VIXIT
ANNOS LXX QVEM SEMPER CIVES MA TREM APPELLAVE là RVNT ATQVE CE reiS CALICIBVS funus DVXERVNT
i Monum. Eccles. llturg., t. i, n. 1621. — ■ ll'i'l-. t. i, n. 1031. — ' Prudence, . hymn. xt, v». 141-1 18;
/'. /... I. i . . s. Ambro a. 1 12;
P. L., t. xn, col. 141, a jusqu'à direque: rlumandis fldellum reîlqw tnfringere,
- ' Sidoine Apolllnal ■ . i. 1 1. n. \ m,
r. , hr |„ t. n. p. 526, n • Voir DMtonn., t. m, au mot i ' Monum.
Même pratique à Carthage pour les funérailles de saint Cyprien : Corpus proplcr r/enlilium euriusilalem in proximo positum est cum eereis et scolacibus '. Cette conduiti lie a quelque chose de triomphal et
en porte le nom triumphus, que nous retrouvons bien plus tard en Afri loque de la persécution des
Vandales, oi d'un confesseur sont appe-
lées triumphus '. Si on récitait alors un éloge du défunt, nous n'en avons ni preuve ni indice, mais il est douteux qu'on tint à débiter alors, au milieu de l'émotion générale, quelque composition bien balancée et préparée à loisir comme nos oraisons funèbres. L'oblalion du sacrilicc avait une autre importance Elle avait lieu, lorsque c'était possible en présence du corps du défunt Saint Isidore nous di1 que c'était là une coutume qui remontait aux temps apostoliques ', c'est-àdire une coutume très ancienne, donl nous trouvons du reste, de nombreuses attestations aux ive et v« siècles. En remontant [dus haut, on peut citer un concile africain, antérieur à l'année 248, dont parle saint Cyprien : Episcopi antecessores noslri providenlcs eensuerunl, ne quis /rater excédera ad tulelam vel curam clericum nominaret; ae si qui hoc fuisse!, non offcrelur pro eo, nec sacrificium pro dormitione ejus eclebrarelur. Neque enim apud allure Dei merelur nominari in sacerdotum precc, qui ab altari sacerdoles et nùiiistros voluit avocarc. El ideo Victor... eum Geminum Fauslinum presbglerum ausus sit tulorem eonsliluere, non est quod pro dormitione ejus apud vos fiât oblatio, aut deprecatio aliqua nomine ejus in eccles ia frequenletur '. Enfin on peut remonter jusqu'à Tertullien qui mentionne de façon expresse les oblationes pro defunctis et le pro nataliliis annua die '".
Muratori nous a conservé d'après un manuscrit liturgique mis sous le nom du pape Gélase, (vc siècle), une missa pour la deposilio " où il est question des membris ex ferclro deposilis que suit la prière ad sepulcrum priusquam sepelialur, et finalement, lumulo ex more composito : les funérailles se terminent par l'oraison post sepulturam.
Les deposilionis officia pia comportaient l'oblatio et Vinhamatio; il est possible qu'à l'époque des persécutions on ait, par prudence ou par néci
blation devant l'arcosolium ou la /arma ou le loculus, mais le rôle du prêtre restait prépondérant, même lorsqu'il ne s'agissait pas >\e martyrs. A Catane (voir ce mot) nous connaissons une infant à la' mamelle, Nila Florentina, dont les parents avaient pleuré la mort, jusqu'à ce que se lit entendre une voix du ciel qui le leur défendit :
.... i i un cum uterq. païens om-
it* ni momento flcret per noclem majeslalis ros cxstiiit quee defunclam lamentari prohibent, ruius corpus pro foribus martijrorum cum loculo suo per presbijterum humalum est.
L'épitaphe de ' . nous montre
de même. Il . les prêtres, le ompa-
gnant le défunt a sa dernière demeure : ... habuil lalem eum omnebus vitam ut funeris sui exsequias pricsentia ponlifiees ac sacerdotum elertque et plcbis meruerit cum lamcntm début honorari ". Ce
seront des êvèques qui porteront sur leurs épaules le cercueil de sainte Paule ".
iterrains étaient
li(iu-0.,t.i,n. 3996. — 'Victor de Vite, J/i
I.T.C. \iv; />. I...I. I MU. cl. l'.lS. -S. I /,., t. I.WMII.
iilllen, .-. m, /'. /... I. i lia romand in /»%, p. 749-51 . Inscr.
t. wii. col, 904.
4760. — Fresque de Funlkirchen.
D'après Bulletin d'archéologie chrétienne, 1S74, pi. vii-vm.
i i NÉRAILl l S
définitivement abandonnés et l'on vint de moins en moins répandre des Heurs i voir cl- mol ) sur les tombes :
lecla fovcbimus ossa Violis et fronde /requenli, Tilulumque et frigida saxa T.iquido spargemus o
Les tombes à ciel ouvert et les tombes dans le voisinage île la sépulture des martyrs donnèrent un aspect tout nouveau aux inhumations. Le sacrifice fut offert non seulement pour la sépulture, mais au jour anniversaire, dans la basilique cémétériale comme nous lisons dans la liturgie gélasienne: Hanc igitur oblalionem.... pro luorum requit famulorum ill — et ill — et omnium fidelium catholicorum in Inw basitica in Chrislo quiescentium et qui in circuilu Itujus ecclesiœ luse requiescunt l. 11 est clair que cette disciplini avait varie avec les temps et les lieux. Quand l'oblalio pro dormitionc était une synaxe solennelle avec grand
teur) et redemptionis sacramentel tertio die oblnliinus '.
On célébrait donc fréquemment, sinon toujours, a partir <lu iv* siècle, le saint sacrifice pour les simples fidèles; fréquemment l'autorisation était donnée d'avoir des autels portatifs in domiciliis*. C'était plus le et on ne paraissait pas ainsi empiéter sur l'honneur rendu aux martyrs. A Home, le pape Innocent I iil que per - diversa constitua presbuteri sacramenlorum confit iendorum jus habent alque licentiam 5. Ainsi pouvaient se multiplier chaque jour les messes pro de/unctis devenues le centre et le noyau des funérailles. A Rome, encore, nous voyons qu'il y eut bientôt la missa dierum depositione defuncti lertii, seplimi, trigesimi et annualis '.
Dans le commentaire sur Job, égaré parmi les ouvrages d'Origènc. on lit encore : Cunvocantur in anniversariis diebus mémorise vel parentum defunctonim vel amicorum scii quorumeumque qui in fide dlscessissent sacerdolcs simul et laici, et nous vo
, 471)1. — Plan et coupes de la chambre souterraine de l'unJtkirclicn.
D'après Miltlieilungendir K. K. Cent. Commission Er/orschung und Erhalthung der Baudenkmale,
Wien, t. xviii, p. 57-83.
concours de fidèles feum volu et iriumpho magno), le sacrifice était offert dans l'< glise souterraine ou non, après toute la pompe voulue. Mais lorsqu'il s'agissait de quelque fidèle, à peine connu, il n'en était pas de même. A peine quelques parents et amis se groupaient comme nous le voyons, pour les funérailles d'uni al ri came, venue mourir non loin de Home, a Ostie, sainte
Monique, au sujet de laquelle saint Augustin nous apprend que mm nfferretur pi" iftcium prtlii
nostri, jmn luxtn sepulcrum posilo rn<i,,vn,- ant< depnneretur, sicut fieri solet \ et l'e \ Gque I \\ odius écrit à son tour à saint Augustin : per triduum hymilis Deum collaudavimus super sepulcrum (d'un jeune lec-
•Muralori, t.itiirtiiu niiiuinii tit-lii\, t. i,p.761.- 'S. Augustin, Confessions, l. IX, c. \n; /'. /...t. un, col. 776. - ' Bvodlus, Eplst. ad. AugusL, inter. A.ug., cxvm; /'. /.., t.xxsn. col. 603. • De Roui, Bull . dl arch. crisU, 1876, i». 13-44. •• innocent l,ad Décent. Eugubin., dans Coustant, Eplst. pontl/. roman., 17ji ; p. 860-861 ; en 404. "Mura ion. op. c(l.,t-i, p. 276.- - ' Corp. (ruer, fa/., t. xr, n. 1620. Voici quelques dissertations qui n'ont plus qu'un Intérêt blblioque : J. L. liai ans. De antlquo funerum rllu, ln-4*, : "ii'. ii'.n^; M. a. i lorlnus, /''■ teputtwa vtterum, m s , Ale.a-. 1695: C. C Prldertcl, De re funerarta. In i . l'iie.' I Bl «a, li. j,ti\> r. '.Chrlsltana ritin, in- I ', [ngol-
1611; i G. Joch, De rHu ttpellendi morluo chrtsllanos, In l*, loue, 1726; .ut. Klcsling,Deri'/oua
d'après une inscription de l'Ombrie de l'année 373 ',
cpie les parents et amis ainsi rassembles célébraient la psalmodie.
CARAPIACONIVNX YGVIA DEDITA QVE MARITO
FVNERIS- TVI ■ CAVSATOTA NOS • MENTE • DOLEMVS AETERNAMQDOMVMCOMINIEMVS-AMANTIVS
PARAVI • NOBISQVE J0^~~ SANCTIQVE- TVI -MANES NOBIS-PETENTIBVS-AD-SINT VTSEMPER'LIBENTERQVE
sepulcraltbus chrisltanam fldem Indtcant f6u6,ln-4°vViteburg, 1736 : 1. 10. F, V. L. Antiquttates circa funera ri rllus christianorum quovts tempore m Ecclesia observatos, ln-4°, i
i. Larroquanus, li<- cwrlmontls usurpatts a prtmts
mis tiuni terrœ mandabantur mortuorum corpora, dans
. Lugdunl Batav., 1688, p. 187, >q.;
i' i i. nanti. De uarlo sepellendl rllu, in- 1 , Holmlsi
Th. Pfafner, De offlctts veterum chrlsttanorum m curandls
funerl bus9 dans Observât, ceci es., tn-32, lente, 1604, t. ir,p. 1-
! '. rttibui funebrlbus m /ruai' m- 1 . l ludiss, 1 600 funebrlbus,
1687-1688; < , S. Senff, /'■■ caut/onfiua funebrlbus iirimiiii. m- 1 . I.ipsi i . 168' nttquo fune-
rum mu. ln-4, \ Itebi -