‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 241 sur 423 · QVOD HIC IN DEI NOMINI · texte numérisé non relu

QVOD HIC IN DEI NOMINI

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MARTIVS SVNT

QVOD FA R-PIXE III

Au lleix (arrondissement de Bergerac (Dord. au lieu dit « fa ville de Meillc » parmi des débris de l'époque du liant impire, fut trouvée une pierre dont le sommet est orné d'un monogramme du Christ et d'une inscription dont trois lignes subsistent :

+ IN XPI NOMINE SAFFARIVS EPS DOMVM Dl""EDEF

L'inscription p plête; les deux premières

lignes n'offrent aucune difficulté; elles mentionnent Saffarius, cvêque de Périgueux, qui est connu pour avoir reçu, en 590, avec ses collègues de Bordeaux, d'AngOUlême et de Poitiers, la mission de rétablir l'observance régulière dans le monastère de Sainte- Croix de Poitiers *. La troisième ligne a été lue assez

souanfes, 1881, VII série, t.iv.p. 78-81 :L. Duchcsne, dans Bulletin critique, 1884, t. v, p. 121-128; B. Ledaln, dans Huit, il, In Soc. des antiq. deVOue.il, 1884, Il série, t. m. p. 110-420, Bull, archéol. 'In Comité </. -. Iran. htsL 1886, p. 292-295; Barbier, Le martyrlum de Poitiers, compte rendu di I </< l'ouvrage du l'. Camille </< i<i

in-8°, Poitiers, is.s:,; Le même, Documents mi/ In question iln marturtum de Poitiers, ln-8», Poitiers, 1886; F. Chamard, L'hgi i Poitiers, dans Revue

du Monde catholique, 1884, m série, t. wui. p. 281 itre-Dupont, l'i'i Dunes de Pottter .

p. rs, 1889; I-:. Le Blant, Nouveau recueil, p. 25

Hlstorla Francorum, 1. IX, c. mi.

P. /... t. i.\M, col, 520.

FRANCE

diversement, de la façon suivante: SVMM DIE DEP; SVMMDIEDEP;SCMM DIE DE P, et interprétée :summodie depositus, ce qui en ferait une épitaphe. Mais la lettre qui a été lue p est mutilée sur la boucle en sorte qu'on peut soutenir que la boucle n'a jamais existé, pas plus que le p qui était une F. En outre, le | est surmonté d'une barre transversale qui indique l'abréviation, il faut donc abandonner la lecture die qui ne donne lieu à aucune utilisation de cette barre transversale et on arrive alors à une coupure différente des mots : Dl EDEF. Enfin le premier mot commence par une lettre onciale un rf, la lettre suivante où l'on a vu un C paraît être un O et les deux M qui suivent forment, par la juxtaposition étroite de leurs bases, l'V qui complète le mot domum. Edm. LeBlant s'arrête donc, après étude d'un moulage à la lecture suivante domum Di edef(icanit) et « je serais, dit-il, plus affirmatif si, au lieu d'un moulage, j'avais sous les yeux la pierre originale, car je crois voir après l'F la trace

4648. — ■ Inscription de Fleix.

D'après E. Le Blant, Nouveau recueil, p. 299, n. 2S1.

d'un I court et ne descendant pas jusqu'à la ligne inférieure, et de plus la courbe d'un C. »

L'inscription est gravée sur un bloc épais de 1S centimètres, tandis que l'usage à peu près général pour les épitaphes est de se servir d'une plaque mince. A ce premier indice, s'ajouterait le peu de vraisemblance de l'inhumation d'un évêque dans une localité que rien n'indique pour cet honneur; la formule de début in nomine, rare sur les épitaphes, est au contraire fréquente sur les inscriptions dédicatoires. On a donné à la pierre le nom de cippe, terme inexact puisque ce n'est pas un monument destiné, comme c'est le cas pour les cippes, à être vu de tous côtés. Seule la face antérieure a été aplanie, ornée et inscrite; les laces latérales et la table supérieure sont brutes et simplement épanelées, de sorte qu'il semble que ce petit monument était destiné à être encastré dans la paroi il ■ l'édifice dont elle mentionnait le prélat fondateur '.

Le monogramme est composé des lettres | et X, nsertion du p, et celte forme est fréquente en

1 Audierne, Le Périgord illustré, guide monum tique, pittoresque et historique de lu Dordogne, in-8", Périgueux, L851, p. .">jS; E. Le Blant, Ides itiscript. chrét. il,- la Gaule, 1892, p- 299, n. 281. Au musée de Périgueux. — " Mabillon, Annal. Ont. s. Benedicti, 1. 1, p. 538 '•i 697*; Tassin ri Toustain, Nouveau traité de diplomatique, t. il, pi. xxv, vi, 2, p. 584; Gatlia christiana, t. xi, col. 886, n. xn; Longueval, Histoire de l'Église gallicane,

Gaule. Il est probable qu'à la fin du \ie siècle, rares étaient les Gaulois en état de développer ces lettres en 'Iijaouç xpiotô; ; mais on savait peut-être le sens général qu'il fallait leur attribuer. Nous hésiterions un peu à admettre que les fidèles y aient vu une étoile, symbole de la lumière rappelant le Christ illuminaleur. Tout cela est assurément possible, mais le moins qu'on en puisse dire c'est que c'est assez douteux.

C'est à une époque tardive que se rapporte l'inscription suivante tracée sur un monument trouvé, en 1G93, dans l'église de Saint-Pierre du Ham, près de Valognes. Nous reparlerons plus loin (voir Graffites) de l'autel de Ham et nous ne mentionnerons ici que la première légende gravée sur une face latérale et olïrant un sens indépendant : :

+ CONSTANTININSIS VRBIS RECTVR DOMNVS

1FRODOMVNDVS PONTIFEX

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