‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 25 sur 423 · BRIS · texte numérisé non relu

BRIS

11 va sans dire que ces exemples ne sont qu'un choix parmi beaucoup d'autres et (pion ne parle pas Ici des

épitaphes païennes réemployées, l'ait iblctte

faisait l'affaire sans qu'il fallût la scier, si elle était un . . on j l'osait un tampon de chaux et, le cas échéant, on lui donnait t'alloni e 'lune tuile. des exemples tirés du cimetière de Commodille :

(ici. brisure et

tampon de

chaux) ICIAE QVAE V1XIT

ANNOSXXViVHID XXVII DEPOSITA (ni tuile) V NONASIVLINPACECONSVLATV HONORIONPET EVODIO

FILUMENA

Dans le même cimetière, une inscription brisée par son milieu a été mise à profit :

DONVS-AER

PACISPAV i

MESOR

IAENA

Enfin, les fossores ne se sont pas bornés à dépareiller ou à intervertir, ils ont retourné des inscriptions mettant le texte à l'intérieur du tombeau, disposition qui ne peut être imputée a l'ignorance ni à la distraction, mais à un dessein arrêté. Nous ne disons rien des inscriptions renversées, car à supposer que le /ossor fut assez ignare pour ne pas distinguer le haut et le bas d'un alphabet, il avait du moins pour se guider les symboles et jamais il ne fut possible de confondre une colombe posée sur une branche avec une colombe les pattes en l'air, de même un chrismon dressé ou renversé. Cependant au cimetière de Priscille, sur une tombe encore fermée, on voit dessinée au charbon une colombe renversée, elle n'a évidemment pas été tracée ainsi. Les inscriptions renversées, comme les inscriptions interverties, ne sont pas le fait de la négligence ou de l'ignorance, mais un système voulu et conventionnel pour désigner certaines tombes, celles peut-être sur lesquelles on mettait une fermeture d'attente jusqu'au moment où l'épitaphe correcte serait prête — et elle ne le fut jamais.

Quand on clôturait un loculus avec une plaque de marbre, il fallait que celle-ci fût préalablement gravée, car le peu d'épaisseur des plaques ne leur eut pas permis de résister aux coups de marteau du lapicide, une fois qu'elles étaient posées de champ sur la tombe. Au contraire, quand on clôturait avec des tuiles la peinture s'appliquait dès que le travail de fermeture était achevé et la chaux mise autour, le peintre venait alors et traçait les caractères. Au cimetière de Priscille, on a trouvé des inscriptions sur tuiles où chacune d'elles ne porte que trois ou quatre lettres et qu'on ne se représente pas tracées à l'avance, par exemple :

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