III. i nous de Rome. — Les fresques ro
maines étant hors de proportion avec les quelques fresques rencontrées ailleurs, on s'est habitue a ni voir qu'elles, a ne parler que d'elles. Cependant, il y eu eut et il en reste d'autres qui ne doivent pas être s sous silence. A Naples, dans la catacombe de saint Janvier, il nous est reste un Adam et Eve et la gracieuse allégorie des jeunes filles bâtissant une tour. ail' goric dont le thème était fourni par le / d'Hermaa ". En Orient, les exemples connus .ont inf'mimcnts rares. Longtemps on a île réduit à une seule Iresque dessinée par le voyageur Pacho dans la combe de Cyrène (voir ce mot); c'est une représentalion du lion Pasteur qui peut remonter au n« siècle.
l.a se. Librement, I.e ji
lierre; il conduit un petit troupeau
: brebis et porte la septième sui es (voir
Dictionn., fig. 3479). A Apamée, se trouvait peut-être une fresque représentant la sortie de l'arche de Noé
i. Wlipert, op. , il., pi. 9, 17, :;:,, n. 2; 38,42,51,67, 72. 73, etc. -'ïbid., pi. 55, Daniel; pi pi. 53, meme
sujet (détruit); pi pi. 75, le Christ juge. ' ll'ul.,
pl. 7, n. I. ' lbld„ pi. ;,, n. i. • //,,,/., pi. 6,
. pl. 1 1 . n. I; Cf. A. Mail. • ./•- . il., pl. \n i .
/'"•'. pl. 7. n. 2. ' Le Bon Pasteur apparaît sur une voQI | ,.,. sllJ,., „,. semble pai avoir (ait i de biblique proprement n'est qu'une conjecture assez pi,, . rien de plus ' ■ /M,/., pl. 13, " Ibld., i l i '■ i parer ci n,- décoration avec le péristyle de la maison dn cltharUte à Pompéi, A. Mau, op. ni., pl. sa. Voir miss, frcs'pi mes sur une maison de la \ la Nationale û dans American Journal ul archai
M< . III I l
(voir Archi ) et il se pourrait aussi que le sacrifice d'Abraham ait orne plusieurs édifices; a Alexandrie, dans la catacombe Weselier, nous voyons les nocesde Cana et la multiplication des pains.
I.e plus précieux ensemble de peintures, en dehors de Rome, avant le Reliai
voit en i dans une chapelle de la nécropole
d'El-Bagaouât, située à cinq lieues de la ville d'El- Kargeh (Grande-Oasis) (voir! i).Les chapelles
ics d'El-Bagaouât sont d'époques diverses, celle qui nous intéresse
antérieurement à la paix de l'Église. La coupole, ornée de fresques repose sur quatre arcs de soutènement accolés au mur. Les arcades des murs au nord. a l'est et a L'ouest ont une décoration architecturale et binaire. La face antérieure de l' archivolte porte une guirlande de fleurs, l'archivolte à l'est est décorée d'un cep de vigne et de trois croix, l.a décoration des pendentifs est assez banale : croix et branchages.
Le sommet de la co branches
d'un immense e, p de \
en forme de tour. Tout le champ laissé libre par les pampres est rempli de scènes bibliques sur fond blanc. ni presque tous les mêmes sujets que nous rencontrons à Rome dans lis catacombes, mais tri d'une manière très différente. Une première particularité, c'est que chaque épisode est accompagné du nom des personnages qui s'y trouvent représentes
nn.t.j, fig. 906). I s, si rares sur les] m :ii
tures romaines sont ici prodigués. Parmi les sujets traites avec une originalité remarquable, il faut sihs sept Vierges sages, Jérémie, le supplice de sainte Thècle, la pour Hébreux par les Égyp-
tiens, le martyre d'isaïc. La présence de sainte Thècle est particulièrement digne d'attention; elle nous ramène aux origines du symbolisme chrétien.
En 1 possédons pas de fresque.
mais un texte important et qui a Vers l'an 300, le concile d'Elvire (=-- Grenade) libella ainsi so m: Placuit picluras in ecch
debere, ne quod colitur el adoratur in pariclibus < i/ulur u. J.-B.DeRossi " estime que cette interdl s'applique aux églises bâties à la surface du sol, i.\-
aux irruptions cl aux visites des païens qui pouvaient tourner en dérision ce qui s'y trouvi présenté. Ainsi ces églises, en Espagne, ne poun
iir l'image des saints quod colitur et la ligure du Christ quod adoratur. Nous avions admis cette explicuti n qui nous semble incomplète ". Si les Pères d'Elvire avaient cherché, dans la proscription des images. un moyen d'éviter les caricatures, ils auraient dû s'exprimer d'autre façi n En réalité, •> qu'ils reprochaient aux images, ce n'ist pas de tomber de caricature, ni de l'inspirer, mais d'i mêmes
des objets de vénération ci d'adi ration Ce canon indique qu'il \ a\ .i les qui m- distinguaient pas
ne de la réalité el vénéraient ou adoraient les images. Pour \ port< r remède on condamnait le culte
n interdisait d'en peindre sur les nui-
i -adii si • Maintenant nie a d< cider si les
lSN7,t. m, p. lui . fi tri chrétien, lss.7. t. i. :
— " V. Schultzc, Die Kaiakomben
is77, n'adi l'a dit l Mont/, cette oplnli
Je ne soutient pus l'examen, Revue crillqi
bre, 1S77. p Conciles, t. i. p. j 10.
t. i. p. 97 .i F. X. Kl
p. lilil ; V. Schultz, Die l\nl il. ihr