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MERCED- SOI - »« ORES

ADOPER-'ECETft-^ AGROECI

ETDKW rllNC-OBLAT- «a 5ALVL

46 I I, Inscription du musée de Narbonne, d'après Le Blant, op. cil., t. n, pi. 84, n. 502.

Valent Jovinus, dont parle à plusieurs reprises Ammien Marcellin • et auquel sont adressées trois lois datées de Milan et de Reims J. S'il en est ainsi, notre inscription, exécutée du vivant même de Jovinus. comme le montrent les présents adornat, prooidet, des vers 11 et 12, scrail antérieure à l'an 'Mu, puisque le titre de consul ne figure pas parmi ceux qui sont donnés à ce grand personnage. On a eu déjà l'occasion de rappeler que dans les premiers temps de l'Église chrétienne quelques églises portaient le nom du saint sous l'invocation duquel elles, huent placées en même temps

1 Annnien Marcellin, Uist.rom,, I. XXI, vm, mi; I. XXV, vin ;i. XXVII, u, x; i. xxvill. m. 'Code Théodosien, i. vu. ut. i. i. 7, 9, 10. — ' Flodoard, op.c'f.,1. I. e. \mii. L'authenticité contester du testament il'- saint Rémi n'importe pas ici, sou insertion dans l'écrit de Flodoard permettant de s'en lervir comme d'un document qui existait au xr siècle. — » J. J. Schenchzer, Itinera per Helœttss Alplnas ivec onc note de Cuper; Mercure Saisie, avril 17 lo. p, 808 ; l le Rivas, Éclairclssementi sur le martyre delà légion Tbibêmne.p. 116; GcJltachrlstiana.t. xn.p.73; (laller, UeloeUen unler sen fUmern, t. i. p. U77, 314; Hagentnwh, Heuwf. Muer., t. iv, p. 51 l (nu.); M uni h. Médailles, foui rlpttons, statues et ouïtes antiquités du Valais, n. 39 nos. i Sehrnar, Description ./n département du Stmplon, p. 340; Otann( Sgttoge Inserlptlonum anttquarum gretearum et latlnaram, tn-Iol., LipsKi , 1834, p, 561 ;G. Mo ou. Xnsertplloaes

palais épiscopal, fut, en 1681, par ordre du cardinal de Bonzy. placé dans l'édifice même (lig. 1644).

Cette inscription doit se lire ainsi :

t Deo cl Christo miserante, limen hoc collocalum esl(?) anno quarto, consule Valentiniano Augusto sexlum, tertio kal. décembres, XVIII arum episcopatus Rustici,

Rusticus episeopus, episcopi lionosi fitius, e/iiscopi Araloris de sorore nepos, episcopi Veneril socius in monaslerio, compresbyter ecclesiœ Massiliensis, anno X V episcopatus sui, die anni Y, tertio id. octobres, curantibus L'rso presbytero, Ilcrmete diacono et eorum sequen-

chrlsttanst, dans A. Mai. Scrtptor, peler, nova tolleetio. In- 1 . Rome, 1831., t. v, p. 345, n. 1; Orelli, Inserlptlonum latinarum selectarum ampllssima coUectlo, n. ~.'>"; Inscript, //*•/vettœ. 'l'uni i. 1844, p. 130, n. 1 I-; Amatl, Peregrlnazlone ni S. Bernado. p. 440;Boccard, Histoire </" Valais ojmuiI el sous l'ère chrétienne, p. 400; Steiner, Sammlung uml Eric làruna allchrtstllcher Inschrlft. InRIiclngeblete, p. 39; Blavlgnac, Histoire r/c V architecture laerée dans les ancien thés de Genève, Lausanne et Sion, ln-8", Paris, 1853, p. 11; Th. Mommsen, Inscrlpt» con/ed. heloet n. 10; i . Le Blant, rnscripl. rhrét. de la Gaule, t. i, p. lui., n. 369, pi. 38, n — ' GaUla christiana, t. vi, col. 7 el 8; cette affirmation n été reproduite par ' ■ i ni.oi. Manuel cTarchéologts fran- ■o2, t.i.p.li m oui de Vtlbaek, i -

parlements formés de Vanciennt proph u ' ■

ln-8», l'xris, 1825, p. 4HK.

FRANCK

tibus, cœpit deponerc parietem ecclesise dudum exustee XXSVil die quadratum in fundamentis poni cœpit. ANJto il, vil id. octobres, absidem poni fecil Monlanus subdiaconus, Marcellus Galliarum prxfectus, Dei cultor, prece exegit episcopum hoc onus suscipere impendia necessaria repromillensquse per biennium administrationis suée prœbuil artificibus mercedem solidorum DC, ad opéras et caetera solidorum ID. Hinc oblationes : scilicet episcopi Venerii solid. C... episcopi Dynamii,

L Oresi, CC... Agrceci... et Deconia... Salut }

Les mots anno III I de la première ligne paraissent indiquer l'époque où le limen fut mis en place, par analogie avec les autres mentions chronologiques concernant les phases diverses de la construction : la première pierre fut posée après quarante-sept jours de travaux préparatoires; l'abside fut achevée la deuxième année. Le limen est le seuil ou le linteau d'une porte, mais ce mot désigne aussi l'entrée d'un édifice ou cet édifice entier. Aux premiers siècles, remarque Edm. Le Blant, onindiquait par cette même expression les seuils de saints lieux, que les fidèles baisaient en se prosternant, comme les païens le faisaient avant eux, et les linteaux où leur dévotion sus-

évidemment loin de sa fin si l'on ne fût encore parvenu qu'au couronnement de la porte principale.

Le sixième consulat deValentinien III nous reporte à l'an 445, dix-neuvième année de l'épiscopat de Rusticus qui dut être sacré le dimanche 9 octobre 427. Les travaux commencèrent le 13 octobre 445. L'abside fut terminée le 9 octobre 447 et comme le fait observer E. Le Blant, on avait apparemment choisi pour cette opération importante l'anniversaire de la promotion de Rusticus. Nous voyons qu'il avait fallu au préalable déblayer le terrain des ruines d'une église ancienne : cœpit deponerc parietem ecclesise dudum exustœ, opération qui exigeait des soins particuliers par respect pour les matériaux qui -avaient appartenu à la maison de Dieu.

Le texte présente quelques abréviations intéressantes : les sigles C. L. K. T. E. ont été interprétés collocalum est par les auteurs du Nouveau trailéde diplomatique ; le sigle C, à la sixième a été traduit par E. Le Blant curantibus, expression fréquente dans les légendes épigraphiques relatives aux constructions; ARTIFI.B, n'offre pas de vraie objection à l'interprétation admise artificibus et le mot sequentibus semble

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1 CONDlDltHECDNOC, VWlfESiNDA5'lBI«MP£R QVlVOTVMS°ClIFU"/!

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(CoNlVC,£TEMEtAtDV.SVjP-V<r hERENTEFlDÇUE,

bjSTANTERADEGIT ^FVtTYNADVORVA-i

4645. — Inscription de Gléon.

D'après Le Blant, Nouveau recueil, p. 351, n. 307.

pendait des voiles. Haut de 70 centimètres, notre marbre ne peut comme l'a pensé Tillemont, avoir servi de limen inférieur. Si l'on en juge par sa corniche interrompue, par l'ornementation circulaire de la droite, nous ne posséderions guère que la moitié de ce monument dont ce qui nous reste mesure 3 m. 49 cent. Une pièce d'une telle longueur peut-elle avoir surmonté une porte, si haute qu'on le veuille admettre? L'élévation qui suppose et réclame une pareille dimension porterait plutôt à croire que ce marbre figurait dans l'ornementation de l'entrée désignée tout entière par le mot limen. Ce fait résulte encore de l'inscription même qui semble constater l'achèvement d'un édifice

1 H. Suarez, marquis d'Aulan, mss. conservés à la Bibl. nat.,t. vin, Provincia occitania, p. 5S8. Bibl. nat., Fonds Baluze, arra. m, p. 3, n. 4, fol. 72, lettre du cardinal de Bonzy, fol. 78 : Mémoire des pierres sur lesquelles il y a des inscriptions de saint Rustique; Gruter, Corp. inscr., in-fol. ,Amstaelodami, 1707, p. 1059, n. 1 ; Golnitz, Ulysses Bclgico-Gallicus, seu itinerarium, in-12, Amstaplodami, 1655, p. 581; Baronius, Annales ecclesiastici unacum critica Pagi, in-fol-, Lucae, 173S, t. vit, p. 592; Pagi, Dissertatio hypatica seu de ronsulibus Cœsaieis, in-4°, Lugduni, 1682, p. 321 ; G. de Catel, Mémoires de l'histoire du* Languedoc, curieusement et fidèlement recueillis de divers auteurs grecs, lutins, français et espagnols, et de plusieurs titres et chartes tires des archives des villes et communautés de la même province et autres circonvoisincs. in-fol. ,Tolose, 1633, p. 738; S. Leonis Magni, Opéra, édit. P. Quesnel, 1700, epist. vin, t. n, p. 414; Du Cange, Glossarium med. et inf. latin., au mot Limen; TïUemont, Mém. pour servir à V h ist.ccch^., \c,\i:\-\~l'J. t. xv, p. 405. 8S7; (II. F. X. de Belsunce), L'antiquité de l'Église de Marseille et la succession de ses èvêques, in-4°, Marseille, 1717-1751, t. i, p. 150; Dom Vaissète, Histoire du Languedoc, t. i, p. 186-187, preuves, pi. iv, n. 9; Gallia clwisliana, t. vi, col. 8; Baluze, Capitularia regum Francorum, p. 1256; Liber pontificalis, édit. Bîanchinl, pref., t. i, p. 70, n. 35; t. m, p. 158; Chronologia

désigner des acolytes, suivant une traduction littcrale du grec àxôXouÔoç.

Les inscriptions qui ornaient les édifices religieux de la ville de Tours nous sont connues, non par les monuments eux-mêmes, mais par les écrits des auteurs en renom qui avaient composé ces petits poèmes épigraphiques. Fortunat, à la demande de Grégoire de Tours, rédigea une pièce tracée, sansdoute, sur la porte de la cella du saint et il en ajouta quatre autres. La basilique de Tours offrait aussi de nombreuses inscriptions dues à différents auteurs : Sulpice-Sévère. Fortunat, Paulin de Périgueux, Sidoine Apollinaire; presque toutes sont longues et n'ont d'intérêt que

ad Anastasium, anno 445; D. Tassin et Toustain, Nouveau traité de diplomatique, 1750, t. n, p. 564, pi. xxv, 2, 6; Vettori, Fiorino d'oro, p. 455; Belandus, Fasti consulares, in-S°, Trajecti Batavorum, 1715, p. 620; Breial, Remarks on several parts o/ Europe, t. n, p. 22S; De Bufli, Histoire de Marseille, 1696, t. n, p. 46; Donati, Ad novum Thesaurum veterum inscriptionum Muratorii supplementum, in-fol., Florentin, 1765, p. 194, n. 1 ; Fleetwood, Syiloge inscriptionum antiquarum, in-8°, Londini, 1691, p. 475; Gêner, Theologia dogmatico-scholastica, sacrée antiquitatis monumentis illustrata, in-4°, Bonite, 1767, t. n, p. 136; Canciani, Leges Barbarorum. t. m. p. 407; Pellicia, Dechristianœ Eccleslœ politia, in-S°, Coloniœ ad Bhenum, 1829, t. I. p. 220; c. Marini, Atti e monumenli de' jiatelli Arvali, in-4°, Borna, 1795, p. 574, n. 6S3, et dans A. Mai, Script, veter. nova collectio, t. v, p. 83, n. 3; Salomone (Lazzeri), De liminibus apostolorum disquisitio historiea, in-4°. Borna', 1775, Nodier, Taylor, et de Caillcux, Voyage pittoresque et romantique dans l'ancienne France, t. n, 2e part, feuille 8; Tournai, Catalogue du musée de Narbonne et notes historiques sur celle ville, in-8°, Narbonne, 1864, p. 40; Dictionnaire d'épigraphic chrétienne, in-S", Paris, 1S52, t. I, p. 966, E. Le Blant, Inscrii)tions chret. de la Gaule, 1856- 1865, t. n, p. 465-460. n. 617; pi. 84, n. 502; Corp. incr. Int., t. mi, n. 5336.

FRANCE. — III

pour la connaissance des lieux qu'elles décoraient. L'n exemplaire du recueil des inscriptions de Gruter, entré à la bibliothèque Vaticane, contient un feuillet inséré par Scaliger où se trouve deux inscriptions funéraires d'origine inconnue, à la suite de ces epitaphes figurent quatre inscriptions dont la dernière est chrétienne ' :

DN-PLACIOVS-VALENTINIANVS-PIVS FELIXAVGDEDICAVITAEDESSCIAC BEATISSIMI-MARTYRIS-LAVRENTIS

i '.n l'absence de toute indication de lieu, E. Le Blant

conjectura que ces tituli, de même que les epitaphes,

se rapportaient à la ville de Trêves. Il a existe dans

ville, jusqu'en 1802, auprès du Palais Romain.

cernent occupé maintenant par l'église des Pèlerins une basilique romaine qui dut être atlectee au nouveau culte par Rusticus, et que cette base de colonne sur laquelle il lit inscrire son nom faisait partie de la basilique *. Rusticus avait ete fait évèque le !) octobre 427, en comptant 1G ans et 260 jours, on arrive au 1er juillet III. date de notre inscription.

Voici encore deux inscriptions relatives à des églises et provenant d'une petite chapelle romane, à quelques pas du château •!• Gléon, commune de Yillesèque, canton de Durban (Aude), et entrées depuis au musée de Narbonne.

La première est brisée par le milieu et fort mutilée C'est une dédicace métrique sur laquelle la pn d'une croix au début tend à nous reporter, au plus toi ,

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164G. ■ — Fragment opistographe.

D'après Le Blant, Nouveau recueil, p. 353, n. 308-309.

un temple chrétien placé sous l'invocation de saint Laurent, qui comptait parmi les plus antiques et prenait rang avant toutes les autres églises paroissiales de la ville. On ne savait rien de plus sur cet i que ce qu'en disait les Gesla Trevirorumqvù, au vu de, lui donnent le nom d'Ecclesia ad Palacium. Une fouille, exécutée vers 1860, a permis de reconnaître que l'église Saint-Laurent était de construction romaine. En restaurant le vieux palais qui l'avoisine on a découvert, au niveau même du sol de cet édifice, la mosaïque qui formait le pavement primitif de l'église et sur la droite de laquelle existaient encore les fondations de deux colonnes. Il n'y a plus lieu de mettre en doute que l'inscription conservée par Scaliger est le Ululas de Saint-Laurent. Elle se réfère à itinien 111(425-455):

anNO XVIII / EPI.SCPT/ RVSTICI ANNI DIE CCLXVI KL / IVL /

t II résulte d'un document manuscrit du frère Louis, mineur, qu'elle [cette inscription] se trouvait dans

île de Notre-Dame délia Major i tenant les Pèlerins), et qu'elle supportait l'autel de Saint-1'ieire-et-Sainl-Paul, propriété de la famille de Lastours. C'est r«i effet dans un jardin apparl a un membre de cette famille, que ce marin trouvé. Tout fait présumer qu'il existait sur l'cinpla-

>Cod. Vatic., lat. 9146-.E. Le Blant, Jnscripl. chrét. de la Gaule, t. i, p. dans Jaftri

Ver. Allerlh. im Rheintandc, t. \\i\, p. 162; Di Inscrlpl. christ. Borna, t. n, part. 1, p. 6, n. 6; F. X.

hrlêUlchen Inschrlften der Rneinlande, FrelburR, 1890,

p. mi, n. 108. -- 'Tournai, Catalogue du munie de Nar~

p, 12; E. La Blant, Recueil, t. n, p. 471, n. 618,

pi. 84, n. 505. — ' Bulletin de I" Société nationale des anti-

■mains de France, 1860, 121; Barry, dans Journal de Tou-

vers la deuxième moitié du v« siècle. La forme des lettres n'y contredit pas (lig. 1645):

+ CRIMINIBuS MVLTISOBR pECCA- /IS ALVMNVS

CONDIDIT HEC DNO Ctun CONIVCE TEMPLA DIVSVIRVS

VVILIESINDA SIBI SEMPER ERENTE FIDELE

QVI VOTVM SOCII Fier/ (?) /NSTANTER AOECIT QVOD VOLVIT VOLVERE SE,/ deFVIT VNA DVORVM MENS ET IN ETERNO LOCAVeruNT ATRIA XPÔ

Un chrétien nommé Diusvirus et sa femme Wiliesinda ont, pour la rémission de leurs péchés, élevé un sanctuaire au Seigneur 3.

Voici un autre débris, également d'époque tardive puisque la première ligne est précédée d'une croix; la présence de ce symbole et la paléographie ne permettent pas de placer cette inscription avant le v» siècle. C'est une inscription métrique qui se lisait sur la porte d'une église, ce qui subsiste est assez énigin. il ique '(lig. 46

Cette inscription a été brisée à une époque ancienne et le fragment qui s'en rvé ne l'aura éti

que parce qu'il fut retourne et adapte a un

nouvel usage; on y grava l'épitapbe d'une défunte, dont la mort survint en la sixième année d'un régne qui n'esl pas désigné avec précision. E. Le niant a montré qu'il ne peut êl re question que du règne d'Euric ou de celui di itre 472 et 592. La présence

Ionse,22iévricrl8G7; et dans Académtedessciences.tnsertpt., et belles-lettres de Toulout :.i ehèguefÊplgraphte

de Varionne, u. 1280; Corp, laser, lot., t. xn, n. 5349, addtt., p. 856; E. Le Blant, .'. ■ . p. 351, i

' Bulletin de la Soi ttté nationale de» Antiquaires <i: i 1866, p. 124; Barry, dans Journal ■/<• Toulouse, :.'J lévrier i s», 7 ; Ramé, dan I

op. cit., n. 1281, 1282; Corp.inscr Int. t. mi, n. f»:si7; E. Le Blant, op, cil., p,

FRANCK

dans notre inscription funéraire du monogramme cruciforme ~ pqui, surnos marbres antérieursauvinesiècle, figure pour la dernière fois en 540, et disparaît en même temps à Rome, porterait, dans une certaine mesure à se prononcer pour l'époque la plus reculée. Un autre détail y peut conduire encore : c'est le fait même de la destruction de la légende sacrée, c'est l'emploi à un usage vulgaire d'un débris qui, selon les idées des premiers siècles chrétiens, devait, semble-t-il, être vénérable. Et très ingénieusement E. Le Blant a cité un texte qui montre que dans l'histoire de la YVisigothie, il est un temps où le sol fut jonché de débris de sanctuaires, précisément sous le règne de cet Euric, prince arien, qui semblait être, selon le mot de Sidoine Apollinaire, chef de sa secte plutôt que roi de sa nation. Dans une lettre à Basile, Sidoine fait la description suivante : « Bordeaux, Périgueux, Rodez, Limoges, Gabale, Eauze, Bazas, Comminges, Auch et d'autres villes en plus grand nombre, dont les évêques sont morts, n'en ont point reçu de nouveaux. Les vides du clergé inférieur ne peuvent être remplis en leur absence, et le désastre spirituel s'étend au loin. Dans les diocèses et les paroisses, tout périt. Les toits des églises s'effondrent, les portes sont arrachées de leurs gonds, l'entrée des basiliques est obstruée de ronces et d'épines. O malheur, les troupeaux couchent dans les porches entr'ouverts et broutent l'herbe qui croît autour des autels. Ce ne sont pas seulement les églises des campagnes qu'affligent l'abandon et le délaissement ; les réunions des fidèles deviennent rares dans les sanctuaires des villes *. ■ Il semble que ce texte soit le meilleur commentaire du débris deVillesèque; brisé presque aussitôt que mis en place, ramassé et retourné pour une destination nouvelle. Il est donc possible et même probable quecefragmenttémoignedelapersécution arienne, auv siècle, dans le sud-ouest de la Gaule. Nous rappellerons seulement une inscription de Celeyran (Aude), tracée sur un gros bloc de marbre blanc ; c'est encore un monument du ve siècle s :

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