‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 165 sur 423 · V. Romains. — Dans la fortification des villes, ces · texte numérisé non relu

V. Romains. — Dans la fortification des villes, ces

mêmes Romains élevaient deux forts parements de maçonnerie sépares par un intervalle de Vingt pieds, le milieu était rempli de terre provenant d de biocaille bien pilonnées, et formant un chemin de ronde légèrement incline du côté de la \ Ule pour aider OUlement des eaux. La paroi extérieure qui s'élevait au-dessus du chemin d< ill épaissi et per-

Cé( de créneaux : celle intérieure était peu . Ie\ dessus du sol de la place de manière a rendre

remparts facile au moyen d'emmarchements. vi. Enceinte d'AunÉusN, i ne fortification mémorable avait mis Rome à l'abri des convoitises et

des insultes possibles des barbares. On s'en flattait du moins. L'enceinte dite d'Aurélien, que l'on

DICT. D'ABCB. ' in

quartier du Vatican d mra longtemps encore sans

murailles de protection et dut faire la triste expérience de sa faiblesse. Ensuite, le mur d'Aurélien se poursuit sur la rive gauche, où 11 subsiste presque par tout, avec quelques remaniements cl restaurations des époques postérieures. Il commence par suivre le fleuve au sud, remonte à l'est en entourant le Monte i la porte dite de Saint Paul (tic,'. 1561), pour livrer passage a la route d'< comme plusioin à la voie Appienne et a la voie Latine,

et atteint a l'est sou point extrême, au delà du l.attan

et du Sessorium, à la sortie des voles Lablcane et Prénestine. Il rejoint ensuite au nord est la porte Flaminienne, en laissant passer les routes Tiburtine Nomentane et Salarienne, et après avoir entoure le camp prétorien et la colline du Pincio, (I laq

ir, De bello gallieo, I. VII, c. .wuii.

FORTIFICATIONS

forme comme un mur d'appui. L'enceinte d'Aurélien reçut sous Honorius, en 403, des réparations si considérables qu'on lui donna parfois aussi le nom d'enceinte d'Honorius. Sous ce prince, les portes de l'enceinte se succédaient dans l'ordre suivant : au nord, porte Flaminienne; porte du pont d'Aélius: porte Septimienne sur la rive droite du fleuve, donnant accès au Vatican. Sur le Janicule, porte Auré-

d'enclaver simplement dans la muraille des monuments qui se trouvaient sur son parcours, comme il arriva près de la porte de Saint-Paul ou d'Ostie où la pyramide de Cestius s'enfonce comme un coin dans la muraille, on y incorpora des monuments entiers, sans presque les modifier: c'est ainsi qu'on utilisa sur une longueur de 550 mètres les murs de soutènement des jardins du Pincio, et l'on peut encore reconnaître par

4504. — Porte Tiburtine d'Honorius.

D'après Grisar, Histoire </- Rome ei des Papes, t. i, fig. 14.

lienne; porte de Porto, sur la rive droite et près du fleuve; sur la rive gauche : portes d'Ostie, Ardéatine, Appienne, Latine. Metrovienne, Asinaire, à proximité du Labicane. En revenant au non], la double porte Labicane et Prenestine, les portes Tiburtine, Fermée, Nomentane; vers l'Orient, alarienne et

Pincienne.

L'enceinte d'Aurélien, s'étendail sur une longueur de pins de 18 837 mètres; on tira parti pour s;, truction de matériaux déjà existants afin .l'aller plus vite et avec moins de Irais. On ne se contenta pas

endroits l'appareil réticule, antérieur à Aurélien; de même, on emprunta sur une longueur de 1050 m. la belle muraille dont Tibère avait doté le camp prétorien. Les arches de l'aqueduc Marcien, entre les portes Tiburtine et Prenestine. furent fermées par des murs et enchâssées dans l'enceinte: on put économiser ainsi 800 mètres: de même l'aqueduc Claudien, au sud de la porte de Préneste, fournit 175 mètres. L' Amphitheatrum castrense, mes de Saint-Croix, donna sa magnifique muraille de 100 mètres et ainsi de suite. On a calculé qu'on économisa ainsi 2.875 m., près d'un

FORTiriCATK'N-

sixième delà longueur totale. Tels étaient l<^ prfl de construction à la fin de l'epoquc impériale '. Les travaux exécutés en 1882 et 1S84 près de la porte Tiburtine nous ont fourni an exemple singulier de la précipitation apportée à la construction; on retrouva dans la maçonnerie le mur d'une nymphée antique, longue de 30 mètres, qui avait conservé ses conques, ses conduites d'eau, ses niches avec leurs statues non dépourvues de mérite artistique *. Les parties de la muraille qui ont été construites exprès se distinguent avantageusement de ces morceaux rapportés, parleur harmonie et leur caractère pratique.

Tous les cent pas romains (29 m. 1 /2), de puissantes

Inirs antiques fenêtres. Du côte intérieur, où s'étendait la villa Ludovisi, les anciennes arcades sont encore parfaitement conservées. Exceptionnellement, on rencontre 'Ks tours rondes, mais celles-ci sont une véritable rareté et « toutes de construction postérieure 3. ■ 11 y a sur tout le parcours de l'enceinte trois cent quatre-Vingt-Une tours. Les courtines qui les relient onl.cii moyenne, une hauteur de 16 métrés. Murs et tours sont briquetés. Dans leur partie basse et massive, l'épaisseur est d'environ -1 mêtri

A l'intérieur courait partout entre' de puissants contre-forts une haute galerie ouverte voûtée en arcades (flg. 1563). I ette galerie subsiste en grande

i".'',-,. Les murailles de Home entre les portes Salarienne el Pincienne. D'après Grisar, Histoire rfc Rome el des Poj

I aU-deSSUS des murailles el font i

l'extérieur une forte sailli'

quadrangulaires (fig. 4562). Celle qui onnons

Dit entre ta porte Salarii i porte l 'in -

>■ m 1res est une restauration moderne, C'esl une des rares tours

qui dominent encore la hauteur des murailles avec

' II. Jordan. Topographie der Siadl Rom, I. i. p. 340 sq.j Nlbby, /.<• muni ilt Borna, ls'j". avec dessins de \v. Geli;

■ il t *-ur.

1 1 i sq. ; Plaie, Délia mura aurt liane, 1 loung ./. r m, i,ii a,, r„. 1829, i. r. p. cil »q.; l'.. Lan- Le mura dl Aureîtano > </i Probo, dans Bull, a

1892, p. 87 iq., p, 106; !.. II / i ■>< %ur l>-

mpereur Auréllen, in 1904, c. n,

L'eni elnte de Rome . M- ' .i I ar, n , l

-/r/ moyen ûge, trad. Ledos, t. i, p. 132- \. de Rochas d'AIglun, Archéologie militaire, dans li li ttalittlque

Il s'y ouvrait des meurtrières, qui allaient en se rétrécissant de l'intérieur à l'extérieur (fenestree).

i ii .'. |i chemin

me *.

urs '.

iration des mui i .

1 70, i. \ni, p. 179. Pctersi n. dans Bu//, archeol, comunah . 1889, p. 17 sq. Il subsiste

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