‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 407 sur 423 · FUNIS · texte numérisé non relu

FUNIS

SALMOS-TIBIQVE -DICAMVS AVRELIAYGVIA QVE-VIXIT-ANNIS-XXXVIIII MENS-IIII-D-II-DVRAVITCVMMARITOANNIS XXIIIIMENS-IIII-&-II-DEP-DIE-PRID-KALMAIAS VALENTINIANO-ET-VALENTEAVGGIIII Cara pia coniunx Hygia dedilaque marilo Funeris tui causa tola nos mente dolemus icternamqae domum Cominiemus Amanlius paravi scncli tui menés nobis pelentibus adsint [nobis que ut semper libenlerque psalmus tibi dicamus.

Voir Défunts.

H. Leci.ercq.

FUNFKIRCHEN. A Sopianœ, Pannonie inférieure (aujourd'hui Funfkirchen), on découvrit, en 1780, sous une des tours de la cathédrale, une sorte

Devant, se trouve un vestibule et un corridor qui communique avec l'extérieur. Était-ce un hypogée souterrain qu'a surmonté jadis une mnrturium? On ne sait. Dans la chambre sépulcrale fut certainement déposé un sarcophage, emporté depuis, mais après avoir été violé et les ossements répandus sur le sol. La voûte était décorée. Au centre, un monogramme qui a péri, mais après avoir été vu; ce monogramme est disposé dans une couronne. Aux quatre angles des médaillons, contenant des bustes, probablement ceux des défunts inhumés dans ce cubicule. Entre les médaillons des vases de fleurs des paons et des colombes, tandis que le fond représente une sorte de prairie de fleurs. Sur les parois latérales, les panneaux étaient disposés par trois de chaque côté. Sur un des côtés, on peut encore reconnaître les rois mages présentant

4762. — Autre fresque de Funfkirchen. D'après Bull, d'archéologie chrétienne, 1874, pi. vu-vm,

de chambre souterraine qui fut décrite une fois et à laquelle personne ne songea plus l. En 1S73, une nouvelle description ■ attira l'attention de J.-B. De Bossi qui dit quelques mots des peinture- ' (fig. 4760).

Il s'agit d'une chambre rectangulaire, dont le plan fait suffisamment eonnailre l'aspect (fig. 4761). La chambre est couverte d'une voûte cintrée. Dans la paroi du fond, se trouve une niche curviligne avec laquelle communique la /eneslellu ouverte entre les images des deux apôtres placés de chaque côté et montrant du bras tendu le monogramme du Christ (fig. 4762). Cette niche ne donnait pas accès à une tombe sainte, mais à un lucernaire qui aérait la chambre.

1 Koller, Proîegomena in historiam episcopahm Quinque ecclesiarnm, in- 1 , Posonii, 1804, p. 25sq. — "E. Henszlmmn. Die altchristUchê Grabkammer in Funfkirchen dans Mitlheilungen der kaiscrlichcn kônigl. Central. I jur Hr/orscluing, und Erhaltung der Baudenkmalc, Wicn,

leurs dons. Au centre, se trouvait très probablement la Vierge avec l'Enfant, le sujet suivant a gardé quelques traces du symbole de Xoe. Sur la paroi en face, il ne se voit plus qu'un fragment de la scène de Jonas jeté au monstre, et couché sous le cucurbite. Sur la paroi du fond, deux personnages, Pierre et Paul, montrant le chrisme. Sur la paroi d'entrée, des feuillages en forme d'arabesques. Treize tombes en tuiles dites a capanna furent trouvées lors de la découverte ci 1780;une d'elles portait un chrisme à la tète et un aux pieds. Cet le crypte parait remonter au milieu du ivc siècle (fig. 47G3).

H. Leclercq.

FUNIS. Voir Ceinture, t.n, col. 779.

lS73,t.xvm,p. 57-R:î, 2 pi.; V. Schultze, Die Katakomben, Ichristlichen Grabstàtten,ihre Gcscliichte nnd ihre Monnmenle.m-S, Leipzig, 1N.N2, p. 334-336. — ■ DeRossi, Funfkirchen in L:ngt'ria,Camrra scnokralc sotterranea depinta, dans ISull. di arclicol. crist., 1874., p. 150-152, pi. vn-vm.

FUSTEL DE COULANGES

FUSTEL DE COULANGES. — I Début.

II. Professorat. III. La Cité antique. IV. Enseignement. V. Histoire des institutions politiques. VI. Polémiques. VII, La fin. VIII. Bibliographie.

I. Débuts. — Numa-Denys Fustel de Coula ne a Paris, le S mars 1830. entra, cri 1850, a l'École normale. Déjà, il avait lu les levons de Cuizot sur la > alion en France et ce livre lut ■■ le premier qui

eût vivement trappe sein esprit •; • il s'orientait vers l'Histoire. Ni [rondeur ni servile, il se soumit au régime infligé à l'École pendant ces années qu'on a appelé - l'ère de la mortification : il réserva son jugement, garda les apparences de la docilité, préoccupé pardessus tout de cultiver son esprit et d'étendre ses con-

tement réussi. Il se perd dans les subtilités et les divagalions, ou bien, quand il Ne surveille et fait effort pour se contenir et se conduire, il tombe dans une sse Voisine de la stérilité et se réduit presque à néant -. i A sa sortie de l'Éi partit

pour l'ÉCOle d'Athènes (novembre 1 Si

On lui confia des fouilles à Chio, il fouilla sans beaui au lieu de rapporter des cartes, des plans, d s, rapporta un mémoire qui contenait

tout ce qu'on pouvait savoir et dire sur Chio'. Ce pas un travail d'archéologue, mais une couvre historique pour laquelle les sources écrites et les traditions orales, les documents inédits ou dédaignés avaient été consultes, cites, élucides avec cette manière

47U3. — Autre fresque de Funfkirchcn. D'après Bull, d'archéologie chrétienne, 1874, pi. vu-vin.

naissances. Il lisait et il acquérait, affermissant et

oppant sa prédilection di ir l'histoire,

dérobant le plus possible ses heures et son attention

à une culture purement formelle et littéraire dont la vanité l'écœurait. « Des devoirs écrits, disait son professeur Cbéruel, attestent des connaissances étendues, une lecture attentive d ;, une intell

torique remarquable. ...» ■ U donnerait volo

son temps rudition, et il ni

iiiel, l'indispensable, c'est à-dire ce qu'il doit savoir pour l'examen? - Quant audiri I i tudeS,

un sieur Jacquinet, il reconnaissait a M. Fustel un

. sautillant. Toi

lui manquait, le jugement, la netteté, la méthode, n'ont qu'imp

1 M. Fustel de Coulanga d M. Perrol, 'j'j mari 180 tes de M. Cbéruel sont

Ile u.- M. Jacquinet, d

1 Mémoire mit iv . dana An hi

'l IlUiralri i, réimprimé dan

cette sobriété voulue et parfois

chereb meureron! caractéristiques de la plu- |i m:, ciu\ rai

De retour en France, professeur de seconde à

Amiens (1855), s lettres (1857), profi

d'histoire, il .soutint à Paris, le 10

de doctorat. La thèse latine' étail comme uni mu ri- esqui ;se et la ]

olybe, montrait ■ comment au

i . Ir en ur d'in

dlsposi er conquérir et comment Rome I

soutenance lut remarqui udition (du candidat), le

et de suii stj le, la facilite di timis h

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