du supplément de Mai. ' 1. Le Blant, l propos d'une
graoun sur boit >Ju Térence de 1463, dans Revue <ir./r. ../..-
1891, 1. 1, p. 7-9, pi. m. — ' Vincent de Beauvais, Spéculum hUtoriatc, 1. Xi, c- av. ' tc/a jancf. ,23 octob., \ it>i S. H< •mant, c. 1, 11. 7 ; Vtlametrtca S, Romani, dans Marti-iu . Ttiesaurui noou» anecdotorum, t. m, col. 11
se déroulerait ad fornicem, comme dit saint Ambroise. Pendant qmj la vierge attendait tout du secours de Dieu, un soldat se présente, elle tombe a ses pieds.mais lui s'empresse de dire : « J'ai revêtu ces habits pour venir à toi te sauver. Prends les et donne -moi les tiens, puis sors d'ici sans détourner la tête, car la fcinn Loth a péri pour avoir jeté son chaste regard sur le repaire des impudiques. » Ils tirent l'échange de leurs vêtements, et la vierge put fuir'.
La fornication, 7ropv6îa, est considérée par les Pères comme d'une gravite moindre que la u.rtrjnziy.. Au iv" siècle, il exislait une tendance a excuser la I cation chez l'homme, ce qui faisait dire à saint Ambroise : nec vero llcei quoi multeri non licet, eadem " viro quœ ab uxore debelur caslimonia '. (tuant a ce qui concerne les peines infligées, ceci appartient a l'étude du droit canonique.
1 1. I.i .< 1 1 in Q.
FORTIFICATIONS.— I. Grecs et Romains.
II. Balistique. III. Celtes. IV. Germains. V. Romains. VI. Enceinte d'Aurélien. VIL Gaule romaine. VIII. Gaule franque. IX. Carcassonne. X. Afrique romaine. XI. Afrique byzantine.
I. Grecs et Romains. — On se figure volontiers que tout l'art et toute la science de l'ingénieur dans l'antiquité et au moyen âge n'allaient qu'à lever une muraille a l'en tour d'une ville, muraille plus ou moins élevée, plus ou moins épaisse, plus OU moins contournée, percée et crénelée avec, de distance en distance, des tours rondes ou carrées, pour servir de renfort aux défenseurs et d'agrément aux promeneurs. Ces imaginations se fondaient sur un en ;< ignement officiel. Il était dit et répété que l'art moderne de la fortification était caractérise par le trace baslioiine, tracé où le pied des murs est partout vu et battu par l'assiégé et de cette conception nouvelle on faisait honneur a Vauban. Cependant, il existe un certain nombre de principes connus très anciennement, dont l'application donne des résultats divers suivant la nature et la portée des armes en usage, la qualité des matériaux qu'offre le pays, la configuration du soi sur lequel on
s'établit, le caractère des troupes chargées de la
défense et l'importance des ressources financières
dont on dispose.
Il y a deux mille ans. I tiilon relisait : •< Il faut construire les tours suivant la nature îles lieux. Les mus seront non pas complètement rondes, mais arrondies seulement a l'extérieur, et présenteront à l'intérieur une lace plane comme un cylindre coupe en deux par un plan perpendiculaire à sa base. Les autres seront hexagonales, pentagonales ou tétragonales. On les
1111:1 de m: 1 ' ■' pri senler un saillant a l'i
[1 1 que. d'une part, elles se srrowrrnl :iu 1 de traits envoyés des lianes contre les louis de char
ami ures pour l'attaque, et afin que, d'autre part, elles ne souffrent point quand elli i eronl irap pées pai les béliers et les pétroboles. En effet, les coups qui arrivent normalement aux faces produisent
Hip d'effet, tandis que ceux qui viennent se
briser contre un angle saillant, perdent presque toute
leur force... On ménagera de nombreuses poternes dans les flancs pour effectuer facilement des sorties.
En avant de toutes ces poternes, on 1 lésera des cousus tant pour Us garantir de l'incendie et des
: S. Ambroise, De uirgtnibus,\. Il.c.n ; /'■ L.,t. xvi,col.212; II. I eclercq, Le» martyrs, ln-12, Paris, 1903, t.n, p. 178. Voir aussi c. HIgliorato, L'impuro lugo délie ténèbre lltumtn<ii,, dalla purita, D rfco mi.. ne, l'idenllta Ji quelle
voltcsottorranet .. nfamo II lupanaredel circo agonaie, done t>! i„r ollragglo condolta proleggendola lu m.in..
divina, . vi opéra ttupendl miracoll. In 1 . Rama, 1 ■s. Ambroise, De palrlarchls, I. I. c. IV, n 25 /'. /... t. \u , col. 131
FORTIFICATIONS
pétroboles, que pour empêcher l'ennemi de s'en approcher. On fera certaines courtines larges dej3 m. 20 audessus d'une série de voûtes reposant sur des piedsdroits ayant 4 m. 60 de largeur et de longueur. Ces voûtes servirent de corps de garde et seront fermées du côté de l'ennemi par un mur épais de 1 m. 40. Ce mode de construction est beaucoup plus économique que les autres, tout en procurant une solidité suffisante, car les murs épais de 4 m. 60 n'ont rien à craindre des lithoboles et ceux de 1 m. 40 peuvent se reparer facilement. Les courtines doivent avoir au moins 9 m. 20 de hauteur. »
II. Balistique. — Ces dispositions et ces mesures étaient inspirées et calculées d'après la balistique du temps. Or les machines de jet de l'antiquité portaient à des distances peu considérables. La catapulte lançait des traits ou des pierres. Les machines construites dans les règles occupaient un espace minimum d'environ 20 diamètres en longueur, 13 en largeur et de 17 à 18 en hauteur.
Les pétroboles, dont faisait ordinairement usage la défense pour interdire l'approche aux assaillants avaient un projectile pesant 30 mines, ou 26 livres environ. Si on applique à cette machine les formules des ingénieurs grecs, on trouve qu'elle devait avoir 31 cent, de diamètre pour le ton et une hauteur de près de 6 mètres. Cette seule dimension suffit à montrer que la machine de trente mines ne pouvait être placée sur les remparts. Pas un parapet n'aurait pu l'abriter; il fallait l'établir en arrière sur le sol même de la ville, et tirer en bombe par-dessus la fortification.
De son côté, l'attaque employait généralement pour battre en brèche des machines d'un talent (60 mines ou 50 livres) qui occupaient 7 m. 60 en projection horizontale et environ 7 mètres en hauteur, Flavius Josèphe rapporte qu'au siège de Jérusalem ces machines, manœuvrées par les soldats romains, tuaient les Juifs sur les remparts à une distance de plus de deux stades, c'est-à-dire à près de 400 mètres. Cependant les pétroboles ne parvinrent jamais à ébranler des murailles solides. Philon dit que les bossages de bonne pierre saillants d'une palme (0 m. 8) suffisent pour empêcher les projectiles d'un talent (50 livres) d'endommager les œuvres vives d'un mur capable de supporter l'effort du choc; ailleurs, il affirme que des murs de 10 coudées, c'est-à-dire de moins de 5 mètres d'épaisseur, peuvent défier les atteintes de tous les pétroboles pourvu que les machines soient tenues à une distance qui ne soit pas moindre de 1 stade ou 180 mètres environ. Les oxybèles ne portaient guère plus loin que les pétroboles; la portée moyenne parait avoir été de deux à trois stades c'està-dire à peu près un demi-kilomètre; aucun projectile n'allait à cinq stades puisque c'est à cette distance de la place que les assiégeants asseyaient leur camp.
Les plus grandes oxybèles étaient employées dans l'attaque des places; leur calibre était de 0 m. 14, elles avaient 2 m. 00 de long sur 2 m. 40 de haut et 1 m. 70 de large. Au dire des anciens il fallait recourir a d'extrêmes précautions pour l'usage de ces armes de jet. Il fallait faire choix pour fabriquer les cordes de torsion du ton, des muscles les plus développés par l'exercice des animaux les plus vigoureux, comme ceux du cou des taureaux ou ceux des jambes des cerfs et des chevaux. < In faisait tremper ces m use les dans l'eau, on les battait pour les séparer dans leur longueur, un les réduisait en niasse, puis on les peignait doucement et on lés filai! pour les transformer en corde. On employait au même usage et avec succès les cheveux
1 G.-II. Pufour, Mémoire sur V artillerie des anciens et sur celle du moyen iqe, in-4", Paris, 1840; A. de Rochas d'Aiglun, Coup d'ail sur U\ balistique et tu fortification dans Vantiquilê,
de femme, pourvu qu'ils fussent longs, fins et bien imbibés d'huile. Ces cordes, ainsi préparées, étaient tendues ensuite et enroulées en écheveau sur la catapulte au moyen d'appareils spéciaux qui permettaient d'obtenir une tension que l'on constatait égale pour chaque brin; aussi Vitruve voulait-il que les artilleurs fussent musiciens. Ces machines construites en cordes, en bois, soumises à des réactions très violentes et en outre aux influences atmosphériques, se dérangeaient facilement. Aussi on tâchait d'obtenir des résultats en multipliant les engins. A l'attaque de Jotapata, Yespasien avait cent soixante machines en ligne. A Carthagène les Romains trouvèrent cent vingt oxybèles de gros calibre et deux cent quatre-vingt-un de petit calibre, vingt-trois grandes lithoboles et cinquante-deux petites, en tout 476 pièces d'artillerie proprement dite sans compter plus de 2.500 armes de jet dites scorpions et analogues pour l'usage à notre ancien fusil de rempart. Les Juifs avaient, à la fin du siège de Jérusalem par Titus, environ quarante lithoboles et trois cents oxybèles. On voit par ces exemples, que la proportion des oxybèlesétait sensiblement constante et variant de un à cinq ou à six '.
Pendant les trois siècles pacifiques de la domination romaine, la Gaule s'était déshabituée des idées niili-
4561. — Porte de Saint-Paul.
D'après Grisar, Histoire de Rome, t. I, fig. 31.
taires et lorsque les barbares parurent menaçants sur le Rhin, beaucoup de villes n'eurent d'autre parti à prendre que de réparer en hâte leurs anciennes défenses; celles qui n'en avaient aucune se hâtèrent d'en élever et recoururent comme à une carrière, aux monuments civils. Ces enceintes furent longtemps l'unique défense à l'abri desquelles les habitants descités connurent la sécurité ou l'illusion de la sécurité. On n'en saurait rien dire de précis: car, remaniées, transformées d'âge en âge, elles ont disparu avant l'époque où on aurait pris des croquis recevables et donné des descriptions plus ou moins complètes. Les conditions dans lesquelles elles furent élevées ou renforcées ne laissent pas supposer un plan systématique. III. Celtes. — Dès l'époque, de César, on voit les Celtes mettre leurs femmes, leurs enfants et leurs richesses à l'abri des attaques derrière des fortifications de bois, de terre et de pierre. « Ils se servent, dit César, de pièces de bois droites dans toute leur longueur. les couchent a terre parallèlement, les placent à une dislance de deux pieds l'une de l'autre, les fixent transversalement par des troncs d'arbres et remplissent de
luis Ann, île l'Assoc. pour l'encour. des études grecques en I rmav.lSTT.t. XJ, p. 273-285 : ( .. de la Noë. Le rempart-limite des Rom. en Allemagne, dans Rev. archèoL, 1888, p. I 16-100.
I 0RTIFICA1 LONS
terre les vides. Sur cette première assiette, ils posent une assise de gros fragments de rochers et lorsque ceux-ci sont bien joints, ils établissent un nouveau radier de bois dispose comme le premier, de façon que
les rangs de bois ne se touchent point et ne portent que sur les assises de rochers interposes. L'ouvrage est ainsi monté à hauteur convenable. Cette construction pur la variété de ses matériaux, composée de ■ t de pierres formant un parement régulier, est lionne pour le service et la défense des places, car les
admire encore de nos jours, est, sous le rapport monumental et topographique un souvenir qui nui. moulent d'attention. La plus ancienne muraille de la ville, celle de Servius remontait à l'époque des i formait une enceinte plus petite que le mur d'Aurélien, jalonnant presque partout les crêtes des sept collines. La ville s'agrandit, déborda la muraille, projeta des faubourgs qu'Aurélien (270-275) et l'robus 282) voulurent enfermer dans une enceinte plus vaste, afin de les préserver contre la menai irbares
nrlifications de Rome.
D'après Grisar, Histoire de Rome, t. i, p. 30.
pierres qui la composent empêchent les bois de
et les arbres ayant environ quaranti long,
;itre eux dans l'épaisseur de la muraille m vent être rompus ou desassemblés que très d lement '. >
IV. Germains. - Les Germains établissaient des remparts de bois couronnes de parapets d'osier, comme nous le voyons sur un bas-reliel de la colonne Antonine. Les Romains eux-mêmes, lorsqu'ils guerro en Germanie ou en Gaule, élevaient souvent des remparts en bois, sortes d'ouvrages avances qu'on peut voir sur les l'as-reliefs de la colonne Trajanc. Outre ces ouvrages, dans leurs camps retranches, ils éle-
alors établis au Métaure. Le mur commence prés de la porte Flaminienne, au point ou le 'fibre pi la ville. Il borde la rive gauche du fleuve, le long du Champ de .Mars, arrive au pont Saint-Ange, puis au pont d'Aurélien ou de Valentinien (ponte Sisto), il y traverse le fleuve, escalade le Janicule où l'on en voit encore des restes importants et atteint l'Ara; ianiculensit, le château-fort qui. jadis, dominait la hauteur : de là il descend au sud est vus la l'orla portuensis prés de laquelle le Tibre sort de la ville. La muraille n'entourait ainsi que la partie méridionale de la région transtibérine et non pas la partie sept eu trionale où se trouve la basilique de Saint-Pierre. Le
■ __ra i
plan des murailles de Rome. D'après Grisar, Histoiri d< Rome, i r, fl|
vaicni le long des remparts, de distanci en
distance des échafaudages de charpente qui abritaient les machines ser\ r les projectiles.