‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 290 sur 423 · Ibid., t. I, n. 333. — ' Ibid., t. I, n. 336 a · texte numérisé non relu

Ibid., t. I, n. 333. — ' Ibid., t. I, n. 336 a

Les formules liturgiques sont plus fréquemment employées dans les inscriptions d'Italie et dans celles d'Espagne. Dans le Vivarais, au village d'Arras, une inscription débutait par une formule empruntée à un texte sacré 3 :

placioFa PLACATVS SVSCIPE

AE FIDEI-ET XPE OMPOTENS

BSEQVIIS EST FAMVLATATVIS

R-IGENS-IMIS NI FALLIMVR

Sur un fragment lyonnais nous lisons VT INTER ELECTV-. qui rappelle l'antique formule : Ut., inter eleclos ju béas adgregare *.

Les prières contiennent fréquemment l'expression placere Deo qu'elles empruntent au langage biblique. Si l'on en juge par les rapprochements qui précèdent, ce serait d'elles que les inscriptions tiendraient encore cette même formule : PVELLA DEO PLACITA5: QVI PLACVERE DEO DICTIS FACTISQVE SV- PREMO ". Pour le même motif, on pense reconnaître sur deux épitaphes de Bainson et de Marseille des fragments de psaumes, chantés aux funérailles; voici l'inscription de Bainson' :

VRSICINA VIVAT IN DEO DEFVNCTA ANNORVM XXV IN PACE DORMI AM ET REQVIESCAM

Il semble que nous ayons ici un emprunt ou du moins une réminiscence du psaume iv, 9, 10 : In pace in idipsum dormiam et requiescam, quoniam tu, Domine, singulariter in spe constiluisti me.

La basilique de Saint-Martin à Tours offrait un certain nombre d'inscriptions dans lesquelles chaque mot pour ainsi dire rappelait'le texte des offices consacrés au grand thaumaturge. Auprès de sa tombe on lisait ces paroles 8 :

Cerlamen bonum cerlavil cursum consumavil fidem servavit de cetero reposita est illi corona justitise quam reddet illi Diius in illa die justus ]udcx

C'est un emprunt à saint Paul fait à travers l'épitre de la messe du saint 8.

On ne saurait donc le mettre en doute, les anciennes liturgies et, principalement les liturgies funéraires ont souvent inspire les rédacteurs des inscriptions chrétiennes. Il est rare, en Gaule, que l'emprunt soit étendu, ce sont quelques mots, un lambeau de phrase, mais qui suffit pour indiquer l'intention. Par exemple sur cette inscription trouvée dans un tombeau de grès à Saint-Cirq-la-Popie, (Lot) 10 :

A^GJTVMVLVS NE OFI Tl PAVLI SVI PRAECES SIT IN PACE DOMINI CA DIE NONAS NOVEM BRIS LEONE TER CONS

La formule preecessil in pace est empruntée à la liturgie funéraire. In pace dominica se retrouve sur d'autres tombes. Cette inscription est datée de l'an 466, 3e consulat de l'empereur Léon qui ne porte ici que son titre de consul. Nous parlerons plus loin d'une inscription de Langeais (Indre-et-Loire) offrant cette formule •... sic dignil orare pro parentis suus Agecio et Mellilo et ut in XI'O dignit orare " (voir Langeais).

s Ibid., t. I, n. 179. — 9 Muratori, Liturgia romana vêtus, t. n, p. S90. — '" Le Blant, Nouveau recueil, n. 242. — "Bull, archtol. du Comité, 1899, p. 479.

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XXII. Formulaires épjqrafhiques. Los formules épigraphiques ont eu leur vogue, leur déclin e( beaucoup n'attendirent pus pour disparaître d'être

supplantées par d'autres et par un autre style. Elles étaient usées, elles avaient fait leur temps, car la langue funéraire subit les conditions de tout ce qui a : durée est limitée et soumise à des incidents imprévus. On aurait tort de croire que nous avons beaucoup changé a ce point de vue. Chaque génération ou chaque groupe de générations loue et regrette sis morts « selon la formule » que le bon goût prescrit et ceux qui y déro issent gens malappris. Un

ancien a fait cette remarque qu'on ne peut trop s'étonner de voir ce qu'on dit aux hommes pour les consoler; en effet, on leur dit ce qui sert au voisin ri

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R1TAETV1CX1T1M PACl^ANNV.s-^xV ETTRAN5JITKLEN

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1692. — Inscription de Crussol.

H'.iprès E. I.e Blant, Inscriptions de lu Gaule,

t. ii, pi. 63, n. 376.

au voisin du voisin. L'humanité ne se nul guère en d'imagination.

L'inscription suivante découverte dans la Viennoise, ;t Crussol est digne d'attention ' (flg, 1692) :

+ IN HOC TVMO LO REQVIISCIT BO NE MEMORIA MARGA RITA ET VICXIT IN j PACIM ANNVS LXXV ET TRANSIIT KLEN DAS IVLIAS RIGNI DOM NI NOSTRI CHDOEDO RE GIS TANTO INDICCI 10 ONE QVARTA ET

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