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Inscriptiun du pape Damase. D'après De Rossi, Komn sotleranea, t. n, pi. 3, fig. 1.
sait à orner de ses compositions métriques les lombes des martyrs, et se trouvait assez satisfait de ses ouvrages pour les faire lire par le public sur de grandes plaques de marbre, gravés par les soins d'un calligraphe qui n'était autre que Furius Dionysius Filocalus, un admirateur et un ami. Ces inscriptions papales lui semblaient si précieuses, que ce digne calligraphe avait composé un alphabet d'un type nouveau, dont on peut penser ce qu'on voudra, qui sans doute n'a pas la correction impeccable et un peu froide du type augustal, mais n'en est pas moins artistique et qui, surtout au point de vue archéologique, marque une date. Soit que ce type, élégant malgré sa lourdeur voulue, ait plu assez peu, soit rivalité d'ateliers ou difficulté d'exécution, il ne paraît pas avoir obtenu la vogue. Peut-être aussi, pensa-t-on qu'il était préférable de ne pas l'employer en dehors des monuments damasiens qu'il avait, en quelque sorte, consacrés. Aussi voyons-nous (pie lors des réfections faites sous Sixte Ili et plus tard des tombes violées dans les catacombes par les barbares assiégeant Rome, on prit soin de refaire les inscriptions filocaliennes en conservant le type original, mais sans pouvoir parvenir à la même maîtrise de ciseau. Il sullit pour s'en convaincre de comparer l'inscription refaite.
semble superflu d'y revenir, on peut se reporter aux fig. 3550 et 3555 '. Les extrémités droites se terminent toujours par une ligne courbe. Le caractère est gravé profondément. Il y a partout la même proportion entre la largeur et la hauteur. La lettre M a les jambages droits. Dans la lettre R la ligne oblique est détachée de la verticale.
Après le grand désastre subi par les archives de l'Église romaine, du fait de la destruction ordonnée par Dioclétien, et lorsque la paix de 314 permit de songer à reconstituer ce trésor dévasté, les papes Silvestre, Miltiade, Marc durent s'y employer, comme ils s'employaient à relever les ruines matérielles de la dernière persécution. Ce fut vers ce temps qu'on vit paraître un tout petit livre, bien modeste et bien précieux, un almanach à l'usage des fidèles de Rome. 11 est probable qu'il ne serait pas arrivé jusqu'à nous si un calligraphe ne s'était mis en tête d'en donner une édition de luxe : ce calligraphe dont nous avons déjà fait connaître l'œuvre précieuse (voir Chronographe, t. n. col. 1586, fig 1862, t. m, col. 1555. fig. 2910-2912 s'appelait Furius Dionysius Filo-
1 Carini, Evigrafia e palcografïa del papa Damaso, in-12, Roma, 1887.
FILOCALUS (FURIUS DIONYSIUS)
calus (voir ce dernier mot) et lança son édition illustrée en l'an 354 sous le pontificat du pape Libère. Ces almanachs ou calendriers ont pris et gardé aussi le non» de leur premier éditeur, le P. Boucher, qui les fit connaître au xvn" siècle, dans son ouvrage intitulé : De doctrina temporum, publié a Anvers, en 1634. L'original de Filocalus est perdu, mais on en peut juger par la belle copie conservée a la Bibliothèque [jadis impériale] de Vienne. On a m fois désigné les documents qu'il contient sous le nom •de cutalogus bucherianus. Filocalus, en son temps, n'avait tait que rafraîchir et mettre à jours des listes publiées pour la première fois en 33G, ce qui explique pourquoi on donne à ce même ensemble les noms de Chronographe d. 336 ou encore Chronographe de 3S4. La publication de Boucher comprend une table pascale i partir de l'an • une durée d'un siècle,
et un catalogue des préfets de Home ex temporibus Gallieni jusqu'en 354, enfin un célèbre catalogue des papes de Home qui s'achève sous le pontificat de Libère et lui doit son nom de catalogue Libérien. I. 'importance de ces documents pour l'histoire civile et religieuse était grande et leur rapprochement ajoutait encore à ce corpus une autorité considérable qui ne pouvait échapper a l'attention de J.-B. de Rossi, qui s'appliqua à en restituer les lacunes; en même temps que lui. Th. Mommsen s'appliquait à en procurer une édition aussi irréprochable que possible, et Rossi lui livrait toutes les notes qu'il avait recueillies dans le même but. C'est à leur collaboration qu'est dû le travail intitulé: i'eber dm Chronographen vom Jahre 354, paru en 1850, dans les Abhandlungcn der philologisch. hislorisclic Classe der Kônigl. Sàchs, Gesellschaft der Wissenscha/len, t. i, p. 549-668, cl depuis dans le Corp. inscr. lai., t. i, p. 333sq.,et dans les Monumenla Germanise In Auclores antiquissimi, t. ix. Chronica minora saec. IV, v, vi. vu, 1802, t. i, p. 71 sq. Toutefois, J.-B. de Rossi, dans ses Inscr ipliones christianœ urbis Romœ, 1861, t. i, p. i.vi, s'insurgeait contre la désignation de « Chronographe de 354 •; hoc nolui, disait-il avec quelque raison, agnomine designare. Soucieux de conserver à Filocalus l'honneur de son travail, dédié a un certain Yalentin, qui n'est pas autrement connu, il revendiquait le litre de fasli Filocaliani. Fasti majores, dit-il, a Bruto et Collaiino ad annum 3ï4 (ce sont les fastes communément désignés sous le nom de Norisiam du nom du cardinal N'oris) chalis annorum designaliones haud ex- '. quales singulis annis Bomse adhibilss vere sunt, sed quales principum, quorum imperium postea prœvaluil, ediclis et voluntatt esse debuissenl. Igilur, quibus Maxenlius et Magnenlius lyranni Iiomw imperarunt inler hos fastos ri Romanorum inscriplionum hypalicas notas, discordia magr, Sed subsidium : < plane necessarium prsefec-
torum Urbis tabula et ipsa Philocaliana, in qua non nnis, sed singulis, ubi opus fuit, menés! adseriptse temporis noise sunt, t/aas Romani tum an-, vere adhibuere Sic annum exempli gratia 308 quem formula decies et Maximiano VII /asti principum ediclis accommmtnii et torum prsescrtpto emendati consignant, ea tabula a kalendis januariis ad xii kal. mains consulibus caruisse indicat et die .xii /,-<//. mains Maxenlium et Bomulum Bomse consules agnitos : consoles quos jusserint DD NN Augustl : ex xii kal. mail tactum est MAXENTIO ET ROMVLO-
I ndt liquet eam tabulam non totam posteriori conltnenler compositam a quoquam esse, sed singulis annis et mensibus exaratam et auclam, ex ipsius t urbanœ prsefccturse tabularto a chronographlci codicis auclore, oplnor,descriptam. In pontifleum vero catatogo, si Melchiadts laterculum exceperis,
in quo aliquid hujusmodi a librariis tamen varie corruptum deprehendes, consulum nomina cum legitimis et posterius emendatis /astis congrue video; quare ea posleriore lempore, id est tum cum in vulgus editus chronographicus ille lib< r est, adscripta judicabis. Hinc fit, ut ex ipsis Romans diplychis
hœc consulum nomina esse pelita minime censeam : ne que enim ea in ecclesiœ tabuiario principum edicto emendala essent, si id ne in ipso quidem urbanœ prsefecturse tabulariu oidelur curatum.
Tous ces fastes prennent fin en l'année 354, ei
que dans la table pascale la série des ails se
poursuit, mais avec des erreurs et des lacunes qui témoignent d'un auteur dilîérent et très négligent. L'œuvre de Filocalus fut mal continue, el elle lui échappa, ou bien il s'en désintéressa, puisque a> anl vécu jusque sous le pontificat de Damasc.il aurait pu y veiller personnellement. A cette année 354, commence une table pascale qui est encore son œuvre ou celle de son continuateur immédiat; la série des almanachs qui se poursuivait, peut -être sans interruption, depuis 330, n'était donc pas abandonnée. Il sullisait de mettre a jour le calendrier civil et astronomique pour la semaine cl pendant les douze mois, avec le cycle lunaire adopté par l'Église romaine pour régler le calcul de la Pâque. Pour la liste des natales Cœsarum et la série des consuls, il y avait tout au plus des corrections de noms ou de dates à introduire d'après les erreurs qui avaient pu se glisser dans les exemplaires des années précédentes. Quant à la table pascale dressée pour cent ans à partir de l'an 312, on avait le temps devant soi. Ce! te année 312 coïncidait presque avec la paix de Milan et devenait un point de départ assez naturel pour la composition d'un calendrier ecclésiastique tel que l'avait rétabli le pape Miltiade dans les jours de joie qui suivirent la paix de Milan. Aussi après la série des préfets de Rome de 254 à 354, empruntée à la liste officielle de la préfecture urbaine, venait la liste intitulée depositiones episcoporum, également depuis J.'il. par conséquent depuis Lucius jusqu'au pape Silvestre et auxquels on ajouta ensuite Marc el .Iules. Suivait la table, intitulée item deposilio marlyrum, qui est véritablement le férial de l'Église romaine, ou liste des fêtes solennelles non mobiles, ce qui explique pourquoi on y trouve la fête de Noël et la chaire de Saint-Pierre. Ce n'est pas un martyro mais un véritable férial, c'est-à-dire un calendrier de natales concernant les [êtes les plus solennelles célébrées sous le pape Miltiade cl ses premiers i
i Rome, a Ostie, à Porto el è Ubano. I (ans ces deux listes des évêques et des martyrs, on troi mention des cimetières dans lesquels reposent les évêques et les martyrs susdits, mais pas uniformément, par exemple, pour Hermès or Ii1 Hermelis in Baslllse Salaria oelere, el pour Basilla on lit seulement ces mots : Basillee Salaria velere. D'après cela, il est aisé de comprendre que lorsque le nom du cimetière n'est pas donné, il faut sous-entendre in ejusdem ccemelerio. Défait, dans les manuscrits du martyroloi e hiéronymien au 22 septembre on lit : via Salaria velere in rimiterio ejusdem natalis Basillse. De même le 9 septembre, la où le tend se contente de due Gorgoni m Lavicana, les manuscrits de l"hiéronymien
ajoutent via Lavicana inler dans I.nnrns in cemiterio
ejusdem natalis Gorgoni; le 22 août, on lit dans le férial Timotei Ostense et dans l'hiéronymlen via Ostense, in cimilerio ejusdem, Timotei. D'où oi
sans peine le secours mutuel que se ]
documents, férial et martj rologe. Vin •■. les imi leur emplacement, leur nom, les tombes les plus illustres qui te trouvaient dam i uxpeuvent
être, vole par voie, confrontés el Identifli
FILOCALUS (FURIUS DIONYSIUS) — FILUMENA
monuments et former une liste indépendante des actes des martyrs, du liber pontificalis et des martyrologes. C'est, comme l'a bien dit J.-B. De Rossi, la pietra di paragone, un terme de comparaison qui permet de vérifier l'autorité des notices insérées dans les documents d'âge postérieur.
Après la deposilio martyrum, vient dans le recueil de Filocalus le célèbre catalogue ou liste des papes qui s'achève sous le pontificat de Libère, alors vivant : puis poursuivi jusqu'en 354. C'est dans ce catalogue qu'on lit la mention sous le pape Fabien (236-250) : Hic regiones divisit diaconibus et multas fabricas per cimileria fieri jussit qui n'est pas du continuateur de 336-354, mais du rédacteur primitif. A celui-ci appartiennent également les indications données sur les constructions du pape Jules, d'une basilique in via Forlese milliario III, d'une autre in via Flaminia mil. II quœ appellatur Valentini, d'une autre in via Aurélia mil. III ad Callistum. Ces mentions, et le nom même du pape Jules furent ajoutés au catalogue édité pour la première fois du vivant du pape Marc: aucune notice n'est donnée du pape Marc ni de ses prédécesseurs immédiats. Le catalogue, terminé sous le pontificat de Marc, se compose manifestement de trois compilations successives, la première depuis saint Pierre jusqu'au pape Urbain, la seconde depuis Pontien jusqu'à Lucius, la troisième depuis Etienne jusqu'à Marc, ces compilations furent ensuite unifiées et coordonnées avec addition des consuls et des empereurs. La première est généralement reconnue pour un extrait de la clironique de saint Hippolyte. la seconde est une petite chronique qui s'ajoute sans interruption au catalogue d'Hippolyte et occupe une période de vingt -cinq ans, elle contient quelques détails historiques et contemporains. C'est de cet ensemble qu'est sorti le Liber ponlificulis (voir ce mot).
Le plus ancien document qui mentionne les cimetières souterrains est précisément le catalogue filocalien des deposiliones martyrum et episcoporum. On y trouve si clairement établie la distinction entre le cimetière de Calliste et celui de Prétextât qu'on peut être surpris des confusions persistantes touchant ces deux cimetières longtemps après que le P. Boucher eut donné ces catalogues au public. Par exemple, on lit XIII kl. feb. Fabiani in Calisti, et Sebasliani in Catacumbns: — vin idus aug. Xysli in Calisti et in Pnetextali Agapiti et Felicissimi.
L'importance du document et sa brièveté, ainsi que l'usage constant qui en est fait dans le Dictionnaire, permettent de le transcrire ici :
Item VIII kal. fan.
mense januario.
XIII kal. feb.
XII kal. feb.
mense februario VIII kal. marlias
mense martio.
non. martias
mense main.
Xllll kal. jun.
mense junio.
III kal. jul.
mense julio.
VI idus
depositio martyrum.
natus Cliristus in Beileem Judeic.
Fabiani in Callisti et Sébastian! in
Calacumbas.
Agnetis in Xomenta.
Jtl kal. aug.
mense augustn.
VIII idus aug.
natale Pétri de cathedra.
Pcrpetuœ ci Felicitatis. Africœ.
Partheni et Caloceri in Callisti. Diocletiano et Maximiano VIII.
Pétri in Calacumbas.
et Pauli Ostense. 'l'usco et Basso cens.
Felicis et Filippi in Priscilkr et in Jordanorum, Martialis. Vitalis.
Alcxandri et in Maximi Silani.
Iiunc Silanum martyrem Novati \ani] /urati sunt.
et in Prétextais . Januari.
Abdos et Semnes in Pontiani.quod est
ad ursum piliatum.
Xysli in Callisti et in Prietextati Agapiti et Felicissimi.
VI idus aug.
I1II idus aug.
idus aug.
XI kal. septemb.
V kal. sept, mense septembre.
non. sept.
V idus sept.
III idus sept.
XVIII kal. octob.
X kal. octob.
prid. idus octob.
mense novembre.
V idus nov.
III kal. dec.
mense décembre, idus decem.
Secundi, Carpofori, Victorini et Sèveriani Albano. et Ostense VII ballistaria Cyriaci, Largi, Crescentiani, Memmiœ Julianetis et Ixmaracdi.
Laurenti in Tiburtina.
Ypoliti in Tiburtina et Pontiani in Callisti.
Timotei, Ostense.
Hermetis in Basilhv Salaria vetere.
Aconti, in Porto, et Nonni et Herculani
et Taurini.
Gorgoni, in Lavicana.
Proti et Iacinti, in Basillœ.
Cypriani, Africœ, Romse, celebratur
in Callisti.
Basillœ, Salaria vetere, Diocletiano
IX et Maximiano VIII consul.
Callisti in via Aurélia, miliario III.
démentis Semproniani Clavi Xicos-
trati in comitatum.
Saturnini in Trasonis.
Ariston in pontum.
Dans la depositio episcoporum et le catalogue des papes qui va de saint Pierre à Libère, les dates précises de la mort des papes ne sont enresistrées qu'à partir du pape Anteros. Avec Pontien s'achevait la première partie du catalogue qui procède de la Chronique d'Hippolyte. Pour les papes dont le jour de la mort est marqué dans le catalogue filocalien on peut y accorder une créance sans réserve et la préférence sur tous autres documents.
H. Leclebcq.
FILUMENA. Le 25 mai 1802 au cimetière de Priseille, sur la via Salaria, on découvrit un loculus fermé de trois tuiles sur lesquelles était tracée, en lettres rouges l'inscription suivante (fig. 4460).
Cette inscription était ornée de différents symboles : deux ancres, une palme et plusieurs autres encore. Dans la tombe furent trouvés des ossements qu'on reconnut ou qu'on présuma être le squelette d'une jeune fille à qui la présence d'une fiole, dite de sang, (voir Dictionn., au mot Ampoule) valut le titre de martyre et les honneurs qui s'y rattachent. Ossements et épitaphe furent transportés à Rome, à la custodie des reliques en attendant une attribution. Comme la clientèle ordinaire se lassait un peu des martyrs anonymes auxquels il fallait imposer un état civil et composer une légende, la trouvaille d'une martyre ayant un nom était particulièrement estimée, et on n'hésita pas, pour la circonstance, à intervertir l'ordre des tuiles, en sorte qu'on eut une belle épitaphe, bien lisible, ainsi conçue :
PAX TECVM FILVMENA
Une autre difficulté surgit alors. L'existence, à Rome, d'une martyre nommée Philomène était absolument inconnue. Mais la science humaine ne pèche-t-elle pas toujours par quelque endroit? Aussi en 1805, la martyre Philomène fut demandée avec instance et accordée au chanoine di Lucia, qui l'emporta dans son village de Mugnano, au diocèse de Noie. Son premier soin fut d'exposer les ossements à la vénération des fidèles, et il y associa l'épitaphe dont la custodie l'avait libéralement gratifié. Làdessus une religieuse napolitaine eut une ou plusieurs révélations et le chanoine fut assez heureux pour découvrir la vie de sainte Philomène, laquelle vivait sous Dioclétien et se trouvait avoir été ftglia di un rc délia Grccia. Pas moins que cela! Mis en verve par sa découverte, le chanoine entreprit l'explication de l'épitaphe. et imagina un martyre de son invention,.
FILUMF.N \
dont les détails divertissants continuaient, en 1902, à alimenter ou a stimuler la dévotion des catholiques du diocèse de Noie. Toute une littéral lire avait d'ailleurs fleuri autour de cette historiette qui n'était pas même une légende; ce qu'on y trouve dépasse la commune mesure des écrits de cette catégorie; c'est un fatras dont il sullit de grouper les titres comme un bouquet autour des deux noms du canonico di Lucia et de Suor Maria I.uisa.
L'inscription est ancienne, comme d'ailleurs les inscriptions tracées a la couleur rouge sur des tuiles ou des briques au cimetière de Priscille; le point n'est plus contesté depuis que De Rossi l'a démontré. Mais la présence d'une ampoule, dite de sang, reste absolument étrangère a l'attestation d'un prétendu martyre. Il semble que les paroles : pax tecum Filuae sont guère plus affirmatives, enfin les symboles dans lesquels cm découvrait ce martyre : ancre. palme, etc., ne (lisent rien de tel. On aurait pu discourir
fermeture a été faite au moyen de deux tuiles qui avaient fait primitivement parlic d'une sépulture unique. Sur une tuile on lit en lettre rouges : ASCLE ; sur l'autre tuile on lit PIODOTVS: il suffit de les rapprocher et on voit que le défunt s'était non
ASCLE PIODOTVS
L'exemple est frappant, mais on en peut citer d'autres. Voici encore au cimetière de Priscille, un loculus fermé avec des tuiles et deux plaques de marbre ainsi disposées :
TRIBENEMEREN Tl FECIT
CMAPANASO (sic) ROR NOETI FRA
Campana soror Nocti fratri benemerenti fecil. Autre exemple du même cimetière : deux plaques
•iitiO. — Inscription dite de sainte Phitomène. D'après Marucchi, / Monunimtldel Museo Pio Lateranense, pi. lxi, a. 19.
longtemps encore sur ce sujet lorsqu'une découverte de M. II. Marucchi permit de tirer les conclusions certaines qu'on peut dès maintenant énoncer ainsi : 1° le corps que l'on pensa être celui d'une jeune Bile trouvé en 1802, n'est pas celui de la personne nommée sur l'épitaphe; 2° le corps trouvé en 1802 n'est pas celui d'une martyre, mais d'une chrétienne du r\ ' siècle car c'est a celte époque que les /essores prirent l'habitude de boucher les tombes nouvelles avec d'anciennes épitaphes.
Pour tout épigraphiste les trois tuiles [ai partie d'une épitaphe unique, elles avaient été tracées dans ce but et par un seul ouvrier. L'explication courante de l'interversion était qu'ayant été peintes non sur place, mais avant d'être posées, le maçon inattentif, illettré ou facétieux avait mis la troisième à la place qu'aurait dû occuper la première. C'était faire la part belle au fossor. Sans être de grands clercs, ceux-ci tenaient un rang hiérarchique et remplis! aient onction administrative qui rendent plus qu'invraisemblable uni- si cra e; il n'j a pas même à discuter l'idée d'une plaisanterie, enfin l'explication proposée d'un loculus bouché dan: l'obscurité est purement gratuite. Un fossor, pas plus qu'un porion dans une mine, ne s'aventurait sans sa lampe et si celle-ci manquait nu s'éteignait, il pouvait
toujours attendre d'y revenir avec une autre lampe.
Enfin, à supposer qu'il eût ainsi gâché son travail. il eût vraisemblablement été Invité ou obligé de replacer les tuiles dans l'ordre voulu par la lecl ure. t ,'explication seule acceptable c'est que ces tuile.-, turenl retirées d'une tombe désaffectée ou violée et réem la clôture d'une autre tombe plus récente. à l'époque nu les catacombes étaient en partie délais sées par les fidèles. Cette Interversion était même
intentionnelle et désignait Une de ces sépultures de
lortune pour lesquelles l'indigence du défunt ou l'in-
diflén lies ne voulait pas faire II
d'une épitaphe neuve.
l.a vérification de cette conjci ture se trouve facile iiite de i.i découverte dans une galerie du cime
tiere de- Priscille de deux lombes voisines dont la DU i d'aRI ii i uni i .
de marbre posées l'une a côté de l'autre et provenant d'une même épitaphe.
EVGENI • PAX •TECV
PLVTARCHE ps
Autre exemple, au cimetière de Sainte-Agnès, sur la voie Nomentane, deux fragments d'une épitaphe coupée et rognée.
Spirito. caslissimo
laecsianuarius coniugii ianuarius coniugi incompa
rabili. cum. qua. vix
i mensib. XI. di nim sues
Dernier exemple : au cimetièn d Commodille, un loculus est fermé avec une tuile et deu de marbre provenant d'une épitaphe COU] sens de la hauteur :
-t CD < -1
^m Hz