I. m. 43, p. 227. — ■' Helbig, 1 189 1 ; cf. N. NI
Pompeianische Studten, p. 208. " Hclbig, 149"
. m, 12. i>. 221. — »' Helbig., i 198; PIM. d' ni. 12, p. 221. "Helbig, 1497; PIM. d'JErcof., m. 12, p. 221. " Helbi 227.
"Helbig, 1499, 1496; l'iii. cVErcol., m. 12, p. 221, "Helbig, 1500; PIM. d'Ercol., m. 43, p. 227. 1 196 : Pill. d'Ercol., m, 12, p. 2 Pill. d'Ercol., m, 43, p. 227.— ' Hclbig, 1494 ;J m. p.213. -"Helbig, 1 197; PMI. d'Ercol., m. 12. p « Helbig, 1 192; PIM. d'1 rcol., m, II. p. 213. - "Il !.. m. II. p. 213; II. Thcden it,
4580. — Plan de Sainte-Marie-Antique, D'après de Thédenat, Le forum romain, 1908, p. 310, fig. 53.
Chapelle dm Quarante Martyrs, — a. Les martyrs dans la gloire. — c. Les martyrs sur l'étang glacé. — Sancta-Hariaantiqua. — 1. Entrée. — 2. Vestibule. — 3. Rampe montant au Palatin. ■ — 4. Atrium. — 5. Sainte-Agnès et Sainte- Cécile. ■ — G. Inscription de Léon, qui a fait les peinturas. — 9. Maria regiua et pontifes dont l'un est le pape régnant,. —
B. Narthex. — 40. Épitaphe d'une femme qui, pendant 7 ans de vie commune, ne s'est pas querellée avec son mari.
— B 13. Sarcophage païen orné de masques. — B 13'. Sarcophage chrétien avec sujets figurés. — C. Aula, parties réservées aux fidèles. — 10. Murs circonscrivant la schola cantorum, — 11. Ambon de Jean VII. — C. 13, L3\
- le l'Ancien Testament, histoire de Jacob et de Joseph, au-dessous le Chri«t entre des pères de l'Église d'Orient et de l'Église d'Occident. — C. 15. — La sainte Vierge entre sainte Anne et sainte Elisabeth. — 1*1. Isaïe et Ézéchiae.
— 18. Annonciation. — D. Presbyterium, abside. — 22. Le Christ en croix adoré par la cour céleste, et, au-dessous par les hommes. — 23. Le Christ bénissant et adoré. — 24. Inscription disant que l'Église est consacrée a Marie.
F. Chapelle de saint Cyr et de sa mère sainte Julitte. ■ — SI. Crucifiement. ■ — 33. A l'angle, sainte Julitte. — 34. Saint Cyr,
— 35, 3(J. Passion de saint Cyr et de sainte Julitte. — 34. Theodotus offre l'église qu'il vient de construire ou de décorer; inscription donnant le npm de l'église : SanctaM-aria-Antiqua. — 37. Theodotus invoquant saint Cyr et
Julitte. — 38. Sts Martyrs (il n'y a pas de n. 3£t). — 40. Palais de Caligula; 4 piscine. Construction de Domitien,
C. D. E. I. et 17, 17 bibliothèque du temple d'Auguste. Temple du Divin Auguste. — 43-4S. Grand vestibule occupé plus
| ..r une grande porte (42). — 46. Magasins voûtés. Dans la muraille intérieure du temple, niche des statuts des divi de la famille Julia.
2f>ii! i
FOUT M C. Il Ki: TIEN
joli.
entiers dans toutes leurs parties, avec une i
infinie île bases honorifiques, .le bas reliefs, d'acrotéres. de corniches, de statues. Le vandalisme pontifical tut raison de toutes ces merveilles : détruit l'arc de Fabius, rasé le temple de César, débitées les colonnes du temple de Castor. Raphaël s'adressant à Léon X ne craignait pas de lui dire : Ceux là mêmes qui (levaient défendre comme des pères et des lui. tristes di bris de Rome ont mis leurs soins a les détruire ou à K-. piller. Que de pontifes, 0 Sainl l'ère, revêtus
île i.i même dignité que votre Sainteté, mais ne posp is la même science, le même mérite, la même . ur d'âme, ont permis la démolition des temples antiques, la destruction des statues, des arcs de triomphe et d'autres édifices, gloire de leurs fondateurs! Combien d'entre eux ont permis de mettre .1 nu les fondations pour en retirer de la pouzzolane, et ont ainsi amené l'écroulement de ces édifices I Que de chaux n'a-t-on pas fabriquée avec les statues et les autres monuments antiques! J'ose dire que cette nouvelle Rome, que l'on voit aujourd'hui, avec toute sa
toutes les peintures romaines du haulTmoyen âge. Autre point de vue. Les peintures île Sancta-Maria- An tiqua ont une portée documentaire pour la question controversée des influences orientales dans l'art chrétien de l'Occident. Dans cette église, en l'Orient possédait à Home une sorle de pied-à-terre : les officiers byzantins qui résidaient sur le Palatin y trouvaient pour ainsi dire un sanctuaii d; des
moines grecs et syriens j Faisant le service de ! copie. L'influence orientale dans l'ancienne capitale de l'Empire se faisait sentir a tel point que, du commencement du vu" au milieu du vin' siècle. treize papes d'origine orientale moulèrent sur le siège d- 1 aune.
Sainte-Marie-Antique est située dans la partie sud du Forum, prés du temple du divin Augusti d'abord autre chose que laBibliothèque(fig. 1580-4581) jointe à ce temple, précédée d'uni' grande cour, sur les parois de laquelle furent fixées les tables de bronze où étaient inscrits les noms des soldais qui. après avoir achevé leur service, obtinrent leur congé et des 1
4581.— Sainte-Marie-Antique. Élévation.
D'après \Y. de Gruneisen, Sainte-Marie-Antique, 1911, p. C7, lit; 10.
grandeur, toute sa beauté, avec ses églises, ses palais, ses autres monuments, est construite avec la chaux provenant des marbres antiques. »
L'histoire de la ruine du Forum.de sa dégradation, de s.. n avilissement reste à écrire. ( m sait aujourd'hui comment il fut ressuscite à partir de 1870. Au cours de la troi npagne de fouilles commencée en 1898
et dirigée par Dussi, ou découvrit l'autel de César.
rre noire, le s.ii-.iisani tombeau de Romulus et le xx' siècle s'ouvrit par la trouvaille des monuments du Juturne et de la vieille église de Saiieta-Maria- An tiqua La découverte de cette église, au pied du Palatin, prît les proportions d'un événement et c'en était un. en matière archéologique. 1 uniques fouilles antéri' ai ion sur ce poinl en
mettant au jour diverses parties. La découverte rendit
un édifice tel qu'il existait au moment d. i m abandon au xm lèi le. la valeur archéologique principale de la découverte réside dans fis peintures qui décorent les parois et s'échelonnent entre la lin du vr s., le xm . époque jusqu'alors la plus déshéritée et a peu
ne de la peinture romaine! Certaines pein
turcs, aujourd'hui aliènes, se trouvaient, au nn.ni.nl
de la découverte dans un étal de conservation parfaite. Même en tenant compte de l'altération produite par le temps, ces peintures présentent un intérêt exceptionnel de ce fait que li pri lentenl
a nous dans leur état | util, sans les restaui
et les retouches postérieur. Agurenl presque
is de toute genre. I.'.poque à laquelle la transformation de la bibliothèque en église lui réalisée n'est pas connue d'une façon certaine. Les uns veulent faire remonter l'installation du caille chrétien dans l'édifice au iv siècle même a l'époque de Constantin le
Grand, d'autres consentent à relarder jusqu'à l'époque
byzantine, au vr siècle, .... certainement des pein turcs chrétiennes furent exécutées sur les paroi: Quoiqu'il en s.. il .le .■. 11. question, qui est peu insoluble, l'édifice primitif lui adapté, mais ne subil aucune transformation radicale; on se contenta de .■.instruire d els dans la nef principale p. mi
marquer la s. Vio/a cantorum; la salle .lu milieu a
l'édifice devint le sanctuaire; les deux s.. Mrs laté-
prirent la destinai les prolhesis et de dia-
conicum. L'ouverture d'une abside esl de date posté-
1 i. lire.
Au Forum romain avait pris naissance la r. idolâtrique des (luiriles avec l'autel de Saturne et le onsacré a Vesta; ce lui peul .ire ce souvenir qui lit choisir la bibliothèque du Palais impérial poui
lise dédiée a la vierge Marie. M ne possède pas de documents qui permettent <i l. preuve d.- cette transformation que mentionnent 1 as du yen fige •' lés Miraotlia urbi I
i.l .dilue impérial v esl nommé palaliui
lime nl'i Inii ccclesia saneti Anlonii, juxl
I wus 1/111 ilicilnr mi'
templum Vetta ubi dicitur tn/eriua dracom
FORUM CHRETIEN
sicut legimus in Vila sancli Silveslri '. Voici de quoi il s'agit. La Vila S. Silveslri, apocryphe de la seconde moitié du v" siècle, rapporte que de son temps un dragon habitait in monte Tarpeio in quo est Capitoliuni collocalum. On lui pouvait rendre visite et c'est ce que ne manquaient pas de faire, une fois le mois, « des mages et des vierges sacrilèges » qui, par un escalier de trois cent soixante-cinq marches, portaient au dragon sa pitence mensuelle. Quand le dragon s'ennuyait trop, il sortait de chez lui, il se promenait dans la ville, invisible à tous (on le croit sans peine) mais laissant une odeur empestée (l'odeur de la voirie). Unbeau jour, le pape Silvestre l'enferma dans sa caverne pour jamais. Mais le dragon s'ennuya et, on ne «.ait comment, déménagea. Au xne siècle, il avait quitté son logement au pied du Capitole pour s'installer sous le temple deVesta. J.-B. De Rossi et d'autres aper.urent dans cette légende du temple de Vesta des réminis- «•ences du feu sacré qu'on y vénérait et du serpent qui louait un rôle important dans le culte de cette déesse *. Constantin et Silvestre n'auraient eu raison du souvenir persistant de Vesta qu'en fondant, dans le voisinage de son temple, un culte rival, et Une église dédiée à la Vierge. Mais, il paraît, qu'à une légende on substituait ainsi une autre légende 3. Cette église changeait de vocable de temps à autre; elle s'était réclamée de < saint Antoine », mais aussi de « saint Silvestre », et Sancta Maria de Inferno, ce dernier nom prévalut, mais avec une retouche, et devint, jusqu'à la démolition, en 1899, Sancta Maria Liberatrix (a pœnis injerni).
Derrière l'abside de Sainte-Marie-Libératrice, on trouva, en 1702, une autre abside très ancienne, située à un niveau inférieur de 4 m. 40 à celui de l'église du xvi8 siècle 4. Dans la conque de l'abside, une fresque montrait, parmi les saints, l'image du pape Paul Ier (757-767) :
SANCTISS[t'miis]PAVLVS ROMANVS PAPA
On n'a pas de renseignements sur les saints qui lui tenaient compagnie. Mais cette église de Paul Ier avait été mise en communication par un couloir avec un grand édifice carré, situé au pied de Palatin, derrière le temple de Castor s. Ce couloir était décoré d'images de saints d'un style postérieur au vinc siècle. Chaque saint portait son nom au-dessus de sa tête: SCS- BLASIVS;— SCS- BASILIVS; — ...IkVREntius.;.: — CRISTOFARVS; SCS- BENEDICTVS. L'intérieur du monument antique avait été également décoré, et probablement, vers le XIe f iècle. Cet édifice antique c'était, nous disent les Mirabilia urbis Romœ, le Palaliurn Catilinse, près duquel ubi fuit ecclesia S. Antonii, c'est le vocable d'alors, et juxta quam est locus qui dicitur Intérims, eo quod antiquo tempore ibi eructuabat et magnam perniciem Romœ inferebat, ubi quidam nobilis miles, ut liberarelur civitas, responsa deorum armetus proiecil se et clausa est terra : sic civilns liberala est, et voilà la légende de Curtiusqui se jette dans le gouffre «, ibi est lemplum Vestx, ubi dicitur inferius draco cubarc,
> Cf. Urlichs, Codex lopograpliicus urbis Romœ, p. 109, 110, 121. — ' De Rossi, Bull, di archeol. crist., 1885, p. 143; G. Morin, Le dragon du Forum romain. Sa légende et son histoire, dans Revue bénédictine, 1919, t. xxxi. p. 321-32r>. — 3 L. Duchesne, S. Maria Antiqua. Notes sur la topographie de Rome au moyen âge, dans Mélanges d'archéologie et d'histoire, 1897, t. xvn, p. 14; P. de Larminat, Sancta Maria antiqua, dans Annales de Saint-Lnuis-des-Français, 1900, 1901, t. n, p. 315-359. — 'De Rossi, Ballett. di arch. cris/., 1868, p. 16, 91; Caiiccllieri, Sloria dei possessi dei Sommi Ponte/ici, 1802. p. 370; Armellini. Le chiese di Roma, p. 358; L. Nardoni, dans Studi c document!, 1881, p. 170. Je résume et cite ici la dissertation de L. Duchesne, p .15 sq. — ' Notizie degli scavi, 1SS5, p. 156; De Rossi, Bull, di archeol. crist.. 1885, p. 142. — "Le souvenir du gouffre et de l'action de Curtius s'est conserve dans les
sicut legitur in vila S. Silvestri, et voici notre dragon. Vers le milieu du xiv« siècle, on aperçoit pjur la première fois une église de Sancta Maria ae Inferno, dans le catalogue du manuscrit de Turin, mais elle paraît avoir eu le même sort que l'église Saint-Antoine dont on disait fuit au xne siècle; de Sancta Maria, au xive siècle, on nous avertit qu'elle était abandonnée : non habet servilorem. Ces deux églises malchanceuses ne sont pas une seule et même église, leur site est un peu différent. Mais après l'avoir négligée on y revint; sous Martin V, Sancta Maria est mentionnée dans la liste de Nicolas Signorili '; au siècle suivant, elle a accommodé son vocable de inferno en un titre plus édifiant : Sancta Maria libéra nos a pœnis inferni; c'est Sainte-Marie-Libératrice.
La plus ancienne mention bien datée de S. Maria Antiqua se lit dans la notice du pape Jean VII (705- 707), au Liber pontificalis 8 qui, basilicam sanctse Dei genetricis qui Antiqua vocalur pictura decoruvit illicque ambonem noviler fecil et super eamdem ecclesiam episcopium quantum ad se construere maluil, illicque pontificali sui tempus vitam finivit. Dans le catalogue des églises de Rome dressé au commencement du vne siècle ', on lit après la mention du Latran, de Sainte-Marie-Majeure et de Sainte-Anastasie (voir ce dernier mot) sancta Maria antiqua, sancta Maria rotunda, sancta Maria transliberis. Dans la notice de Léon III (795-816), il est question à trois reprises de la diacoria Antiqua, ou diaconia S. Dei genetricis quœ appellatur Antiqua 10 laquelle fut reconstruite sous Léon IV (847-855), à ce que nous apprennent les notices de ses successeurs, Benoît III : Fecil aulem in basilica beatœ Dei genilricis qui vocalur Antiqua, quam a fundamentis Léo papa viam juxla Sacram construxerat, vélo defundalo ", et Nicolas 1er : Ecclesiam aulem Dei genilricis semper que virginis Maria' que primilus Antiqua nunc aulem Nova vocalur, quam domnus Léo III I papi a fundamentis construxerat sed picluris eam minime decororal, iste bealissime pra'sul pulcliris ac variis /ecit depingi cvlorihus la. Ainsi Y Antiqua s'est muée en Nova et s'élève sur la voie Sacrée. Platner trouvait cela un peu étrange, mais Nibby n'hésitait pas et Gregorovius déclarait la cause entendue". Seulement, il existe un autre document dont il faut tenir compte, l'Itinéraire d'Einsiedeln 14. Dans cette pièce dont l'autorité, pour n'être pas irréfragable, ne laisse pas que d'être grande, on lit un itinéraire (n. 8) qui conduit du pont Saint-Ange (porta S. Pétri) au Latran (porta Asinaria) et on énumêre les monuments suivants :
In s(inislra) In d(extera)
S. Hadriani S. Georgii
S. Cosme et Damiani S. Maria Antiqua
Pclatius Neronis ad S. Theodorum
Aiclesia S. Pétri ad vincula Palalinus Arcus Titi et Vespasiani Teslamenlum
Palaliurn Traiani Arcus Conslanlini
Amphilheatrum Meta Sudanie
Mirabilia, édit. Parthey, p. 21 ; édit. Jordan, Topographie, t. n, p. 636. Sur la situation et la découverte du lacus Curtius, voir Iluelsen, Das Forum romanum, n. xxm. — 1 Armellini, op. cit., p. 60, 74, 78, 83. — B Liber pontificalis, édit. Duchesne, t. I, p. 385. — " De Rossi, Roma solte:ranea, t. i, p. 143, en commençant ou, au milieu ou à la fin du vnc siècle, ou même au vme. — 10 Liber pontificalis, t. n, p. 12. 14,26.— " Ibid.A. n, p. 145. — " lbid.,t. n, p. 158. — I3 Platner, Beschreibung der Stadt Rom, t. m, part. 1, p. 368; Nibby, Roma moderna, t. i, p. 764; Gregorovius, 1 édit., t. m, p. 104. — " R. Lanciani, L' Itincrario di Einsiedeln, dans Monumenli antichi delta r. acad. dei Lincei, 1891, t.i, p. 495; H. Grisar, dans Zeitschriftfûrkathol, Theologie, I. xx, p. 113; Civilta cattolica, 1896, p. 45S sq. C.crspach, Les fresques de l'église Santa Maria Anticaau Forum rom., dans Revue de fort chrétien, 1901, p. 300-313.
forum chri-;th:n
Ici, chacun entame une discussion et abonde dans son propre sens: tout ceci n'a plus guère d'intérêt sinon pour montrer que les textes peuvent gagner quelquefo;s à sommeiller jusqu'à l'heure où les fouilles permettent de les commenter II en faut prendre son parti, la Nova n'a pas succédé a l'Antiqua ' et Sancta Marin Antiqua située sur le Forum, dans le voisinage de Saint-Théodore, devait être identifiée avec l'édifice sacré découvert en partie en 1702 et caché sous r de Sainte-Marie-Libératrice Sancta Maria nota est plutôt la continuation de l'oratoire de Saint-Pierre
sur la voie sacrée: niais quoiqu'il en soit, l'Itinéraire d'Einsiedeln en nommant Sancta Maria Antiqua, avec ce nom caractéristique, ne la place pas au point de la voie Sacrée ou se trouve Sancta Mann Noua, mais au ii nord du Palatin et, expressément, à droite de la rue qui va de l'arc de Sévère à celui de Titus. Or, Sancta Maria Xova (al. Sainte-Françoise-Romaine) est précisément a gauche.
Maintenant (nulle est l'exacte signification du mot Antiqua.' Dans le catalogue des églises qu'on peut faire remonter jusqu'au commencement du vn' siècle, Sancta Maria Antiqua occupe le quatrième rang, après le Latran, Sainte-Marie-Majeure, et Sainte-Anastasie. La préséance accordée à celles-ci s'explique sans peine; ensuite viennent trois églises consacrées a la vierge Marie et le premier rang est occupé par Sancta Maria Antiqua. F.st-elle plus qualifiée? Non, puisque c'est une diaconie, tandis que Sainte-Maric-du -Transtévére, est un titre presbytér; 1. Est-elle plus ancienne? Non, puisque Sainte-Marie-du Transtevere était consacrée au culte chrétien des le milieu du ive siècle. L'ordre adopté pour ces trois églises est l'ordre alphabétique -.
Afin de trouver, vaille que vaille, un sens au mot antiqua on imagine de revenir à l'historiette du pape Silvestre élevant une petite église en l'honneur de la Vierge dans une dépression de terrain proche de la fontaine de .1 ultime, celte église aurait reçu dans la suite le nom i' Antiqua. .Mais il semble que l'idée de faire bâtir une église a la \ ierge par le pape Silvestre afin de donner raison à la ViluSilveslri, soit un divertissement qu'il est difficile de prendre au sérieux. L'église serait antiqua, à coup sur, si elle remontait à cette antiquité, mais il faudra d'abord montrer qu'elle a existé des h rs. Antiqua, dans le Liber pontificalis, s'entend lour a tour de l'église et de la diaconie, qui sait si ce n'est pas très simplement une allusion à celte imaqo lii'i genilricis antiqua, dont il est parlé, d'après la vie de Grégoire III. Quoiqu'il en soit, il est passablement aventureux d'écrire que le nom A' antiqua fut lé à l'église afin de lui permettre de revendiquer sa propre dignité dans une lutte légitime » contre
Marie Majeure; mais il est tout a fait inexact d'avancer que si Sam ta Maria Antiqua est plus
ine que s. mite Marie Majeure, l'origine en est à tout le moins assez proche de Silvestre, puisque
dix-sept années seulement séparent la mort de ce
pape du début du pontificat de Libère, auteur de Sainte Marie-Majeure. Assurément, mais elle ne s'appelait pas alors Sainte-Marie-Majeure et tout uniment
a l.ibcrii. quant a Sainte-Marie du i vère, elle attendit jusqu'au vm* siècle pour troquer son titre de basilit a Julii ou Catlisli. Lors de sa reconstruction, sous Xyste III (432 140), la basilica Liberii prit le vocable de Sainte-Marie, sans qu'il fut question
■ <• opinion fut soûl eu m- par un religieux plaidant pro domo, le i*. Lugano, Sancta Marla,ollm Antiqua, nuin Nova, 1900, .' l'aide «fane i»r;isNe d'archives de Salnt-Marie-la- Neuve. H s'agissait de prouver que l'ancienne église, S. M, Voua, actuellement Sainte-] rançolse Romaine, était j.nlis s. M Antiqua, l'auteur appartenait â l'ordre des Oltvétafns et défendait une tradition de tamllle. Cet ottm Antiqua Mime Nova, avait déjà son démenti dans la \ le île Benoît 1 1 1.
de Majeure ou de Mineure. On la trouve nommée Sancta Maria, dans le Liber pontificalis, neuf une fois au concile de 165, une fois dans le martyrologe liieronymien: au vir siècle, seulement, apparaissent, les qualifications de Major, de Ad preesepe; jusq il n'en avait pas été question, il est donc gratuit de soutenir que Sancta Maria Antiqua remarquable de Rome, sinon au point le plu rablede l'Empire: elle est la plus ancienne église connue de Rome et même du monde qui soit dédiée à la Vierge. •>
L'église devint par la suite une diaconie; elle est mentionnée comme telle dans un document qui date du milieu du \ir siècle, et il est remarquable que la plus ancienne liste des diaconies, rédigée sous Léon III, la mette au premier rang3. Voici une justification du vocable antiqua. Elle semble S'être développée de bonne heure, puisqu'elle s'annexa, comme atria, quelques parties extérieures de ï'aedes dici Augusli, qui lui était contiguë. Sous Léon IV (847-855), la diaconie fut transférée, avec d'autre privilèges, à l'église de la Vierge que ce pape érigea sur la voie Sacrée, près de l'oratoire de Saint-Pierre. I. 'église ne disparut pas aussitôt; on ignore même à quel moment elle disparut; au xvt« siècle, Sancta Mann Liberatrix l'avait remplacée. Mais avant d'avoir été dépouillée de sa diaconie, Sancta Maria Antiqua servait, en certaine façon, de chapelle à cette institution charitable. On ignore
la date de sa construction. Le fait qu'elle fut
dans un monument civil ne permet guère de lui attribuer une date antérieure au \T siècle. Par l'Itinéraire d'Einsiedeln qui la mentionne sur le Forum et par le Liber Pontificalis, nous savons qu'elle existait au viiie siècle. Sur les fresques mises à découvert en 1702, le pape Paul I" (757-767), était représente avec un nimbe quadrangulaire, preuve qu'il était encore vivant. Mais au-dessous de i ou aperçoit, par
endroits, des couches de peintures plus am il différentes couches permettent de constater dans l'art des évolutions qui ont dit occuper plusieurs siècles.
Une inscription funéraire, datée de l'an
gît
devant l'église, m;is il est à craindre qu'elle n'ait pas été trouvée en place *.
Après avoir franchi la porte (1), on traverse un étroit vestibule (2) reste d'un ancien portique (.'>) 'et on pénètre dans l'atrium (A), qui communique avec le narthex (B) et conduit à la basilique à trois ni encore reconnaissables grâce a la présence di belles colonnes en granit gris, autrefois peintes, SU1 montées de chapiteaux eu marbre blanc provenant d'un édifice d'époque classique. I.a partie antérieure de la nef centrale était occupée par le schola rum(l\).Au fond, on voit le presbylerium(D)et le nui de l'abside. A droite et a gauche la prothèsi e1 le ■ 1 i . >
conicum (E, V). ■ 'fout cet i difice a été él ibU dans le palais de Caligula qui, connue on le sait, s'étendait
jusque derrière le temple de Castor et .1. l 'ollux. Toutefois, cette partie du Palatin avait été compli lement remaniée, sinon reconstruite par I loinilicn. pu!
Hadrien. Si la partie antérieur) de l'i glise : été encastrée dans quelque Salle du palais, Vatriuni occupe remplacement d'une cour, d'un jardin ou d'un péristyle qui était orné d'un granl bassin (4) dont on voit le prolongement a droite jusque dans [e narthex et le
bas-cote droit de la basilique . des stol lies et des niches
où on lit ces mots qui eussent Indiqué, A tout le moins, un changement d'emplai ement : In basilica beatœ 1 >< i gt nitrteis i/u.i oltm Antiqua vocabatur, natif autem tlla est i Sacra,.. Liber ponttf., t. u. p. 1 I... • — ■ Antiqua, Rotunda, Transltberis, celle-ci est du temps du pape .lui- 1 l.il'ir pontificalis, •■lit. Ducbesne, t. n. p. 12, n ■ Elle sera citée plus tom. 'Ce portique eommunlqi I gauche ave< tu pente qui monte au Palatin,
Jtll.-.
FORUM CHRETIEN
de cette période païenne subsistent encore. Ce bâtiment appartenait sans aucun doute au palais que Caligula prolongea jusqu'au temple de Castor *. »
Aussitôt après avoir franchi la porte de l'atrium (A), on rencontre, en tournant à gauche un fragment bien conservé (5). Sur un fond bleu, trois saintes étaient représentées, abritées par un édicule: une des trois a disparu, les deux qui subsistent sont :
H ATIA ATNH et H AriA KHKHAHA
Sainte Agnès et sainte Cécile. De l'autre côté de la porte, étaient figurés trois autres saints effacés. Sur la longue muraille qui continue, à angle droit, le mur sur lequel nous avons vu les deux saintes, les traces de peinture se réduisent à peu de chose. Au centre, une niche carrée qui, au moment de la découverte, présentait une scène de la tentation de saint Antoine avec ce débris d'inscription :
ANTONfmsJ.... DEMONES
Un peu plus loin, avant la niche demi-circulaire (G)contenant une inscription peinte, qui nous apprend le nom et la qualité de celui qui a fait exécuter les peintures :
*TVO NOMINE XI iISfOR IA GAVDENT!
•PINGERE FECITEGOLEI MabBAS XI-SACER-ETMON/
.... qui) fit peindre (ces murs)? C'est moi, Léon, abbé, prêtre du Christ et moine.
Dans la niche demi-circulaire ((3), étaient représentés plusieurs saints, dont il subsiste quelques vestiges; les noms ont disparu, mais il reste quelques lettres :
• -EPAC
peut-être ont-elles fait partie du nom » Érasme ».
Dans la petite niche (7), une tète barbue et assez bien conservée de saint Abbacyrus, avec son nom peint en caractères grecs de chaque côté du personnage, sur des lignes verticales :
O AriOC ABBAKYPOC
Au-dessus, sur la même muraille, sont peintes trois figures de saints, debout, et dont l'inscription presque effacée comportait deux lignes et ne laisse guère lire que dans la première peut-être la fin du nom Abbacyrus (... VRVS) et certainement, le nom de saint Jean IOHS en monogramme.
On traverse Vatrium dans sa largeur et, sur le premier pilastre, du côté droit de l'entrée du narthex, on lit ces mots tracés à la pointe qui indiquent la date de décoration du vestibule :
ETEAHCÛ0H EV KCO CKI---
è-£>ifc>9ï) èv K(upî)co e{-ei)G-' (G300).
ce qui donnerait A.D. 792, d'après l'ère de Constantinople.
Sur la longue muraille qui tait face à celle des niches (6 et 7). on rencontre d'abord une inscription verticale incomplète où il est question de rémission des péchés :
ùirèp A*ECEC0C AMAPTH00N THC A<a»Xt]ç CHC
Dans l'épaisseur du couloir (8), on voit à droite cinq saints, dont les noms, peints en lettres de couleur noire, ont cessé d'être lisibles, mais ces noms avaient été heureusement déchiffrés, lors des fouilles de 1885, nous les avons déjà transcrits, c'étaient :
SCS BLASIVS SCS BASIUVS
/AVRE'i'ius
CRISTOFARVS
A gauche, on distingue encore deux saints dont l'un était :
SCS BENEDICTVS
Sur le plafond du couloir qui était, lui aussi, orné de peintures, on voit encore la tète d'un saint.
Plus loin (9), sur la partie du mur qui fait suite au couloir, on voit deux personnages debout, dont le premier porte un.capuchon à l'allure de casque; à la suite, le Christ entre deux anges, et, plus bas, peut-être
^NESSERVV>
DfcLSVJvV*
4582. — Inscription de l'ambon.
D'après Papers of the Bristish School al Rome, 1. 1, p. 90.
up donateur. Suit un personnage à nimbe carré, que deux saints pontifes présentent à la sainteYierge. assise et désignée par l'inscription verticale :