XXX. LA LANGUE DESINSCRIPTIONS DELA. GAI I
La distribution et les exemples qui vont suivre sont empruntes à l'étude de M. J. Pirson, Lu langue des lions latines de /./ Gaule, dans la Bibliothèque de lu Inculte de Philosophie el Lettres de l'univei
. fas. xi, 1901. N'.ius restreignons les exemples a
rapide chrétienne et a quelques spécimens pour chaqui
v L'a tonique a pour ainsi «lire conserve intégralement sa valeur durant toute la période latine : ce n'est qu'à la fin du ix siècle, dans la cantilène de sainte Eulalie, qu'on note le changement di Voit Diclionn.,t. n, au
mot Cantileni I. Sous l'influence de phonèmes environnants, iv s'est transformé tantôt en e, tantôt en o dans quelques textes d'origine vulgaire. De là les Cormes
nés correspondantes ': ajoutons j ce nom propre AGNERICVS :. dans lequel n est devenu e sous l'inlluence de IV.
E. L'assimilation des sons e et i est fréquente des le; la tendance tuée toujours da-
vantage et les exemples pullulent. En voici pour l'e tonique libre : fit • i ficerunl, fidililer, confeti-
',. monisliriumi; eclisia '; ilfaudrait
naturellement citer des ns propres : ASCLIPIVS 8.
MVMMOLINVS*. - L'e tenue entravé aussi est Fréquemment rendu par i". L'exemple le plus fn ' est requiiscet, contracte ensuite en requiscei el devenu comme tel la formule normale des inscriptions chrétiennes Requiiscit '. requiscit, requioil, requibit, quiisctl; et pour d'autres exemples : adoliscens ", minsis '». L'i n'a ici qu'une valeur orthographique; on ne prononçait pas / a l'époque mérovingienne, puisque la majeure partie dis langues romanes, notamment le français et le provençal, ont consi son e ou un son dérh i 'le e. Ces graphies prouvent simplement que l'e était tus fermé. L'e latin aurait donc atteint aux V et M siècles l'étape à laquel
rouvons dans les formes mi, quid, sil, dift, podir, Serments de Strasbourg, en 842. Toutefois la prononciation e reste douteuse el même assez peu probable dans certains cas.
L'e bref et l'e ion" du latin classique se distinguaient surtout dans le latin vulgaire par une di qualité, l'e bref avait un son ouvert (rendu parfoi pat
lier. Vulgàrlaleinische Substrats romanischer Wôrtet
Archio fur laleintsche Lexikographle nnd Grammatik,
i. vn,p. 26. — : E. Le Blant, Nouveau recueil ^Inscriptions
uus.n. 125. I. Lo Blant, riucrfpt., n. 324, 325,
:.2'> a; Nouveau recueil, a. 54, 90. ' E. Le Blant. in
— ■ Ibtd., n. '.il. — ' Ibtd., n. 097; Corp. inscr. /.il..
t. xu, n. ii"s . e Jullian, Inscriptions minimum ./.
: .sT. n. 902. ' '.'..r;.. {nier, lot., t. mi, n. 936.
Jullian, op. cit., n. 917, 918. "Corp. Incr. lai.,
t. xu. n. 2654,2693, 2700,5347. ' -''>■ inscr. lui., t. vu.
'; Le l:lant. .Xi.nr.r.. . . n. 106. " Corp
loi., t. xu, n. 1792, 2126, 2156, 2\22. 2485, etc. — ' Corp.
/il., t. xu. n. 1792. " Corp. (ruer, lot., t. xu,
M21.4311 LeBlant,/nscrlpi.,n.371. Ibtd.,
n. 17. — " Heyer Lûbke, Grammaire des langues romanes,