TERRIS^ M
IVS S
Dl
Prés (du n. 41) de là, une inscription, devant l'entrée de la chapelle des Quarante martyrs, portant la date de j"2. Il n'est pas certain qu'ellc'ait été trouvée à sa place primitive.
+ HICREQVISCIT IN PACE AMANTI Vs aun : FEXQVI VIXIT p PLVSMÏN ANN pLcsDEPOSITVS SVB BXI Kr,/mARTIAS QVIN
[QVIESPCDN-IVSTINI- PP AVCINOQVARTA-
Hic requiescit, in pace, Amanlius auri/ex, qui vixit plus minus annis L. depositus, xub die xi kalendas Marlias, quinquiea posl coiuulatum dnmini nostri Juaiini perpetui Augusli, indictione quarla.
VI. Chapelle des Quarante mari vus. — Il suffit de jeter un regard sur le plan. | e Idée
de la position de cetti . Installée dans an édi-
fice de l'époque impériale, contre lequel à un niveau supérieur se heurte la Via nova. Il est possible que ce petit oratoire ail été uu temple à l'époque d'Hadrien, à laquelle il est possible de le taire remonter en ne tenant compte que de la technique, A l' époque •me. ou en lit une chapelle, les murs lureiil
décorés de fresques ou de peintures, probablement
vers la deuxième moitié du mit siècle. Quoique on n'ait pas d'autre indice que la décoration pour Impo
ser à cet oratoire le vocable des Quarante martyrs, • il semble tout à fait justifié. La façade extérieure avait reçu des peintures. A droite de l'entrée, sur le contrefort, on voit encore un évêque vêtu de-jaune, avec le pallium par-dessus la dalmatique, et portant devant lui un rouleau avec la même citation du ■ Tome ■ de saint Léon que nous avons déjà vue dans la basilique. Il est possible de lire :
xoiv-
ONiaç ô-Ep zl-
Shov Éa/rj-
K£N to0 p.èv
AOrOVKATCP
ya ZOMCNOV
8V PeCTHNToû
AOYOU TOVDCCO
MATOCCKTeX
OVNtoç
Outre les quatre docteurs, il y avait aussi quatre médaillons, le plus bas à droite est seul reconnaissable et on y peut lire :
+ O AT">« ev0YM'.oç
Près de l'endroit marqué (1) sur le plan, on voit encore les traces d'une descente aux enfers.
En pénétrant dans la chapelle, sur la paroi immédiatement à gauche de la porte d'entrée, vestiges d'une grande peinture avec personnages de grandeur naturelle où on croit reconnaître la Vierge et l'enfant, avec un donateur. Tout à fait à gauche, un évêque (ou un pape) ayant le pallium et tenant en main un livre. En (a) du plan, deux rangées de saints en riches costumes, bien conservés : ce sont les Quarante martyrs de Sébaste. En (b) autres peintures où il y a bien peu de chose à déchiffrer. Dans le mur du fond, une niche ou abside (c) où est figuré le martyre des quarante soldats. Oji sait que, d'après le récit de leur confession, ils furent exposés nus, les mains liées derrière le dos, pendant une nuit d'hiver très rigoureux, sur la surface d'un étang glacé. Dans une maison voisine, on avait préparé une étuve pour recevoir ceux qui n'auraient pas le courage de tenir jusqu'à la mort. Il arriva qu'un des soldats, vaincu par la souffrance, sortit de l'étang et se dirigea vers l' étuve dont le gardien, spontanément, alla occuper sa place. Cet homme pensait avoir vu descendre du ciel trente-neuf couronnes ce qui lui avait fait soupçonner une défec tion.
Le tableau peint dans l'abside représente les q mirante martyrs debout sur l'étang glacé. Au-dessus dechaque martyr, était écrit son nom, quelques-uns sont encore lisibles, le premier a droite KYPIC0N ; au-dessus QKAIKOC, puis CEYB ; <S>\KWM!i.\ WMIÏÇ.OZ- Ces noms semblent cire ceux de Kyrion, Ecdicius, Sevcrianus, Thcophilus ou l'hilotlieus, et Angias, qui sont mentionnés dans les actes. A droite, devant la maison, un soldat assis, casque et arme d'une lance, dort, appuyé sur son bouclier. Près de lui, des quarante soldats qui n'a pas lu force de persévérer, gravit la berge pour se réfugier dans l' étuve.
A droite de l'abside (d), les pi
entaient des saints. A u-< on a peint
ironnes dont le Ci ipé par un nimbe
cruciforme et auxquelles sont suspendues îles lampes. A droite, en entrant, un sarcophage de marbre enfoncé dans le soi a contenu plusieurs corps; il semble avoii été exécuti i i iout un personnage de
la religion juive et sa famille, ci a été amené ici d'un cimetière juif, sur le panneau antérieur on lit: e n o a û e ki
TA I Ce I A I K I C rCPOYCIA PXHC
FORUM CHRETIEN
K6CO0PONIA CYN 5 BIOCAYTOY KGNA PIAKeNIKANAPOCYlOI AYTCON
'EvBâSe x(e)ÏTai SetXtxiç YEP0UafaPX7lÇ x(al)2fflçpovla oûv6ioç aÙTOÙ x(ai) Mapîa x(al) NlxavSpoç utot aûrtôv.
VII. Église des Sajnts-Côme-et-Damien. — Cette église, située du côté opposé du Forum, a été décrite (Dictionn., t. m, col. 2350-2367).
VIII. Amphithéâtre Flavien. — Voir Dictionn., t. i, au mot Amphithéâtre, col. 1648-1682.
IX. Le testamentum. — L'Itinéraire d'Einsiedeln mentionne ce local qui apparaît pour la première fois et ne semble pas devoir être un monument paien. Aux termes de l'Itinéraire ce testamentum est distinct de l'arc de Titus et le précède, à main gauche, quand on vient du Colisée. Au moyen âge, il y eut en cet endroit une tour dite turris eartularia, parce qu'elle servait de dépôt d'archives; peut-être aura-t-elle succédé au Testamentum ou auraient été déposés certains actes publics, les testaments par exemple.
X. Oratoire des Saints-Pierre-et-Paul. — Après avoir traversé l'arc de Titus, l'Itinéraire d'Einsiedeln mentionne à droite une ecclesia S. Pétri. Il était impossible de soutenir l'identification avec le titre de Saint-Pierre-es-liens (voir Dictionn., au mot Chaînes de saint Pierre), mais on peut reconnaître dans l'oratoire du Forum une chapelle qui se trouve devant le temple de Rome et dont la fondation se rattache à l'épisode célèbre de Simon le magicien. C'est une fort belle histoire, mais qui ne contient pas le plus petit grain de vérité.
Dès le second tiers du me siècle, il est question de l'ascension de Simon et de sa chute sur la voie Sacrée. Seulement, il n'existe aucun témoignage certain de la venue de Simon à Rome. Pour s'en tenir aux opinions et aux traditions déjà anciennes, dès les environs de l'année 303, Arnobe parle de ce vol 1. Avant lui, il est fait des allusions à un séjour de Simon à Rome, sans qu'il y soit question du prodige. Les plus anciennes se lisent dans Justin le Philosophe •, puis dans saint Irénée 3, dans Tertullien *, et dans les Philosophumena 5, Les Acta Pétri cum Simone, racontent • que Simon, indigné de la créance que les Romains accordaient à saint Pierre, leur annonça qu'il allait monter au ciel et porter ses plaintes contre eux à son père céleste. « Une grande foule se réunit sur la place qu'on nomme sacra Via pour le voir voler » et Simon répond à son attente, s'élève dans l'air, mais voilà que saint Pierre prie et Simon tombe et se brise une jambe en trois endroits. On l'emporte à Aricie, puis à Terracine où les médecins achèvent de le tuer à force de soins. Dans les actes apocryphes de saint Pierre et saint Paul longtemps mis sous le nom de Pseudo-Marcellus ', et qui remontent tout au plus au ve siècle, on fait un pas de plus, seulement on change de place. Le théâtre de l'ascension n'est plus la voie Sacrée, c'est le Champ de Mars. Là, s'élève une tour en bois d'où Simon prend son vol, et Néron l'observe du haut de cette même tour. Parti du Champ de Mars, Simon vient s'abattre au Forum, sur la voie Sacrée, mais au lieu de se tirer d'affaire avec trois fractures, il y laisse la vie et se brise en quatre morceaux, ce qui peut s'expliquer; mais
'Arnobe, Adversus gentes, 1. II, c. xn, P. L., t. n, col. 628. — * S. Justin, Dialog. cum Truphone, c. cxx, P. G., t. vi, col. 754. ; Apolog. I, c. XXVI, LVI, P. G., t. vi, col. 367-414. — ' S. Irénée, Adversus hœreses, 1. I, c. xxm, P. G., t. vu, col. 670. — * Tertullien, De anima, c. xxxiv, P. L.. t. H, col. 708. — ' Hippolyte, Philosophumena, 1. VI, c. vu, P. G., t. xvi, col. 3205; Fabiani, .\otizie di Simon Mago traite dai cosidetli Filosojumeni,
ce qui ne s'explique pas c'est que les quatre pavés sur lesquels il s'écrase se trouvent soudain liés ensemble et ne forment plus qu'un seul pavé : Cecidit in locum qui Sacra Via diciluretin quatluor partes fractas quatuor silices adunauil qui sunt ad testimonium victoriie apostolicœ usque in hodicrnum dicm. Le pavé de la voie Sacrée rappelait la mésaventure de l'imposteur. Simon s'effaça devant le souvenir de son vainqueur l'apôtre Pierre. Les quatre pavés si singulièrement rattachés furent dédaignés, puis oubliés; on leur préféra deux pavés, ou plutôt deux empreintes, deux trous où les apôtres Pierre et Paul, priant contre Simon, avaient laissé la trace de leurs genoux. Dans les ITpâ;Etç tô>v àyt&jv àrcoaTÔXcùv IIsTpou xai ITaÙAOu8, on lit ce renseignement xai Téoaapa uipr; yev6u.evoç TÉaaapaç atAixï? auvTjvwosv, oï eiaiv etç u.apTÙpiov TTfi tùv à7toaTÔaûjv vîxt)ç Ëcoç tJjv cnfiu.£pov 7]uipav. Vers la fin du vie siècle, sans indiquer la voie Sacrée. Grégoire de Tours a connaissance à Rome de deux pierres qui existent de son temps : Extant hodiequc apud urbem Roman duw in lapide fossulœ...' 11 avait même entendu dire que les apôtres avaient attaché à l'eau de pluie tombée dans ces fossulœ le pouvoir de guérir ceux qui les invoquaient pieusement. Jusqu'à la fin du moyen âge, le peuple de Rome recourut à cette eau. Des pierres semblables étaient conservées d'après la légende sur la Via Sacra et ne cessèrent d'attirer les pèlerins pendant tout le moyen âge. Vers la fin du vmc siècle, la notice de Paul Ier, au Liber pontificalis, dédaigne de mentionner le soi-disant vol, mais affirme que le pontife éleva en ce lieu une chapelle dédiée aux apôtres Pierre et Paul in Sacra Via luxta templum Romuli'0, là où peu avant leur martyre ils auraient fait une dernière prière; il ajoute qu'en ce lieu on voyait encore l'empreinte de leurs genoux in qu.od.am fortissimo silice. Mais si on commençait à ne plus s'entendre touchant la circonstance où s'étaient faites les empreintes, on n'oubliait pas le vol de Simon, puisque au commencement du vme siècle, le pape Jean VII faisait figurer cet épisode parmi les mosaïques de sa chapelle à la basilique de Saint-Pierre du Vatican. Quant à la chapelle construite par Paul 1" elle s'élevait probablement proche de l'église des Saints-Come-et-Damien, il s' appelait. S anctus Pelrus in Silice, ubi cecidit Simon Magus; elle ne dura pas longtemps. Au xne siècle, le silex ubi cecidit Simon Magus est mentionné par le chanoine Benoit comme situé au voisinage de l'église des Saints-Côme-et-Uamien et du templum Romuli. c'est-à-dire, de la basilique de Constantin ". Dès l'année 1375, les pavés en question avaient déjà reçu l'hospitalité à Sanela Maria Nova. Ces pierres sont tout uniment deux des pentagones de basalte qui étaient employés au pavage des rues de la Rome antique 12. sur lesquelles on a imposé la légende et qu'a sauvegardé, contre la barbarie du moyen âge, l'historiette que résume l'inscription :
In queste piètre pose le ginocchia S. Pietro Quando i demonii portaron Simon Mago per aria.
XI. Saint-Laurent-in-Miranda. — Cette église voisine des Saints-Come-et-Damien est l'ancien temple d'Antonin et de Faustine, franchement transformé en église chrétienne. Le nom de Mirandi ou Mirunda a pour lui le témoignage des Mirabilia urbis Ruina-, mais il est impossible de remonter plus haut. Pourquoi ce
Roma, 1S60. — ' Acta Pétri, édit. Lipsius, 1891, p. 83. — ! I6irf.,p. 163. — •• Édit. Lipsius, Lipsiœ, 1801, n. 77, p. 211. — • Grégoire de Tours, De gloria martyrum, c. xxvu, édit. Arndt, p. 503. — "Liber pontificalis, t. i, p. 465. — » P. / ., t. Lxxvm, col. 1040. — '« Panciroli, Tesori nascosti di Roma, Roma, 1625, p. 104 ; Corpus inscriptionum latinarum, t. vi, p. 1663; Ms. Vatic. lat., <2«5, p. 213.
loin M i H RETIEN
vocable de- Saint-Laurent, on l'ignore et toutes les conjectures sont vagues '. Le portique romain conserve ses dix colonnes magnifiques en marbre cipollin. En 1876, des fouilles dégagèrent le bas des colonnes qui était enseveli, et fit découvrir près du socle des repré sentations païennes et des symboles chrétiens, notamment deux monogrammes du Christ qui sont di tailles graffiti traces dans la pierre tendre avec une pointe de fer. A en juger par leur forme, ces monogrammes doivent appartenir à la fin du iv« ou au début du ve siècle. Un chrétien zélé aura voulu sans doute sanctifier la demeure des démons '. Nous avons déjà fait connaître un graffite qui représente probablement une chrétienne livrée aux bêtes pendant que le fauve la dédaigne pour vider sa rancune contre le bestiarius (voir Dictionn., t. i, col. -160, fig. 92).
XII. Saint-Hadrii s. Cette église est installée dans l'ancienne salle des séances du Sénat, la Curiti Iloslilia * rebâtie par Dioctétien et dont les murs subsistent encore, sauf a l'endroit où cm a élevé une abside. Honorius I" (625-638), la dédia au martyr Hadrien et dut sans doute la diviser en trois mis par une double rangée de colonnes. Un simple portique couvert
Vers la fin de son pontificat, Hadrien I" la restaura; le temple de la Concorde menaçait ruine et il eut écrasé l'église chrétienne en s'écroulant. L'église se trouvait donc située entre le Capitolc et le Forum ; l'Itinéraire d'Einsiedeln la mentionne près du Capitule et de Yumbilicus Romœ, situé derrière les : gauche de l'arc de Septime-Sévère. On arc trouve sur ce point une inscription dédiée à la déesse Concorde, et, sur le seuil de la porte, on voit encore grave le symbole de la Concorde, le caducée. On voulait l'église en détruisant le temple qui la menaçait, on s'y prit mal, le temple s'écroula sur l'église. Hadi la reconstruisit; elle a été nivelée au xvi« sièi 1530, pour donner passage a l'entrée triomphale de l'empereur Charles-Quint,