DIES SEPTEM
Ces inscriptions ne portent pas de dates certaines, mais on rencontre, dès le temps de Childebert. une formule analogue dans un acte de donation ainsi daté : datum quod fecit menso décembre dies sex et on trouve d'autres exemples en grand nombre de cette manière de dire dans les documents diplomatiques 3. Les Orientaux, nombreux en Gaule, ou on les désignait sous le nom de Suri, dataient leurs épitaphes suivant la coutume de leur pays
Les anciens noms des jours que nous avons conservés, s'indiquent parfois sur nos marbres. La désigna tion du dimanche à seule disparu de notre langage qui n'offre rien d'équivalent du dies solis, A Yilleneuve-les- Avignon, nous rencontrons A, AN ICO; à Trêves HMEPA Kl-B (pour dies dominica, xuptcod)); à Angoulème : DIE TOUS; à Lyon, rfi'e VENERIS: à Vienne HMEPA T7APACKEY...; à Fenay, DIEASABATO.
■E. Le Blant, Inscriiil.,n. 360; F. X. Kraus, Die altchristlichen Inschriflen der Rlieinlande, n. 274. — 2 E. Le Blant, Inscript., n. 586 a. — s Tardif, Archives de l'Empire, Monuments historiques, p. 3, 17, 23, 24, 25, 2S, 30, 31, 32, etc.; Pardessus, Diplomata, p. S0, 19S sq; Du Cange, Glossar., aux mots Facere, quod facit. — « Grégoire de Tours, Histor. Francorum, I. X, ci; De gloria confessor., c. V. —
Quant à la notation fetia prima, secunda,.. .sabba o, qu'on rencontre déjà chez Grégoire de Tours, elle n'est pas représentée dans l'épigraphie *.
XII. Les chiffres. — Les inscriptions de la Gaule ne nous offrent que des exemples connus des chiffres en usage. D'abord nous mentionnerons l'ÈTiÎOTiuov |3xù ancienne lettre grecque qui sert à indiquer le chiffre six, qu'on trouve sous des formes assez diverses
S y I f ; nous le voyons dans une inscription de
Revel-Tourdan, à trois reprises 6, à Lyon *, ailleurs encore, mais c'est une inscription romaine qui détermine sa valeur de façon certaine ' :
ELIAEBENTIA-FACET-SIPTIMIO FAVSTINO-COIVGI MEO QVI FE CITMECVMIESES-7MIIN-ILLVSME SESNOBEIRINTA-DIEBVS SANVS-AV 5 l-ANORV-XXX-71 MISORV-NOBEDVL CIS ANIMA-FAVSTINECONIVGALIS QVALIS NE INBENTVRFAMA-ISQVE
Elia Ebentia facel Siplimn Fauslino coiugi meo qui fecit mecufjn) menses ix (6 + 3;, in illis mensibus novem triginta diebus sanus....
Les chiffres quatre, neuf et quarante ne sont qu'exceptionnellement figurés comme nous le faisons IV, IX. XL. les anciens préfèrent : Il M, VII II, XXXX.
Une inscription trouvée au cimetière Saint-Marcel à Paris répète le chiffre des dizaines de la manière suivante 8 :
MEMORIA FECIT VRSINA COIOGI SVO VRSI NIANO VETERANO 5 DEMENAPIS VIXXI ANNOS ■ XXXXXXXV^^^
On trouve des renversements, ou plutôt des inversions dans l'ordre des chiffres. Par exemple à Toulouse IXXV9;à Briord VX 10, il faut simplement additionner comme si les chiffres étaient placés dans l'ordre qui nous est familier. Quelquefois le nombre est précédé du mot NVMERO, ou bien NVM, ou bien N°. On rencontre ainsi parfois une combinaison de lettres et de chiffres, comme dans ces exemples : AN NO VMM DECEMO, ANNO NONO X, ANNOS VIGINTI ET III. Les nombres quinto, sexto, decimo s'écrivent : V, VI", XMO. Dans quelques cas assez rares les chiffres sont accompagnés de leur transcription en lettres, par exemple : XXX TRIENTA. TRIGTAXXX- Enfin, on ne peut être surpris de trouver à Narbonne l'emploi, d'ailleurs exceptionnel du d oncial pour représenter un chiffre ]1 si on se rappelle que cet usage est courant dans l'épigraphie d'Espagne.
XIII. Ponctuation. — Rien de particulier n'est à signaler; la ponctuation se compose de points séparatifs entre certains mots et ces points sont placés au milieu de la ligne. Souvent les points sont remplacés par une feuille de lierre, ou bien par une sorte de S. Pour ce dernier sigle il est assez facile à reconnaître lorsqu'il se présente par groupes; en ce cas les S sont traversés d'une barre 1=. 11 est rare que la séparation des mots soit marqués par des points superposes; néanmoins on en trouve des exemples ".
5 E. LeBlant, Inscript., t. H, n. 467. — " Ibid.,t. i, n. 34. — 7 iMarangoni, Délie cose gentilesche e profane trasportate ad usa e ad ornamento délie Chiese, in-4°, Homa, 1744, p. 464. — 8 Le Blant. Nouveau recueil, n. 25; voir Inscript., n. 329, 329a. — ' Insaipt., n. 601. — 10 Ibid., n. 377. — " Ibid., n. 617. — '"-Ibid., n. 422a; Nouveau recueil, n. 175. — "Inscript., n. 467, 468, 483, 489.
FRANCE
XIV. Incrustations. L'exécution des épitaphes quoique généralement trrs grossière comportait quclques raffinements. Quelques épitaphes conservent la
trace de couleur dan* le creux des lettres; le tombeau de l'évêque Chaletricus à Chartres était plaque d'os ou d'ivoire, comme le coflret de Coire; on ornait parfois l'inscription d'émaux ou de pierres de couleur (voir Diclionn, t. n, col. 7G5. fig. 1499). Un type intéressant de ces épitaphes rehaussées de verroteries a été exhumé à Poitiers, et on en peut rapprocher une pierre funéraire de Venasque qui garde encore les cavités ou étaient scellées les inscrustations l.
XV. ÉPIORAPHIE et évangéusation. — Des « traditions », car tel est le nom heureux imaginé pour désigner un ensemble d'imaginations sans fondement historique, représentent la Gaule comme le champ d'élection des premiers prédicateurs du christianisme. Saint Pierre, saint Paul, saint Clément, à l'envi, lui envoient missionnaires sur missionnaires. Dès le premier siècle, sinon plus toi . 1rs Églises pullulent en Gaule.
Nous ne les découvrons que bien plus tard. Les écrivains ecclésiastiques ne nous apprennent rien de cette germination merveilleuse perdue dans la nuit des origines. L'Hisloria sacra de Sulpicc-Sévère, les Actes de saint Saturnin. l'Historia Francorum de Grégoire de Tours, la lettre des sept évêques à sainte Radegondc, l'épigraphie en lin sont d'accord pour nous faire savoir que la foi eh rétienne se répandit tardivement, peu à peu, sur notre sol. Les Actes de saint Saturnin recourent a une expression assez caractéristique, parlant de l'expansion du christianisme dans notre pays; ils emploient ces mots : sensim el gradalim. Sulpice-Sévère écrit : Sub Aurelio Antonini filio persecutio quinia, sérias trans Alpes Dei religione saseepla 2. Or, voici que l'épigraphie confirme ces données par un témoignage d'une précision singulière. Il ne s'agit pas ici d'un texte d'âge douteux, d'authenticité contestable et d'ailleurs isole. Le témoignage de l'épigraphie se compose de centaines de témoignages concourant tous à une démonstration unique.
Si les fidèles, les évêques, les Églises avaient été implantés sur le sol gaulois en grand nombre dès le Ier siècle, ils eussent laissé des traces comme ils en ont laissé ailleurs et beaucoup plus qu'ailleurs, puisque nulle part, sauf peut-être a Rome, la foi n'avait obtenu de si nombreuses recrues, or, on ne constate rien de semblable. A Rome, on le christianisme avait pris pied dès la deuxième moitié du Ier siècle, les traces de sa présence sont en elfet nombreuses, positives, coordonnées à ce que les textes nous apprennent. En Gaule, rien de pareil. La région du Rhône ou vinrent prêcher les disciples de saint Polycarpe est celle qui possède le plus grand nombre de ces monuments, rares ou inexistants dans les autres provinces. Ainsi, là ou les textes nous font connaître l'existence d'une Église florissante les monuments se montrent. On ne peut contester que le nombre, la distribution, l'âge comparatif des anciennes inscriptions sorties du sol, comme pour nou et vers quelli i
se formèrent les chrétientés des anciens jours ne soient des faits dont il faille tenir grand compte. Exhumes par des fouilles que les besoins de la vie ont (tendues partout dans une inégale mesure, les monument sont
'E. LcBlant, Les sarcophages chrétien* delà Gaule, p. 139, I. lvi, n. u. — 'Sulpice-Sévère, Hltlorla >acra,l. II, c. xxxn, P, /...t.w.c.i. 1 17. - 'Conc.Aurellan. H, ann. 533, can. 20; Conc. Aureltan., 1 r, ami. 541, can. 15; Cône, ruron., I/.ann, 367, can. 22; Coi /., ann. .'>7s. can. 3; Surius,
Vitœ Mander, t. n.Onov., p. 186; "•• S. Leonardo conj pour le pays de Bourges, Aeta lonct., 28 mal. Vtta
ranni, 7, 10, pour! irtralnetlal I6i I
Vila s. Agricole, pair le Nivernais; Grégoire de Tours, Deglortamartyram,c.ij,\ rleDIJonnals, 'i i
paru là surtout où la terre les garde en plus grand nombre; et parmi les provinces qui n'en ont point fourni, il en est à coup sûr dont le sol n'en avait reçu que très peu ou même pas du tout.
Sur tels points les inscriptions sont antiques, tandis que sur d'autres points elles appartiennent à un âge moins reculé ou même à une basse époque; enfin diverses régions n'ont encore livré rien du tout. 1 »i de telles dissemblances, peut-on soutenir que la foi cl les coutumes des chrétiens se soient répandues uniformément, qu'une semence jetée en même temps sur un sol soumis à une même loi, dans des conditions analogues, ait levé ici et se soit desséchée ailleurs. Cette inégalité est, à elle seule une démonstration des conditions historiques de nos origines chrétiennes.
Gagnant de proche en proche et partie de Rome, l'évangélisation s'essaya d'abord dans la Viennoise et dans la Première Lyonnaise, c'est-à-dire dans les provinces où la vie romaine a le mieux pénétré. Voilà sa conquête et son quartier général. I.e centre se montrera plus réfractaire et ce n'est que vers la lin du ivc siècle que saint Martin triomphera des résistances. Les textes sont formels et c'est bien quelque chose. Conciles, vies de saints rédigées à une date rapprochée de la mort du personnage qu'elle glorifient en conviennent tout en ajoutant que pendant un siècle ou deux, la lutte entre la croyance nouvelle et l'ancienne se poursuit s. A mesure qu'on remonte vers la portion septentrionale, l'évangelisal ion est plus tardive encore, plus fragmentaire et les Églises séparées par de plus longues distances. Les découvertes n'ont fait, depuis un siècle, (pie vérifier les données fournies par les documents. Les fouilles ont fait apparaître de nombreuses inscriptions qui, toutes, confirment ce (pie nous savions, lui 1.S92, après trente-trois années de vigilance infatigable et de recherches auxquelles rien n'échappait. Edmond Le Blant, pouvait écrire : « Sur les trois cent cinquante inscriptions que contient mon Nouveau recueil, cent trente-cinq appartiennent à la Viennoise, à la Seconde Narbonnaise, aux Alpes Maritimes, c'està-dire aux provinces les plus voisines de l'Italie, d'où l'évangélisation nous est surtout venue'.
« Si l'on interroge *, en effet, les ,\< lu sont l<rnim et les suppléments que peuvent fournir nos autres recueils hagiographiques, un fait important se dégage : aux v, \ t , vu" et viir- siècles, c'est-à dire presque aussi longtemps que dans la Grande-Bretagne et les pays d'outre-Rhin, de nombreux apôtres parcourent le nord de notre sol; la Deuxième, la Troisième Lyonnaise, les deux Belgiques, les deux Germanies, la grande Séquanaise, qui, au VI" siècle gardait encore tl*-^ temples païens, voient de longs combats contre l'idoîàtrie conservée par des mœurs sauvages ou ramenée par la conquête barbare ';, et le nord est. si lent à recevoir ou à recouvrer la foi du Christ demeurera longtemps prêt à la laisser faiblir
lu* lyonnaise : Acta sancl., 12 mars, t. u, p. 119, vie de saint Paul; 28 juillet, t. VI, p. 584, vie de saint Samson; 1" mal, 1. 1, p. 93, vie de aint Brieuc; 6 Janvier, t. i, p. 329, saini Mélaine; 1" juillet, 1. 1. p. 121,
mit Lunaire; 1"' oct., t. i. p. 197, \ l.ubin. Acl. sancl. On/. S. Benedicli, t. i, p. 219, voile saint Malo.
i aphte chrétienne en Gaule el dont l'Afrique romaine, p. ii-u. • l . Le Blant, Inscript., i. i, p. mu 1 !.. Deltsle, Notice sur un feuillet de papyrus, dans M< de la Soc. archéol. de t >, p. 275, 276. -
sanct, '.> sept., t. m. p. :'.'.i7, saint Orner : Postquam en
irtcusdei ra dit ta
m urbe perrexeranl... lune Terwanei Ituram
llerum reoersl tunt tdolorum; • !"" i dans Acta tanct. ord. .s. BcnedtcU, t. il, p. 9; Hii ; pfi i.. m i\ , ad ■ | ;■""(■ unir' . a. -■
FRANCE
II* ltoxxaise : Acia sanct., 2 mai, t. i, p. 265, saint Germain; 23 octobre, t. x, p. 97, saint Romain; 22 juillet, t. v, p. 279, saint Wandrille ; Acta sanct. ord. S. Bened., t. n, p. 84, saint Valéry; Fortunat, Vila S. Palerni, c. m.
II* BELGIQUE : Acta sanct., 18 avril, t. n, p. 652, saint Ursmer; 20 février, t. m, p. 198, saint Eleuthére ; 8 juin, t. ii, p. 91, saint Médard; 5 septembre, t. n, p. 605, saint Bertin; 9 septembre, t. ni, p. 397. saint Orner: 16 octobre, p. 981, 982; saint Mommolin; 17 février, t m, p. 29, saint Silvin; 6 février, t.i, saint^ YVaast; 11 août, t. n, p. 673, saint Géry ; 2 janvier, 1. i,* p. 154. saint Blimond; saint Paulin de Xole, Episiolœ, xviii, n. 4. saint Victrice.
IIe OERMANIE : Acta sanct., 6 février, t. i, p. 850, saint Amand; 1er juillet, t. i, p. 258, saint Rumwald; 17 septembre t vi, p. 576, saint Lambert; 1S avril, t. il, p. 562, saint Ursmar; Surius, Vila; scnclor., 3 novembre, t. vi, p. 52; Mabillon. Acta sanct. ord., S. Benedicti, t. u, p. 397, saint Bavon, p. 458, 459, saint Liévin; t. m, p. 608, 609, saint Willibrord;D'Achery, Spicilegium, in-fol, t. n, p. 93.
I'" OERMANIE : Acta sanct., 7 juillet, t. il, p. 333, saint Goar; 27 mars, t. ni, p. 702, saint Rupert.
Ire BELGIQUE : Acta sanct., 2 mai, t. i, p. 265, saint Germain; Grégoire de Tours, Hist. Francor., 1. VIII, c. xv, saint Ulfilaïc.
geaxde SÉQUANAISB : Acta sanct., 16 oct. t. vu, *p. 885, saint Gall; 29 mars, t. m, p. 7S7 et 30 août, t. vi. p. 580, saint Eustase; 30 août. t. vi, p. 580, saint Agile; Acta sanct ord. S. Benedicti, t. u, p. 26, saint Colomban. Tous ces indices sont confirmés par l'épigraphie.
« Les provinces que le Rhône relie à la Méditerranée, la Ire Lyonnaise, la Viennoise surtout, possèdent les monuments les plus anciens, les plus nombreux, et. parmi ces marbres, les premiers en date appartiennent exclusivement à des localités voisines de la mer. Marseille, Aubagne, Arles, la Gayole, Magueloniie,rc'està-dire à celles que durent d'abord parcourir les ouvriers évangéliques. L'antiquité, le nombre font en même temps défaut dans le centre, où la foi ne se développa qu'en second lieu, et l'itinéraire des missions tardives dont nos provinces du nord furent le théâtre donne, pour ainsi dire, l'exacte contre-partie de la carte, si peu remplie pour ces contrées. Pour le sudouest, de même si pauvre en inscriptions chrétiennes, on ne peut s'empêcher de remarquer qu'au Ve siècle, d'après les vies des saints, un evêque d'Auch, Orientius, aurait eu, comme les apôtres du nord, à convertir des populations, à renverser des temples et des idoles1 et qu'un disciple de saint Martin fut tué vers le même temps par les païens de Brives s. »
Et ce ne sont pas seulement les épitaphes qui témoignent de l'expansion du christianisme dans la Viennoise, les sarcophages ornés de symboles et de figures montrent que la foi a trouvé dans cette province un établissement plus large et des partisans plus fortunés. Il n'en faut pas conclure que le nombre et la qualité des inscriptions funéraires sont en rapport étroit avec le développement du christianisme sur tel ou tel point du sol: mais on ne peut non plus se soustraire à celte constatation que la richesse rela-
1 Acta sanct., 1" mai, 1. 1, p. 61. — ■ Le Blant, Inscript., t. n, n. 571». — ' lbiil., n. 261. — * Salvien, De gubernatione Dei, 1. VI, c. xv, I: I... t. Lin, col. 125: Tillemont, Mêm. hist. ecclés., t. \vi, p. 1S4. — 5 Gesta regum Francurum, c. vin, Gesta Francorum Roriconis monachi, 1. I, dans A. Duchesne, Scriptores, 1. 1, n. 496, 802. — 6 L'auteur des Gesta regum Francorum place ce fait entre le rétablissement de Childéric, lequel recouvra son royaume vers 164, et la mort d'Egidius, qui périt en 163. Idace, Chronicon, êdit Garzon et De Ram, p. 115. — - Z-e.r Ripua-
tive des provinces et leurs coutumes ont dû influer, dans une 'certaine mesure, sur la production des légendes lapidaires. De ce rapport certain, nous trouvons une preuve nouvelle dans un fait historique remarquable survenu à Trêves.
« A Lyon, à Vienne, à Arles, à Vaison, à Marseille, partout enfin, où comme dans la métropole de la Irc Belgique, on trouve en quelque nombre les inscriptions du second âge, c'est-à-dire contemporaines des premiers empereurs chrétiens, les marbres des temps mérovingiens leur succèdent. C'est la conséquence et la preuve d'un développement régulier de la foi qui n'a pu, sans cause exceptionnelle, disparaître après une sérieuse extension. Il en est autrement pour Trêves. A l'exception peut-être de l'épitaphe métrique d'un barbare3, toutes appartiennent dans cette ville au IVe, au va siècle; le VIe, le vne siècles n'y sont nullement représentés. La propagation semble donc s'être pour un temps arrêtée sur ce point, il importe d'en rechercher la cause.
« On remarquera qu'un signe important dans les âges épigraphiques, la mention du nom de ceux qui ont fait faire la tombe, s'arrête pour la Gaule, en 470, et que cette mention constitue le trait saillant du formulaire de Trêves. D'autres détails nous reportent au même temps et s'ajoutent à cette donnée. La Rome des Gaules a-t-elle donc vu, à la fin du Ve siècle, un événement qui puisse expliquer la suppression si remarquable des monuments lapidaires de son christianisme?
Nous savons combien de désastres accablèrent la malheureuse cité. Salvien parle de quatre prises d'assaut dont elle se releva 4. Une cinquième l'arracha aux Romains pour la mettre sous le joug des barbares \ Cela se passa vers 464 6. Les nouveaux vainqueurs étaient les Ripuaires, voués encore, et pour de longues années, au culte des idoles '. Clovis ne fut reconnu par eux qu'après le meurtre de Sigebert, en l'année 509. La conversion dont l'époux de Clotilde donna l'exemple aux Francs, en 496, ne devait, d'ailleurs, ni les atteindre, ni les réformer tous. Parmi ceux qui suivaient ce chef et plus tard même ses fils, plus d'un resta sourd à la voix du Seigneur 8. Dans la vie de saint Rémy, pour ne citer qu'un seul fait, il est raconté qu'après le baptême de Clovis, une scission se fit parmi les siens. LTn parti, demeuré idolâtre, se retira vers Cambrai, sous la conduite de ce Ragnacaire 9 que ses leudes abusés vendirent au roi pour de faux bijoux d'or 1C. Un demi-siècle ne sufiit pas à faire germer dans le cœur de nos aïeux le sentiment chrétien. Si la loi salique et Agathias, vantent chez les Francs la pureté de la foi ", il en était, et ceux-là venaient précisément du royaume de Metz, qui n'eussent point mérité un tel éloge. Entrés en Italie, au temps de Théodebert, ils prirent des enfants, des femmes de ceux qui voyaient en eux des alliés, les immolèrent et les jetèrent dans un fleuve, comme une offrande faite à quelque divinité terrible pour le succès de la guerre qui s'ouvrait. « Ce peuple, dit Procope, est chrétien, mais il observe les rites de la vieille idolâtrie, employant, pour la divination les victimes humaines et d'horribles sacrifices 12. » Lors delà conquête de l'Auvergne, on retrouve chez les Francs, cet esprit de
riorum. Prélace, Quidquid Theodoricus ru- propter vetustissimam paganorum consuetudincm emendare non potuii, Canciani, Leges Barbarorum, t. n, p. 296. — s Acta sanct., févr., t. i, p. 798, Vita S. Vedasti, c. m, n. 17; mors t. i, p, 136; Vita de Fridolini abbatis, c. n, n. 21. — ' Acta sanct., octobre, 1. 1, p. 149, Vita S. Remigii, c. v. — ,0 Grégoire de Tours, Hist. Francor.. 1. Il, c. xlii, P. L., t. LXXI col. 238. — " Pardessus, Loi salique. p. 344, 345; Agathias, llist.A. I, c. il : 1. II. ci, édit.Bonn, p. 17, 65. — " Procope, De bell. Gothorum, 1. II, c. xxv, êdit. Bonn, t. H, p. 24S.
il; \ N « . i .
pillage sacrilège el di ition ' qui leur avait
fait saccager les églises de Trêves. Grégoire de Tours, en attestant leur conduite dans la guerre, rapporte un fait qui nous les montre tels qu'ils étaient alors au I I du Rhin. ■ A Cologne, dit-il, se trouvait un temple richement orne, les barbares y faisaient leurs libations, mangeant et buvant à l'excès. On y adorait des idoles, on y suspendait l'image faite en bois des membres atteints de quelque niai. Saint Gall l'apprend, vient avec un seul clerc, et pendant l'absence des païens, brûle le temple. Ceux-ci voyant la fumi lever, cherchent l'incendiaire, le découvrent et le poursuivent l'épée a la main. I.e saint diacre se réfugia dans le palais du roi. Thierry apprenant ce qui S'était passe, calma par des paroles de paix la fureur des idolâtres et put les désarmer :. Plus tard encore, un saint stylite, qui vivait sous Childebert II, vif de même dans le paj s de Trêves, la statue colossale d'une divinité des forêts el plusieurs autres simulacres 3. « Aux alentours, la présence «les Francs ouvre une longue succession de violences. Sous leur joug dans la pays d'Arras, les églises se remplissent de ronces et sont livrées aux plus vils usages ', par eux encore, dans le nord-est. suivant le récit du moine Jonas, la religion chrétienne avait presque disparu au vu" siècle *. En vain donc, saint Materne, saint Euchaire, saint Valère avaient voue leur existence a l'évangéli-
sation de la contrée, en vain, les barbares euxmêmes y avaient reçu leurs enseignements * et le long séjour d'une cour chrétienne j avait affermi la vraie foi: en vain, comme le montrent l'histoire ', la succession épiscopale, les marbres, cetle terre avait entendu la parole de Dieu; un paganisme grossier, une brutale ignorance, s'y étaient battus à la fois; l'œuvre était à reprendre, et pour ne mentionner que les contrées les plus voisines I près de Mayence,
! '.. àlvoy (Carignan), cinquante années plus tard, saint Goar, saint t II filai c durent travailler sans relâche à la conversion d'idolâtres assez puissants encore au vin siècle, pour chasser l'évêque de Worn
« Ce fut donc entre des mains païennes que tomba la Rome des (.ailles, au moment ou s'arrêtent ses monuments d'épigraphie chrétienne. Les maux qu'y
■ ni les barbares, 1rs épreuves que souffrit son Kglisc. se reconnaissent a plus d'un signe. L'histoire n'a. que je sache, rien laisse' de précis sur les conséquences religieuses de la conquête franque; mais les documents relatifs a cette époque semblent, île même cpie les inscriptions, accuser un trouble- considérable dans l'Église tréviroise. Depuis sainl Agrèce, son quatrième évêque, jusqu'à sainl (.vrille, qui fut le qua torziéme, el mourut en 158, les dates, la succession opale, s'établissent avec quelque certitude. De ce prélat jusqu'au vingt-quatrième, Aprunculus, mort en 527, les détails historiques et la chron presque entièrement défaut. Or ce trouble élans les catalogues correspond a l'âge de l'invasion, à celui ou les inscriptions chrétiennes.
An bs évêques de Trêves, Cyrille el
Maru peul et H'. Nice) ius el Ma-
. réparent les sanctuaires dévastés, brûlés par
les barbares. Ll 'eurent point seuls .
frir. Lorsque Thierry s'empara de l'Auvergne, il emmena, raconte Grégoire de l'ours, de nombreu:
'.m- de Tours, Hiat. Francor., I. III. c.rxu, /'./.., t. lxxi, col. 250; Acta S. Austremontt, dans Labbe, biblloi manuscr», t. n, p. l'as. ■ i it.t Patrum,
I. VI, <•■ \n. Grégoire de Tours, Hltt. Francor., I. VIII, c. w, l'. /.., i. lxxi, col. 157; au sujet de la divinité irégolre 'le- Tours <l. sî^,,,. ,, , s,,,,^ |c ,,,,,,, ,|,. Diane, voir Beugnot, Histoln <i< l>t destruction du pagani
nt, t. n, p. ::i". ' Acta tancU, ''• févr. t. i. p. 793, l'ita S. Vedastt. ' Hablllon, Acta ranci, ord. S. Bened.,
arvernes pour servir dans l'Église de Trêves. C'était apparemment pour relever un culte abaisse' par les violences de la conquête flanque. La dépn ssion du christianisme dans la Première Belgique à la lin du v° siècle, a peut-être laisse d'autres marques.
t On ne sait que trop bien quels maux enfantait une irruption des barbares, les eiles s'écroulaient, le sang inondait le- sol. l'Église était en deuil; l'épouvante' dispersait ! ai, les pasteurs. Devant les hordes d'Alaric, les Romains avaient fui de toutes parts, saint Augustin, saint Jérôme les virent abi éperdus en Afrique, en Palestine. La suppression subite des marbres funéraires atteste encore qu'en l'année 410 la ville' éternelle avait vu périr ou disparaître
se-s e-nfanls.
« Les fidèles de la Première Belgique, dont les épimanquent de même après une' invasion, eurent
peut-être- a soulïrir île semblables douleurs. II paraîtra sans doute téméraire île voir dans uni' inscription du v siècle retrouvée près de Vienne el appartenant à un enfant de Trêves, la marque possible d'une fuite' des chrétiens devant les Ripuaires, on ne saurait toutefois s'en défendre entièrement*. Dan-, la Première Lyonnaise', a Saint-dcrniain-ilu-Plain. on a récemment signale' l'épitaphe d'un évêque étranger au pa Ce personnage se nomme Jamlychus, el son inscrip< tion mutilée présente le type particulier à la lin du V siècle :
tmidiluR HOC T V M V L" boivir memorlAE IAMLYCHVS EPs in spe resurre< TION I S P Y K • I A" • • ■ • • • • Il CONS VIXIT ANios
| m vient de voir que saint Cyrille mourut en 458, c'est a-dire peu de temps avanl la prise- de Trêves (464). Son successeur, qui fut témoin de ce désastre, porte précisément le nom gravé- sur noire' fragment : Jamblichus ". L'évêque expatrié dont la Première Lyonnaise- possède l'épitaphe doit être, Selon toute apparence, celui qui assista a la ruine de sa ville, a
la restauration < 1 1- l'idolâtrie. Environné di
Jamblichus a sans doute, comme saint Cesaire au temps il". Marie, comme les évêques d'Afrique sous le joug des Vandales subi l'exil, apre'S île' loir
quille- une- terre devenue son ennemie,
L'Église de Trêves aurait donc ainsi vu, après l'invasion îles idolâtres, dispersi i i- Bdi les. Ks pasteurs et plusieurs d'enti raient venus chercher dans
la Première Lyonnaise, dans la Viennoise, asile sur une- terre romaine el chrétienne. La prise par les i d'une illustre métropole, va ilemenl a perdre
toutes ses splendeurs, le trouble contemporain dans
si's lisi ' | pales, l'envoi de nombreux i lercs a son
Thierry, la persistance dsme,
l'attitui ■ mie- il'- ses adeptes se.ns le règne,
même de ce prince, la brusque et remarquable sup- :: i.re's élans un de nos
ires épi graphiques, enfin, la découverte dans |i
'.aiik' d'épitaphes apparti i infant de
Trêves, vous semblent autant de- points faits pour attester la désertion par les chrétiens d'une vil!
venue- la proie dis idol
Ainsi les légendes lapid dres fournissent h- moyen
t. n. p. '.<, Vita S anct., M juin, l. il,
p. 'in, Vita s. Mcdardl. ' 1 Le Blant, Imcrtpl., I. i, 148; Le Blant, Note sur /. rapport des nomi • nationalité n mérovingienne ./un. Afènt.
de la Soi "" . t. xxvm. I lllemont,
Mim. Mat. teelés., t. iv, p. 19!
t. m, p. Toi'. ' ii liant,
;" Ibid., n. 801 Brower, lue- . i. i.
FRANCE
d'éclairer une époque inconnue dans l'histoire de l'Église ». »
XVI. Inscriptions grecques chrétiennes. — Le poète Conrad Celtes déplore l'abandon des vestiges de l'ancienne magnificence de Trêves, et vers la limite du xve et du xvr siècle, il mentionne l'existence d'épitaphes grecques 2 :
0 quanta veslris mœnibus inelylis Obliterala est gloria principum.
Viri Treverenses, Mosellœ
Qui gelidum bibilis liquorem Idola divum vidimus inchjta Inscripla saxis sub tilulis suis
In plaleis, heu, nullo honore
Marmoreis recubare saxis
Sepulcra; qrœcis vidi epilaphiis Inscripta busla; el starc sub horlulis, Et mœnibus sacrala functis..
Les anciens collecteurs d'inscriptions et les archéologues des derniers siècles ne nous ont fait connaître
eyYx^rr H? HO Kl
46SS. — Épitaplie de Matrona.
D'après E. Le Blant, Inscript. delà Gaule, t. n,pl. 52, n. 305.
que deux inscriptions grecques à Trêves, celle d'Eusebia et celle de Cassianos 3. Une seule a été trouvée depuis, vers le commencement duxixe siècle; elle marquait la sépulture d'un fidèle appelé "AÇiÇoç 'Afpiima originaire de l'Orient, comme tant d'autres qu'on désigne ainsi que lui sous le noms de Syri.
Sauvai, dans son Histoire des antiquités de Paris, écrit ce qui suit : « Il y a quelque vingt ans qu'au marché des chevaux du faubourg Saint-Victor on trouva aussi quantité de tombes avec des inscriptions grecques que je n'ai pu retrouver l. » L'abbé Lebeuf, nous met en garde contre ce renseignement. « Quant aux inscriptions grecques dont parle Sauvai, il paraît, dit-il, qu'elles n'avaient de grec que le monogramme avec les deux lettres A et GO 5. »
Les inscriptions grecques chrétiennes de la Gaule sont des plus rares. Nous avons déjà fait connaître celle de Pectorius. à Autun (voir ce mot) ; on en trouve
1 Le Blant, Inscript., t. I, p. XL1I-LH. — ! Brower, Annales Treuirenses, t. i,p. 4lJ; Libri Odarum, III, xxvi, fol. 79r°. — * E. Le Blant, L'épigraphie chrétienne en Gaule, p. 43. — ' Sauvai, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, in-fol., Paris, 1724, t. n, p. 336. — * Lebeuf, dans Mémoires de l'Acad. des inscr., IIe série, t. xxv, p. 152. — ° De Boissieu, Inscriptions antiques de Lyon, in-4», Lyon, 1S46, p. 602; E. Le Blant, Inscript., n. 46. — ' E. Le Blant, op. cit., n. 225. — ' Ibid., n. 2 IN.
une à Lyon, trois à Trêves, une à Vienne, une à Apt, dont le caractère n'est pas bien déterminé, une aux Tourelles, une à Marseille et la dernière à Narbonne. Nous ne revenons pas sur l'inscription d' Autun. Celle de Lyon n'est qu'un fragment dont il y a bien peu de chose à tirer 6 :
. £N0A K[eiTai Â|W MAPA B[
A Trêves, une inscription trouvée vers 1825, à Saint-Mathias, au delà des débris de l'enceinte romaine ' :
GN OAAC KITAI AZI ZOC ATPinA CYPOC KCû TTATTPOZABAAAIC0N OPCON ATTAMeGùN
Dans la tombe se trouvaient des monnaies aux effigies de Constantin le Grand, Valentinien Ier, Valens et Théodore.
Le mot xco est une abréviation pour x<à[£7)ç, fréquent en Orient, et qui indique la région géographique dont le défunt est originaire. Le nom 'AÇiÇoç est d'origine sémitique. La mention Ka7tpoÇaêa8a(cov ôptôv 'Atoxu.écov désigne par les deux noms hellénique et national un affluent du Tigre que les Grecs appelaient Kàirpoç et les indigènes Zab (langue chaldaïque).
Il y a d'autres exemples de ces compositions hybrides de noms géographiques. A Trêves encore l'inscription d'Eusébie8 sur laquelle nous aurons à revenir et celle de Cassianus, encore un oriental 9.
GNOAAe KITe EN HP HN£ KACC1ANOC A
bcacimioy ono rco
AAAANCON ZHCA
AC NKPO TTAOYC ETII KB
A la lin de la deuxième ligne, il est probable que nous avons un monogramme du Christ mal déchiffré ou mal reproduit ; à la cinquième ligne, il faut lire probablement : [iixpôv 7rpô^ et») x.6. On peut traduire ainsi : » Ici repose en paix Cassianus ;{: fils de Bedsimius ('?) du bourg d'Adana, qui vécut un peu au delà de vingt-deux ans. »
A Vienne, une épitaphe de Matrona, fille de Mokimos 10 et qui est intéressante par certaines survivances du formulaire d'autrefois (fig. 4688) :
"Ev6x xeïtgci èv EÎpYjvY) MccTpcâvoc, Quyé.Tnp Moxîu.o'j, u.&yMTioz 'Pcou.r(ç, ^7aaa 7tXe;.cù sàx-ttov etï) EÏxca'. xoà ttÉvtc.
L'origine de cette inscription du musée de Vienne, n'est pas connue, mais la nature de la pierre ne permet pas de douter que le monument n'appartienne au pays.
Nous avons ici la mention de la filiation et en outre l'indication d'une charge publique remplie par le père de la défunte; qu'était-ce au juste qu'un yukyMnoç 'Pcou,7]ç? Nous ne le savons pas avec précision, et le mot mancipatus qu'on retrouve inséré dans le code Théodosien peut également s'entendre, au dire de Godefroy, du service des postes et de celui de la boulangerie.
— 9 Ibid., n. 267. — 10 Delorme, Description du musée de Vienne, précédée de recherches historiques sur le temple d'Auguste et de Livie, in-8°, Vienne, 1S41, p. 303; Z. Collombet, Histoire de la sainte Église de Vienne, in-S, Lyon, 1847, 1. 1, p. 194-195; Starke, dans Archàologische Zeitung d'Ed. Gherard, 1S53, p. 337, Braun, dans Jarhrbhcher des Vereins fur Allerthumskunde in der Rheinland, 1853, p. 121; E. Le Blant, Inscript., t. n, p. 92, n. 423. pi. 52, n. 305.
FRANCE
Enfin la date de la mort n'est pas mentionnée. Quant à la mention FlAIOGAAnOY, qui est certainement une corruption de irXsov SXonov, c'est l'équivalent de ; lus minus.
L'inscription grecque d'Arles rappelle, dans une ville où l'élément hellénique tenait une large place, un nommé Josés ' :
P. GNOAAH Kl
TH ICOCHC AnO
kcû -eniKioY
ANOTePOY KA TOTePOY
Ce Josès était (i~ô xc'jo.r,;) du bourg d'Epicium haut-bas. Que cette ville se distinguât en deux quartiers portant les noms de ville haute et ville basse, rien de plus fréquent, mais qu'on fut des deux quartiers à la fois c'est plus difficile; il est vrai qu'il y aura toujours des gens pour avoir un pied dans chaque camp.
A Salles d'Aude, une inscription conservée au tnu.
4G89. — Épltaphe juive d'Auch.
D'après E. Le Blant. Épigraphie chrétienne en Gaule,
1800, pi. iv.
sée de Narbonne, nous y reviendrons :, et à Marseille un autel dont nous reparlerons également *.
Celle-ci est moins connue : elle se trouva quelque temps à Attichy, mais nous ignorons sa provenance ' :
nPiroMCNHC
CTCAeYTH CeNZHCAC CTH O KAI CN GAAeKITAI
[\piyo\ibrrfi èreXeûnijocv ".'(^iz, ï-r, •.' /.-r. i /-..-■/:.. < Prigoménès est mort a l'âge de 70 ans et il repose ici. •