‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 233 sur 423 · RANI E · texte numérisé non relu

RANI E

fer s'abaisse brusquement, ensuite celle dont le tranchant est également réparti, enfin on n'a rencontré qu'à un seul exemplaire une hache relevée vers le haut en pointe et dont le bas est coupé horizontalement (fig 1628).

Vêlements. — Du vêtement nous ne connaissons que

Ceinturons. — On répartissait la charge d'un certain nombre d'objets considérés comme indispensables, en les suspendant au ceinturon, lequel était agrafé par une boucle ordinairement en bronze; la plupart des objets suspendus étaient retenus par de petites courroies munies chacune d'une boucle. D'où cette

4G30. — Boucles de ceinturon de Charnay. D'après Baudot, op. cit., pi. vui, n. 3, 4,

les parties ornées par les métaux, tout ce qui est tissu ou cuir a péri.

Petits couteaux. — Il tenait l'emploi du canif, servant aux mêmes usages de la vie quotidienne. On le rencontre souvent réuni au scramasax soit dans le même

quantité de boucles de toutes formes, de toutes dimen sions et de toutes matières : or, argent, bronze, potin et même en verre avec un ardillon de bronze.

Plaques de c-inturon. — Il y a de ces plaques d'une dimension déconcertante. Le P. Montfaucon plus versé

4631 — Boucles de ceinturon de Charnay. D'après Baudot, op. cil., pi. ix,n. >, 7, 11.

au, soit agglutiné par l'oxyde de fer. La taille varie beaucoup.

Baudriers. — En tissu ou en cuir. Des ornements . ariés de formel décoraient le baudrier: c'étaient de petites plaques en argent, en tel en bronze doré, argenté ou étamé, plus ou moins saillantes, carrées, ovalcsou rondes, unies ou gravées, port ont au revers un petit appendice qui traversait le cuir ou tissu et y était maintenu soit par une goupille, soit par un rivet

dans les antiquités classii - de la

période tranque, imagina d'en faire une coiffure, A

Charnay, telle plaque mesure 0 m. 42 en comptant plaque et contre-plaque; la largeur est (le Om. 09. ias grandes plaques -ont carrées, un peu étroit quelquefois arrondie t à l'extrémité opposée à l'anneau. Elles sont plates, ou si Imperceptiblement coui qu'il serait Impossible de les ajuster a un ceinturon qui épouse le contour de la taille; plus probablement

FRANCE

elles décoraient le baudrier. Ces larges plaques sont très richement ornées : le fer est revêtu extérieurement d'une mince feuille d'argent décorée de brisures, entrelacs, losanges, zigzags, enroulements, etc., toujours formés de deux manières, ou bien par un simple trait noir ou par deux traits parallèles entre lesquels court un pointillé. C'est un placage sur lequel on enlevait

Boucles en bronze. — Celles-ci sont moins nombreuses que les précédentes et de dimensions moindres. La plus grande, avec plaque et contre-plaque occupe un développement de 0 m. 28 de longueur. Elle est étamée et ornée de trois bossettes fixées par des rivures; ces bossettes très saillantes sont ornées de rayons. Les agrafes sans contre-plaqué, n'ont pas plus de

4i;32. — Colliers provenant de Charnay. D'après Baudot, op. cit., pi. wi-

les parties avec un outil, sorte d'emporte-pièce. Quelques plaques, malgré, ces ornements plats, présentent des sujets en relief léger, obtenus par pression ou par percussion. Malgré le relief, la feuille d'argent a partout la même épaisseur. Trois des plus belles plaques ont des grenats, non pas sertis, mais incrustés dans la plaque et retenus par un mastic blanchâtre encore visible. Parfois l'oxydation a fait sortir les pierres de leur cavité, Quelques plaques sont parsemées de petites bossettes en argent (fig. 4029). (Voir Ceinture.)

0 m. 10; leur largeur est de 0 m. 05 à 0 m. 05,">. La plaque et l'ardillon de l'une de ces boucles sont bordées de dessins à la grecque (fig. 4630) ; une autre présente une tête de mort environnée de cercles perlés, etc. (fig. 4030); une troisième présente une sorte de croix au centre (fig. 4630). Deux plaques ajourées figurent des griffons (voir ce mot). On rencontre aussi des plaques de bronze de forme allongée. Une seule est dépourvue de charnière, la plaque à jour et l'anneau sont d'une seule pièce, l'ardillon est seul mobile (fig. 4631). Parfois les bossettes ou tètes de clous, ou bien

FRANCE

un ornement en argent ne sont retenus que par du mastic, l ne autre boucle présente à l'extrémité de la

plaque une palme (tiq. 4631); une autre, plus remarquable, la seule dorée, porte une bordure con de tètes de serpents.

Le système de charnières des boucles de bronze 'litière de celui des plaques de fer, ce qui tient sans doute à ce que les unes étaient coulées et les autres forgées.

Bijoux. — La fibule était, chez les barbares, le bijou le plus apprécié. On en rencontre à Charnay de tous les modèles, de toutes les valeurs, depuis l'or massif orné de camées, jusqu'à la simple broche de fer. nous ne pouvons que renvoyer ici au mot FlBl i l Les colliers sont représentés par vingt-quatre exem-

ont pris un aspect terreux; sauf des perles de verre transparent et d'email, les grains en verre sont rares, ils sont bleuâtres et verdâtres, un seul était en cristal de roche.

A ces objets, qu'on ne saurait en vériti i bijoux », viennent s'ajouter des boutons demi-spheriques, des globules de cristal. Les médaillons, au nombre de neuf sont plus riches et peuvent être rapproches îles fibules pour la matière et pour l'ornementation. Les pendants d'oreille sont rares; un seul était entier; ajoutons-y six épingles à cheveux toutes de même forme et exactement semblables pour la matière et pour le travail; c'est une boule en métal. évidec a l'intérieur, formée de deux parties semi-

sphériques dont i! est impossible d'apercevoir la joiu-

- Bijoux divers provenant de Charnay D'après Baudot, op. cit., p. 92.

plaires compli I . san i ompter les grains isolés, c'est plus que l'abbé Cochet n'en a recueilli dans tous les cimetières francs de Normandie. Tous ces colliers étaient formés 'h' grain i d'ambre, de verre transparent, d'émail, de terre cuite- entaillée et non éraaillée. l-:i grosseur des plus petits grains peut être comparée a

celle d'une forte tète d'épingle, el celle des plu à la grosseur d'une noix, en passant par tous les calibres intermédiaires (Dg. 1632).] i forme est tantôt ronde, plate ou allongée comme un tube sectioi divers tronçons, d'autres ont la fi nne d'un baril, d'un tambour, d'un dé a jouer tu xaèdre ou allongé, quel ques-u Les grains d'ambre n'onl

forme régulière, allongés, arrondis, coupés a facettes de la main 1

un instrument lies lin; sur un seul grain, un peu plus

gros qu'une noisette on parais tracé a 1.1

pointe sue 1 ,.,,, ure . quadrillées.

Aujourd'hui toutes ces parures jadis clinquantes

i M. Deloche en util on.- colombe, 1 c .[ni n'est pas ai ceptable. — ' E. Mnllcr, Une poterie tlgtOée chrélleniu

turc, l.a plus furie .1 0 m. 08 de tour, la plus petite, n 111. 05.

Les anneaux sont au nombre île six. dont deux en

argent, les autres en bronze. Sur le chaton de l'un un

oiseau qui semble un toucan1, lieux bracelets d'un

oui romain et trois fragments d'un bracelet

en émail noir ou verre coloré par l'oxyde de fer. un anneau de bronze y reste attaché auquel était peutêtre suspendue une monnaie, une médaille

'. divers. Une matrice eu bronze donnant une croix pattéi petites perles. Une rondelle

en bronze à jour de 0 ni. 09 'i e. I n moi

brisé, lue plaque découpée à juur. de destination

lue. Onze aiguillettes (une en argent, U

; erminer les courroli clous, des ciseaux, di • pilatoircs, des éclats

de silex, sans aucum ■ briqui ts, qui

Page 1