‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 302 sur 423 · I RANI · texte numérisé non relu

I RANI

ver la valeur d'une brève, comme le prouve ce Pandire serf liunulo carminé pauea delel.

Deux graphies attestent le p - verbes en

'us la classe des verbes en ire et vice-versa. Cette permutation s'est produite à toutes les époqui langue latine, en dehors de la période classique : rfebunt, requiescenl. La graphie requiesciet s'explique par l'hésitation du graveur entre la 1- et la 2° conjugaison. Quant au verbe l'ut, fréquent sur les monnaies mérovingiennes, on pourrait l'interpréter comme re- •juisciet, mais comme on a relevé ailleurs un participe fiens, fientes, il esl plus probable que nous avons la ; t ne autre forme verbale d'un infinitif perc2.

f.a langue des inscriptions ne se borne pas à fusion- Mer les diverses classas de verbes. Sous l'influence de l'analogie, elle altère, en outre, les formes verbales avec une telle liberté qu'elle aboutit parfois aux créations les plus étranges; ponere donnera posivit et Une inscription chrétienne présente le parfait

isit.

Verbes déponents. — Certains sont conjugues comme

s verbes actifs, c'est un vestige de l'époque archaïque qui s'est conserve et qui a été transmis dans les langues romanes qui ne connaissent pas les verbes déponents : Basilicam studuit hanc [abricare Deo'; ordenarunt fabricare1, Epilaphium qui inluis'. Il arrive que les verbes déponents sont employés dans le sens de verbes passits. ce qui leur enlève entièrement leur valeur première : Xomen si forte defunctse requires ".

I.a langue chrétienne emploie placitus au sens passif qu'on trouve déjà dans Virgile : puclla Deo placiia : : /■laeetus et Domino *.

Genres. — ■ Les anomalies relevées rentrent dans la itégorie des formes irrégulières, dues à la fusion • lu neutre et du masculin des thèmes en </. Cette fusion avait pris, déjà à l'époque latine5, de vastes proportions, et elle aboutit a la disparition totale de ce neutre dans les langues romanes.

A partir du V et du vr siècle, dans les documents tens, qui devient la forme normale du relatif féminin. Les exemples, pour le nominatif, sont innombrables; à l'accusatif, le fait est plus rare : Sepullura mea quem feci "; Fedula cum i/uem vixi ".

Syntaxe. — Lorsque le verbe avait pour sujets plusieurs noms de choses ou de personnes, ou employait le singulier ou le pluriel, selon que l'on considérait [es sujets comme pai i icipanl a l'ael i< n séparément ou simultanément. Le singulier était d'usage surtout lois que le verbe était en tète de la proposition : Posuil Maurusius et l'rsu muter ,:; Febrarius pater et

la mater tetolum posuil ". Voici un exemple du

singulier et du pluriel : Palernio Viclorina patri et -<>r<, ri ponendum curavit et sub ascia dedicaverunt ".

que les sujets riaient des noms de chose on recou- > ut au singulier. Lorsque les sujets étaient unis par eum, le singulier il le pluriel liaient également de mise. I >ans l'cpigraphie chrétienne de la t iaule, I >ingulier qui prédomine : Flavinius Lucanius vit consularis earn sans /ei il île proprio basilicam ". La vulgarité lu langage épigraphique se trahit surtout dans le peu

iucI qu'il apport e à rairc ac< order i ;

omble ou en cas l'adjectil OU l'apposition avec le

: I ent.

Servant de c plémenl direct à un

lof., t n, n. l^7j. H. Prou, op. cff.,

1367, -!l 16, 2479; flil : 145

LcBlant, J 209.- ■ Ibtd., n. 684. l Allmer,

• a. 162. cr. ta/., t. XII, n. 631. — 'Corp.

lai., t. nu, n. 2584. » Corp. inscr. lai., t. mi, n. 388.

tro Inti réunit In lingua hiimo, ln-8",

■ i • i . Vouin au » i '"il. n. 'i 17-

verbe intransitif : Belligeransqae palam sœoissima

prtelia1'. Avec certains verbes déponents qui régissent

l'ablatif : Fruitur cumlaude coronam 1T. A l'époqui

décadence, les verbes inlransitifs de la langue littéraire devinrent souvent de véritables transitifs avec régime direct.

Datif. — Le verbe deficere régissait l'accusatif en

latin classique, il a préféré le datif a l'époque de la décadence: decere régit le datif à l'époque archaïque

et à l'époque de la décadence.

La langue épigraphique transforme généralement

les participes présents en adjectifs en leur donnant la forme de superlatifs : i tnjugi merenlissime, conjugi amantissimse, etc., et celle nouvelle catégorie d'adjectifs régit Le datif accomp i outre, certains adjectifs en bilis qui reçoivent par là-même une valeur transitive. Les adjectifs en bilis avaient. en général, un sens passif, mais a l' époque de la décadence, ils ont parfois été employés comme actifs.

Génitif. — Emploi fréquent dans les inscriptions pour exprimer la qualité, de préférence à l'ablatif. recordalionis, bonœ mémorise, t'ir inlustris et patricise dignilatis. un remarquera que le nom au génitif est toujours a né d'une épithète et

qu'on n'en trouve pas ou la qualité soit exprimée pai un seul substantif au génitif comme nous disons : un homme de bien, de mérite, de valeur.

On se sert surtout du génitif pour marquer l'âge du défunt, en ce cas le génitif peut c h pendre d'un substantif et d'un adjectif qui prend la valeur d'un substantif : de/unclu unnorum, rfefunctiis annorum. Il arrive que ce génitif de temps se rattache a un verbe, le verbe être et même le verbe vivere. Cet emploi suppose que le génitif a perdu toute trace de sa signification première pour devenir l'équivalent de l'accusatif ou de l'ablatif de son temps C'est là sans doute le point extrême de son développement dans la langue populaire.

On rencontre le génitif de relation après les adjectifs, irvi ingens 1S; castus carnis ",

Ablatif. ■ — Dans les inscriptions de la Gaule, a quelque époque qu'elles appartiennent, l'ablatif se

rencontre aussi souvent que l'accusatif : pixiï unnis...

mensibus... diebus..., on rencontre même vixit annis... menses... ■".

Ablatif absolu. — Les inscriptions usent de l'ablatif absolu, en faisant du sujet de la proposition principale,

le sujet de la proposition indépendante, dans certaines

ions, telles que se ViVO, se l'ilil.

Modifications propres aux inscriptions chrétiennes. langue des inscriptions chrétiennes qui appartiennent aux v il \r siècles, a profondément modifié les attributions traditionnelles des différents cas. Le latin de l'époque mérovingienne a une tendance fort.iuciii marquée à réduire le système de la déclinaison en fusionnant le cas sujet et li évolution de la langue s'opère incoi l'avantage de l'accusatif, i n I tutres tenues, les

m nls des v et \r siècles nous montrent l' i train de supplanter tous les auln

mes qui lin iront pas disparaître entiéremenl en roman.

I 'accusatil sur pluriel tient fréqui minent

l'ablatil quand il s'agil de marquer le I

sans aucune idée de mouvemenl : Ri '■•■il kalendas

Marlia ulatum l.ct. nis -': requievit sub diem

2ts. ' Corp. insrr. lui., t. xn, n. 183. •

loi., t. \m. n.2424. ni'l-, n. 22 !

unir, lui., t. Mil. n 1854. LC BllUlt, lu Tilt ., n

Corp. tnser. lai., t. xn, n. 944, r. lai.,

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