‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 13 sur 251 · X. QfATlin SOLDATS MARTYRS. — N'OUS aVOnS VU que · texte numérisé non relu

X. QfATlin SOLDATS MARTYRS. — N'OUS aVOnS VU que

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n) t Ilic jacil Johannes peccalor et indignas presbiler.

b) t Explclo annorum circula quinlo, hune sibi sepulcrum Johannis condere jussil. Mareellino suo proconsule nalo germano présente simul canclosque.

c) nepoles, ornavil tumolum, mente ftdeli defunctis ncessil obsis (pour obses) una cum coniugc natis, Anaslasii servons rcverenda limina Sancli, tertio post decimum Augusti numéro mensis indictinne Ll (c'est-ù-dirc : //) prœfini{vi)t s.rculi dicm.

La date de la déposition du titulaire est le 13 août 599. Le prêtre Jean était gardien du tombeau d'Anastase : Anastasii senmns reverendn limina sancti. tombeau retrouvé à quelques mètres à peine de la tombe de .Jean, et au centre du tombeau, un grand sarcophage. .\insi se trouvent vérifiés les dires de la Passio que le corps d'Anastase fut enseveli dans une villa romaine, depuis cimetière de Marusinac. Quand fut venue la paix de l'Église et la sécurité, on éleva une basilique au martyr, toute voisine du mausolée primitif ^ Celui-ci ne fut pas délaisse ni oublié, ainsi qu'en témoigne l'emplacement de la sépulture du prêtre Jean et de sa famille. C'est dans cette basilique que pénétra l'abbé Martin après qu'elle eut été saccagée et c'est de lu qu'il rapporta à Rome les reliques d'.Vnastase.

Nous n'avons rien à dire de la découverte desdites reliques par Jean de Kavenne ])uisque tout cela, nous l'avons montré, est fantôme. I.c culte d'Anastase à Salone est des plus anciens et s'adresse bien au mart>T local qui fut foulon, encore qu'à une certaine époque on imagine de transformer le foulon en évéque de Salone '.

Le !""■ septembre 1898, on procéda à la reconnaissance du contenu du sarcophage trouvé sous l'autel de la confession dans la basilique de Marusinac. On en retira quelques menus ossements humains dans lesquels

' Corp. inscr. lai., t. m, n. 9527. — • C'est ce qui donne lieu de croire que, lors des invasions barbares, le corps avait été retiré de ce mausolée et ramené dans la ville, d'où il revint, le péril passé, :\ Miu-usinac. En elTct, on lui attribua une basiliiitie un pou distante du mausolée primitif; or, si le corps n'avait pas été déplacé, tout porte a croire que la basilique eût été élevée sur le tombeau primitif. — * Tillemont, ytétn. Iiisl. ccMs., t. v, p. 149; cf. Wheler, Voyage de Dalmatie, de Grèce el du Ltmmt, 1689, t. i, p. 27; J. Zelller, op. cit.. p. 03. — • Bull.

l'évéque Uomnio mourut le 10 a\Til 304 et, le lendemain 11, quatre soldats furent martjTS dont le culte ne devait pas être séparé de celui de Domnio. Ces soldats, nommés Gaianus, Antiochianus, Paulinianus et Telius, furent ensevelis au cimetière de Manastirine, où on a retrouvé le pluteiis qui porte leurs noms, auprès de sarcophages qui ont dû être les leurs. Sur le pluteus on lit » :

[an/lilOCHIANVS

[gaia] NVS TELIVS

[paulinia] NVS ASTE [rius]

Aucune hésitation possible sur ces restitutions, si on compare ce fragment avec l'inscription intacte de la mosaïque de l'oratoire de Saint-Venance à Rome où furent transférées, en 640, les reliques de ces martjTs.

XI. Félix d'Epetiusi. — On lit dans la Petite chronique ou Prologus Pasehx : Dioclcliano septieset ilaiimiano sexies eonsulibus [ann. 299] persecutionem sextam passi sunt. In ca persecutione passi sunt Petrus et Marcellinus Romœ et Domnius et Félix martyres passi" sunt in Salona '. Ce texte a fait connaître Félix que les fastes de sa propre Église avaient oublié et qui n'est pas nommé sur la mosaïque du Latran. Ces deux faits peuvent laisser un doute sur la mort de Félix en même temps que Domnio, lequel, semble-t-il, l'aurait conduit à sa postérité ; mais il mourut sous Dioclétien.

Le Félix de la Petite chronique est-il celui dont nous avons les actes au 18 mai ' sous le nom de Ft'lix Spelta tensis ? Tout d'abord le passage cité de la Petite chronique semble recevable ', mais s'agit-il de Salone ou de Spello, petite cité italienne entre .\ssisc et Foligno, dans cet énigmatiquc Spctlatcnsis. ou bien Spello et Salone n'ont-elles pas eu chacune leur martyr nommé Félix'?

di archeol. e slor. daim.. 1890, t. xxii, p. 85; 1900, t. xxiii, p. 212, '228. — ' Musée de Spalato, n. 641 .\;Corp. inscr. lai.. t. III, n. 12839. Jelic, I nwniimcnli scrilli. dans Kphemeris Salonilana, 1894, pi. iv, n. 8. — • B. Krusch, Studien :iir cltristlich-millelalterlichen Chronologie, in-S», Leipzig, 1880, p. 227-235 ; De Rossi, Bull, diarcheol. crisl.. 1884-1885, p. 1 14 ; Mommscn, Chronica minora, dans Monum. Cerm. tii.it.. Aucl. antiq., t. IX, p. 378. — ' Acta sancl., maii, t. iv, p. 16S-1G9: .•<' édit., p. 167-168. — • .4no2. boll, 19tM. t. xxiif, p. 11'..

DALMATIE

L'ardent conflit soulevé jadis entre deux érudits, Donnola et Marnavié, revendiquant chacun pour son terroir l'un le niartjT Félix Spellatensis, l'autre le martyr Félix Spalatensis, les ar^iuments qu'ils se renvoient ne peuvent plus aujourd'luTi être invoqués. La pensée de voir dans Félix une substitution de Fortunatus, mentionné au 11 a\Til sur le calendrier de Salone de 1291, ne semble pas appelée à être accueillie '. Aujourd'hui encore ou conserve à Spalato, dans l'église des Conventuels alla Marina, le corps d'un saint Félix, évèque et martjT d'Epetium. Cette bourgade voisine de Salone a pu avoir de bonne heure une communauté ^ mais elle n'a jamais été le siège d'un évèché ^. C'est cependant dans cette direction qu'il faut chercher la solution du problème posé : « A Sobrec. l'antique Epetium, et aux environs, saint Félix n'est pas oublie. Les vieillards se souviennent d'avoir entendu parler d'une chapelle dédiée au saint, et, à l'endroit qu'ils désignent, M. F. Bulle a trouvé les restes d'un mur en forme d'abside. Dans la localité actuellement appelée Vrbovnilv, la légende s'est emparée du nom de saint Félix, et comme il arrive presque toujours, le peuple a précisé les endroits illustrés par sa prédication, sa pénitence et son martyre. C'est là l'indice d'un culte fortement enraciné. Enfin, on peut considérer la localité d'Epetium comme appartenant à Vager Salunitanus, et, alors même que le saint aurait trouvé la mort à Epetium, on serait autorisé à le compter parmi les martyrs de Salone \ » XII. AsTEmrs. — Le nom d'Asterius se lit le der-

un martyrologe pour un martyr de Salone, étaient bien des saints salonitains. Mais il y a plus : on a mis au jour dans la confession de la basilique de Manastirine trois tombes basses, seules de ce type en cet endroit, et l'une d'elles doit être celle de Septimius, ainsi que parait le prouver le plutcus qu'on a relevé prés d'elle et qui porte cette inscription retrouvée en plusieurs morceaux ' :

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