‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 68 sur 423 · RY-S1 11 LOIRE · texte numérisé non relu

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gium dit gallicanum ', puisqu'il ne comprend que des saints gaulois et qu'il ne mentionne même pas saint Benoit, au 21 mars. Nous oe parlons pas du martyrologe de Vcrden ' où les mois de juin et de juillet font défaut. Nous saisirons néanmoins cette occasion pour signaler un fait étrange dont nous nous abstiendrons d'approfondir le mystère. Dans nos recherches en Belgique, en Allemagne, en Bavière, en Autriche, et surtout en Italie, nous avons rencontré un assez grand nombre de manuscrits liturgiques d'où l'on avait arraché les mois de juillet et de juin, soit dans le calendrier soit dans la partie aiïectéc à la fête des saints. Parfois même on avait essayé d'enlever, par un grattage désespéré, la mention de la Translation du corps de saint hennit 3. Le fait est confirmé par dom Germain Morin qui l'a constaté à l'Ambrosienne de Milan, dans le manuscrit palimpseste Beda de Temporibus (M. 12. Sup.) où le calendrier, transcrit p. 26-45, présente une lacune du 18 mai au 17 juillet par suite de la disparition d'un double feuillet juste au milieu d'un cahier, circonstance qui, au jugement du préfet M. A. Ceriani « est bien simple. Quelqu'un des anciens possesseurs, disait-il, aura voulu à tout prix empêcher qu'on ne lut ce qui était écrit au 11 juillet'.» Un martyrologe de la Bibliothèque Barberini offre une notice tout particulièrement remarquable : V idus Julii in pagum Aurelianum inventio Corporis sancti Benedicti abbalis et deposilio ejusdem *. Celui de Stavelot, au diocèse de Liège, s'exprime au 4 décembre dans des termes analogues au calendrier de Gellone : Inlatio corporis Benedicti in Floriaco. Usuard, moine de Saint-Germain-des-Prés, ne faisait que se conformer à l'usage établi presque partout, lorsque, vers 870, il insérait dans son martyrologe les trois fêtes de saint Benoît Ex quibusdam prcecedenlium Palruin Marli/rologiis in quandam colligerem unitalem, disait-il à Charles le Chauve. Si le manuscrit de la Chartreuse de Hérines ne présente que les fêtes du 21 mars et du 11 juillet, c'est tout ce qu'on lui demande, et il ne saurait prévaloir contre le manuscrit jadis conservé à Saint- Germain-des-I'rts (Paris, lai. 13745) du IXe siècle qui est l'autographe d' Usuard et contient les trois

i • /'uns. — Nous ne ferons, dans ce qui va suivre que reproduire quelques pages de dom Chamard dunt l'enquête peut être considérée comme ayant apporté des résultats définitifs; il y a cependant quelques corrections à faire, elles seront indiquées à la fin de ce paragraphe. A Paris, une centaine de manuscrits liturgiques, sacramentaires, missels, bréviaires ou martyrologes, depuis le ixc jusqu'au xv" siècle, nous permettront de nous rendre compte de l'extension qu'avait prise en France la fête de la Translation de saint Benoit. Ils représentent la plus grande partie des Églises de France, qui toutes, à l'exception de deux ou trois, avaient adopté de célébrer les deux fêtes du 21 mars et du 11 juillet, quelquesunes même celle du 4 décembre. Ce sont les Églises d'Aix (fonds lat.,n. 1038, xiv siècle, et 1060, en 1-407); d'Alby (ibid., n. 751, xmc ou xiv« s.); d'Amiens ' (ibid., n. 12050, écrit en 853 par Rodrade; 9432, xi« siècle); d'Angers (ibid., a. 273, xiv s.; 868, xv« s.; 11690, x" B.)j d'Arles nbid.. n. 7 ;.', xiv« s.; 1018, xn« S.); d'Autun (ibid., n. 9883, \m ».; 10686, ); d'Auxerre (ibid., n, 12280, déjà cité); de I1X (ibid., n. 1298 et 1299, xm's.J; de lieaumont-

' ■.. I. \ i, col. 601, - : Ibid., I. vi. col. 681 ■ ■ namard, op. cit., p. 66, note 1, et dans /.<• Contemporain, 1881, t. xxii. p. 171, note l. — 'Bévue Bénédictine, I902,txnc,p,352. - 'Chamard, op.cft., p. 471. — *.ln », i. vi, col. 678, Il fini lin- Corble. Voir 1 1

Mémoire sur d'ancien* taercunentatres, n. 'l'i pour le

sur-Oise (ibid., n. 18362, vers l'an 1 Lî< »< • > ; de Beauvais (ibid., n. 13747. xii" s.; 9129, x» s.; 8006. xie s.); de Bordeaux (ibid., n. i71, xv« s.;; de Bourgueil (ibid., n. 1043, xiv« s.); de Carcassonne (ibid.,n. 1035, xiv s.); de Châlons-sur-Marnc (ibid., n. 1269); de Chartres (ibid., n. 1265, 1053, 17310); de Clermont (ibid., n. 9085, xi" s.); de Cluny (ibid., n. 888, xv' s.); de Corbic, (ibid., n. 12052, écrit en 986 par ordre de l'abbé Batalde); de Saint-Corneille de Compiègne (ibid., n. 18001, xiv" s.); de Coutances (ibid., n. 1300, en 1271); de Dijon {ibid., n. 9754, xme s.; 879, xv« s.); d'Epternach (ibid., n. 10158, xmc s.; 9433, xie s.); de Saint-Evroult (ibid., n. 10062, xn« s.); de Fontainebleau (ibid., n. 9970, xnr s.); de Glandève (ibid., a. 878, xve s.); de Gellone 8 (ibid., n. 12048, déjà cité); de Saint-Josaphat (ibid., n. 10104, xne s.); de Landais (ibid., n. 9803, xnc s.); de Langres (ibid-, n. 1303, xiv" s.); de Laon (ibid., n. 9226, xin" s.); de Liessies (ibid., n. 9440, xne s.); de Lisicux (ibid., n. 1448, xie s.); de Saint-Martial (ibid., n. 743. xi" s.; 822, xi« s.; 1042, xv" s.; 12 54, xi" s.); et de Saint- Etienne (ibid., n. 836, xiv° s.); de Limoges; de Lyon (tbld.,n. 1017, xmc s.); dcMaguelonne(ifc/</.,n. 14447, xive s.); de Marmoutier (ibid., n. 9431, x* s.); du Mans (ibid., n. 1302, n. 867, xve s.); de Meaux (ibid., n. 1054, xv« s.; 1296, xve s.); de Saint-Pierre de Metz (Ibid., n. 10028, xiv> s.); de Montebourg (Ibid., n. 12S85, xv« s.); de Nevers • (ibid., n. 17333, xie s.); de Nivellon (ibid., n. 12410, xjic s.); de Noyon (ibid., n. 1267, n. xiv" s.); de Pamiers (ibid., n. 959, xv s.); des Filles-Dieu de Paris (ibid., n. 9942, xvi' s.;; de Saint-Germain-des-Prés (ibid., n. 12834, xme s.; 12833, vers 1216); de Notre-Dame (ibid., n. 745, xve s.; 1293, en 1471; 11591, xn» s.); de la Sainte-Chapelle de Paris (ibid., n. 8884, xm" s.); du diocèse de Poitiers (ibid., n. 873, xve s.); et de Luçon (ibid., n. 8SS6, xive s.), qui en était un démembrement; du Puy-en-Velay (ibid., n. 1304, xv« s.; 1278, xive s.); de Rennes (ibid., n. 9439, xn« s.); de Remiremont (ibid., n. 823, xne s.); de Rodez (Ibid., n. 1306, en 1458); de Rouen (ibid., n. 863, xv" s.); de Saintes (ibid., n. 1307, xv< s.); de Séez (ibid., n. 1272, xv" s.); de Senlis (ibid., n. 1268, xiv« s.); de Lens (ibid., n. 1028, xiv« s.); de Saint-Corneille de Soissons (ibid., n. 17321. xmç s.); de Tarentaise (ibid., n. 8889, xv; et bibl. de Lyon, n. 1053, en 1400); de Toul (ibid., n. 10018, xive s.); de Toulon (ibid., n. 877, xve s.); de Tournus (ibid., n. 1027, xiv s); de Tours, (ibid., n. 1096, xie s.), les troi (n. 9439, x« s.; 9434, XIe s.); de Troyes (ibid., n. 865, xv« s.; 1063, en 1417); de Tulle' (ibid., n. xme s., 870, xve s.); de Variville (ibid., n. 11000, xnr s.); de Verdun (ibid., a. 12020 a, xv siècle) et de Vienne en Dauphiné "' (ibid., n. 11S89, xr s. au moins).

2» Lyon. — Ici aussi, la plupart des Eglises célébraient la fête du 11 juillet aussi bien que celle du 21 mars. — Bibliothèque de la ville : niss., 11. 183,

196, xme s.; 848, XIe s.; 849, en 1400; en 1524; 872 ci 1860, xi- s. Grand séminaire; Is imprimés à Venise de 1501 et de 1549. rance. — D'autres manuscrits disperses dans les bibliothèques publiques confirment le fait établi par les manuscrits entrés au dépôt de Parla : A Reims, n. 121-121 c; 191-207c, du xnr s.; 207-209 c, du xr s.; 180-15 c, du xi l 164 c, du x-xi

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