‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 185 sur 423 · MARIA REGINA · texte numérisé non relu

MARIA REGINA

Près du personnage à nimbe carré, cette inscription :

nimbe

carré

dès lors, il ne peut être ici question que du [S»/i<ï]i.s' simus [Hadr]ianus [p«]/-« [Romanus] (772-795), qui fit exécuter la peinture.

Après la Vierge, trois saints, dont le premier est :

SCS SILBESTRVS

Le narthex, très exigu, ne présente rien de remarquable.

La nef centrale était presque tout entière consacrée à la schola cantorum, logée dans un enclos rectangulaire analogue à ce que nous avons rencontré et décrit ailleurs, notamment à Salone (voir Chantres). La balustrade est encore debout dans sa partie inférieure. Cette partie était pavée avec de belles dalles de granit gris. Vers le centre, un peu a gauche (11), on a retrouvé les fondations de l'ambon. Dans la

i II. Thédenat, op. cit., p. 285.

FORI'M CHRÉTIEN

notice du pape Jean VII, au Liber pontificalis. on lit ceci : Basilicam itaque sanclœ Dei qenitricis quœ Antiqua vocatur piclura decoravit. illicque ambonem noviler /ecil. et super eandem ecclesiam episcopiurp quantum ad se construere muluit, illicque pontificattis sui lempus finiril . L'ambon de Jean VII (705-707), s'il était retrouvé, équivalait à une attestation solennelle des lieux découverts. Or, on retrouva en place la plateforme octogone de cet ambon qui porte, aux deux extrémités, sur les tranches, le même texte, en grec d'un côté et, de l'autre, en latin | Qg. 1583 l."»84) :

+ IOHANNES SERVVS SCAE MARIAE + IGOANNOY AOYAOY THC ©eCOTOKOY

■ Don de Jean, serviteur de la mère de Dieu. • Le centre de l'ambon n'a pas d'inscription.

Il n'est pas surprenant, fait observer H. Thédenat, que Jean VI! ait embelli celle église. Sa maison paternelle était tout près de lu, sur le Palatin, dont son pire, Platon, était administrateur. Lui-même fit construire, au-dessus de l'église, sa demeure, gouvernant l'Église universelle de ces mêmes palais d'où les empereurs romains avaient régné sur le monde. Suncla Maria AiUiqua fut dune la chapelle privée de son palais, qu'il se plut a orner, Saint-Jean-de-Latran étant sa cathé-

I.os ileux registres supérieurs sont occupés par des épisodes empruntes à l'Ancien Testament; le registre intérieur montre le < 1< ri s t entouré de saints. La portion de la muraille, qui va «le ce registre jusqu'au soi, est ornée par une draperie peinte.

Du registre supérieur, il reste peu de chose, seulement vers le centre du mur 13' les débris de trois tableaux, dont nous reparierons.

Immédiatement après la porte (12), sur l'angle du mur (13), commence la deuxième série.

1° Du premier tableau, on ne voit plus que, à droite, quelques traces de la bordure servant d'encadrement.

2° Du second tableau (avant la porte 1 I), il subsiste la partie inférieure de deux personnages. Dépassons la porte (14), dont l'épaisseur est ornée de peintures dont nous parlerons plus loin, afin de poursuivre (en 13). la série des scènes de l'Ancien Testament, dont l'interprétation est d'autant plus aisée, qu'on peut lire les noms des personnages représentés dans les inscriptions verticales qui les accompagnent.

3' l il homme assis, la lèlc appuyée sur la main, dort, à côté : l'ACOB; derrière lui, on distingue à peine un autre personnage. L'inscription explicative a disparu, mais le sujet est aisé à reconnaître, d'après ce qui est raconté dans la Genèse (xxvni, 10-18): Jacob

iûMMMM'

4583-1584. — Inscription de l'ambon. D'après W. de Gruneisen, op. cit., p. SI, flg. 56-57.

drale. Le Liber pontificalis nous dit qu'il fit orner cette Ile de peintures et qu'on peut voir son portrait dans diverses églises. Malheureusement, aucune peinture de Sancta Maria Antiqua ne nous le montre avec le nimbe carre. Mais il y a, dans les grottes vaticanes, une mosaïque représentant Jean VII, avec le nimbe carre. C'est donc un portrait. Elle provient de l'oraloire élevé par ce pape dans l'ancienne basilique de Saint-Pierre, a l'extrémité de la dernière nef septen trionale, et dédié a la très sainte Vierge. Au dessous de cette mosaïque est fixée une inscription en marbre dont les en itectent la même forme que ceux

de l'inscription de l'ambon de Sancta Maria Antiqua. Le texte est le même :

+ IOHANNIS SERVI SCAE MARIAE

Comme sur l'ambon aussi, le même texte était répété en grec, niais celte partie a disparu; on la voyait encore au XVI' siècle '.

Après avoir traverse le nurlhex et la sctlola cantorum qu'on revienne a l'entrée de la nef de gauche au point marque (12) sur le plan, l'ne porte met en communication V atrium as ce II

immédiatement, sur le mur a gauche de cel tep là ou on a déposé un sarcophage païen, orm de masques (13), commence une série de peintures dissur trois registres qui couvraient les deux murs

portes (12-14), el toute la la muraille (13' -20) jusqu'au presbyterium (D).

1 l.ih.r ponUflcalis, t. i, p. 385. — ■ D. Dufresuc, Les ayph i oatlcants, n. 8, p. ^8-ii'i : H. Thédenat, op. cit.,

PICT d'abch. chbèt.

sortit de Beer-Shéba et s'en alla a Charan, et il se trouva en un lieu où il passa la nuit, car le solei; couché. Il prit des pierres, s'en fit un chevet, et s'endormit. Il eut un songe : une échelle était dressée sur la terre, son sommet touchait le ciel et les anges de Dieu montaient et descendaient. El l'Éternel dit : Je suis l'Éternel, le Dieu d'Abraham, ton père, el le Dieu d'Isaac; la terre sur laquelle tu es couché, je te la donnerai a ta descendance... Et Jacob se réveillant dit : Certaine! ernel est en ce

lieu et moi je ne le savais pas. El il cul peur et dit : « Que ce lieu-ci est terrible, ce n'est autre que la m de Dieu et c'est ici la porte des cicux ! El Jacob se leva de bon matin, prit la pierre dont il avait fait son chevet. la dressa en stèle el versa l'huile sur net.

i" A gauche du tableau, homme jeune, assis ou à genoux, devant lui, un personnagedeboul . pei i ëlreun ange, dont la partie supérieure a disparu :

u b i i a C O B I u c I h J v r cuM ANGELo BE N e D I r a TVR

it'bi Ja)cob ltuct]atu[r ru\m a[n]gel[o ut] ben[c di[ca]lur.

Jacob, continue la < . I) resta seul

et un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Celui-ci, voyant qu'il ne prévalait pas contre lui,

p. 288; Grlsar, Analecla romana, t. i. pi, u. n. J. Wilpert, .I. mis L'Arte, 1910, p. 1-20,

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toucha l'emboîture de sa hanche et l'emboîture fut luxée; puis il dit : « Laisse-moi aller, car l'aurore se lève. » Et Jacob répondit : « Je ne te laisserai point aller sans que tu m'aies béni ; » et il le bénit.

Maintenant commence l'histoire de Joseph.

5° Un homme jeune, Joseph, comparaît devant un homme assis. Le reste a disparu, ainsi que les inscriptions, mais il n'est pas douteux qu'on ait représenté Joseph recevant de son père Jacob l'ordre d'aller visiter ses frères qui faisaient paître leurs troupeaux dans le pays de Sichem.

6° Joseph — on lit encore IOS... — étant allé visiter ses frères, ceux-ci le jettent dans une citerne d'où ils

10° Devant une table richement servie, le pharaon reçoit la coupe des mains de son échansonqui, comme le lui avait prédit Joseph, a été réintégré dans sa charge. Derrière réchanson, se tiennent d'autres serviteurs :

VBI ReBERSuS EsT

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