‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 23 sur 423 · FIDELIS — FIL0CAL1 S (FURIUS DIONYSIUS · texte numérisé non relu

FIDELIS — FIL0CAL1 S (FURIUS DIONYSIUS

omnium sanctorum luorum, hanc oblationem quam tibi indignus ofjero pro peccatis meis innumerabilibus, est veniam adipisci merear, et pro elemosinaris nostris et pro his quoque qui mihi eonsanguinilate uel fantiliaritate vincti habentur, et pro cunctis sanclœ Dei ecclesiœ ftdelibus, seu etiam pro fidelibus de/unctis qui in libello memorialis mei scripti memorantur, et pro omnibus in Christo quiescenlibus, queesumus. Domine, est omnibus nobis prosit ad indulgenliam. Per,

Nous lisons de ces listes de fidèles sur plusieurs manuscrits liturgiques.

Bibl. (olim impériale) de Vienne, ms. 1S15 (Theol. 149)(deReichcnau); noms de fidèles sur le calendrier '.

Bibl. nat. Paris, lat. 816 (d'Angoulème), fol. 117 v»: Balsmondus sacerdos, fol. 158 v» : Missa pro drvotoel en marge : Acsindus laicus, Xonia, Otberto, Otberto sacerdote, Frolario lalco, Indigo laïco, Gonrredo.

Sém.d'Autun (voir ce mot).ms. 19 bis (de Marmoutier), fol. 9 v" : Ansiisus, Ilodulfus, fol. 11 : Eliradus Gotefredus, Ernerius; fol. 120, 120 v° : lîodul.; fol. 120 v : Arbaul sacerdus; fol. 121 : Irveus sacerdus; fol. 195 v° : Durandus, Stephanus, Herberlus. Ingoiurdts; fol. 200 : GCOOOPHÛVC-

Bibl. nat. lat. 2290 (Saint-Denis), fol. 1, 5 v», il, 6 v», 8, 8 v«, 127, 168 v.

Stockholm (de Sens), fol. 3 v°; fol. 30 v : Ugo, Vembardus, Frotmundus, Mili... Goz/ridus, Ozrannus monachus, Guallerius monachus peccalor, Eldesindis, Digbertus, Teodericus, Eldena, Eribertus. Ragenardus monachus peccalor.... etc.

Vatican, Ottob. 313 (de Paris), fol. 9 v», 10, 11, 109, 110. 110 v», 111, 111 v-, 112, 1S7, 187 v° : des séries de noms de fidèles associés aux prières de l'Église de Paris, Voir L. Delisle, Mémoire sur d'anciens sacramenlaires, dans Mémoires de l'Acad. dey inscriptions, 1886, t. xxxn,3 p. :s7l-.s,x. el a la table dudit Mémoire, p. lus. au mol fidèles.

H. Leclebcq.

FIGUIER STÉRILE. La scène du figuier desséché est une de celles que les artistes chrétiens ont presque systématiquement écartées de U-ur répertoire; mi ne doit donc pas être surpris de la voir traitée sur une des miniatures de l'évangéliairc de Sinope que nous avons déjà décrit a l'occasion de la guérison des aveugles (voir ce mol, t. i, col. 3233, pi. i 156),

La composition esl réduite à ses éléments indispensables. I.e Christ debout s'avance vers le I il tient dans la main gauche un rouleau blain i étend la main droite, les deux premiers doigts al lu m es, en tace du figuier, donl on voit les feuilles se dessécher. Derrière le Christ, un disciple imberbe, vêtu d'un ample manteau blanc, drapé a l'antique, manifeste sa surprise. A l'écart el pour figurer sans doute, qu'elle se trouve fort loin, une ville aux murailles crénelées, sans doute Jérusalem, derrière les murailles on aperçoit deux édifices a toits recouverts île tuiles rouges et au milieu un petit édifice circulain des colonnes supportant un dôme bleu.

C'est le commentaire du texte de saint Mathieu. xxj, 18-20 : ■ Le malin, comme il retournait a la ville (de Jérusalem), Jésus eut faim, el voyant un licuier sur le chemin, il y alla: mais il n'y trouva que des Feuilles, et il lui dit : Qu'il ne naisse a jamais aucun fruit de toi: «et aussitôt le figuier sécha. Les disciples voyant cela s'étonnèrent et dirent : Comment

est-ce que ce figuier est dc\ i un sec a l'instant

1 M. Gerbert, Monumenla veterlt liturgies aUmannicee, part. I.p. 482-402. — Ml. Onii.nt. Peintura d'un manuscrit giec de Véoangtle '!>• Saint Matthieu, copié <n onctales <i'<>r sur parchemin pourprr, tt ri-mnnunt (ic</i/is [mur lu Bibliothèque nationale, dans 1-nndation Piot. Monumenla el un ■ motrts, t. vu 1 1900), [. 184-185, pi- six. ' Millin. i ■.»'"/•

A gauche, le prophète Habacuc, la barbe et les cheveux embroussaillés, avec ces mots tirés de son livre, m. 17 : Aioti aux?) où xap7ro<popir,a:'.. Car le ti^uicr ne portera pas de fruits. •

A droite, Daniel, coiffé d'un bonnet bleu, bordé d'un bandeau perlé, et un bandeau semblable au milieu de la coiffure: pour vêtement une pèlerine bleu brodée d'or, fixée sous le menton par une agrafe ornée de perles. Il tient ces mots de son livre, IV, 10-11: Kai ÎSoù etp, xai ayioç à7r'oùpavoô xaxé6i). xai £<j>â>VT]aev èv ia/'J£i. [xai oôtcoç elnsv.] 'Exx6i)iaTai -rô SévSpov, xai èx-rtXaTE tooç xXà&ouç aÙToG. [xai èxTivàÇaTE Ta çoXXa aù-roû, xai 8iaoxopr:ioaTe t6v xapTCOv aÛTOû (sic,/. « Alors celui qui veille el qui est

saint, descendit du ciel, et cria d'une voix forte « [et dit ainsi] : « Abattez l'arbre par le pied, coupez- « en les branches [faites-en tomber les feuilles, et « dispersez-en les fruits] *. »

Sur un sarcophage servant de fonts baptismaux dans l'église de Saint-Trophime, a Arles, la face

lias. — Jésus maudissant le figuier stérile. D'après Le Blanl, Sarcophages d'Arles, pi. \xvi.

latérale gauche représente Caïn ci \i ci offrant un sacrifice à Dieu, assis sur un rocher. Le Cl iris 1 debout, tenant une baguette, lève la main et parle en i dant un arbre: bien que celui ci semble être un olivier, il s'agit selon toute apparence du stérile, mentionné par les évangélistes (Matth., xxi, 19-2(C Marc. XI, 13-14.) (fl

FILIOLA. (Voir Mozarabi . Liturgie.)

FILOCALUS (FURIUS DIONYSIUS). Dans

le catalogue des laplcides, des copistes, îles miniaturistes, etc. ce personnage a droit a un rann dis i . a raison de son talent, de ses ouvrages cl de sou antiquité, sur sa pei onm non, ne savons rien

que "ii nom et rr mini m- 1:1. a failli dlsp

musée du Vatican possédait depuis Ion I trois

uts tirés du pavement de San Martino al

artanenti du midi ./. lu France, i. in, i pi. i.xi.n. I ; Eitrangln, Description de lu vllli d'Aria \ Ch. Cahier, Nouveaux mêlant

m, p. st. '.M . I Le Bla

i antiques d, i„ ni/.- ./ .1/-;.' . m i . i pl. xxvi, n. 1, p. i .;

FILOCALUS (FURIUS DIONYSIUS)

Monti; sur le plus grand des trois on lisait dans le sens vertical cette signature (t. iv, col. 163, fig. 3551):

CRIBSIT FVRIVS DION

C'était sans doute assez peu de chose, mais c'était assez pour identifier le personnage avec un calligraphe dont le nom se lisait tout entier sur les oreillons du cartouche qui orne le frontispice du calendrier appelé couramment Chronographe de 3Ô4 ou férial fllocalien. C'est un calendrier illustré pour l'année 354, sur lequel on lit (t. u, col. 1587, fig. 1862) :

FV FILO

RIVS CALVS

DIONI TITV

SIVS LAVIT

Enfin, en 1856, J.-B. de Rossi retrouva au cimetière de Calliste, dans la crypte du pape Eusèbe, l'inscription de ce pape composée par son successeur Damase (t. n, col. 1749, fig. 1951). Damase (voir ce nom), se plai-

maigre et étirée, avec l'inscription originale dont quelques vestiges ont été retrouvés (voir fig. 1951 et figure ci-contre 4459). Sur le poème, consacré au pape Eusèbe, le calligraphe avait signé son œuvre Il est tout à fait vraisemblable que les deux fautes qui déparent cette inscription sont imputables au lapicide du vie siècle. Il fallait lire probablement sur le titre original :

Dumasi papse cullor alque amator.

J.-B. De Rossi a conjecturé qu'il pouvait se trouver ces mots : Damasi sui papœ, mais un fragment de l'original retrouvé depuis oblige d'écarter celte conjecture puisqu'on lit (fig. 3555) :

P A Quant au type calligraphique fllocalien nous l'avons déjà si souvent figuré dans le Dictionnaire qu'il

JP A E

DAMÂS^SraSGGPVSFEClT

HERACO VSVTffVïïTii AB S G S JFE G G A il A B OLIETEUE

SŒJDïïTlOCAlElDIESIBE .'... gg ■iffiînSÇOlSLDIAUlES Œ XTlEJç|fMIPA®lfirEEIP' '^S^ISaiTIffliETImANMl 1 MITE (^R^VMLEECToRS'K^miETlFOlElDIHRAIFACïïS

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