‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 228 sur 423 · V, c. vi ; cf. J. Guillema.id, Le tombeau du roi Clodomir · texte numérisé non relu

V, c. vi ; cf. J. Guillema.id, Le tombeau du roi Clodomir

à Vézeronce, dans Revue archéologique, 1872. t. xxiii, p.105;

aillemer, Épisodes de l'histoire des Burgondes, dans

Hall, de l'Aca l. delphinale, 1x7 1 ,111» série, t. x, p. 392-394;

lire de Tours <lit que les Francs soumirent tout le

tandis qu'Agalhias prétend que les Francs turent

battus ù plate couture, opinion admise par Caillenier,

op. cit., et que repoussent Guillemaud, op. cit., Jahn,

ieale der Burgundionen, t. n, p. 152 sq.,et C. Barrière-

l-'law, Hist. des arts industriels, t. I, p. ->32, qui s'en

tiennent à Grégoire de Tours. Cf. Du rôle delà Bourgogne

nitive de la Bourgogne; peut-être même la soumission des deux dernières cités remontait-elle à la guerre de 524. Nevers, dont les textes contemporains ne nous apprennent rien durant le second tiers du vie siècle, et qui était enclavé dans les possessions tant anciennes que nouvelles de Théodebert lui fut aussi très certainement attribuée. Lyon échut à Childebert. Quant à Clotaire, les documents ne faisant rien connaître au sujet de sa part des dépouilles de Godemar, le devoir du géographe historien est de présenter les hypothèses les plus probables.

« Théodebert ayant au moins les trois cités d'Autun, de Chalon et de Nevers, celles de Vienne et de Viviers lui appartenant de fait, il ne reste que huit cités bourguignonnes dont la possession puisse être assignée à ses oncles, les deux adversaires de Godemar en 532. Les pays soumis à la domination de ces deux princes avant le partage de la Bourgogne ne confinant en aucune façon à ce royaume, il est probable qu'on se borna à donner à Childebert et à Clotaire un lot composé de cités touchant les unes aux autres, sans s'inquiéter de la distance, plus ou moins grande, qui les séparait de leurs domaines de France et d'Aquitaine. Lyon, avons-nous dit, fit partie du lot de Childebert; c'est donc probablement à ce prince qu'échurent les cités de Mâcon, de Genève et de Tarentaise, tandis que les territoires de Belley, Grenoble, Valence et Die auraient formé la part de Clotaire. Nous ne donnons ce résultat que comme une simple hypothèse, mais en faisant néanmoins observer qu'il répond à la fois aux exigences provenant de la configuration géographique de chacune des circonscriptions que nous venons d'énumérer, et à l'égalité qui paraît avoir dû présider au partage de 534 ". »

XXIV. Établissement des Wisigoths en Gaule (413-507). — Vers le milieu du iv> siècle, Hermanaric régnait sur la région comprise entre l'Océan Sarmatique, le Palus Méotide et le Pont-Euxin; parmi les peuplades établies sur cet immense domaine se trouvaient les Ostrogoths cantonnés entre le Borysthène et le Tanaïs, et les Wisigoths habitant à l'ouest du Borysthène '. L'impulsion donnée par les Huns, en 376, entraîna les Wisigoths qui s'établirent sur les rives du Danube, obtinrent de l'empereur Valens une partie de la Thrace et de la Mésie et embrassèrent ï'arianisme 8. Contenus un moment par Théodose, ils s'enhardirent bien vite et pillèrent la Thessalie, l'Épire l'Achaïe.

Introduits en Italie par Alaric, gouvernés par Ataulphe, les Goths débordèrent ce pays et, en l'année 412, se montrèrent en Gaule. Une année plus tard ^413), ils s'emparent de Valence, échouent devant Marseille, mais se rendent maîtres de Narbonne 9, et probablement peu de temps après de Toulouse10 ;mais ce sont des succès sans lendemain puisque, dès 414, le patrice Constantius les contraint de sortir de la Gaule et ils se dirigent vers l'Espagne ", En 419, on retrouve les Goths en deçà des Pyrénées conduits par Wallia, successeur d'Ataulphe. Il a fallu, cette fois, leur faire de larges abandons de territoires et ce même patrice Constantius, qui les avait refoulés, leur cède, au nom

sous les Mérovingiens, dans Mémoires lus à la Soi bonne 1886, Histoire, p. 29; C. Binding, Das burgundischc-romanische Kônigreich (43-532), in-8°, Leipzig, 1868; G. Monod, dans Revue critique, 1869, p. 261-267, 278-279. — 'Hist. Francor., 1. III, c. xi. — * Cassiodore, Variarum, I. XII, epist. i. — s Bouquet, Recueil, t. n, p. 15. — 6 A. Longnon. op. cit., p. 81-72. — " Jornamiès, De origine actuq. Getarum. 1. III. — " Ibid., 1. VII. — » D. Vaissèle, Histoire générale il» Languedoc, in-Iol., Paris, 1730, t. i, p. 166. — '• Voir Hutilius Nainn liantes, Itincrarium, 1. I, vs. 495-496. — " D. Vaisséte, Histoire générale du Languedoc, in-fol., Paris, 1730, t. i, p. 199.

1 i; \ NCE. - I

Je l'empereur Honorius, l'Aquitaine depuis Toulouse jusqu'à l'Océan. Gothi, intermisso certamine quod ugebanl, prr Constantium ad Gallias revocati, sedes in Aquitanica a Tolosa usque ad Oceanum acceperunt; tel est du moins le témoignage de la Chronique d' Idace tandis que Prosper d'Aquitaine dit qu'on leuraban donna la province de Bordeaux avec quelques villes des provinces voisines : Conslantius palricius ftrmat cum W allia, data eidem ad inhabitandum Si Aquitania el quibusdam cioitatibus confinium provinciarum. Toulouse devint la capitale du nouvel État.

Entre 419 et 496, Humains et Goths d'Aquitaine ont vécu d'accord, sauf peut-être quelques nuages promptement dissipés. A partir de 45b, il n'en est plus de même. La mort de l'empereur AvitUS, survenue cette année-là, jette les Goths dans une politique nouvelle, politique de conquête. Théodoric II venait d'être mis en goût par sa victoire d'Astorga sur Hichiaire (octobre 456) et la quasi-destruction du royaume suève d'Espagne. Devenu l'arbitre de ce pays dont il n'avait plus rien a redouter, la nouvelle de la mort de son allie Avitus le ramena en Gaule '. En 462, Théodoric II acquit par trahison du comte Agrippinus, gouverneur de la Narbonnaisc, la ville de Narbonne (Agrippinus, Gallus cl cornes cl civis, .Egidio comité oiro insigni inimicus, ut Gothorum mererelur auxiliu, Xurbonam tradidit Theodorico '), dont la possession entraîna la chute de la Narbonnaisc. Nîmes résista quelques années encore, mais en 471, la domination gothique y fut implantée 3.

Après son succès en Narbonnaise, Théodoric II envoya (en 463) son frère Frédéric porter la guerre en Touraine; celui-ci se rendit maître de Chinon, y repoussa les assauts du comte Egidius et, en 464, fut vaincu et tué près d'Orléans 4. Ce revers local ne retarda que pour peu de temps la conquête wisiguthique. Dès 471, Euric, successeur de Théodoric II, était maître de la vallée de l'Adour 5; l'année suivante, 172, Euric elait maître des villes du Gévaudan, d'Albi, de Rodez, de Cahors et de Limoges, peut-être même du Velay, en sorte que Bourges et Clermont, dans la Première Aquitaine demeurèrent seules au pouvoir des empereurs. Euric était arien et persécutait les catholiques, en sorte que, au témoignage de Sidoine Apollinaire : Burdegahi. Petroeorii, Ruteni, Lemnvn es, Gabalitani, Vasales, Conoénse, Auscenses, multoque juin major numerus civitalum, summis sacerdotibus ipsorum morte Iruncatis, nec utlis deinceps episcopis in défunt tnrum officia suffectis, per quod utique minorum ordinum ministeria subrogubanlur, latuni sptrilualis ruinée limitem traxit '. Non content de ces conquêtes, Euric songeait à étendre sa domination de l'Océan jusqu'au Hhône el a la Loire : Rumor est Gothos in Romanum lolum custru munisse : huic semper irruptioni nos miseri Arverni janua sunuis. Namque orfiis inimicorum hinc peculiaria /omcnlu subminislrcunus, quia, quud needum terminas suu\ ab Oceano m Rhodanum Ligeris limitaverunl, solam, sub ope Christi, moram de nostra tantumobice patiunlur '. Les années 17:; et probable ment 471 furent consacrées a la conqui te de Bourges et du lierry, de la Touraine; l'Auvergne offrit une rruse résistance, mais l'empereur Nepos la livra

en 17.':, a,. un- absolu sur tOUS ses Étals".

Euric liait venu a boul de son dessein el s. m royaume était borné au nord el ■> l'est par la Loire, a l'ouest

par l'Océan et au sud par la Mediterr.

1 II. Lecl.r. i|. L'Espagne chrétienne, ln-12, pans, i .,

Idace, Cluronlcon. -- ■ Sidoine Apollinaire,

la:, L r, i-pist. ix ; Carmtna, c. \\iv, /'. /.., t. i vin.

col. 4fi2. — ' Voir les Chrontquei d' Idace et de Marins

d'Avenchea. ' Sidoine Apollinaire, Bptstolœ.l. il. eplst. i,

/'. / t. i.viii, col. 171. 'Sidoine Apollinaire, Eptstohe,

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