I.e principe de l' llolllopllo nie il
ci.- plus strictement obsej fréquemment la rime : dukissime el , novella et bella; plant ci pane; a undo el frw
rime riche, avec consoni i ■ oiilre plus
rarement : comentum el formentum; - bonita elaritate Souvi ni l'horaophonie se borne A la dernière
Ipluraet tniqua; : /alsatura et corona que t'asso la rime, l'homophonii
prend généralement, voyelli
quodam In utrlw
FRODEBERT ET IMPORTUNUS
que les consonnes qui séparent la syllabe tonique de la syllabe finale sont différentes : fusca, crusta; — sancla, pasta; — manum, adversarium; — talis, cunis — talone, rotore; — baronem, insontem. Certains groupes ont une espèce de rime intérieure :
ou bien :
Domno meo Frodoberto, sine Deo Nec saneto, ncc episcopo
Miaulas, sanclas et critiquas Pulchras, firmissimas et pulitas
Les rimes et les assonances, sont, en général, réparties par groupes de deux. Le sens est complet à la fin de la seconde ligne ou permet du moins de faire une pause. La troisième pièce débute par une tirade monorime, le quatrième en offre plusieurs exemples, et dans la première on rencontre des rimes entre-croisées.
Pour toutes ces raisons, ces écrits, antérieurs à la
4753. — Bas-reliet du musée impérial de Constantinople. D'après Revue archéologique, 1913, p. 336, lïg. 2.
réforme carolingienne, constituent un document précieux pour l'histoire de la langue.
Vocalisme. — Il n'y a pas lieu de s'attarder à certaines graphies fautives, comme la confusion de o et a. L'orthographe a été modifiée par la fusion de l'e et de Vi, de l'o et de Pu. Entre m et l la voyelle i a été labialisée : similas est devenu simulas. Plusieurs graphies mettent sur la voie de la prononciation populaire du temps : on lit pulitas pour pôlitas et Pu sert ici à exprimer le son fermé que l'o primitivement ouvert de polire avait pris dans le latin du nord de la Gaule, qui l'a traité en syllabe initiale libre comme l'o fermé. — On trouve Pi substitué à IV : dilalus, dilulor, dispeclus, ce qui se rencontre d'ailleurs fréquemment dans le latin de la décadence. On trouve aussi Pi long de si affaibli en se ou en e : sed tu jubis, sed le placit se vidis amico. Le mot se apparaît fréquemment dans les textes des bas temps et dans l'ancien français. L'ï s'est affaibli en e fermé, puis en e ouvert, enfin en a, c'est ainsi que. hirundo se lit dans nos documents arundo. Dans V Appendix Probi, on recommande hirundo non harundo.
Consonantisme. — On retrouve à la fin du vne siècle, certaines graphies archaïques iogo, digido, pudoris pour joco, digilo, putores; survivance de l'usage [raphique datant de l'Empire, lorsque les consonne ntre deux voyelles devinr ni sonores,
et qui, dans la suite, influença jusqu'à un certain point la prononciation des lettrés. Au point de vue de la langue vulgaire, elles ont, au vue siècle, perdu toute valeur. L'habitude de substituer la sonore à la sourde dans l'écriture a suscite des graphies inverses comme caula pour cauda, rotore pour rudore.
Il faut noter la chute de l'aspiration : oc pour hoc; phénomène banal; la prosthèse de i qui donne islerco, Escotus; la métathèse de l'r qui nous vaut formenlum, la vocalisation du g devant m, qui donne fleummas pour flegmas. Le groupe mu a été réduit à m et Grimualdo est devenu Grimaldo. Entre m et n de damnare, la langue archaïque avait inséré un p qui s'est maintenu et qu'on retrouve jusque dans l'ancien français.
Syntaxe. — La langue des deux premiers pamphlets passe de la deuxième personne du singulier à la deuxième personne du pluriel avec une brusquerie qui déconcerte :
Semper habeas gratum
Qui tam largo manu voluisli donatum
Dum Deus serval tua potestate...
Vos vidistis in domo
Quod de fama nobiscum morimur. Homo,
Salis te présuma salutare
Et rogo ut pro nobis dignetis orure
Transmissimus tibi de illo pane
Probato si inde potis mandueure.
Est-ce bien au souci de refléter ces sentiments qui partagent Pâme de l'auteur qu'il faut attribuer cette faconde dire; mais on la rencontre fréquemment en Belgique où une population incomplètement francisée emploie dans une même phrase, sans en être choquée et sans s'en apercevoir le tutoiement et le vouvoiement.
La signification spéciale de certains mots trahit le latin d'Église. Aplus a pris en bas latin une acception très générale. Dans l'épigraphie il a un sens d'éloge, ici aussi, il est l'équivalent de laudabilis. De même consentire tient lieu de favere et signifie : favoriser, protéger. Relaxare au sens d'affranchir est emprunté à la langue juridique.
Le texte donné par Baluze et de E. de Rozière d'après le ms. Paris lai. 4627, est contenu dans un recueil de formules de Marculfe et quelques autres classées sous le nom de cartas se[no]nieas ; au fol. 2, on lit : incipiunt cartas senicas; qualescumque quesieris ibi invenies.
D'après l'écriture, ce manuscrit doit être attribué à la première moitié du ixe siècle. Comme les lettres sont contemporaines de Grimoald (t 656), on voit que les copistes ont eu tout le temps d'en altérer le texte. Ils ne s'en sont pas fait faute. Outre l'extrême barbarie du jargon employé, il existe des lacunes dans les lettres 2, 3 et 4. Celles de la lettre 3 sont peu importantes et proviennent de l'usure du parchemin; les lacunes des pièces 24 sont plus considérables et ont une toute autre cause. Dans le manuscrit les cinq lettres se suivent dans cet ordre : 1, 2, 4, 3, 5; les lettres 2 et 4 se suivent donc et occupent les deux faces du feuillet 28. Or, il se trouve que la partie inférieure de ce feuillet a été déchirée en diagonale et arrachée, puis réparée par l'application au recto d'une feuille triangulaire de parchemin qui recouvre une partie de l'écriture encore subsistante. Cette maladroite réparation remonte vraisemblablement au xvn1' siècle : elle est sûrement antérieure à Baluze qui remplace par des points les mots et les lettres que recouvre la bande de parchemin. En plaçant le feuillet entre l'œil et la lumière, on peut lire suffisamment la partie couverte et on parvient à diminuer notable nient la lacune de la pii • *
l-RODEBERI I. I IMPORTUNUS
I RONTAIL
Bibliographie. E. Baluze, Capitularia ntjum
Francorum, t. h, col. 163 ;E. dé R
rmules usitées dans l'empire des Francs du V au 9-1871, p. 1 . Schu-
cliardt, lier Vokalismus des Vûlgarlateins, 1866, t. I, p. 64; A. Boucherie, Cinq formules rlujlhrr.ées et assonancées du VIF siècle, in-8*. Montpellier, 1'. Meyer, dans Repue critique, 1867, t. m, p. 344-350 (il annonce que M. <.. Pai docu-
ments une élude pour la Bibliothèque de r École île* Chartes »); K. Zeumer, Formula: merouingici et karolim eeoi, dans Monumenta Germaniœ historica. Legum,
1754. Frontail du musée de Stockholm, D'après Mémoires de la
de France, 1889, p. 145.
t. v, p. 220-226; Le même, dans Neues Archiv des rhafl fur SUere deulsche Geschichtskunde, 1881, t. vi. p. 76; Winterfeld, Hrotsvits literar. Slellung, dans Archiv fur das Sludium der neueren Spi t. cxvi, p. 59-62; .1. Pirson, Pamphlets bas lai
dans Mélanges de philologie romane et tThislilléraire offerts à MM. Wilmolte, in-8°, Paris, 1910, ;
1 1. I FRONDE. Aux monuments chrétiens repn imbal de I »a> id i
li-cl qui offre un bel exemple de l'emploi fronde. Il s'agit d'un lias relief SCUlpti
marbre bl Impérial de
. Int., I . I\,
t. xvin, p. 1
.llf/. r/,
Constantinople,
lies, entre deux bandeaux qui servent d drement.se détacheul des scul|
rieur est décoré d'une moulure perlée, le 1 1 intérieur
est évidé et brise. Nous avons fait connaltn certain nombre de ces monuments (Voir nuire, t. ni, col.
minceur des plaques de Constantinople, leur [orme arrondie, l'évidemenl el du bord inté-
rieur permettent de rapprocher le fragmi déjà décrits.
Une plaque représente David combattant Goliath (Voir Dictionn., t. iv, col
main droite, il lient la fronde, dans la gauche le pedum, insigne de sa profession de berger. Le type sémite est bien accentué ei l'attitudi iervée
et prise sur le vif (ti
FRONDE (Balles de). Les balles de
fronde, sortes d'olives dont la ma bronze, fer,
pierre1, ont exerce surabondamment l'ingéniosité des faussaires qui ont multiplie par cenl ; ■<-! it s
monuments d'allure énigmatique, et sur le n'aurions rien à dire si il de Salone
n'offrait des croix combinées avec différentes lettres de la manière suivant