‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 88 sur 331 · De agendis, A 259, R · texte numérisé non relu

De agendis, A 259, R

Dom Chapman fait remarquer l'accord entre le Fiild., Cet L (par ex. 9, 11, 14,); le système du Fuldcnsis lui paraît clairement plus gallican que romain, sans être purement gallican. En carême, il ne note aucun accord, sauf pour le I'' dimanche; mais le carême du ms de Luxeuil est perdu; dans le système romain, seules les épîtres dominicales sont empruntées au Nouveau Testament et dans l'ambrosien, seules celles du samedi et du dimanche.

F 33 = A 50; F 37 = A 57; F 40 = A 66, parallélisme assez curieux. Dans l'ensemble le carême de F paraît être une composition originale et d'usage privé.

Le système romain. — Pour le système romain, ou mieux romano-gallican carohngien, Ranke est arrivé à des résultats beaucoup plus précis, qu'il importe d'exposer ici, car c'est ce système qui nous intéresse le plus directement : notre lectionnaire actuel en est la reproduction presque intacte pour les grandes périodes et pour la série dominicale de toute l'année. 11 faut d'abord distinguer dans l'année ecclésiastique plusieurs éléments qui s'entre-croisent, s'enchevêtrent sans cesser de constituer des lignes distinctes, comme les veines d'un marbre ou les fils d'une tapisserie : ce sont les fêtes du Seigneur, les fêtes des saints, les quatre-temps et les dimanches sans fêtes ou ordinaires*.

Eliminons d'abord les fêtes des saints. L'Église célébra d'abord la mémoire de ses martyrs; puis, plus lard, elle institua des fêles en l'honneur de ses conlesscurs, de ses vierges, de ses veuves. Pour tous les saints dont le nom est cité dans l'un quelconque des livres canoniques, la péricope choisie est toujours ce passage du

côté le proupe de messes variées qui forme une sorte d'appendice aux lectionnaircs : pro pliwia, in die belli, in velatione, in agenda, etc. I.a composition en est extrêmement variable.

texte sacré où apparaît le nom du saint. Ce choix s'imposait naturellement. Pour les autres, on arecueiUi dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament des passages glorifiant plus ou moins directement le genre de vertu par lequel ctiacun d'eux a brillé : charité, dévouement, défense de la toi, don de la prière; ou bien des morceaux d'une application générale, célébrant l'imitation du Seigneur, les vertus, les devoirs moraux, les récompenses des justes.

Eliminons ensuite le bloc des quatre-temps qui se distingue si nettement des quatre périodes dans lesquelles il est encliâssé. Nous n'avons pas à rechercher ici l'origine de ce jeûne ni à examiner le caractère de ses lectures qui forment un système organisé avec beaucoup de soin et conservé à peu près intact jusqu'à nous (voir l'article qu.^tre-temps). Mnis nous devons noter, à la suite de Ranime {op. cit., p. 273 sq.), l'influence de ces trois fériés sur le dimanche qui les suit. Les leçons attribuées à ces quatre dimanches ne sont pas faciles à étudier d'abord parce que ces dimanches parfois intitulés : Dominica vacal, devaient être entièrement dominés par la cérémonie de l'Ordination, ensuite parce que les quatre-temps ne tombaient pas toujours exactement au même point chaque année, et par conséquent, n'étaient pas toujours sui\is du même dimanche. Voici l'ordre des lectures qui semble avoir été le plus habituel (Alcuin 41, 121, 156, 182) :

Dom. mensis 1 (= Q.-T. printemps ou carême) :

I Thess., IV, 1-7.

Dom. mensis IV (= Q.-T. été ou Pentecôte) : Rom.,

\in, 18-2.3.

Dom. mensis VII (= Q.-T. automne, septembre) :

I Cor., I, 4-8.

Dom. mensis X (= Q.-T. hiver, avent) : Phili.,

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