‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 355 sur 423 · Coupe de Sablonne 1746. — Lentille de Mayot. i · texte numérisé non relu

Coupe de Sablonne 1746. — Lentille de Mayot. i

D'après le Bulletin archéologique du Comité, 1S97, p. 230.

Coupe .te Mayol ■

email blanc. Celait là de la production industrielle, il y avait aussi une verrerie de luxe. A Arcj Sainte Restitute on s trouvé un collier compose de deux cent vingt perles de verroteries et un vase en terre dont la était percée d'ouvertures rondes destinées à recevoir des lentilles de verre blanc '.

Le procède de décoration de verre au moyen de l'email, fréquent en Picardie, se montre plus rarement ailleurs. Les verreries de la région de la Mi use et de celle du Rhin n'en font pas usage*; celles de remplacent le fond conique par la base bombée sans bouton, ce dernier Ol tnble une particularité

propre aux ateliers du nord de la France. ■ Ce qui caractérise la verrerie franc, .< les dessins par

impression que l'on voit quelquefois sur le fond dis coupes, impression obtenue par L'application sur la i feu et ramollie, d'un moule en relief, obablement. ce n'est cependant pas

1 J. Pilloy, /..■■ verra francs a emblèmes clirttlen Huit, archéol. du (.■■nul/. 1897, p. 'JJ'.. ■ Album Ca pi. \w.iii. m, AlbumCaranda, pi. Mets.

Une semblable disposition aura pu être Inspirée i

'in British Muséum ; cf.

/'. iiKiith ru , ui-s .

16, p. il , 1 1 ^- . 20; Sur li WormandleiouUrralne,\ ■, 1865, p. 07,

la deuxième présente un chrisme formé de deu majuscules séparés par un 1. Les jambages di trois lettres sont r deux séries de trois perles

saillantes et une p e. Le tout enferme dans, un

anneau conquise de deux filets enfermant une quantité de petits rectangli i panse, la zone, limitéi

deux bordures semblables àcelli ons de

décrire, est occupée par une si lie d'animaux imaginaires, quadruple

fleurons (fi g. 47 I4).A Sablonnièn i n a trouvé

oupe a ornements en relief, ou le fond et une partie de la panse sont occupés par une , laparlie centrale, limitéi quatre

pelle, saillantes exisb

zone qui entoure i lion centra!

divisée en quatre compartiments par les

croix, se subdivisent en huit, au moyen de quatre

autres montants ra; onnants. I c • huit c partir

Qauloises, mwnn"

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FRANCE

sont occupes alternativement par une petite croix à branches égales et par un rameau en forme de palme ou d'arête de poisson (fig. 4745). La coupe du cimetière de Mayot mesure 0 m. 1 1 de diamètre. Sa hauteur est deOm. 04. Le fond forme un léger ombilic rentrant. Dans un cercle de 0 m. 035 de diamètre qui occupe la partie centrale, on distingue le chrisme, dont le lettre P est assez mal venue, en sorte qu'on ne peut la distinguer qu'en plaçant la coupe sous un jour frisant. Ce médaillon central est encadré par deux bordures circulaires, l'une composée de traits parallèles rayonnants, l'autre par de semblables traits inclinés. Plusieurs filets d'émail blanc décorent la lèvre de la coupe (fig. 17 17). Mentionnons encore une lentille du même verre, vert jaunâtre, avec lequel on a fabriqué la majeure partie de la verrerie de Mayot. Cette lentille a 0 m. 014 de diamètre sur 0 m. 004 d'épaisseur. Avant le complet refroidissement de la matière en fusion, on y a imprimé le même monogramme que celui placé au centre de la coupe décrite ci-dessus, mais ici il est bien visible (fig. 4746).

Les objets que nous venons de décrire, rapprochés des monnaies trouvées dans les mêmes fouilles, ne peuvent appartenir qu'au VIe siècle, à ses débuts. Ainsi, à cette date, au confluent de l'Oise et de la Serre, se trouvait une population chrétienne jouissant d'une certaine aisance. Nous lui voyons faire usage d'un procédé de fabrication qui se retrouve dans la province de Namur, c'est-à-dire à une distance considérable du Laonnais et du Soissonnais, et ce procédé consistant en une pression exercée sur le verre ramené à l'état plastique par une chaleur modérée, remplace celui de la gravure usité au iv" siècle. Il est possible qu'il ait existé au vi^'siècle, aux environs du confluent de la Serre et de l'Oise, une verrerie importante faisant usage des sables du Soissonnais auxquels s'approvisionne aujourd'hui la glacerie de Saint-Gobain. De ce centre, l'exportation par les voies fluviales aurait répandu ses produits dans l'Entre-Sambre-et-Meuse et la Gaule Belgique « Mais ce qui, d'un autre côté, est certain, c'est qu'au rv" siècle, il existait une verrerie dans la province de Namur. En effet, bien que les verres de Furfooz, de Spontin, de Samson aient des formes identiques à celles des verres de la même époque que nous trouvons ù Homblières et à Vermand, la matière n'est pas la même ici que là-bas; autant dans la région de l'Oise elle est incolore généralement, autant en Belgique et dans le Luxembourg elle est impure et colorée en jaune ou en vert par les oxydes dont sont chargés les sables belges. Puis il y a dans le travail une sorte de rudesse, d'inhabileté qui distingue très visiblement les produits belges de ceux, bien plus parfaits, de la Picardie. Il a dû en être de même au VIe siècle. Nous penchons donc pour la seconde hypothèse et nous avons la conviction, en présence surtout de la similitude des produits des deuxpays, quant à la forme surtout, que si les officines étaient permanentes, les ouvriers verriers devaient aller souvent des unes aux autres, tout comme cela existe encore de nos jours '. »

IV. Terre cuite. — Un curieux bas-relief en terre cuite fut trouvé, en 1849, à Saint-Mathurin (Maine-et- Loire), à l'extrémité d'une pièce déterre dite du Chardonnet, baignée par le ruisseau de la Devisserie. Là se trouvaient groupés une douzaine de tombeaux à la profondeur de 40 ù 50 centimètres; cinq orientés au nord, deux au sud. cinq à l'ouest. Ils étaient faits de briques

' J. Pilloy, dans BuHeli'n archéologique du Comité, 1897, p. 232-233. — » Godard-Faultrier, Bas-relief gallo-romain, en terre cuite, trouvé dans la commune île Saint-Mathurin, arrondissemenid'Angers, dans Bulletin du Comité historique des Arts et monuments, Archéologie, Beaux-Arts, 1853, t. iv,

et de longues ardoises brutes, en forme de trapèze, avec un toit aplati, leur longueur était de deux mètres en moyenne. Les squelettes étaient conservés. Un était couché sur le ventre, les bras en croix, la tête au sud, on avait pour cela été obligé de percer les parois latérales de la tombe et de façonner sur chaque bras une petite rigole en ardoises sèches. Une autre tombe, la tèle tournée;! l'ouest renfermait un personnage sur le cœur duquel avait été placé un bas-relief en terre cuite, haut de 1G centimètres, large de 10, représentant une croix grecque placée au centre d'un fronton triangulaire et posée sur un cep de vigne qui plonge ses racines dans un petit vase et se termine par une grappe de raisin. Ce pampre sert d'encadrement à un buste dont les^traits sont fort altères et qui ainsi rapproché

4748. — Bas-relief en terre cuile de Saint-Mathurin. D'après Bull, du Comité hist. des Arts et monuments, Archéologie, Bcnnr-Arts, 1852, t. iv, p. 42, fig.

de la vigne — ego sum vitis vera — semble bien vouloir figurer le Christ. Ce monument remonte au ive ou au v« siècle; les briques à crossettes, c'est-à-dire à rebords employées pour les lombes, suggèrent à elles seules cette date que confirme le type et le symbolisme du bas-relief '(fig. 4748).

V. Climat de la France. — Les géographes anciens ne se donnaient pas souvent la peine de regarder de fort près ce dont ils parlaient. Strabon, Pline, Dioscoride, Diodore de Sicile s'en rapportaient aux récits qu'on leur faisait des contrées dont remplacement leur était mieux connu que les particularités. Ils parlaient de la Gaule, comme en pouvaient parler des Orientaux ou des méridionaux, avec leur éloquence et leur ima-

p. 41-43; E. Le Blant, Sarcophages chrétiens de la Gaule, in-4°, Paris, 1S86, p. 70, n. 86. Cf. aussi 1'. Muller, Une poterie sigillée chrétienne (trouvée à Silly-le-Long) dans Comptes rendus et Mémoires du Comité archéologique de Senlis, 1905, t. rai, p. 210-253.

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