FRANCE — FRÉJUS (MANUSCRITS LITURGIQUES DE
de Palaiseau au ix' siècle: c'est-à-dire d'un petit coin de terre de 1 061 hectares et a comparé l'état ancien avec l'état de la population de la culture et de la production vers 1832, d'où il a onclu que la population de ce finaqe n'était inférieure que d'un quart à la population de la même commune au xixe siècle Toutefois, 11 faut observer qu'il a calculé sur un fisc qui était relativement plus peuplé que les autres et n'a pas tenu compte des forêts. Levasseur comptant les habitants des manses tributaires, leurs esclaves dont il n'est pas fait mention dans le polyptyque, attribuant aux terres cultivées des manses seigneuriaux la même population qu'aux manses tributaires, et accordant (d'après les données du recensement de 1886) 5, 1 habitants aux forêts, estime que le chiflre de 22000 habitants qu'il a obtenu par ce procédé pour le domaine de Saint-Germain est suffisamment justifié et correspond à la densité de 10. Mais il ne s'agit dans ce calcul que du seul domaine susdit et ce serait s'aventurer beaucoup d'appliquer ces chiffres à la France entière. En multipliant le nombre 10 par la superficie actuelle delà France on trouve un nombre rond de 5 300000 habitants, nombre trop faible puisqu'il n'est calculé que d'après une population rurale. La proportion entre la population urbaine et la population rurale se modifie rapidement, eu égard aux conditions économiques générales; en 1790, elle était de 22 pour 100, en 1886, de 36 pour 100. Nous ne possédons aucun élément d'évaluation pour la population urbaine au ixe siècle, mais des travaux conduits séparément amènent leurs auteurs à des conclusions analogues. Inama-Sternegg d'après les textes allemands estime que les familles étaient peu nombreuses au ix" siècle ; Lamprecht croit que le pays rhénan devait avoir en l'an 900 vingt fois moins d'habitants qu'en 1880; Levasseur admet que la France aurait possédé approximativement au ix» siècle, huit millions d'habitants '.
H. Leclercq.
FRANCFORT-SUR-LE-MEIN. - La bibliothèque de Francfort-sur-le-Mein conserve un ivoire intéressant qui orne la couverture d'un lectionnaire du xin" siècle, auquel il a été adapté. La plaque est très allongée et a pu faire partie d'un diptyque épiscopal; tous les indices qu'on y relève indiquent qu'elle appartient au ix« siècle (Planche hors texte. Voir Concélébration, t. m, col, 2176). Dans le fond, à la partie supérieure, on voit une coupole posée sur des colonnes corinthiennes, dominée par les anges, d'un ityle encore classique. Au-dessous, l'évêque célèbre le sacrifice, assisté par ses diacres. Le moment choisi pour figurer la partie du sacrifice paraît être le début du canon. Sur l'autel, ou voit un calice, une patène contenant des hosties, un évangéliaire et un sacramentaire. Le rôle de l'évangéliaire étant terminé, il est fermé, tandis que le sacramentaire est ouvert, au commencement du canon, et on y peut lire ces mots : + TE IGI SVPPLICES
Tur CLEME TE ROG
NTISSIM AMUS ET