XXIV. Inscription; \r
L'épigraphie de la Gaule chrétienne est principalement
funéraire, cependant nous avons conservé un certain nombre de textes destines a la décoration monumentale et n'ayant pas un caractère exclusivement funéraire. Un de ces petits poèmes e pus, par l'ortunat
et ailn .lius. évéque d'Autun, nous apprend
qu'il ne s'agit pas d'un simple exercice littéraire, mais d'une composition épigraphique destinée à être II en couleurs sur les p?rois d'un vestibule : Si : hoc opère paricli conscripto, pro me osliario picturt vel veslibulum '. Paulin de l 'érigueux se plut lui aussi à ces destinées à la décorai ion des sanctuaires. Fortunal s'y i i particulièrement et. ses ouvrages en comptent un bon nombre. Nous avons même conserve une inscription dont la destination est certaine : In cellulam simili Martini ubi pauperum r-sli- il, ro gante l
On ne saurait songer à comparer Damàse et Fortunat; cependant tous deux ont eule goût et le sens de l'épigraphie murale, tous deux nous on I laisse des textes qui font partie de nos richesses d'archéologie chrétienne. Paulin de Noie, Sidoine Apollinaire et Venance Fortunat avaient c .lecience de s'être appliques u leur compositions épigraphiques pour vouloir les conserver a la postérité et prendre soin de les insérer dans leurs œuvres. Leurs contemporains lisaient ou épelaient avec quelque peine ces textes dont toutes les allusions ne devaient pas être saisies, mais ils savaient, par contre, y apercevoir des renseignements historiques ou traditionnels qu'il nous est plus difficile (l'entendre aujourd'hui. G] l'ours, tempéra-
ment d'historien, toujours aux aguets poui rempl cartons de mites à introduire dans ses ouvrai parfois transcrit ces inscriptions et invoqué leur témoignage. Les anciens éditeurs Brower e1 Lui les commentateurs de Fortunal n'ont vu dans ses compositions métriques epilaphia, elogia, etc., que de pures descriptions. l'.dniond Le Blant s'est inscrit. en faux contre cette interprétation et il a accueilli, en conséquence, ces textes épigraphiques parmi ceux de la Gaule. Le nom sous lequel on désignai! assez couramment ces sortes de pièces, epitaphium . n'a pas le sens strict que nous donnons aujourd'hui a ce mot ; il peut designer un éloge ou une seule d'O funèbre très étendue, mais ici encore il ne faut pas introduire une règle stricte la ou elle n'a pas existe.
Une inscription tumulaire retrouvée sur son monument encore debout, compte cent dix-neuf vers Damase aimait la brièveté, et pour cause, car sa muse était bien sèche et sa provision de vers bien modique. Fortunal elail moins chiche el il prodiguait ses compositions qui ont ele transcrite;
tombes, sur les porches et sur les parois des basiliques.
Une partie de son oeuvre épigraphiq
à la gloire de saint Martin de Tours et i à la
demande cl. s. Ces inscript ions auront
naturellement leur place lorsque nous étu souvenirs du grand thaumaturge ; nous ne tirons ici
que les mentionner rapidement. La pièce composée
pour la cellule de saint Martin, comme le texte de
plusieurs autres or et l'in
; er :