‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 168 sur 423 · I- O HT II" ICA T IONS · texte numérisé non relu

I- O HT II" ICA T IONS

dater d'uni isse, peut-être de la restau-

ration de Dioctétien. Cette disposition avait l'avantage de faciliter la défense. Après la prise d'un quartier, les assiégés pouvaient se réfugier dans !<• quartier voisin : l'ennemi avait ainsi, pour prendre Rapidum, trois places fortes à enlever successivement. Le quartier supérieur, au nord, était protège par un rempart un peu moins fort et d'une construction moins soignée que l'enceinte de la ville, mais muni de tours carrées. Vers le milieu une porte s'ouvre entre deux tours, pré cédée de deux colonnes (fig. 4572). La muraille qui sépare le quartier du sud de celui de l'est, présente aussi une porte, défendue par deux tours. En arrière des pieds-droits à base moulurée, qui encadrent la baie, on remarque comme aux deux pi ville,

des trous pour les gonds des vantaux. En dehors de

4571. — Porte est de Sour-Djouab, Ibid., fig. 20.

l'enceinte, au nord-est, de nombreux débris de construction paraissent indiquer l'existence d'un faubourg assez important. Plusieurs villes romaines, de la région de Sous Djouab étaient entourées d'une enceinte analogue à celle que nous venons de décrire : Aïoun Bessem, Aumale, Sidi Hamza.

XI. Afrique byzantine. — Après avoir reconquis, en quelques semaines, l'Afrique de Nord sur les Vandales, Bélisaire reçut de Justinien l'ordre de mettre le pays en état de défense. Malgré les raisons qu'il pouvait avoir de s'en remettre à la capacité du général victorieux, Justinien ne laissa pas que de prendre lui-même, la direction jusque dans le détail, de cette immense entreprise. Il traça lui-même un plan déterminant le système d'occupation des confins militaires et se fit adresser personnellement 1rs rapport s des officiers. Au point de vue de la défense, l'Alrique fut partagée en quatre circonscriptions : Tripolitaine, Byzacéne, Numidie, Maurétanie.

L'œu\re réalisée en Afrique par les ingénieurs byzantins rappelle l'oeuvre de Vauban, sur nos frontières, et si l'étude technique d'une place ou d'une citadelle, comme celle de I ille ', reste un objet d'admiration recoi envers son auteur, il n'est pas hors de propos d'indiquer combien les principes qui guidaient Vauban sont intéressants a rapprocher de ceux dont s'inspiraient les ingénieurs byzantins *. Comme au début du xvni' siècle I places fortes sauva la liance, Procope pouvait dire q fortifications de Justinien en Afrique avaient ■ sauvé la monarchie *. • Et il dit ailleurs : • Si nous dressions la liste des fort /tes par Justinien devant des hommes habitant un pays éloigne, et incapables de faire de leurs yeux la preu lions, assurément la multitude de ces constructions ferait

Sautai, /.'•! '. in ii Lille, I , 1911.

\. Rochas d'Aigluna dans Annualri

pour l'encouragemei 1877, t. ki, p. 280-

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