‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 354 sur 423 · I.l le|, , , i,» inici u · texte numérisé non relu

I.l le|, , , i,» inici u

paraisse une signature de monnayeur. nous I

De ofjicina Maurenli' et Deoflcina Mar:t(i) (n. 87,

Un triens frappe à Vienne, au nom de l'empereur Maurice Tih D( oflicina Laurenti

(n. 1303): un autre triens du môme atelier porte simplement Laurent: (n. 1304). Puis, sur quelques monnaies du vu' siècle, le génitif s'est conserve : Baseliani Uzerche, a col. de Basilianus (n. 2016); Conslantiani (u. 405) à Argentat, Genobaudi (n. a Crisse (Sarthe), etc.

Reste a expliquer les i Chlodovio rex et

Ducceleno ou Baudigisilo ftci(t). La valeur des 11. casuellcs était ignorée du peuple au vu' siècle, si bien qu'on a pu employer un i comme n

sujet. Ce n'est pas la uni' hypothèse sans fondement, car trois triens d'Essoncs in. 842 a s H) portent en de, d'un cote Bellone mon ou Bellonemui

-474:1. - Verre franc.

D'après Bnllrl. archêol. 'lu ( historiques,

18'JT, p. 225.

de l'autre, Exona ficit, ce qui doit se lire liettone mon- [etario] Exona ficit; l'ablatif liettone est donc le sujet du verbe ficit.

Si l'on pouvait employer comme un nominatif l'ablatif d'un nom imparisyllabique, a fortiori, pareille confusion pouvait-elle si' produire dans les noms parisyl . biques de la seconde déclinaison, d'autant plus que la terminaison en ode l'ablatif de cette déclin pouvait être prise pour la flexion du nominatif a cause du grand nombre île noms termines en o, -oïlis.

Quoiqu'il en soit, les légendes des monnaies nui,. vingiennes, bien loin de fournir des exemples de la chute de l's finale au nominatif, témoignent au contraire de la résistance de cette lettre flexionelli effet, on peut citer un assez grand nombre de nominatifs (lière syllabe desquels i' u a disparu, alors que l's se maintenait. Ainsi non (n. 528) pour AU pour Canlerellus (n. i dans un atelier n

Dudoaldus; Framigills (n. 'J l 19), poui Toulouse; Fridics (n.

in. 'J :

Besam

primer mi rapport -le . ,

FRANCE

Riom '; Saturnins (n. 1916) pour Saturninus, dans un atelier indéterminé de la région de Rodez; Viliimuds (n. 2654), pour Viliemundus (n. 2508). Ajoutons encore un nom de la troisième déclinaison : Vitals (n. 728) pour Vitalis, à Paris 2.

III. Verrerie franque. — La verrerie franque offre quelques types originaux, mais en petit nombre. Les tombes franques contiennent rarement des spécimens de la verrerie, tandis que la poterie est copieusement représentée. Cependant, il faut faire exception pour deux cimetières fouillés en 1890, à Mayot et Anguilcourt-le-Sart (canton de la Fère, arrondissement de Laon, Aisne). Les verriers francs du v« siècle étaient fort dépourvus d'imagination, ou bien leur

disparu. Cependant « les verriers francs savaient enjoliver leurs œuvres, mais c'était à l'aide d'un autre procédé d'une exécution beaucoup plus facile. Ils se servaient pour cela d'une pâte d'émail plus ou moins liquide qu'ils appliquaient à froid à l'aide du pinceau. Comme cet émail se fondait à une température un peu inférieure à celle qui aurait pu déformer le verre on voit qu'il suffisait de faire recuire les pièces décorées pour fixer très solidement l'ornementation. Quelquefois là pâte d'émail était très liquide, l'épaisseur des applications était alors presque insensible et les filets devenaient capillaires; mais on pouvait à l'aide d'une sorte de barbotine, obtenir de gros filets saillants ou des rinceaux d'un charmant effet. Les boutons

4744. — Coupe du musée de Namur.

D'après le Bull. arch. du Comité des travaux historique!:, 1897

clientèle était fort accommodante, car ils semblent n'avoir connu et exécuté qu'une demi-douzaine de formes tout au plus. 11 n'en était pas ainsi auiv» siècle; les formes étaient multipliées, diversifiées, la technique s'est modifiée mais ne s'est pas améliorée. Au iv» siècle, la pâte est généralement très limpide, translucide et incolore; au vi» siècle, il n'en est plus ainsi, le jaunâtre, le bleuâtre, le verdâtre ont presque tout envahi; en revanche, les artisans sont parvenus à éliminer les bulles et les filandres, c'est à peu près le seul progrès accompli. A première vue, il est facile de distinguer les produits du iv» des produits du VIe siècle grâce à une particularité : l'ornementation en filets de verre amollis à la lampe et collés sur la panse ou sur le goulot pendant qu'ils ne sont pas encore refroidis est à peu prés uniforme au iv» siècle, au vie, elle a

1 II s'agit d'un cvèque de Clermont, de l'extrême fin du vil" siècle. — ' M. Prou, Notes sur le latin des monnaies mérovingiennes, p. 535-537. — ' J. Pilloy, Les verres /rancs

blanchâtres qui souvent terminent les vases à fond conique et à panse déprimée, ont parfois le diamètre d'un gros pois '. »

On a retiré des fouilles de Mayot un cornet de verre bleuâtre à ouverture évasée (fig. 4743) et. dont la lèvre montre un double bourrelet formé de multiples filets d'émail blanc offrant à peine l'épaisseur d'un fil. L'extrémité se termine en pointe, à la façon d'une amphore, avec un gros pois d'où sort un fil assez gros et saillant enroulé en spirale jusqu'à la naissance de la partie cylindrique. Ici la décoration change, elle se compose de six boutons de verre transparent figurant I !S points d'attache d'un lambrequin en forme de draperie dont les plis, figurés par des blets d'email, sont en s' élargissant des extrémités au milieu', l.a ductilité de la pâte ainsi employée permettait d'heu-

ù emblèmes chrétiens, dans Bull, archéol, du Comité, 1S97, p. 225; cf. Cochet, La Normandie souterraine, m-8°, Paris, 1885, p. 1S3. — ' J. Pilloy, op. cil., p. 225-226.

FRANCE — VII

reuses combinaisons artistiques. La sépulture d'un riche guerrier, trouvée à Anguilcourt-le-Sart, renferme p;irmi un abondant mobilier funéraire, une coupe de verre verdâtre dont toute la surface extérieure a été décorée à l'aide de rinceaux circulaires qui, en se croisant et se recroisant, s'amincissant aux extrémités pour s'élargir sur les bords de la coupe, produi

l'ensemble une Deur qu'on pourrait

comparer a une tulipe. ■ La hardiesse de l'exécution.

alliée à une entente parfaite des principes de l'art

itif, avait fait de cette simple calotte de verre un

objet d'une grande valeur artistique '. »

Dans tous les ci nul h et même dans ceux d'Outre-Rhin, le type de ces verres en cornet est caractéristique de la verrerie flanque: il fallait les poser sur une couronne afin d'en faire usage,

doute a la façon de nos lampes d'église. Le diamètre de ces petits vases variait entre .S et 12 centimètres, la profondeur entre I et G centimètres. A Mayol et à Arcy-Sainte-Restilute • on a rencontré deux bouteilles à large liase, couvertes d'ondulations en

une nouveauté, car •m sait que c'est par le même procède qu'au ' on inscrivait sur le fond des barillets le nom du fabricanl

Plusieurs spécimens en ont été retrouvés. Un

ut d'Armentières (arrondissement de château- Thierry (Aisne); il offre à la partie centrale, un ebrisme étoile, a six rais, la boucle du rlv> majuscule n'étant pas visible (voir au mot Chbisme). Autour i chrisme ondule une lige sanncnti use à laquel

. par île tout petits pédoncules, six folioles cordées el pi ut la surlace est couverte d'im-

brications à la bu mmes de pin, à moins qu'on

n'ait voulu repe tyi'e

aura joui d'une certaine vogue, car on le rencontre sur plusieurs exemplaires, différant entre eux par de I variantes. Le musée de Namur possède une coupe presque semblable, a la différence qu'entre les folioles quadrillées pendent des raisins. Deux autres cou même musée proviennent l'une d'Epraves, l'autre de Namur même. I.a première otlre un monogramme occupant le fond du vase et une partie de la pansc,

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