‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 328 sur 331 · FEU DE LA SAINT-JEAN · texte numérisé non relu

FEU DE LA SAINT-JEAN

il rappelle que les chrétiens ornaient les loin lies de fleurs et de feuillages :

Nos tecta fovebimus ossa

Viuiis et fronde frequenti.

Malgré l'évidence, on s'obstine à imaginer une distinction fantaisiste d'après laquelle « si la feuille en forme de cœur fait corps avec l'inscription, c'est un ■des signes de ponctuation très variés employés par les anciens graveurs : s'il est bien constaté qu'elle est en dehors de l'inscription auprès de l'ancre, symbole •de l'espérance, de l'oiseau becquetant des fleurs, etc., on peut y chercher une pensée mystérieuse qui, admise par les païens, aurait été adoptée par les chrétiens '. » Jamais de la vie! — Les plus anciens exemples chrétiens proviennent de la catacombe de Priscille et bien qu'il ne soit pas possible de donner une date absolument certaine à chacun de ces monuments, il est permis de ne pas les faire descendre au delà du II' siècle. A cette époque, le sigle est encore d'allure simple, ce n'est que plus tard qu'on le voit dégénérer

c'est encore la véritable liedera quoique avec une tendance à se styliser. Sur l'épilaphe de Pontien (flg. n. 2) on la reconnaît encore, elle se déforme rapidement sur celle de Fabien (fig. n. 4) et sur celle d'Eutychien (fig. n. 5). On retrouve ce style déjà fantaisiste, mais d'une façon plus élégante sur la plus ancienne série d'inscriptions du Cœmeterium majus et du cimetière de Sainte-Agnès '.

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