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ginatior. Ce sont cependant leurs prétendus témoignages qui ont servi a ctayer une thèse sur le climat de la France, climat qui, très froid du temps de Jules i ■ sar, se serait échauffé peu à peu jusqu'au vr* siècle. ■t te température on pensait avoir trouve la preuve dans le fait : l"de 1 , >te des
lleuves de la Gaule; -° de i' urdive de I
des troupes en camp.:
La première preuve repose sur un passage de Diode Sicile, qui ne (lit pas ce qu'on lui a fait dire, ire ne dit pas que « toutes (7râvrsç) les rivières navigables de la Gaule, sans en excepter le Rhône, gèlent aisément •, mais cet historien, après avoir énuméré plusieurs des Meuves de la Gaule, au nombre tels il place le 1 lanube, ajoute quelques lignes plus ■s paroles qui ne s'appliquent ni au Rhône ni aux autres lleuves : « Il est encore d'autres rivières navi- >. Presque toutes (rcàvTe; Se a/sSè';) gèlent de manière à former un pont sur leurs eaux ». Les mots • >,ms en excepter le Rhône » et « aisément » n'ont jamais fait partie du texte Je Diodore.
L'entrée tardive des années en campagne est généiiiais non pas une règle absolue, puisque Grégoire de Tours parle d'une expédition entreprise au milieu de l'hiver, par Arbogast (Hist. Francor., 1. II, c. ix) : Ratus luto onwes Francise recessus penetrandos urene, cum decussis /oliis nudx alque arentes sylvie insidianles occulere non possent. La température n'était pas la seule raison du retard des campagnes jusqu'à Li saison d'ete. Les expéditions, presque toutes dirigées contre la Germanie, imposaient d'immenses convois qu'il fallait amener de fort loin et, parfois, des extrémités de la Gaule. C'est ainsi que Julien tirait de l'Aquitaine les approvisionnements qu'il expédiait vers l'Escaut. D'ailleurs, en hiver, l'état des routes rendait les transports presque impossibles.
■s'il est possible de rencontrer dans Grégoire de ' Tours des exemples de floraisons ou de fructifications précoces et d'en déduire la douceur du climat, il est également possible de signaler des gelées hâtives, des hivers rigoureux dans les différents écrits du même écrivain. Mais il est par trop arbitraire de prétendre tirer argument de laits que Grégoire lui-même tient pour exceptionnels ou, pour mieux dire, prodigieux. L'IIisl. Franc, V I, xtiv, mentionne hoc anno mutin prodigia adparuerunt in Galliis, vaslationcsque mullœ [uerunt in populo; nam mense januario rosic vises sunl. De même, au mois de décembre, une poussée hâtive de sève jette fleurs et feuilles sur un buisson de l'Orléanais et le souvenir de ce prodigium re conservera, grâce à sa coïncidence, avec une translation des reliques de saint Benoît. De tout ceci, il n'y a pas plus à tirer des conclusions pour le climat que de la naissance d'un monstre à deux têtes ou à t rois pieds pour la conformation des individus à l'époque mérovingienne.
D'autres arguments ne valent pas plus que ceux qu'on vient d'examiner. Des pluies, des inondations sont des phénomènes passagers et qui ne se sentent pas avec la n usité deux anm
suite. On peut se faire une idée du climat par le soucuisant qu'en avait garde un stylite nommé Vulfllaïc, qui racontait a Grégoire de Tours le fait suivant : « Dans le territoire de Trêves., sur une montagne ... j'élevai une colonne, au haut de laquelle je me tenais avec de grandes souffrances, sans aucune chaussure. Et lorsqu'arrivait la saison de l'hiver, tellement brûlé par la rigueur de la gelée, que la violence du froid Id loi-
'hartes, I vu, !•■ 160; N i-!..t di | graplur il la Irav, dans I nrigim \ luiqu'à le 1903,1.1,
de mes pieds et que l'eau glacée pendait à ma bar forme de chandelles. Car cette contrée passe pour avoir très fréquemment des hivers rigoureux. > (VII I .
En résume, i rien dans les renseignements fournis par l'histoire, n'autorise à supposer que, depuis la conquête romaine, le climat de la France, en général, ait été sensiblement modifié '. •
VI. Densité m. la population. — A s'en tenir aux indicatioi i un document du ix* siècle,
le polytype d'Irminon, un domaine de 2 210 kilomètres carrés contenait une population de 18 000 habitants, soit une densité moyenne d>- 8,5 habitants par kilomètre carre, chiffre très faible, puisque la densité actuelle en France dépasse 7u habitants par kilomètre carré. Mais, ainsi qu'on doit s'y attendre, cette population était très inégalement répartie; on comptait 72 habitants par kilomètre carre, sur les terres labou- . et presque personne sur les terres boisées, cellesci occupant 91 pour 100 du domaine total. Enfin le nombre des enfants est infime : il ne dépasse guère le nombre de deux par famille. Ce dernier point semble, au premier abord, confirmé par d'autres documents de la même époque. D'après le polyptyque de Saint- Remi île Reims, rédigé vers l'année 850, on trouve dans les domaines de cette Église une moyenne de 2,6 ou 2.5 enfants par ménage. Toutefois, il importe d'ajouter que les enfants adultes d'une famille cessent de figurer dans le recensement. Dans l'Église de Marseille, le dénombrement des mancipia, en 814, donne une moyenne de 3,8 enfants par ménage, sans que les adultes, des deux sexes. > soient comptés. Sur ce point les chiffres du document d'Irminon ne vaudraient donc pas; en outre la population habitant le» propriétés de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, était répandue dans une contrée située au sudouest de Paris, région où la densité de la population a toujours été très faible, région lus boisée du reste, mais pas plus que le reste de la France, Ce serait une erreur de croire qu'une grande étendue de bois eût entraîné le petit nombre des habitants par suite de l'impossibilité de les nourrir, car alors on pâturait les bois, on y nourrissait des troupeaux de porcs et même des troupeaux de bœufs.
On peut contester des documents si anciens, on peut hésiter entre 2 ou 'A enfants ppr famille, il liste certain que le nombre des enfants était peucon D'une
part on peut arguer que le polyptyque d'Irminon ne parle pas des personnes absentes du domaine ni de la population urbaine, mais d'autre part on n'a cependant obtenu cette proportion de deux enfants par ménage qu'à la condition de compter en qualité d'enfants tous les membres de la Camille qui ne sont pas désignes comme chefs de ménage (mari cl femme); or parmi ces membres, il se trouve des parents autres que les enfants et étrangers, dont le nombre
compense peut-être celui des enl parce
on émigrait du domaine «le Sainl -l iei maln-des- Prés dans d'auln logique de
nier que la réciprocité n'eût heu. Le cartulaire de Saint-Victor de Marseille montre que les enfants établis ailleurs sont m on ne
constate qu'une faible proportion de familles d'origine mixte; on trouve, en effel
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