FOURRURE
graphie chrétienne ne nous fait connaître que de rares foulons ' (fig. 4615) :
IOYCTOY TNA* COC IAKU) KYMINA AIACAACO J0^
'Ioùcttou yvaç>^(oo)ç, i'jloû] 'Iaxtijëou], Kuu-tvâ. Atà aaXa)[|jiJ.
Justos le foulon, fils de Jacob de Cymina (?) En paix.
Cette épitaphe provient de la nécropole de Jafîa. Dalle rectangulaire en marbre noir veiné de blanc 0 m. 295 long, sur 0 m. 195 larg., hauteur des lettres 0 m. 025.
De ce monument nous rapprocherons une inscription trouvée à Rome il y a peu d'années et qui fait mention d'un titulus encore inconnu et qui a pu s'appe-
ciel ouvert, on trouva au premier niveau l'escalier rompu d'un côté qui donnait accès à une petite région cimetériale qui a gardé la plupart de ces loculi intacts, mais qui sont d'époque tardive. Sur la chaux fermant un de ces loculi, on lit ce graffitte: IOYCTIA NOC. et au centre une croix grecque. Les épitaphes étaient souvent tracées en grandes lettres rouges entre un loculus et le loculus suivant. On a lu entre autre celle-ci3 :
LOCVS IOSIMI FVLLOLONIS
• FOURRURE. - Les Romains faisaient peu usage de la fourrure, mais les gens de la campagne employaient les peaux de leurs bêtes pour se réchauffer. Columelle recommande pour les esclaves ruraux, des fourrures à manches, pelles manicatœ. Sous l'Empire, la mode se mit aux fourrures ajustées : pelles indu-
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SAERER1S
4616. — Ép taphe de la corporation des foulons. D'après Rômische Quartalschrift, 1908, t. xxn, pi. 2.
1er litulus Fullonis ou de Fullonicse. Tout ce qu'on sait par les documents d'époque postérieure, — cette inscription paraît du ive siècle — c'est qu'il a existé une fullonica près de la via Merulana. Le texte n'offre pas de difficultés et la pierre, brisée en deux parties et d'une belle paléographie 2 (fig. 4616). Dileclissimo. marito. anime dulcissime Alexio. leclori. de Fullonices qui vixit mccum.ann AT junclus.mihi
[ann. ZTÏ] virgo ad virgine. cuius numquam amuritudinem. habui cesque. in pace cunt sanclis. cum quos. mereris dep. vin. x kal. janu.
La pierre mesure 1 m. 95 en longueur sur 0 m. 95 en hauteur.
Au mois "de février 1920, on fit ouvrir un grand escalier près du mausolé de sainte Hélène et conduisant au deuxième niveau de la catacombe des Saints- Pierre-et-Marcellin. Pendant la durée des travaux. outre quelques formae (voir ce mot) du cimetière à
1 H. Vincent, Noies d'épigraphie palestinienne, dans Revue biblique, 1903, t. xji, p. 612. — ! .Vuowo bullettino di archeol. cristiana, 1905, p. 273; J. Wilpert, Beilrdge zur cliristlichen Archeeologie, dans Rômische Quarlalschri/t, 190S, t. xxn, p. 162, pi. H. — ' E. Josi, Scoperte nel cimitcro dei Santi Marceltino e Pietro sulla Vin Labicana, dans Nuovo bul-
lorise 4 et aux couvertures de peau garnies de poils. L'édit de Dioclétien énumère les peaux de bœufs, de chèvres, de moutons, d'agneaux, de chevreuils, de mouflons, de cerfs, de martre, de castors, d'ours, de loups, de renards, de léopards, d'hyènes, de lions et de phoques s. Au Ve siècle, les invasions germaniques introduisent les rhénanes, les maslrucœ, les sisyrse, véritables robes de fourrure interdites à Rome dès 416 6, mais costumes usuels des gens du moyen âge '. Sur quelques fresques des catacombes, représentant de riches romaines, on a eu peut-être l'intention de figurer la fourrure 8, mais c'était comme ornement. Il n'est pas douteux que les petits pâtres qui ont servi de modèle au type du bon Pasteur ne fussent couverts de pèlerines fourrées.
Les moines portaient un vêtement de fourrure appelé communément melole, fourrure très simple, non apprêtée, généralement une toison de chèvre. Saint Jérôme, dans la préface a la règle de saint Pakhôme,
lettino di archeologia cristiana, 1920, p. 87. — 'Paul, Sentent., III, v., 79; Digeste, II, xxm,3. — * Edict. Dioclet., VIII, 1-5. — 'Cad. Théodos., 1. IV, tit. x, 1. 4. — T Muratori, Anliq. liai., 1739, t. n. p. 409 sq. — " J. Wilpert, Le jiiltare délie catacombe romane, in-fol., Roma, 1903, pi. 17"i.
FOI RRUR]
FOI liCII 1. -i PPLICE DE LA]
parle de cette Caprinam quam melotem voeant; dans les Vitœ Patrum, on lit aussi : Melotem, qua- est caprinu pellîs, et dans la vie de saint Fructueux de Braga : Melotem ex caprinis peltibus indutus (Voir Mélote): enfin nous savons que saint Benoit en était revêtu.
H. Leclekcq.
FOURCHETTE. Après avoir consacré une notice aux cuillers chrétiennes dont nous avons classe un grand nombre d'exemplaires, nous ne rencontrons pour ainsi dire pas une seule fourchette. Barrufaldo t|ui, le premier, s'occupa de ce petit objet, croit que les Bomains n'en faisaient pas usage ' et ce serait la raison pour laquelle on ne trouve pas de nom latin pour le désigner, car furca, fwcula, furcilla n'ont jamais servi a un auteur latin pour designer une four-
mi , . — Fourchette.
D'après Bullettno delta commisslone arch, cornm. <li Ttoma,
1873, t. a, pi. ix.
chette de table. Les Romains mangeaient avec leurs
doigts et parfois se servaient du cochletir ou de la ligulu
dont l'extrémité étail effilée el permettait de piquer un morceau. Marquardt admet < | m- les Bomains nt connu l'usage de la fourchette que tardivement, apn-s le iv siècle, de notre ère. i. a\ius avait
'Barrufaldo, De armts convloallbus, dans Sallengre,
Thésaurus, t. m, p. 7 17 s<|. — ' Raoul-Rochette, Mémoire sur les antiquités chrétiennes des catacombes, dans Mém. de i'.\cud. dis inscrtpt., îsts, t. xm, p. 683. — ■ Pagano, l.« l.igula, p. 13. Elle est :> quatre "buts: Rich l'a reproduite
dans son Dictionnaire b "t fuêclnula. ' t lem t Est lenne,
Thés. ar. ling., 2' édlt., au mol xpedtypa. - ' A. Castellani, !ti antiche i argento, dans Bull, delta coirunl
loglca municipale dl Rama, 1873, t. u. pi. ne, p. 116t M.ir<|u.ir.it. i - . Romains, trad. V. Henry,
i. i, p. 217-218. — ' Mtttnellungen des anttq. Geschtch. m Zurich, t. xiv, .1, p. 88, pl.iv, p, 19. — : <'.b. M I Herrad min Landsperg lEbtlutn tu Hohenburg m andthrwerk HorUu Deltclarum, Stuttgart, isis. pi. iv.
bien publie une fourchette, mais Baoul-Bochette la déclara suspecte '. Arditi opéra de même et décida qu'une autre fourchette trouvée dans un tombeau de l'estum était fausse3. On sait cependant que les Grecs usaient d'un instrument appelé x.pEâypa qui rappelle notre fourchette*, et Marquardt qui en observe une sur une peinture d'Herculanum représentant des provisions de cuisine ne suppose pas qu'on puisse en faire usage.
Au mois de février 1873, on découvrit sur la piazza Morgana, au pied du Capitole, à Rome, à une profondeur d'environ deux métrés, une fourchette en argent, d'une conservation parfaite, que nous reproduisons ici \ Klle est d'un galbe très élégant et se termine en pied de biche. Particularité notable, car la fourchette publiée par Caylus se terminait de la même manière et aussi une fou; chette trouvée a Pompéi. On en pourrait mentionner quelques autres et notamment une fourchette trouvée à Yverdon (pays de Vaud), entre les Me et ix' siècle *, une fourchette figurée dans les* miniatures du manuscrit de l' llortus déliciarum, au xne siècle :. Aucun exemplaire ne porte de symboles chrétiens.
H. Leclercq.
FOURCHE (Supplice de la). Le supplice de la croix fut aboli par Constantin, au témoignage d'Aureiius Victor ■ et de Sozomène '. Godefroy '", suivi par Tillemont " et parHamel "estimequece fui en 315. En effet, un édit daté du 1er janvier 311 u porte la peine du crucifiement; tandis qu'une loi datée du 1er août 315 porte contre les esclaves la seule peine de l'exposition aux bêtes : si quiil ejusmodi reus jucril inventus... serous besliis obiciatur ". f.c début de cette loi semble également clair : Plagiarii melalli pœna cum céleris tinte coijnitis suppliciis lenebanlur, y est il dit Or nous savons que d'après le droit pénal humiliores nul in melallum danlur au! in crucem tollunlur; honesliores inperpeluumreUtgantur ';. Godefroy a cru pouvoir préciser plus et lixer la défense d'infliger le crucifiement ù une loi datée du 21 mars 315 qui interdit de marquer les esclaves au front avec un fer rouge". Quis non oidel, dit-il, eadem de causa utrumque pœnir qenus uholitum (le crucifiement et la marque) ob memoriam videlicet passionis dominical Christi cujus signum in frontibus tiun christiani notabant? Enfin, Godefroy en veine de déductions attribue cette mesure aux instances de Lactance, précepteur de César (ris pus. Tout ceci est sujet à contestation. I.a loi de Constantin qui porte la peine du crucifiement est du l"janvier 311, Volusiano et Anniana consulibus; la loi interdisant la marque est du 21 mais 315 et tout permet de croire que Lactance ne rejoignit pas CrlSpUS en Gaule avant 316 ou 317 ", Il y a plus. M. I'. Franchi fait usage de la Mathesis de Firmicus Maternus composée entre 334 et 337 ". A ceux qui naissent sous certaines constellations, il fait prévoir I esupplice de la croix : m crucem crudeliter erigitur; ■ m crucem tollunlur; m crucem toUenlur; in crucem (aciet jussu imperatoris altolli1*. Si le supplice de la croix était aboli, ces prédictions n'avaient pas le sens commun.
' Aurelius Victor. De Ceesaribus, c. i.m. 4. — 'Sozomène. Il ri. eccles., I. I. e. vin. /'. (,., t. i xvn, col. 876 ; Cassiodore, llîsi. trtparlita, 1. I. <•. i\. el ' Hlsl. eccl., I. VII,
c. xi. vi. en dépendent. ' < iodetroj . ' ommenuiril m cod. lanum, i m. p. 155, 295.- " Tillemont, Histoire - oereur , t iv, p. 164. - "Hsenel, Corpus legum, p. 192. - ■ i ■..son. I. IX, lit. \ . I. l : ci ■
.(., t. m. n. 12043 ; t. v, n. 2781. — osten.
I. IX. lit. xviii. 1. 1. — • l'a ni, Senientur, V;cf. Ph.E. Husehke, Jurlsprudeniia ante)ustlnlanc qum supersunt,