locales les Rogations et les Litanies. C'étaient des rites d'intercession plus solennels, institués d'ordinaire à l'occasion d'une calamité que l'on voulait détourner par des prières et des pratiques de pénitence. Litanies et Rogations entraînaient une procession, plus ou moins longue, pendant laquelle on chantait des supplications et qui se terminait par la messe. En somme, ces cérémonies difîéraient peu des stations de carême, si ce n'est par ce caractère plus accentué de pénitence et de supplication. Nous en avons quelques exemples très caractéristiques. Le premier est celui de saint Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné, qui, vers 470, établit les litanies dites des Rogations qui duraient trois jours avant l'Ascension et qui peu à peu s'étendirent à toute la Gaule et furent plus tard adoptées à Rome, vers l'an 800. Voir Uoqations.
Nous avons, dans le registre de saint Grégoire I", une formule de convocation pour la procession, avec litanies du 25 avril *. Grégoire de Tours nous décrit une litanie extraordinaire qui eut lieu en 590. (Ilist. Franc, x, 1).A Auxerre, il y avait une litanie au commencement de chaque mois '. En Espagne, il y avait
■ Cf. Tunier, dans Journal o/ Iheologicul Sliidics, 1916, t. XVII. p. .338, The • rlics milnlis. • nu • Nalalicla • o/ bishopi. — ■ ' Cette (orinulc d'après .M^r Diiclicsnc, a dû sebvir d'abord pour la procession <lc l'année .'iUS. Lcx origines du culte chrillen, p. 291. JafTé, 1153, cp. app. 3. — ' Geslacpise. Aiillxiiotl, c. xt\,P. L., t. cxxxviii, col. 233. — 'Concile <lc C.ipone, .IIT, c. ii et c. m. Isidore. Ilr «,//., d.,i, 39 et 40.
— 'So/omOiic. //. yi.. I. VI, cil,/'. r;..i.i.\vM, coi. i:>97.—
des litanies au commencement de novembre, au temps des semailles, au temps du jeûne de la Pentecôte ou à l'équinoxe d'automne *. Voir Lit.\nies.
Les Quatre-Temps appartiennent à cette catégorie des fêtes et l'on discute encore pour savoir si elles sont en relation avec des fêtes païennes, ou avec des usages juifs, ou si au contraire, elles ne seraient pas indépendantes de ces influences. En tout cas, on peut les considérer comme fêtes des saisons. Voir Quatre- Temps.
Nous voyons en certaines éghses des fêtes étabhes pour commémorer des victoires, ou pour remercier Dieu d'avoir sauvé la ville d'une inondation, d'un tremblement de terre, etc. ^.
Le 24 juin, fête de saint Jean-Baptiste est la date du solstice d'été, le 25 décembre, celle du solstice d'hiver. Faut-il voir dans ces rencontres autre chose qu'une coïncidence fortuite?