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FRONTAIL. Le musée de Stockholm
possède, parmi les objets provenant des trouvailles faites à Veni hus, I Ippland), un m
fique ensemble compose d'un frontail, d'une bride et d'un mors de cheval (flg. 1754). Cette bride se compose d'une suite de plaques ajourées en bronze dore, entaillées sur certains points el fixées sur des bandes de cuir. Le frontail et les deux parties <|ui l'unissent au mors sont formés par une alternance de pièces métalliques richement em i nient cise-
iin spécimen unique et il y a lieu ■ qu'il y a éti
ci que semblent montrer sa technique el sa ration. La p 'émaux sur cet objet ne permel
guère de croire qu'il a doute, on connaissait et oi métal avec des grenats taillés
il en fusion sur le bron
del. H dinavi
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FRONTAIL — FRONTONS
M. J. de Baye, plusieurs des plaques en bronze doré et ajouré qui ornent la bride de Vendel se distinguent par leurs émaux rouge brique; la plupart d'entre elles sont des rosaces cruciformes. La têtière proprement dite reliée au frontail est enrichie, comme lui, par di^ appliques décoratives. Deux de ces appliques offrent un travail vraiment digne de remarque. Elles formel. I un rectangle presque entièrement recouvert d'émaux séparés par de très légères cloisons dessinant des zizzags, des cercles et des losanges. Ces mêmes dispositions se retrouvent à une époque moins ancienne, lorsque les pierres dures taillées en 'tables remplacèrent l'email. 11 est permis de supposer que les deux modes de cloisonnage successivement employés dans l'orfèvrerie : 1° l'email en fusion; 2" les pierres précieuses taillées en tables, concoururent l'un comme l'autre à servir un style ornemental adopté en prin-
d'attacbe aux rênes. Ces attaches habilement ciselées et en partie émaillées, offraient des détails non moins intéressants et sont d'ailleurs différents de tout ce qui se rencontre dans l'industrie Scandinave. L'art répandu chez les Francs, les Burgondes, les Alamanset les divers peuples germaniques ne nous offre pas davantage des points de comparaison. Où devons-nous aller les chercher? Peut-être dans ces pays orientaux où l'orfèvrerie cloisonnée a pris naissance.
La date de ce harnachement ne semble pas faire de difficulté, on l'attribue couramment au viue siècle.
H. Leclcerq.
FRONTAL. Voir Camblaucum, l. n, col. 17M.
FRONTONS. - Nous avons déjà fait] connaître un membre architectural qu'on rencontre dans les basiliques africaines, le dosseret (voir ce mot);
4755. — Frontons de basiliques africaines. D'après P. Gavault, Élude sur les ruines romaines de Tigzirl, 1S97
fig. 8 et 9, p. 36-37.
cipe. L'emploi des matières premières et les procédés industriels variaient, mais le résultat obtenu était approximativement le même. La technique de cet objet le fait considérer comme importé en Scandinavie, conclusion que confirme l'examen de la décoration zoomorphique.
Dans cette décoration, les serpents tiennent une place considérable. Plusieurs appliques les représentent artistement enlacés quatre par quatre. On les retrouve encadrant les deux grandes rosaces du frontail. La ciselure est très soignée et semble avoir tenu compte de tous les détails que donnait l'observation directe de ces reptiles. Les bossettes de bronze ajouré et doré auxquels le mors en fer est fixé renferment aussi des ornements empruntés au règne animal, mais ils sont impossibles à déterminer. Chacune de ces rondelles placée aux deux extrémités du mors, possède une autre pièce métallique mobile qui servait de point
voici une autre série de "pierres d'une forme aussi bizarre et qui se compose généralement de blocs de 1 m. 20 à 1 m. 40 de longueur, de 0 m. 50 d'épaisseur, décorés sur leur face longue et terminés par deux pointes inégales, l'une plus aiguë que l'autre. Le côté décoré est tantôt droit, tantôt (plus souvent) incliné comme celui des dosserets (fig. 4755). A première vue, il semble que ces pierres ont été sectionnées postérieurement à leur décoration, carie dessin est coupé net, sans souci de bordure. L'n examen plus attentif a permis de constater que toutes ces pierres étaient doubles et symétriques deux par deux et elles se retrouvaient à raison de deux par travées. La destination de ce membre restait toutefois douteuse lorsque dans le côté droit de la basilique .'uinée de Tigzirt, dans la troisième travée, on trouva deux de ces membres tombés sans se disjoindre et formant par leur reunion un fronton ou arc triangulaire, dont la
I RONTONS
Mil [TIÈRE
tait tournée vers la grande nef. Cette rencontre montrait que l'inégalité des angles était nécessaire; «•Ile montrait en «min- comment le dessin commencé sir une pierre se continuait sur la pierre suivante, le ; coupement de l'écoinçon était imposé; même les monogrammes sculptés sur quelques pierres prenaient une position plus naturelle.
i .. principe de la décoration ne diffère pas de celui ts et s'inspire <le la préoccupation de rem- • de moulures parallèles par des suri ■lams. librement décorées. Quant .1 la disposition de ces frontons, nous n'en rencontrons aucun
exemple ni dans la Syrie cent rali1. ni dans I Un antérieur au VI" siècle. Mais, d
vingiens et carolingiens, nous avons quelques exemples de frontons encastrés dans les murs. Ce sont : au baptistère de Saint-Jean a Poitiers, à l'abbaye de 1 près de I leidi Iberg, au clochei de Saint-Front de Périgueux, a l'église de Saint-Généroux (Deux-Sèvres), a
uns, que ces angles ont été abattus exprès sur une longueur de 0 m. 05 a 0 m. 12.
L'originalité de nos frontons consiste dans Uni lion constructive hasardeuse qui. elle, n'a rien d
manc, Cette fonction consistait à soutenir des colonne:
la un renversement hardi et complet de l'ordre clas sique, qui bouleverse de fond en coud. le, un peut dire sans métaphore, toute l'esthétique architecturale des Ceux-ci (.osaient porter leurs frontons sur des colonnes, nos Africains imaginent de faire porter les colonnes sur des trouions. Tentative audacieuse et plus bizarre encore qu'audacieuse, qui n'a eu d'ailleurs aucun succès en Occident, si toutefois elle y a été connue '.