‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 86 sur 331 · Diim. posl Theoph.., 15 à · texte numérisé non relu

Diim. posl Theoph.., 15 à

W 30-33, péricopes de rechange pour fêles de même catégorie;

W ne connaît pas avant le Dom. Indulg. 75, l'office du samedi d'.\lcuin 70;

Les fériés de la semaine sainte ont conservé deux lectures dans W 76-84, comme dans Alcuin 72-80;

Les G lectures d' Alcuin 81 pour le samedi saint sont inconnues de W, qui ne signale, 85, que la seule épître de saint Paul que possède aussi Alcuin 82;

W ne signale pas la pascha annolina d' Alcuin 91; peut-être l'omission s'explique-t-clle de la même façon -que dans le cas du missel palimpseste duMont-Cassin;

W compte dix dimanches après Pâques (en y comprenant le Dom. in oclau.), 93-102. .\kuin n'en compte que quatre entre Pâques et r.\s.-ension. Il semble que dans W on ait cherché à faire Ure les épîtres catholiques durant cette série de dimanches dont les cinq derniers se trouvaient nécessairement hors du temps pascal;

\V omet le Dom. post Ascens. d'.Xlcuin lOii; pour le samedi vigile de la Pentecôte, W 105 ne compte encore qu'une leçon, d'a.-cord cette fois ave,; .Alcuin 107; pour Ja semaine de la Pentecôte, W 106 à 113 et Alcuin sont pleinement d'accord;

Dans la série de messes 134-141, W a deux leçons. Nouveau puis Ancien Testament, comme plus haut; Ja raison de cet ordre est peut-être que la leçon prophétique aj-ant fini par tomber en désuétude, « on se contentait de l'indiquer à la suite de la leçon de l'apôtre > <D. Mjrin, in hoc /oc);

W 153 donne comme 2' leçon de saint Michel une le-ture qu'.VL-uin assigne au dimanche qui suit les quatre tem;îs, 156, où elle semble mieux à sa place;

W I51-I5;3 : groupement de messes de dédica-e à la suite de celle de saint .Michel;

W 157-160 : encore lecture Ancien Testament après Nouveau :

W prévoit cinq lectures pour l'avent, 170 à 174, ce qui laisse supposer cinq semaines. Alcuin n'en compte que quatre, 176-7-8, 182, et place la seconde de W (171) dans sa première semaine, 184. Le supplémjnt à .\lcuin prévoit lui aussi cinq semaines;

W 175 termine l'année liturgique par la leçon prophétique de la vigile de Noël et il l'ouvre par l' épître de celte même vigile. .\L-uin suit la même marche : 185 et 1:

W 180-186, groupement remarquable d'un jeûne et de six lectures pour l'anniversaire du pape, .\lcuin n'a conservé de tout cela que deux lectures, 190-191 ; l'importance inusitée de ce groupement est un indice sûr de l'origine rom.iinc de W.

W 189-193 nouveau groupement de péricopes, sorte d'embryon du futur « commun des saints •;

W 1J5 a 200 et 201 à 210; de cette longue série de messes pro lempore belli et in die belli, Alcuin n'a co;iservé que trois lectures, 193-4-5;

La seconde leçon in agendis de W 212 est attribuée ])ar la table en tête du ms. non aux défunts ma s l'i la dédicace;

I W 214 à 255 : en écartant le n' 246, m advenla jiidi-

ciim qui est évidemment hors de sa place ici, on se

trouve en présence de quarante péricopes de saint

I Paul, sans aucun titre dans le ms, et rangées exacte-

I ment dans l'ordre traditionnel des épîtres : Rom., Cor.,

[ Gai., Eph., Phil., Col., Thess., Tim., Hebr. « EUes

! étaient destinées sans nul doute aux dimanches ou

I jours ordinaires appelés cclidiani; de fait, on les re-

j trouve toutes (à part quelques exceptions) assignées à

quelque dimanche ou férié de l'année, soit dans le cornes

d'.\lcuin, soit dans les autres recueils utilisés par Tom-

masi » (dom Morin).

Dans Alcuin, ces péricopes ayant été distribuées entre différentes périodes du cycle, l'ordre des épîtres est évidemment brisé; on ne le retrouve que par fragments, par ex : 133 à 137, etc.

Aux samedis des quatre-temps, W ne connaît pas la leçon gallicane : Dan., m, 49. Au samedi mense primo { W 45-50) elle est remplacée par une deuxième péricope paulinienne = Alcuin 41.

.•\u samedi Q. T. Pentec. elle est de même remplacée par la péricope paulinienne qu'.\lcuin attribue au dimanche Q. T., 121; au samedi Q. T. septemb., où Alcuin 155 ne la possède pas lui non plus, W compte six lectures prophétiques, les cinq d'.\lcuin, plus une sixième, Jer., XXX, 8, 11 : Conteram jugum Babylonis de collo tao, placée au n° 146, entre les deux premières du Lévitique; enfin au samedi Q. T. Adrenl., la lecture. Dan., qui reparaît dans Alcuin 181, est remplacée dans W 167 par Is., xm, 1-9 : ecce seruus meus suscipiam eum.

W ne connaît pas de lectures pour les jeudis de carême; or on sait que ces fériés furent pourvues d'un oflke par le pape Grégoire II (715-731). Il ignore également toutes les fêtes de la sainte Vierge, qui furent admises à Rome au cours, du vu» siècle, ou au commencement du vui" et les fêtes de la Croix qui furent admises à la même époque environ. Enfin le sanctoral de W appartient tout entier à la première tradition gélasienne (v«-\i^ siècle), adoptée par saint Grégoire (vT-vn") à part la seule fête de saint Silvestre, 31 décembre, qui est propre à la tradition grégorienne '.

Des indices certains permettent de conclure, avec l'éditeur dom Morin, que le lectionnaire de Wurzbourg est bien le plus ancien comes de l'Église romaine actuellement connu. On ne peut cependant y voir un type complet, pur, authentique en tous ses détails, du livre romain ofiieicl usité à Rome dans le cours du vn" siècle, car il porte des traces d'arrangement systématique, et par conséquent de déformation, dont un exemple particulièrement net se présente dans la série des dix dimanches après Pâques, 93 à 102 '.

4. Le comes de Marbach. — Le manuscrit 184 de la Bibliothèque municipale de Besançon, datant de la fin du vni" siècle et provenant de l'abbaye de Murbach, en .Alsace, contient une liste des lectures de la messe (épîtres et évangiles) qui a été récemment pul)liée et étudiée par dom .\. Wilmart sous ce titre : • Le comes de -Murbach '. » Ce conh-s est plus exactement un Ciipitularc ou indiciilus, une table, car il ne présente que les premiers et les derniers mots de chaque péricope. Ce troisième document vient se plaeer chronologiquement ai>rés le comes d'.Meuin et c'est par lui que nous devons terminer la série dos représentants du système romain. Le tableau ci-dessous a été dressé, comme le précédent, par comparaison avec le Cornes d'.Meuin. M 1, in vigl. nal. Dni ad noman ad scam .Miiriam = .\ 1, Rom., Is.. A 185.

— 2, il. invii/.dc nucle.iid-'ic.mjr. ■= TiL,.\3et ls.,.'V2.

■ CI. dom Wilmart, dans Rtv. bénéd.. 1<)13, t. xxx, p. M.

— • Uom Wilmart. ibid., p. 60. — ' /«eu. btniil., 1913, t. xxx, p. 2J-6'J.

Page 1