Guérison d'un dcnioniaque
D'après Ch. Diehl, Juslinicn, p. M", Cg. 205.
petite ligure nue s'échappe au-dessus de la tête du possédé ("fig. 3695) '».
Une mosaïque de Saint-.\poUinaire-N'euf, à Ravenne. montre les démons chassés du corps d'un possédé et entres dans le troupeau de porcs de Gerasa ".
Une miniature du manuscrit de Rabboula (de 586) à Florence ".
H. Leclercq.
DENDRITES. — Les ascètes auxquels ce nom s'appUque forment une catégorie assez restreinte parmi les pénitents que leur vie passée sur une colonne rendit célèbres sous le nom de stylites. Jean Moschus raconte qu'un moine nommé Adolas, originaire de Jlésopotamie, se logea dans un grand platane creux et pratiqua dans l'écorce une fenêtre par laquelle il s'entretenait avec les visiteurs ". Dans les Opuscules maronites s nous trouvons l'Histoire d'un bienheureux qui demeurait sur wi arbre à Ir'enim (métropole d'.\pamée). Celui-ci avmt fait choix d'un cyprès où il lui arrivait souvent de perdre l'équilibre et de tomber lourdement sur le sol; aloi-s il s'attacha une chaîne de fer autour des reins et l'enroula au tronc de l'arbre. Désormais quand il dormait U pouvait tomber, il demeurait suspendu, hors d'état de' regagner son gîte, mais du moins n'avait-il pas touché terre. Les bonnes gens du v illage voisin venaient à son aide et le ramenaient sur son arbre '*.
' VHa S. Simeoni.-i Slyiil.r, nticlorc .Inlonioefus disciputo, c. vi.
— ' Gréaoirc de Tours, Vi(ii- Palrum, 1. 1. — 'S. .\thanasc, Vita S. -Inlonii, c. viii, P. (."., t. xxvi, col. 853. — 'Acla sanct., 3 mai, p. 743 : Acta SS. Timolliteiel Maura:, n. 16, 17. — " Garrucci, Storia dell'arle cristiana, I. vi, pi. 456. — " Garrucci, Sloria, t. IV, pi. 248, n. 2. — " Garrucci, Storia, t. in, pi. 134, n. 2.
— " J. Moschus, Palrum spirittiale, c. lxx, P. G., t. lxxxvii, col. 292-1. — " F. Nau, Opuscules maronites, dans Bevuc de l'Orient clirétien, 1899, t. rv, p. 337-340.
DENDRITES — DENIER
Les dendrites ne paraissent jamais avoir conquis la popularité, en dehors du rayon de quelques localités avoisinantes. Blottis dans le creux d'un arbre, campés à califourchon sur une liranche, leur existence n'était
36'J6. — Lampe chrétienne de Carthage
D'apics Comptes rendus de l'Académie des inscriiitiur.s,
guère moins mortifiée que celle des stylites. 11 est probable qu'ils imitèrent ces derniers en se construisant un abri, une logette qui leur servait de cellule et pouvait être munie d'une porte. A défaut d'un monument figurant un dendrite, nous pouvons du moins citer, à titre d'illustration, deux lampes africaines chrétiennes trouvées l'une à Carthage S l'autre à Sidi-Fcrruch -, et qui représentent un pâtre jouant de la flûte dans sa caljanc i)oséc au sommet d'un arbre. Dans la campagne nii clHcii poursuit un lièvre et une liUetle assemble un biHi(|iie!.