île Baye, Êpoqxu d >iu barbares. Industrie
anglo-saxonne, in-! . 1 16, pi. m.
FIBULE
tion anglo-saxonne, dont la première conception était venue de la Suède et qui s'est répandue dans les comtés du centre de l'Angleterre, non sans subir des transformations, des surcharges qui laissent reconnaissable leur forme primitive. Les ornements sont exécutés dans la masse du métal, sans tables de verre ou pierres incrustées. La partie supérieure des ine nettement une croix; ce type ne s'est pas rencontré dans les comtés du sud de l'Angleterre. Si on compare une fibule de Svanskog et une autre d'Oland (Scandinavie), conservées au musée de Stockholm \ avec une fibule trouvée à Gilton, paroisse d'Ash (Kent) - (flg. 4410) la parenté artistique est évidente. Ces fibules typiques sont excessivement rares en Gotland, très abondantes en Suède et en Norvège. « Dans ces vastes régions, leurs diverses variétés affirment la prédilection marquée des Scandinaves pour cette parure. La faveur dont elle jouissait s'est prolongée pendant une période assez longue pour qu'elle ait pu subir des modifications dans les détails moins essentiels. En Danemark, ce genre de fibules est très rare : c'est là une excep-
(Lincolnshire) 5. Le centre de l'Europe et ses limites orientales n'ont fourni aucun exemplaire de ces fibules cantonnées dans la Scandinavie et l'Angleterre, à l'exclusion, nous l'avons dit, des comtés du sud. Ces bijoux de bronze sont dépourvus de grenats et de pierreries, quelques-uns ont été dorés ou plaqués d'argent, décoration qui paraît leur être exclusive.
D'autres fibules cruciformes ont été rencontrées à Stow-Heath (SuOolk) 6 et à Barrow Furlong (Northamptonshire) a Wilbraham (Cambridgeshire). Les dimensions de ces fibules tendent sans cesse à augmenter, celle de Stow-Heath, mesure 0 m. 18 '. Les fibules cruciformes, lorsqu'elles prennent des dimensions exceptionnelles sont ornées avec profusion, mais le travail en est grossier, celles de Sleaford par exemple. La première est un véritable monument, une création originale de l'industrie anglo-saxonne; on y devine une sorte de face humaine, et on voit un triangle à la partie inférieure. Elle fut trouvée dans la tombe d'une femme, avec une autre broche de moindre dimension,
Fibules cruciformes. D'après de Eaye, o;>. cit., pi. v, flg. 2, ."•, 4-ô.
tion à la règle générale, car les antiquités danoises et Scandinaves proprement dites des premiers âges de fer se rencontrent ordinairement dans les mêmes conditions. Par sa présence en Angleterre, ce type revêt un grand intérêt. La distribution géographique de cette forme n'est pas exactement déterminée et sa disparition si prompte en Danemark reste un fait à expliquer*. La terminaison par une sorte de museau très allongé avec des yeux saillants semble n'appartenir à aucun type d'animal; cependant Akerman s'occupant des bronzes de Rugby (Warwickshire) considère ces mufles comme des tètes de chevaux 4. Ce type ne sera pas longtemps sans s'épanouir. La forme primordiale subsiste toutefois, mais l'ornementation s'étale, devient de plus en plus exubérante, en sorte que la croix se rapproche du trèfle, comme on le voit en suivant la série des types (fig 441 1- 4413) provenant de Sporle (Norfolk), de Haslingfield et de Barrington (Cambridgeshire), enfin de Sleaford
1 J. de Baye, Époque des invasions barbares. Industrie anglo-saxonne, in-1", Paris, 1889, p. 49. fig. 10, n. 1 et 3.— '■ Ch. P.oach-Smith, Letter to Sir II. Ellis c.ommunicating an account of some antiquities found m neiglibourhood of Sandwich in (lie county of Kent, dans Archaeologia, 1844, t. xxx. p. 132, pi. xi, lig. 6. — ■ .1. de Baye. op. cit., p. 50. — 4 J. Yonge Akerman, Remains of pagan Saxondom, légende de la pi. xvni. — SJ. de Baye, op. cil., p. 50. pi. v. tig. 5, flg.4, flg. 2: pi. vi, fig. 1 ; 11. Dryilcn..l;i (locounfo/arfiscowert/
un collier composé de 271 perles en ambre, deux disques en argent, appliqués sur les seins, une bulla d'argent suspendue au collier descendait sur la poitrine, etc. La deuxième fibule de Sleaford porte un swatiska.
Des fibules cruciformes se retrouvent dans les comtés de Derby, Leicester, Nottingham, Northampton, Suffolk, Norfolk, Cambridgeshire et Yorkshire. Elles étaient évidemment particulières aux Angles qui habitaient la Mercie, l'East-Anglie et la Northumbrie.
La dénomination de fibule cruciforme ne doit évoquer aucune idée du christianisme. La ressemblance fortuite avec une croix est le seul motif qui leur ait valu cette dénomination. Les tombes d'où elles proviennent appartenaient certainement aux Saxons païens *.
Tête carrée. -- Les fibules à tète rectangulaire ou carrée se développent souvent à la partie inférieure en losange et se terminent par un mufile fantaisiste.
<>/ carly saxon rcmains at Barlow Furlong, on the Hill Farm, in the parish of Xlarston S. Lawrence in the county of Sor- Utamplonshire, dans .4rcftaeolû0ia,lS49, t. xxx.ni, pi. xiii, t. p. 331. — a Ch. Roach-Smith. CoHecfanea antiqua, t. n. pi. xi. — : Wright. The Celt. the Roman and the Saxon, ]<■ 17'.'. Ibid., p. 1S1. En Scandinavie, les fibules cru-
ciformes sont attribuées au premier âge du fer. du début de notre ère, a l'an 450 environ; cf. Montelius. La Suède préhistorique, p. 83.
I [ BULE
lblG
Le développement du losange en forme de croix a fait donner Indûment à ces fibules le nom de cruciformes; mais cette forme de croix est accidentelle, tandis que
•llll. — Fibules anglo-saxonnes.
D'après The archaeologia, t. xxxm, pi. xin ; 1. xxxix. \.
la tète rectangulaire est invariable et essentielle. Ce type a été rencontré en France, à Chamay; en Italie, à Testona ; en Allemagne, en Scandinavie et c'est dans ce dernier pays seulement que nous trouvons des
Tous les groupes de sépultures anglo-saxonnes fournissent en minime quantité les fibules a tète carrée. Néanmoins, elles sont beaucoup plus rares dans les nécropoles situées le plus au nord et dans le Kent. Une influence artistique due à la région s'est exercée évidemment; l'ornementation des dbules de Chcsscl Down (île de Wight) contraste avec celles appartenant au Cambridgeshire. Ces dernières sont plus massives (lig. -1414) et leurs motifs décoratifs d'une bizarre irrégularité. Parfois la fibule devient une sorte de monument qui devait être fort encombrant, c'est le cas pour celles de Ragley Park ', de Saint-Nicolas - (Warwickshire) et de Norton (Northamptonshire) *. Quatre libules en bronze doré de celte même gorie ont été trouvées dans le cimetière de Litlle- Wilbraham 4. Deux grandes et belles lilniles trouvées à Fairford (Gloucestershire) appellent la comparaison avec des types similaires provenant de Marston-Hill (Northamptonshire), de lîalby (même comté) et d'autres du Yorskshire '. Nous ne pouvons songer à dresser une énumératiun complète des spécimens connus de la classe a laquelle appartiennent les autres exemplaires *.
Cupelli formes. — C'est le type de flbule que les archéologues anglais appellent dish-shuped; elle se rencontre dans les régions de l'est 7 et constitue un groupe exclusivement anglo-saxon, véritablement propre à la contrée. Exécution et provenance rendent ces fibules particulièrement dignes d'intérêt; on rencontre les libules dish-shaped ou saucer-shaptd du Ve au vif siècle. Ce sont, pourrait-on dire, des libules en forme de soucoupe. Elles sont toutes en bronze ou en cuivre, leurs bords sont unis et simples, mais le fond est rehaussé par une ornementation composée de
III.",. upeUlforme. D'après J. de Haye, op. cil., pi, vin, ng. 3* et flg. 13.
finules a tête carrée, avec une ornementation et un développement considérable, dont semblei les modèles anglo-saxons. En Scandinavie, ce même emble avoir été employé de l'an 150 â l'an 700 environ, en Angleterre il a pu être un peu plus tardif.
On an iingh-taziin brooeh found in Hagleg-Parl ilogta, t. xuv, p. 482, pi, xvm; de Baye, on Bg, il. \Mi. w . ../ a saxon brooeh
lound in \Varwick\hirr, urnul,
t. i\,ol 17'c On an anglo-saxon flbula in Vie n
a/ llie Soelelu, dans Archaeologia, t. xi.i, pi. xxn, | — ' Nevillc. Saxon obsequies, pi. n. x. vi. \. p. l...
dessins d'un caractère très purement saxon ' I
est orné de
de la figure humaine ou d'animaux. On se ferait difficilement une Idée de la mal i bauches et on peut rapprocher une flbule de Fairford d'une autre
Roach-Smlth, 'Nota on Saxon sepulchral Remalm found ut Fairford, <7/"" /. Y. Akerman, dan-. I pi, x, n^. 2. i de ]
' Gloucestershire, Oxfordshln Wright,
FIBULE
fibule qui semble être sa réplique, trouvée à Stow-inthe-Wold (Gloucestershire) ' et d'une autre trouvée à Shalcombe Down (Wight) 2.
D'après leur mode de fabrication on peut diviser ces fibules en deux catégories ; les premières d'une seule pièce, ont été obtenues par la fusion, le fond est ciselé. Les secondes ont reçu une applique de bronze mince et doré. Ces parties ajoutées ont probablement été
rencontrent depuis le visage humain, hideux comme un fétiche sauvage, jusqu'aux spirales et aux combinaisons de lignes les plus souples (fig. 4415). Ces bijouxattachésà la poitrine, sur chaque sein,forniaient toujours la paire, ils étaient cependant réunis du même côté dans certains cas 4. On ne s'est pas encore mis d'accord sur l'attribution du cimetière de l'aiiford, les uns le donnent aux Saxons, les autres aux
fiugby ( WanvickstiireJ