‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 353 sur 423 · venu chefli la préfecture remai · texte numérisé non relu

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l'exemple de Théodcbcrt I" fut suivi par ses successeurs lorsque l'Austrasie vint au pouvoir de (Intaire 1" et île ses descendants (555);on a des tic] pour l'Autrasie, aux noms de Sigebert 1er (fi| et de Childebert II, son fils (fig. 17 12 1 royaumede Paris; au nom 1 r( (fig, 4742 G),

pour le royaume d'Orléans (fig. 4742 11).

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FRANCE. — VII

sur lesquelles ils substituent leurs effigies à celles des empereurs, contrairement a l'usage général. Procope, qui mourut vers 565, pouvait avoir eu connaissance de monnaies au nom de Théodcbert (t 548), de Sigebert, de Contran, de Caribert 1er et même de Childebert II ». •

Les monnaies portant des noms royaux sont très rares et appartiennent presque exclusivement aux ateliers de Bourgogne et de Provence. Clotaire II à Arles, Marseille, Uzès, Viviers et Cbalon-sur-Saône: Dagobert Ier dans les mêmes villes, plus Avignon, Agaune, Javouls et Limoges; Sigebert II à Arles, Marseille, Viviers, Javouls:Clovis II à Marseille etChalon; Clotaire III, Childéric II Childebert III, Dagobert III à Marseille. Dans la France septentrionale, nous ne voyons guère que Clovis II à Orléans, Dagobert I" et Clovis II à Paris. En Provence et dans la Première Lyonnaise, la tradition romaine persista, grâce surtout aux ateliers d'Arles et de Lyon. De 540, date de la letraite des Goths, à 613, les noms des empereurs Justin Ier, Justinien, Justin II, Maurice-Tibère, Phocas et Héraclius furent maintenus sur la monnaie d'or, même dans les ateliers nouveaux tels que Marseille Gap, Venasque, Senez. Uzès, Viviers et Vienne, crées sous les rois francs. C'est à partir de 613 que, dans cette région, les noms de ces rois francs furent définitivement substitués à ceux des empereurs. Ils se maintinrent jusqu'au commencement du vrne siècle : à ce moment, l'abaissement du pouvoir royal paraît avoir fait oublier les noms des princes qui se succédaient. En Neustrie ou en Austrasie. les maires du palais gouvernaient; en Provence, les patrices signaient les monnaies de Marseille.

En même temps que les rois d'Austrasie devenaient les maîtres de l'ancienne Province et de la Lyonnaise, il se manifestait une grave modification qui se continua jusqu'à l'avènement des Carolingiens. Les monnaies, outre le nom de l'empereur ou du roi, portaient celui d'un fonctionnaire qualifié monelarius; un peu plus tard ce monelarius, dont nous reparlerons, figurait seul sur la monnaie. A partir du vt* siècle, le nombre des monelarii alla se multipliant, ainsi que le nombre des ateliers qu'on retrouve dans une multitude de vici, de castra, de localités aujourd'hui disparues, dont les noms figurent sur les monnaies de l'époque mérovingienne ; les causes de cette diffusion d'ateliers monétaires ne sont pas encore complètement définies.

Les monnaies franques étaient : 1° le sou d'or (aureus, solidus) du poids de 72 grains (3 gr. 72): il était d'un poids plus faible que le sou d'or romain qui. depuis la réforme de Constantin, pesait S4 grains (4 gr. 45). C'est sans doute le motif qui poussa Majorien, en 45S, à permettre aux agents du lise de refuser les sous gaulois. Le sou franc portait la marque xxi (siliques). 2° le tiers de sou (triais) pesant 24 grains (1 gr. 28), marqué vu (siliques). Le denier d'argent pesant 20 grains (1 gr. 08). — La livre d'or, la livre d'argent, le sou d'argent étaient des monnaies de compte. — Notons en passant que dans la loi Gombette on voit un annexe, ajouté probablement sous le règne de Sigismond (516-523), qui prohibe le cours de quatre espèces de sous d'or: Valentiniani, Genanensis, Gotici et Ardaricanos; ce texte ne nous est pas arrive assez correct pour que l'on puisse déterminer sûrement ces quatre monnaies. Notons aussi que l'on rencontre assez fréquemment des pièces en argent et en cuivre qui sont évidemment des triens dedorés, produits de la Fraude. Grégoire de Tours rappelle que Clovis acheta les leudes de Ragnacaire, roi de Cambrai,

1 A. de Barthélémy, Numismatique de la France, in-S", Pari!», 1891, p. 23-27. — ' A. de Barthélémy, Numismatique Je la France, Ibid., p. 30-31. — ' M. Prou, Notes sur le

avec des aureus imitant l'or : eral enim itreum deauratum sub dolo foctvm 5.

Les légendes monétaires n'ont pas pour l'étude du latin vulgaire une importance comparable à celle des légendes épigraphiques. Les lapicides interprètent les thèmes d'une clientèle inculte et qui tient cependant à exprimer ses sentiments, mais sans nul souci d'orthographe, les graveurs se transmettent quelques formules presque immuables, quelques noms propres de localités et d'individus. Cependant les listes dressées par A. de Longpérier, Ad. de Barthélémy et Quicherat ont montré, il y a environ un demi-siècle, que, au fur à mesure des découvertes, la double série onomastique devenait assez imposante. L'utilisation des légendes monétaires demande de minutieuses précautions. Le déchiffrement des monnaies est souvent difficile et la lecture obtenue n'est parfois que conjecturale. Il n'est pas toujours aise de déterminer une lettre à une époque où les caractères offrent une ressemblance qui va presque jusqu'à l'identité. » Ainsi, au vu' siècle, comme les hastes dépassent le corps de la lettre, il est souvent impossible de décider si on se trouve en présence d'un D ou d'un P ; dans les B, les deux panses ne sont pas séparées : cette lettre est souvent formée d'un trait vertical auquel s'appuie une ligne courbe légèrement infléchie au milieu, de telle sorte qu'elle peut être prise pour un D :etencore l'M et l'N sont tracées de la même façon: et dans l'M la barre brisée réduite, à un trait horizontal, fait ressembler cette lettre aune H- En outre, le monnayage mérovingien est, dans son origine et son développement, un monnayage d'imitation. Non seulement les premières monnaies mérovingiennes sont de simples copies des monnaies impériales, sur lesquelles on conserve le nom de l'empereur, Anastase, Justin, Justinien, Maurice Tibère, qu'on altère de plus en plus à mesure qu'on s'éloigne du prototype: mais les monnaies mérovingiennes proprement dites, avec des types nouveaux de légendes, c'est-à-dire un nom de lieu, le lieu de la frappe, un nom d'homme, le monnayeur, d'abord correctement écrits, furent à leur tour le point de départ d'imitations; de telle sorte que d'une légende correcte on arrive, à travers une série d'altérations purement graphiques, à des pseudo-légendes composées de lettres sans signification, et derrière lesquelles il est souvent difficile de découvrir le prototype. La difficulté est donc, en présence d'incorrections dans les légendes, de distinguer celles qui représentent une altération phonétique ou même graphique, mais consciente, de celles qui résultent de l'ignorance d'un copiste. Enfin, il faut compter avec la négligence des graveurs et ne pas conclure de l'oubli d'une lettre à la disparition de cette lettre dans la prononciation '. »

On trouve, dans les monnaies du vne siècle, des exemples intéressants de la chute de la dentale. Le nom de Clovis II est une seule fois écrit sur les monnaies Chlothovechus (Bibl. nat., n. 605). l'orthographe courante est Chlodoveus ou Chlodovius et Clodovios; sur un tiers de sol de l'atelier de Marseille on lit Ch rerje. Les monnaies mérovingiennes témoignent de la persistance du d après la chute de la voyelle qui le suit. Sur une monnaie de Tournai, on lit: Teudcharius (n. 1086), et sur une autre du même atelier, Teudoliariu\ (n. 1087). On ne peut citer qu'un exemple de disuai i1 ton de la dentale sourde intervocalique : Beorcnas m. 1 '".70), pour Betoregas (n. 1668, 1669, 1672). nom de la cité de Bourges; rien ne permet de supposer que celte omission soit imputable à la néi du graveur.

Au sujet de la chute de l's finale au nominatif de la

latin de* monnaies m-:roi>inijicnn>*s, dans Mélanges de philologie romane et d'histoire littéraire, offerts à M. M. Wilmotte, in-S°, 1910, p. 524-525.

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seconde déclinaison on peut citer îles monnaies mérovingiennes où le nom de monnayeur se lit au nominatif : Ebrulfus jccil (n. -170), Francio fieit (n. 548\ M'iretomos lecel (n 1869); niais on trouve également

oup de noms d'hommes de cette conjugaison terminée en u et en o. Sont-ce des nominatifs d'où l's a été retranché ou des ablatifs. La première raison d'hésiter, d'après M. Prou ', est que souvent la forme en us ou os. et la forme en u ou o s'appliquent au nom d'un même monnayeur : Abundantius (n. "2009) et ibi dancio (n, 2008), dans l'atelier de Silaniaco; — Alafridus, Alafredos, (n. 2492, 2491) et Alafredo m. 2493), dans l'atelier i'Agenappio; — Almundus m. 1865,1866) et Allamundo, Alemundo (n. 1863, 1864) à Cannât:- Guirius et Pelru cl

[Guijrio (n, 92) a Lyon. La seconde raison qui pourrait incliner à voir dans les terminaisons en o, comme

qui précèdent, et dans les terminaisons eu u.

i cl les que Launomundu (n. 144), Magnovaldu (n. 455), Gabiulfu (n. 1173), Aribaudu (n. 1720), etc., des nominatifs privés de l's finale, est que nous lisons sur un triens attrihuahle de préférence a Clovis III, Chlodovio rie (n. 71), c'est-à-dire l'union d'une forme d'ablatif avec un nominatif certain: et encore que nous liscns sur un triens, d'un cote Baudigisilo et de l'autre Ducceleno fie: (ii. 2551); pour ce qui regarde

rnier triens. la lecture présente une première difficulté : il semble que Ducccleno, qu'on retrouve sous lesformrs/Jff v/,/iii , (n 2552) et Docili no (il. 2553),

ii nom d'homme, et comme il y a de l'autre

le nom Baudigisilo ou Baudogisi (n. 2552) ou Baudigisil (n. 2.V>:;), le triens serait signé de deux monnayeurs, ce dont on a d'autres exemples, nous en avons cite un plus haut : S'il fallait joindre les deux légendes en une seule on aui ligisilo Ducceleno

(ici, c'esl ■ H us' Baudigisilus a fait cette monnaie à Ducceleno. Quelque interprétation qu'on adopte, le sujet de

rail un nom de la seconde déclinaison avec un nominatil > n o, car (ici est ici pour ficit.

• Voyons maintenant si nous trouvons dans les noms de monnayeurs des tel s en faveur de la dis-

ion de l's au nominatif de la seconde déclinaison. D'abord, >' il est vrai que les monnayeurs inscrivaient leur nom au nominatif sur les monnaies, il n'est pas moins certain que d'autres fois ils le mettaient a l'ablatif. C'est ce qui apparaît nettement si, au lieu de nous arrêter aux seuls noms de la seconde déclinaison, nous considérons les noms de la déclinaison imparisyllabique en <i. unit. A côté de Imccio (n. 89), on trouve Duccione (n. 198); a coté de JSoi l 1543), J CM'.!".): ri Dodo ia. L002 a 1004 et ll«.i I, el

Dodone in. 2"i7j: à liri\is. on trouve Waldo (n. 371 et 372) ri Waldont in. 368, 370). D'où il suit que Abundancio, Ala/rcdo. Pelru, Laumomundu, Aribaudu, etc., doivent être ce qu'ils paraissent, c'est-à-dire des ablatifs. Que les mom ent signé ou fait signer

a l'ablatif, il n'y a rien la qui puisse nous surprendre]

si nous pensons a la confusion qui s'etail établie au

vu' siècle entre les cas obliques qu'on employait indifféremment les uns pour I L'ablatif a ici la

valeur d'un génitif ». 0 i n i 1 1 1 est |

l'emploi s'impose pour une marque de fabrique exprimée par le nom du fabricant. Sui des monnaies frap-

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