‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 229 sur 423 · I. VII, epllt. v. /'. /... I. i mii ■ Si. loin,- \p.,l · texte numérisé non relu

I. VII, epllt. v. /'. /... I. i mii ■ Si. loin,- \p.,l

Apres la mort de l'empereur Nepos ( 180), Euric passa le Rhône, s'empara d'Arles et de Marseille ', battit les Bourguignons, soumit le pa entre

la Durance, la mer et les Alpes Maritimes et lil ratifier onquêtes pai Odoacre, roi des Hérules, régnant en Italie. En 18 I, Euric mourut el eut pour successeur Alaric. Trois quarts des années de ce siècle avaient été employées à poursuivre le plan de conquête des Goths et on pouvait le croire réalisé pour longtemps.

Leur pouvoir était fortement établi, néanmoins il offrait un indice auquel on pouvait entrevoir des revers futurs et même prochains. Partout les Goths, portaient la persécution avec eux et les populations catholiques de la Gaule appelaient de tous leurs vœux les libérateurs assez forts pour les délil rer de ces ariens persécuteurs.

Les indications éparses dans les écrits de Grégoire de Tours ajoutent quelques traits a ceux que nous connaissons sur la condition du cierge catholique dans le royaume wisigoth.

Alaric possédait a Narbonne un palais d'où, pour apercevoir plus commodément la plaine de la l.ivière il lit abaisser le faite de l'église métropolitaine l0. La persécution d'Euric est mentionnée par Gn goire "et nous apprenons aussi que l'évêque de Tours Volusien et son successeur Verus furent exilés par Alaric ,:.

Un document conciliaire, le concile d'Agde, tenu en l'année 506, c'est-à-dire dans l'année qui précéda la chute du royaume wisigoth, nous donne d'importantes indications sur les noms et les sièges des êvêques gaulois du royaume d' Alaric. Nous avons déjà parlé de ce concile (voir Diclionn., au mot Agds, el Histoire des conciles "), au point de vue de la discipline liturgique et des institutions canoniques, ici nous devons nous borner à quelques indications strictement historiques. Trente-quatre évêques oui répondu a la convocation, et vingt-quatre d'entre eux sont venus à Agde, les dix autres s'y sont l'ait représenter pal prêtres ou des diacres.

Le concile d'Agde nous montre l'extension pr: le royaume wisigoth à la veille de sa disparition II s'étend, en effet, sur huit des provinces romaines de la Gaule qui sont : Première et Seconde Aquitaine, Novempopulanie, Première Narbonnaise (celles-ci entièrement soumises), Troisième Lyonnaise, Viennoise. Seconde Narbonnaise et Alpes .Maritimes. Dans la Première Aquitaine, sept evèques sont pri

i Agde, ceux de Bourges, d'Auvergne (Clermont), de Rodez, d'Albi. de Cahors, de Limoges », de Gévaudan; l'évêque de Velay manque.- Dans la Seconde Aquitaine les évêques de Bordeaux et de Périgueux;

si ceux d'AngOUlême et de Poitiers sont absents, nous savons par ailleurs que ces villes appartenaient aux

GothS; il en des ail être de même pour Agcll, enclavée entre des possessions incontestablement WÏSigOthiques,

et pour Saintes, limitrophe de Bordeaux, Périgueux, Angouléme el Poitiers toutes cites wisigothiqu

Les douze cités de la \o\ cmpopulanie sont i

i mu de la ■■ U ita B latium sur l'identification de laquelle on n'est pas Bxé. Six évêques sur sept prélats appartenant à la Première Narbonsont représentés, Béziers seule exceptée, par suite sans doute d'une \ quatre

provinces, le royaume wisl >tait encore

les deux villes éplsi opales de Tours et de Viviers. I lans le pays voisin de la Durance el des V.lpes Maritimes,

llnalre, I. VII, epist. r, f. i... i. i vm,

> Vaisaètc, op. cit., 1. 1. p. 223. ' Valseitc, op cit., t i.

p. 220-230. 'Grégoire de Tours, lie glorla marlgrum,

.-. \. u. — " Htst. Francor., i. m. r.

Francor., I. II. r. xxu; I. X, c.xxxi

Hlsl. des conciles, m s . Puis. 1908, i. ri, part

1002. ' Ce serait celui qu

FRANCE. -- I

plusieurs évèques se sont rendus au concile, ceux d'Avignon, d'Arles, de Digne, de Senez, de Fréjus et d'Antibes. « L'énoncé de ces noms, dit justement A. Longnon, suffît à prouver que d'autres cités de la Provence devaient aussi appartenir à Alaric. En effet, si les cités de Digne, de Senez, de Fréjus et d'Antibes confinent l'une à l'autre, elles sont séparées des cités d'Arles et d'Avignon, conséquemment du corps du royaume par le diocèse d'Aix, c'est-à-dire par une bande de territoire de soixante kilomètres de large. Aix devait donc obéir aux Goths en 506, car on ne peut admettre l'existence d'une enclave wisigothique aux environs des Alpes et, dans cette hypothèse, il faut aussi accorder aux Wisigoths la cité de Marseille que Jordanès nous dit avoir été conquise par Euric vers 480 et qui faisait cependant partie du royaume bourguignon en 499 '. »

En 517, au concile d'Epaone, les villes extrêmes du royaume bourguignon, au midi, sont Avignon, Cavaillon, Apt, Sisteron, Gap et Embrun dont les territoires confinent aux diocèses d'Arles, d'Aix, de Riez, de Digne, de Senez, de Glaudève, de Nice qui, on l'a vu, font partie du royaume wisigothique. On serait alors amené à considérer la Durance comme servant de limite aux deux nations, vers Gap et Embrun jusqu'aux montagnes qui séparent les territoires de ces villes des territoires wisigoths. Cependant comme on rencontre à Agde en 506 l'évèque d'Avignon et qu'on le rencontre de nouveau à Epaone en 517, on en induit que, dans l'intervalle, cette ville a passé des mains des Goths dans celles des Bourguignons. La solution de ce problème pourrait être celle-ci : « La Durance (Hait un rempart pour les Bourguignons, mais elle devait être également considérée comme une ligne défensive pour la domination des Wisigoths en Provence: un moment, vers 499, les Bourguignons s'étaient étendus au sud de cette rivière en occupant Arles et Marseille, précédemment soumises aux Goths, mais ces villes n'avaient pas tardé à retourner à leurs anciens maîtres que le concile d'Agde (506) nous montre en possession du pays situé sur la rive gauche de la Durance. Or le territoire de la cité d'Avignon s'étendait sur l'une et l'autre rive de ce cours d'eau, de sorte que l'évèque, tout en résidant au chef-lieu de la cité, à droite de la Durance, n'en devait pas moins l'obéissance au roi Alaric. Il suffît de jeter un coup d'œil sur la carte des anciennes cités de la Gaule, pour s'assurer que cette explication offre une certaine vraisemblance a. »

XXV. Les Wisigoths dans la Gaule a partir du vi° siècle — En 507, la victoire de Çlovis à Vouillé mit le royaume wisigothique a deux doigts de la ruine. Le vainqueur conquit tout le pays jusqu'aux Pyrénées, s'empara de Toulouse, capitale du royaume, et se saisit du même coup des trésors d' Alaric ». Ce prince ayant péri et ne laissant d'héritier légitime qu'un enfant en bas-âge, auquel on préféra un bâtard du défunt; ce fut Gésalic, élu mi de Narbonne, qui fut impuissant à rétablir les affaires de sa nation et assista à la promenade triomphale d'une armée lranque qui s'emparait presque sans coup férir du Quercy, du Rouergue, de l'Albigeois et de l'Auvergne jusqu'aux frontières du royaume burgonde '. La domination gothique était alors réduite a la Narbonnaise Première (sans Toulouse) et à la partie du royaume de Provence située au sud de la Durance.

Le pouvoir de Gésalic était non seulement fort

1 A. Longnon, (n'ngrupliie de la Gaule au Vl'sitcle, 187S, p. 49. — ■ Ibid., p. 51. — "Grégoire de Tours, Hist. Francor., 1. III, c. xx.wii. — ' Ibid., 1. Ii, c. xxxvui. — s Bouquet, Recueil des Msi. de la Gaule, t. h, p. 11, p. 701». — * Cassiodore, Varia-, 1. IV, epist. xvn, dans Vaissète, op. cil., t. i, p. 250. — ' Ibid., t. i, p 250. — » Procope, De belle

réduit, mais encore contesté. Les Burgondes, mis en goût par les déboires de leur voisin, vinrent l'assiéger dans Narbonne qu'ils prirent et pillèrent. Gésalic semblait perdu, mais à ce moment même, les Burgondes, en regagnant leur pays, subissaient, au passage du Rhône une grosse défaite infligée à leur armée par le duc Ibbas, commandant les Ostrogoths d'Italie5. Cette intervention était provoquée non par le désir de sauver Gésalic, mais par le dessein de l'accabler. Les Ostrogoths, soutenant la cause du jeune Amalaric, fils dépossédé d' Alaric, voulaient le rétablir à Narbonne et ils y parvinrent. Ibbas s'en empara 6 ainsi que de la Narbonnaise, mais ne put reprendre Toulouse. Entre temps, Gésalic avait conclu un accord avec Clovis 7, à qui il abandonnait ses possessions dans la Gaule, avec l'espoir de se maintenir en Espagne, grâce à l'appui de Clovis, contre les attaques des Ostrogoths partisans d'Amalaric. Clovis, à la nouvelle de la défaite des Burgondes devant le Rhône, leva le siège de Carcassonne 8 et regagna le royaume franc, enlevant sur sa route la ville d'Angoulème '.

La trouée de Narbonne permettant aux Ostrogoths de poursuivre Gésalic jusqu'en Espagne, ils ne s'embarrassèrent pas de reconquérir les provinces récemment conquises par les Francs, mais, poussant leur pointe, ils poursuivirent Gésalic qui prit le parti de fuir jusqu'en Afrique 10, tandis que le duc Ibbas soumettait l'Espagne. Cependant Gésalic revenait, pour se faire battre, il est vrai, près de Barcelone (511) et Clovis faisait attaquer les Goths dans Arles. Les Ostrogoths se contentèrent de la Narbonnaise, seul vestige de l'ancien royaume wisigothique que Théodoric le .Grand légua à son pupille Amalaric en 526, résidant à Narbonne.

Le premier usage qu'Amalaric fit de son pouvoir fut de conclure un traité avec le nouveau roi des Ostrogoths d'Italie. Athalaric, traité qui lui abandonnait la Provence et donnait le Rhône pour limite aux deux royaumes gothiques ". Cela fait, Amalaric épousa Clotilde, princesse franque, sœur de Childebert, à l'égard de laquelle il se conduisit de telle façon que Childebert entra en campagne et battit devant Narbonne le roi wisigoth qui périt peu de temps après (531) la. Le vainqueur se tint pour satisfait d'avoir pillé Narbonne; il ne paraît avoir rien tenté pour soumettre à sa domination l'ancien royaume wisigothique qui reçoit couramment chez les auteurs du vie siècle le nom de Septimanie. En 533, Théodebcrt, fils du roi d'Austrasie, attaqua les Goths de Septimanie et s'empara de Lodève, de Béziers, peut-être aussi d'Arles — mais cette dernière conquête, fut de peu de durée. Peut-être à cette expédition doit être rapportée la prise d'Alais et du diocèse d'Uzès par les Francs, comme aussi l'occupation de Carcassonne qui fut vers ce temps élevée au rang de ville épiscopale.

Après cette expédition de 533-534, le royaume wisigoth retrouva enfin la paix. Le successeur d'Amalaric, Theudis, avait transporté sa capitale de Narbonne à Barcelone, il mourut en 554 ; après lui Athanagild, en 567. On ne put s'entendre au sujet de sa succession, enfin, après un interrègne de cinq mois. Liuva, gouverneur de la Septimanie en fut élu roi. Il résida à Narbonne, associa à la couronne son frère Leovigild à qui il abandonna l'Espagne ". Liuva mourut en 572 et Leovigild réunit de nouveau la Narbonnaise à l'Espagne; il semble même qu'il reprit alors Lodève que Théodebert avait enlevé en 533 ".

gothica, 1. I, c. xiï. ■ — 9 Grégoire de Tours, Hist. Francor., 1. II, c. xxxvu. — 10 Bouquet, op. cit., t. n, p. 702. — " Procope, De bello gothico,\. I, c. xm. — "Hist. Francor., 1. III, c, i, x ; Bouquet, op. cit., t. n, p. 702. — "Bouquet. /(<• ueil, t. il, p. 703. — ■ " Vaissète, Hist. générale du Languedoc, 1. 1, p. 283.

FRANCE. — II

Jusqu'en 5S5, la Septimanie vécut en paix. A cette date le supplice du prince Herménégild p-ovoqua une iition du roi d'Austrasie Gontran, suivie d'une deuxième expédition en 589. Nonobstant ces efforts, la Septimanie demeurait entière. Un document de l'année 589, le concile tenu à Tolède le 8 mai, suivi d'un synode provincial des évèques de la Narbonnaise a la tin de cette même année, nous apprennent qu'.à cette date les Wisigoths dominaient encore à Nîmes, Maguelonnc. Lodève, Agde, Béziers, N'arbonne, Carcassonne et Elnc. Les limites de la Septimanie n'avaient pas varié lorsqu'en 680, le roi Wamba lit publier un statut fixant les bornes de chaque diocèse. Ce document divise le royaume des Wisigoths eu six provinces, parmi lesquelles la Narbonnaise '. Ce document, dont A. Longnon parait faire le apocryphe -. On y trouve d'ailleurs la mention des evèchés . iers, Agde, Maguelonne, Nîmi Cartonne et Elne.

XXVI. Lis < isinoGOTiis dans la Gaule, au vi>- SIÈCLE. — On a vu qu'après la bataille de Vouillé . et la mort d'Alaric II, son lils Amalaric fut eearte de sa succession; il trouva un défenseur dans son aïeul et tuteur, Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, que Grégoire de Tours qualifie régulièrement du titre de roi d'Italie». En 508, Théodoric. envoya en Gaule le duc Ibbas et ses succès valurent à Amalaric la possession de s, m royaume sous la tutelle de Théodoric qui conserva le gouvernement réel jusqu'à sa mort (526). A cette date. Amalaric exerça le pouvoir et abandonna à son cousin Athalaric, lils de Théodoric, les possessions des Wisigoths situées sur la rive gauche du Rhône. Ce sont ces possessions qu'il s'agit de déterminer ici.

Nous utiliserons les souscriptions des évèques présents aux conciles d'Arles (524), de Carpentras (527) et d'Orange (529). A ces conciles assistaient dix-huit, seize et un absent, et quatorze évèques: il ressort de ces chiffres que les Goths qui, en 507, ne possédaient que le pays situé au sud de la Durance et comptant au plus douze cités avaient dû étendre, au cours des vingt-deux années suivantes, leur autorité sur six es de plus. Les prélats qui siégèrent aux trois conciles provençaux n'indiquent pas le nom de leur siège. Cependant il est possible d'identifier plusieurs d'entre eux grâce aux souscriptions des conciles d'Agde (506), d'Epaone (517) et d'Orléans (541 et 549). C'est ainsi qu'on peul constater l'annexion d'Avignon, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Vaison, Carpenlillon, Api. Gap et Embrun au royaume ostrogothique; l'examen de la carte impose d'j ajout er

Sisteron. Nous savons a peu près la dati laquelle ces villes furent annexées. En 517, dix d'entre elles étaient représentée-, au concile d'Epaone, or une lettre de Cassiodore nous apprend que le roi Athalaric conféra la dignité de patrici néral Tulum qui,

envoyé en Gaule en 523 sut donner une nouvelle provmee à la République Romaine sans courir les chances de la guerre : Mitiilur igilur (Tulum) Franco et linr- '/undio deccrtanlilnis. rursua ml (, allias lurndas, ne

quid adoersa maïuu pressumeret, quod noster txcrcUus impensis Ittburibits l'indicusset. Adquisioit Rcipubllcœ H-inuinœ, aliis contendentibus, absque ulla faligatione, provinciam; cl /a<lum est quietum commodum :n, ubi non hubuimus bellica conlenlione pericu- 1 uni *.

Au début du règne d' Athalaric, ce prince a donc

'Bouquet, Recueil, t. n, p. 71'J. - aon, op. cit.,

p. 58; If. Leclercq, L'Espagne chrétienne, 1908, p. 342. — 1 /dit. Franeor.,1. Ill.e.v.c. xxx-.Dcglnriamartiinim.c.xt.

m r);c i.wwu. M .as,a„ loi ,-, V arlarum, I. VIII, epist. X,

Bouquet, Recueil, t. iv, p. 11. - ' Jordanès, Di rebut i. •- et De temponim luccessionc. • 'Pro-

exercé la souveraineté sur vingt-deux villes de la Gaule qui sont :

Province d'Arles : Trois-Châteaux, Vaison, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Arles, Marseille, Toulon.

Province (FAix : Gap, Sisteron, Apt, Aix, Riez, Fréjus, Antibes.

Province n'Embrun : Embrun, Digne, Senez, Glandève, Cimiez et Nice, Vence.

Le chroniqueur Jordanès 5 parait faire erreur lorsqu'il rapporte au règne d' Athalaric (526-534) un événement que l'historien Procope, mieux instruit, place sous le régne de Vjtigi 19). Celui-ci céda aux

réclamations des rois francs la partie des Gaules possédée par les Ostrogoths; il y ajouta même une somme de li 10 000 SOUS d'or a partager entre Tlu odebcrl.

i hildebert et Clotaire, lesquels prenaient de leur côté

l d'abandonner l'alliance de l'en Justinien 8. ajoute que les pays et l'argent

furent partages également. Les textes contemporains entrent dans peu de détails a ce sujet; ils nous apprennent seulement que les cités d'Aix. de Digne et de Glandéve obéirent alors à Théodebert, tandis que Chiidebert eut dans sa part Arles. Marseille et l'réjus.

ndant, grâce à ces faits, il parait possible de dire à peu près exactement quel fut le sort de vingt-deux cites qui avaient appartenu aux Goths et dont chacun des copartageants dut avoir sept au moins dans son lot. En effet, si l'on examine la carte des cités on verra que la possession d'Aix. de Digne et de Glandéve entraînait nécessairement celle des cités de Riez et de Senez, sans lesquelles ces villes auraient formé trois tronçons ci isolés les uns des autres;

nous savons donc déjà que la zone intermédiaire de la

ice dans le sens du Rhône aux Alpes échut au roi d'Austrasie, mais nous n'en avons pas la composition entière. La zone méridionale forma évidemment le lot de Childebert, puisque ce prince possédait Arles. Marseille et Fréjus ?. et que les cités comprises entre la mer et les villes que nous venons de reconnaître comme austrasienne, étaient au nombre de sept Marseille, Toulon, Fréjus, Antibes, Vence et Niée). 11 reste donc au nord de la portion austrasienne incontestée, dix cites sur lesquelles sept seulement doivent sans doute revenir à Clotaire. le plus jeune cl le moins puissant des rois francs : ne lerons

donc le lot de Théodeberl par l'adjonction des territoires d'Apt, de Cavaillon et d'Avignon, qui tout mieux corps que toute autre cité avec ce que nous savons avoir appartenu au roi d'Austrasie et nous

émettrons l'hypothèse que Clo1 ■ eul pour sa pari

les villes de Saint-Paul-Trois-Chflteaux, Orange, Carpentras. Vaison, sisteron. Gap et Embrun. Ainsi se ■ i aient justifiées les paroles de Procope sur l'égalité de chacun des trois lots que formèrent les anciennes possessions des Goths ". »

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