VII. Fibules crucifoumf s. Fibule trou
Vertault en 1898 (fig. 4303), composée d'un carré central en forme de cabochon, d'où partent quatre branches en croix: ces branches sont constitue des espèces de triangles, la base tournée dl centre, et portant, à leur pointe et de chaque côlé de leur base, des annelets pleins émalllés de l L'intérieur des triangles est garni d'un ém pâle, et le carré central est •
verts et rouges, disposés en damier. Ce bijou a un peu plus de n m- i rémiic dune branche .c l'extré-
mité d'une autre.
Autre fibule en bronze trouve,- au même lieu, de
FIBULE
forme allongée et d'une longueur d un peu plus de 0 m. 05, se compose de deux triangles de métal, juxtaposés par la pointe, à la jonction desquels sont disposés dans les angles rentrants formés par les côtés extérieurs des grands triangles, deux triangles beaucoup
4365. Fibule du Museo Capitolino, d'après Bull, délia commis, urch. di Roma, pi. vn, n. 2. — 4366. Fibule en or provenant de San Marino, d'après Bull, délia commis, arch. di Roma, pi. vm, n. 15.
plus petits opposés par la base. A droite et à gauche, la broche se prolonge en une branche étroite de bronze, terminée par un fleuron.
La fibule cruciforme était en usage chez les Romains à la fin du iv" siècle et au commencement du ve. En observant le diptyque d'ivoire de Monza(voirD/c(ionn.,
à Gourdon avec des monnaies des rois burgondes Gondebaud et Sigismond. La fibule cruciforme trouvée en Lorraine oilre une particularité curieuse : le croisillon de droite se dévisse et permet de retirer l'aiguille centrale de la gaine où elle est engagée par le bas. Cette disposition se retrouve identiquement dans la fibule d'or recueillie dans le tombeau de Childéric à Tournai, objet antérieur à 481
Bibl. — F. Daguin, Les fouilles de Vertillum, dans Bull, de la Soc. nat. des antiq. de France, 1899, t. lx, p. 292-293; A. de Longpérier, Fibules d'or et de fer trouvées en Lorraine, dans BulL de la Soc. nat. des antiq. de France, 1862, t. xxv, p. 152, 164-166.
Fibule trouvée à Namèche (prov. de Namur), en argent, décorée d'une tète humaine de face, analogue à celle de certains sceaux mérovingiens et à des tiers de sou de Cambrai et de Laon, et aussi à la tête grossière qui figure sur les boucles trouvées à Breny dans l'Aisne '.
Bibl. — A. Blanchet, Fibules et boucles de ceinturon du cimetière mérovingien de Namèche (Belgique), dans Bull, de la Soc. nat. des antiq. de France, 1900, t. lxi, p. 91.
Fibule de bronze avec pâtes de verre, trouvée au Caire (fig. 4364), entrée au musée de Berlin en 1902 (largeur 0 m. 032). C'est une combinaison du relief et de l'incrustation et d'un type rare qu'il faut peut-être rattacher au type cruciforme.
Bibl. — O. Wulff, Allchrislliche und mitlelallerliche byzanlinische und italienische Bildwerke, in-4°; Berlin, 1909, t. m, part. 1, p. 238, n. 1172, pi. lvi.
VIII. Fibules aquiliformes. — Fibule découverte en 1888 dans une tombe à ciel ouvert proche de la basilique de Saint-Valentin, à Rome, au 1er mille de la voie Flaminienne. Elle a la forme d'aigle stylisé, représentant deux aigles affrontés et se compose d'une
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4367. Boucle de ceinturon ornée de têtes d'oiseaux, d'après Bull. arch. du Comité, 1892, p. 292. — 4368. Fibule du Musée de Vienne, ibid. — 4369. Fibule trouvée à Castel, d'après Bull, délia commis, arch. comun. di Roma, 1894, pi. vn, n. 1.
t. iv, col. 1099, n. 1, fig. 3759), on voit que les fibules cruciformes des deux personnages masculins se dressent sur leur épaule, le croisillon et la boule supérieure étant tournés en bas. La partie allongée est décorée, des deux côtés de cet ornement découpé qui se remarque sur une fibule cruciforme trouvée en Lorraine. Ce détail bien caractérisé sur le diptyque de Monza se retrouve de même sur divers objets du ve et du vi' siècle. C'est de ce même ornement que se compose la galerie découpée qui supporte le plateau d'or trouvé
lame d'or doublée d'argent avec des grenats rouges enchâssés dans des alvéoles faites de lamelles d'or, suivant la technique dite « cloisonnée » et qui fut en grande vogue à l'époque des invasions barbares. Cette fibule est entrée au Museo Capitolino. L'œil de l'aigle est représenté par une demi-lentille de cristal de roche trouée au centre avec un minuscule grenat dans une
1 Album Caranda, nouvelle série, pi. x, n. 20; pi. xi,
FIBI l.l
or qui représente la pupille de l'oeil. Hauteur, 0 m 045 urOm. 03(flg. 1365).
Bibl. — C.-L. Visconti, dans Bullellino delta commission archculogica, comunale di Iioma, 1SSS, p G. Gatti. dans Xoti:ie degli Scavi, 1888, p. 631; J.-B. De Rossi, FibuUi d'cru aquiliforme irovata entre un stpolcro "l I" miglio délia via Flaminia, dans menurevue, 1894, p. 158-163, pi. vn, n. 2: A. de Waal, Fibuùein Adlerform ausder Zeildei Volkerwanderung, dans Rômische Quarlalschrift, 1899, p. 324 328, pi. n.
Fibule trouvée sur le territoire de s.m Marino, au lieudit Lagucci, commune de Domagnano. Elle est en or pur el représente un aigle, du poids de 13 avec Incrustations d'émaux de diflérentes couleurs en grande partie détachés el perdus, \u centre, entre les deux ailes, une sorte de petil bouclier portant la croix i Iil. 4366).
Bibl. — J.-B. De Rossi, Fibula d'un' aquiliforme . un sepolcro al 1° miglio délia via Flaminia.
Fibule en or. trouvée à Tomsk.
D'aprus un photographie.
dans Bullettino dellu commissione urcheologica comunaledi Roma ,1894, p. 158-163, pi. vm.
Ces fibules en tonne d'oiseaux, dont le bec crochu semble indiquer l'aigle, le vautour, tous 1rs oiseaux de proie, se rencontrent dans un grand nombre de sépultures; on li ous le nom aussi barbare
qu'elles-mêmes de fibules ornithomorphes. En voici un exemple provenant de Hongrie, d'O-Szôny; la argent avec grenats e1 conservée au Cabinet de Vienne, (invent., n. 755, acq. 1887). A ces fibules on peut rattacher tout de suite dès maintenant des boucles de ceinture ornées de mi tne de tètes d'oiseaux au bec crochu (ûg. 4367), Le musée de Vienne en possède larties niellées et ornementation en !.. dr \ ienne, Invent. n. 173. acq, (Iil. 4368). Le musée de Budapest en possède également qui proviennent de Transylvanie. Et dans les
où '-es n uments ont été rencontré!
on tro lemment des abeilles en or avec ailes
en argent (Mu i e nat lonal honi Budapest : Larbogard, Saromberk <Trans\lvanie) une localité du comté de Tolna, le trésor de Gftmor (comté de l'est i. MezO Bérénj (comté <U- Bék.
l. — .1. de r. tort sur une mission ai
logiqut tn Autriche-Hongrie, dans Bulletin an
du Comité des travaux historiques, 1892, p. 29
Fibules (deux) trouvées à Castel, ience
d'Agen, conservées au Musée de Cluny à Paris, rant l'aigle (flg, 4369). Ces oiseaux sont en bronze autrefois doré, mesurent 0 m. 11 de la tête a la queue et 0m. 052 entre les aili ployées. Ch. de Linas.
qui a fait connaître ces bijoux, y voit des pha pectorales, quelque chose comme une décoration militaire: c'est possible, ce n'est pas prouvé, mais J.-B. De Rossi y voit une opinion piu che probabilc, quasi soitl Le point de l'Aquitaine sur lequel nos furent trouvées a été occupé par les Wisigoths •> l'invasion d'Ataulphe (412) jusqu'à la défaite à rie II (507). « Je circonscrirai dans cette période d'un
1371. — Fibule du trésor < i ■ - fit rossa.
D'après Venturi, Sloria dell'arte iluliana, t. il,
p. tic. lin. 305.
siècle, dit Ch. de Linas, le temps de Fabrication des dits ornements. »
Bibl. — Ch. de Linas. Orfèvrerie miroi in-8°, Paris. 1864, p. 117-118; cf. Cochet, Normandie souterraine, 2' édit., pi. xvn, n. I; P. Clemen, Merowingische und karolingische Plastik, dans Jahrb der Yereins von Altertumsfreunden im Rheinlande, t. i.xxxvn, p. 87; De Rossi, dans Bullettino délia commiss. archeol. comunale di I vu, n. 1.
Ces fibules stylisées à l'excès ne sont-elles qui maladroit d'artisans Incapables de taire mieux.' ' 'n est tenté de le croire, quand on volt qt d'un type semble n'être que l'impuissant la \ic Mais 1rs orfèvres barbares n'ont pas lo
réduits a cette condition de reproduin
ter ibs types qui n'avalent de l'aigle que i
et le nom. I ne admirable Qbu
nous montre de quoi ils étalent fibule
d'or, Incrusti '
le un ai«lc ou un épi liant un chevreau. Elle a éti
le, dans une tombi milieu du
FIBULE
et fait partie des collections du musée de l'Ermitage à Pétrograd (fig. 4370).
Bibl. — Collinson, Some accounls of certain' Tar-
Les fouilles de Castel Trosimo (province d'Ascoli- Piceno), faites sur une sorte de petite esplanade formant promontoire, ont rendu parmi d'autres objets
4372-4375. — Fibules de Szilagy-Somlyo. D'après des photographies.
tarian antiquitics, dans The archœologia, 1773, t. n, p. 222-226; A. Venturi, Sloria dell'arle ilaliana, in-8°, Milano, 1902, t. n, p. 4, fig. 3.
Il existe une nombreuse série de fibules représentée par des monuments qui vont depuis les joyaux les plus soignés jusqu'aux types les plus difformes. Toute une série de fibules, du trésor de Szilagy-Somlyo nous offre de ces fibules sur lesquelles l'or et les pierreries ou les grenats et les émaux concourent à produire les joyaux les plus chatoyants. Il semble, à les considérer attentivement que la pensée d'une figuration d'animal, et principalement d'un oiseau se retrouve dans ces beaux modèles. Mais d'abord voici une fibule du trésor de Petrossa sur laquelle le corps et la tête sont bien indiqués, la queue est figurée par quelques grains suspendus à des chaînettes et leur disposition sur un de ces oiseaux fait penser aux fibules byzantines composées d'un cabochon entouré de pierreries en rose et terminé par une pendeloque de trois poires (fig. 4371). Il ne serait pas impossible que les fibules de Szilagy- Somlyo présentassent quelque intention « aviforme •>. Les figures données ici montrent quelque chose qu'on peut prendre, à la rigueur, pour une tête et un bec pointu, et une queue largement étalée (fig. 4372- 4375). Mais cette queue va se déformant, on lui fait bientôt un, trois ou cinq appendices qui rayonnent a l'entour et le type aviforme semble complètement oublié, en sorte qu'on aboutit à un bijou sur lequel il devient impossible de reconnaître autre chose qu'un prétexte à incrustations et à filigranes (fig. 4376).
Néanmoins qu'on se transporte en Italie et on va retrouver ces mêmes fibules à Nocera Umbra, et ici la tête d'un monstre quelconque reparaît suivie d'un corps alourdi et d'une queue ronde ou carrée, mais où les rayons peuvent figurer les extrémités des plumes. Ce n'est d'ailleurs qu'un souvenir bien vague, car à Cividale nous retrouvons ces fibules où la tête n'est même plus indiquée grossièrement, où la queue est carrée et d'où tout souvenir aviforme a disparu (fig. 4377-4381).
quelques fibules dont une semble rappeler celle du trésor de Petrossa, mais l'aigle a fait place à des
4376. — Fibule de Szilagy-Somlyo.
D'après une photographie.
figures géométriques, un cercle remplace la tète, un triangle tient la place du ventre et trois poire* en pendeloques rappellent la queue (fig. 4382). On arrive ainsi à des déformations tellement complètes que les types évoluent de l'un vers l'autre sans qu'il soit