I. xn, n. '' I 1. I orp. lus. r. lai., I. XII, n
lof., t. \iu. n. 240 n. 1504. - i ■■,■!■■■ ■'■< rrlplionum lallnurum, i
FRANCE
kalendas Feborari, annum 1;obiel in pace tiii kalendas maias 2.
L'accusatif pluriel des mots Idus, Nonœ, Kalendœ n'est très vraisemblablement qu'une survivance de l'ancienne manière de dater, qui perhiettait de séparer ces termes de la préposition anle et qui s'est encore maintenue exceptionnellement dans cette inscription chrétienne : Rusticula anle quarlum idus Januarias decessil 3. Ce qu'il importe de faire observer, c'est que la tradition a été assez puissante pour faire triompher l'accusatif là où l'ablatif était de rigueur.
Accusatif au lieu de nominatif. — Quelques exemples dans les inscriptions : Theodovaldo lapide(m) non dur '. Dans l'exemple suivant la forme du cas sujet a été remplacée par celle du cas régime : Cujus fides castilate probitalis in diem obilum (pour obilus) constetit 5. Ce qui contribue le plus à différencier les inscriptions païennes des inscriptions chrétiennes, c'est la tendance à remplacer le génitif classique par un autre cas indirect sous la forme du datif, accusatif ou ablatif, lorsqu'il s'agit d'exprimer un rapport de possession. C'est là le trait commun à tous les documents qui émanent de l'époque mérovingienne : Primus fuit abbas monaslerio noslro e; Hyc sunt pignora de coberturio Domno Monulfo : ; Qui fœrunt fili Magno '; Ursiniano subdiacono sub hoc lumulo ossa quiescunt" ; reus et servus Je(su)m Christo '" ; Tauru petrain ll; Theodovaldo lapident '-.• Post consolalo Importuna vira clarissimo viro consule "; Pusl consulalum Agapelo" ; Riyni Domini noslri Clodoveco 15 ; Rigni Domini nostri. Choedo régis "; Hic facet puer nomine Valenliniano ".
L'accusatif-ablatif tient encore lieu du génitif déterminatif dans l'indication de certaines dates, par exemple : Anno XIII regno (pour regnï) Domini nostri. La formule régulière est : Anno XXXVII rigni domni Chlotari.
Prépositions. - - Lorsque !<■ verbe ne renfermait pas une idée de mouvement, on exprimait généralement le lieu au moyen de in et de l'ablatif. — In disparaît devant un substantif accompagné d'un adjectif : Ne lerra aliéna ignoti cum nomine obissenl ia; parfois la suppression de in est réellement anormale : conditus hoc tumulo J9. Les inscriptions de la Gaule usent fréquemment de la préposition cum, là même où il était de tradition d'employer in: Exstructor templi quo corartis urna sepulchralis relinet cum paie perenni : Hic requieseit bonememorieVassio cum pace20; Tilulum cum seternelate vincturum ".
A<1 empiète surtout sur le domaine du datif : Ad nunc marluribus sedem tribuentibus aplani 22. Les documents qui recourent le plus souvent à cette préposition, sont les cachets d'oculistes. Ad tient lieu du génitif de possession. Cet emploi ne s'est généralisé que dans les documents les plus barbares et les plus récents : Hic requiiscunl membra ail duus fratres "'.
De, marque la sortie après des verbes tels que migrarc, ubire, excipere, rapere, ferre, recedere. En outre, il exprime l'origine, la provenance avec les noms de lieu a la question unde? C'est surtout dans les inscriptions chrétiennes que le domaine de cette préposi
1 Corp. inscr. Int., t. xn, n. 5405. — ■ Corp. inscr. ha.. t. xm, n. 2474. — 3 Korrespondenzblall des Westdeutchen Zeitschrifl fur Geschichte und Kunst, Trêves, 1896, col. 227. — ■ * Le Blant, Nouveau recueil, n. 264. — -Corp. inscr. lat., t. xm, n. 2237. — " Corp. inscr. lat., t. xn, n. 944. — ; Le Blant, Inscript., a. 215. — 3 Corp. inscr. lat., t. xm, n. 2is:s. Le Blant, inscripl., n. 293. — '° Le Blant, Nouveau re- , ueil,a. 278.— " Il>nl.,n. 263. — '- Ibid., a. 270. — "Corp. inscr. lat., t. xm, n. 2374. — " Allmer, op. cil., n. 453.
l.c- Blant, Inscripl., n. 177. — " Le Blant, Inscripl., a. 176. — :T tbid.,a. 355. "Corp. inscr. lat., t. xn. n. 5276. — '• Corp, inscr. lai., t. xm, n. 1517. — '• (.'or;', inscr. lat., t. xm, n. 2363. — " Le Blant, Inscript., n. 257.inscr. lat., t. xn.n. 2115. — !1 Corp. inscr. (ai. , t. xm,n. 2483,
tion s'est élargi. Nous l'y trouvons en lieu et place du génitif déterminatif qui a fini par disparaître entièrement dans les langues romanes: Lumen prœbens de lumine vero 2t; Très fili domini Araloris de filio condam domini Sapaudi °'J. La langue des inscriptions exprime le moyen à l'aide de de surtout dans les formules de suo, de sua pecunia, de proprio. Le véritable ablatif instrumental n'est exprimé qu'une seule fois à l'aide de cette préposition dans une inscription chrétienne : Yerba dei toto de pectore prompsii 26.
In, devient d'un usage fréquent là, où la langue classique, au lieu d'établir un rapport d'antériorité entre deux idées, aurait conçu leurs relations à un tout autre point de vue et aurait eu recours soit à la synthèse, soit à un adjectif, soit à une autre préposition : Vixit annos LXXV in bono, dedilus in religione =: ; Studens in diehus vilse suie, in elemosinis prunta, vixit in rirginilale ■i; Fuit in populo gralus et in suo génère primus -'. In présente un ablatif de temps : Obierunt initie sancti Martini *° ; Requievit in puce in mensi Julilio ,1.
C'est un trait connu que l'emploi facultatif de l'accusatif ou de l'ablatif après les prépositions, qui, selon la grammaire classique, régissaient exclusivement un de ces deux cas. Cette simplification graduelle du système de la déclinaison latine est due à deux causes établies depuis longtemps. L'une d'ordre purement phonétique, réside dans la cluile de Y m final, dans la fusion de Yu et de l'o d'une part, de l'iet de l'e d'autre part. C'est ainsi que s'expliquent les constructions suivantes :
In: qui passi sunt in tcrrilurium2- : ad Dei officio paralus"; clauditur hoc ç/remium" ;
Sub : sub die (marquant le temps)'1;
Post : post consolalo 36 :
Pro : pro carilatem 37.' pro redemptionem animée sua: \
La seconde cause d'erreur est due à l'importance croissante des prépositions aux dépens des désinences casuelles. Comme les premières suffisaient à elles seules à exprimer un rapport donné entre deux idées, on les lit suivre indifféremment, surtout dans la foule, de l'accusatif ou de l'ablatif, voire même du datif et du génitif : In hune tumulo requiiscit"; Trasiit in annos XXXV ".
On remarquera surtout la confusion qui s'est introduite dans l'emploi de hune et de hoc dans les inscriptions chrétiennes, ce qui prouve qu'à l'époque mérovingienne, la forme de l'accusatif singulier s'est figée et remplit indifféremment le rôle de l'accusatif ou de l'ablatif. Ces phénomènes laisse déjà pressentir la fusion de hune et de hoc dans les langues romanes : pro luminaria sanclorum ", cum quem vixit*2, cum filios suos **.
Adjectif possessif. — ■ Les rapports de possession sont souvent exprimés d'une manière insuffisante, qui prèle à l'amphibologie, rend le discours obscur ou illogique. Il arrive assez souvent que, dans une même proposition, le possessif, adjectif ou pronom réfléchi, se rapporte indifféremment soit au sujet, soit au complément. C'est au bon sens à rétablir le lien naturel
— :l Corp. inscr. lat, t. xn,n. 1499. — "Le Blant, Inscripl., n. 621 . — îrt Corp. inscr. lat., t. xn, n. 944. — ïT Corp. inscr. lai., t. xm. n. 2358. — = 3 Carp. inscr. lat., t. xu,n. 5352. — 19 Le Blant, Inscripl., n. 261. — "• Corp. inscr, lat., t. xm, n. 2484. — J1 Le Blant, Nouveau recueil, n. 2. — 3! Le Blant, Inscript., a. 11. — 33Corp. inscr. lat., t. xm, n. 2476. ■ — " Corp. inscr. lat., t. xm. n. 1315. — "Corp. inscr. lof., xn, n. 954, 957, 1497, 1498, 2062;t. xm, n. 1331, 2364; Le Blant, Nouveau recueil, n. 62, 232. — 3e Corp. inscr. lat., t. xn, a. 2081, 2058. — » Le Blant, Inscripl. ,n. 295. — . 3sCorp. inscr. lat., t. xm, n. 2474 — 39 Le Blant, Nouveau recueil, 76. — *° Le Blant, Inscripl., n. 569. — *' Le Blant, Nouveau recueil, p. 1 15. ' Corp. inscr. lai., t. xn, n. 917.
— '3 Cor;), inscr. Int., t. xn, n. 51 19.
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outre les divers membres et à suppléer a l'insuffisance de l'expression : Hic condilus Gtnesius </m rixil annis. Conjux semper amantissima sui atque obsequenlissima didicaoU '.
La substitution de se, suas à ejus est conforme à l'évolution du latin parlé. La disparition de suus 'levant eorum, quand il y a plusieurs i - n'est
dvertanec ou à l'ignorance, parfaitement aux tendances de la langue parlée à l'éimpériale. Au \i siècle, le phénomène est indirectemenl atteste par le grammairien Virgilius Maro •, qui a\ait peine à comprendre qu'on exigeât, i nuinent à la grammaire classique suus au lieu île forain tant l'emploi du pluriel du pronomdéterminatif lui semblait naturel.
Temps. Emploi du présent pour le futur : A si furie requires, legendo cognoscis*. I.a substi d'un temps à l'autre peut simplement résulter de la fusion de I'/ el de l'e : 0611/ pridie idus Auguslas. I.a langue épigraphique se rapproche encore de la langue familière eu faisant Usage du prétérit historique, qui donne au discours la même allure rapide que le présent employé au lieu du futur :
Nobilis Eugenia prteclari sanguinis orlu Quœ merilis vivil, hic tomolala facil '
On revient, à l'époque mérovingienne, a l'emploi
du parfait île l'infinitif au lieu du prisent : Malluit lue proprix corpus committere quam qusesisse solum ■'; Qu is- vides meritis uslra subisse (= subire) poli*.
I.a tendance à substituer dans 1rs temps composés, l'auxiliaire fui à l'auxiliaire sum pour exprimer une action accomplie dans le passé, s'accentue à mesure qu'on approche du moyen âge, dans les textes de la décadence, fui devient de plus en plus fréquent el, pour ainsi dire, régulier. I.a langue des inscriptions recourt logiquement a fui pour exprimer que le défunt iail telles ou telles qualités de son vivant : Fuit amalus pauperibus deleclus ab omnibus '; mais elle l'emploie également alors que sum aurait il de
iprés les participes defunclus, natus: fuildefunc-
tUS. I.a concordance des temps n'est parfois pas ob-
Ce manque de logique de la part du latin épigraphique est compréhensible lorsqu'on voil les écrivains eux-mêmes commettre les mêmes irrégularités ■ :
Exuit occumbens unerosu corpure vilain m lias superas possit adiré domos.
Modes. <)n peut signaler quelques traits communs a tous les documents de la décadence :
Dam. dans le sens de quamdiu, régil le subjonctif contrairement à la grammaire classique; régit l'indicatif quand il a le sens de pourvu que . et le parfait de l'indicatif dans le sens de pendant qu
Cum, marquant une opposition est suivi de l'indicatif; exprimant un rapport de temps, régit le subjonctif.
mquam est également accompagnédusubjoncl if.
L'indicatif remplace le subjonctif : 1" pour exprimer la conséquence; 2° dans une relative négative dépendant d'une proposition négative ou hypothétique : Si qui» est qui non amat adorare Diminuai el distrait il anatema '; :i" dans les Interrogations
indirectes; I' pour rendre dans une proposition
subordonnée, l'opinion du sujet de la principale; ■>" avec les verbes passe, debere, esse.
L'étude comparative des testes latins de la
■ LeBlant,fiucr/p(.,n.257.- Opera.édlt. Hui
l>- 121- '• irp, Inscr. lot., t. ni, n. 631. — ' Corp. Inscr,
lai., t. SU, II. 181. <.'.r;.. IN. .T. lui., I. Ml, 11. I I
• Mimer, op. cit., t. iv, p. 115. ■ - : Corp. Inscr. lai .
n. 2102. ' Corp. huer, lai., t. \n. n. 481. -'LeBlant,
dence montre clairement que l'infinitif complément tains verbes de même que la proposition in fini tive, .1 iidérablement le domaine de ses attri-
butions. C'est .unsi que l'infinitif moyen-passif remplace le supin ou le gérondif avec ad après les du mouvement. Cette construction est surtout en vol'époque oire de 'l'ours a
pour elle une pi
Apres les verbes qui expriment un ordre, il a été d'usage d'employer l'infinitif : Ordenarunt /abricare. Il en esl de même après les verbes qui signifient souhaiter, exiger : quem parentis oplabanl sue/ fronlis) baptesmale tingui '". On peut y ajouter L'infinitif accompagne également merci et pron par exemple : Sponsum emcruil habere Christian ".
Les inscriptions rentrent encore dans la tradition de la période post-classique, lorsqu'elles font dépen n finit if de verbes marquant un sentiment, une affection de l'âme: Sedem victuris gaudens componere
membris12; mais elles se caractérisent s ut en
l'ajouta ..lins verbes qu'on ne rencontre ja-
OU du moins liés rarement, construits de la sorte dans la littérature: Si quis est qui non amat adorare Dominum • hristum quserere ".
L'inflnitil accompagne, en outre, certains .
qui, à l'époque classique étaient dants,
mais qui tombèrent peu a peu au rang d'auxiliaires : Quos hinc cûrjiuribus [axai alun- liens '*.
Vocabulaire. — La plupart des procédés de dériva lion sont représentes dans le latin épigraphique delà Gaule.
O, lu. — Suffixe vulgaire par excellence, s'attache de préférence aux noms de personnes, (.'est qu'en vertu valeur fondamentale, l'individualisation, il cou
venait mieux que tout autre pour créei mina,
des sobriquets, qui faisaient ressortir le plus souvent dans un sens péjoratif, le trail caractéristique d'une personne : Algo, Buccio, Capilo, Carbo, Comedo, Escurilio, etc.
Osus. - Désigne a la lois l'abondance et la conformité; les adjectifs en osus sont nombreux, ils dérivent
le plus SOUVenl de substantifs de la troisième conjugaison : Contumeliosus, Ficosu sus; d'autres dérivent d'adjectifs : Veneriosa, BonosUS, Bellosa. Le suffixe usus s'ajoute également à des radicaux grecs cl donne naissance a des noms propres hybrides
Tryphosa, Charistosa.
I lus olus. - Le plus usité des suffixes diminutifs est certainement nias (olus), qui S'adapte ordn ment à des noms propres de personnes, niais aussi a des noms communs el parfois a des adjectifs, l'ai analogie avec les mots dont le radical était termine en io, le suffixe s'est élargi en iolus : Blandola, Domnolus, Ferreola, Lupula.
Utils. - Se rencontre dans quelques noms pn tues de noms communs et d'adjectifs : Regilla, Tantillus.
Inus. Avec une signification de diminutif :
ninus, Titullina.
Itlus, itta. Le suffixe Ma, pour les noms propres de femme ne se rencontre qui phie :
Nonnila, Julianita.
Ensis, iensis. Serl à former la plupart des noms propres dérivés de non Lugdunien-
sis. Aquensis.
Anus. 1 sont nombreux; ils ont eu m. 1
jeure partie, perdu leur valeur adjectivale et
Nouveau recueil, n.2-18. '•< 'at. , t. xu,n
Vllmci . op. cil., t. iv, p. 1 i".