I.S.S7, t. VII, p. 2:i7-2.TO
DIACO.N IKS - DIACRE
Regio IX. s. mmii.i: l\ mjiiiiu. Uijà diaconie avant Grégoire III (731-741) qui la restaura.
Regio IX. > i:isr\inii. Existait déjà, comme diaconie, au temps de Grégoire II (Jallé, Reg., n. 2220).
Regio X. .s LLCi.E i.\ septe.v soi.iis.
Regio XI. .«. Minir. in cosmi:iii\.
Regio XI. v onuitaii.
Regio XII. ss .\i:iii:t lit avuili.ki. Titre presbv téral de Fasciolu, transformée en diaconie postérieurement à saint Grégoire.
Regio XIII. ^ iiumfxtii. Figure au catalogue dfs environs de G.50.
Regio XIV. (Aucune diaconie.)
Si on compare la répartition lopograplii(|ue des diaconies à celle des titres presbytéraux, on constate que ces derniers, qui représentent les plus anciennes églises de la ville, se trouvent presque tous dans une zone relativement excentrique; à la périphérie on rencontre deux ou trois titres par région, tandis que, au cœur de la ville (iv^, viii';, x", xi= régions), on ne trouve qu'un seul titre. Manifestement les titres presbytéraux évitaient le centre de la ville, au Forum et aux abords, le seul tilulus Anastasiœ, au pied du Palatin, les vingt- (|uatre autres tous relégués vers la banlieue. Au contraire, liuit diaconies sur dix-huit sont établies dans ces mêmes quatre régions centrales, et si, comme on n'en peut douter, la vraie raison de l'éloignement des litres presbytéraux se trouve dans leur fondation à une époque où la paix de l'Église toute récente imposait des ménagements à l'égard de l'aristocratie, de l'administration et de la populace très peu disposées à tolérer les emblèmes chrétiens dans le trop proche voisinage des sanctuaires vénérés de la religion romaine tous concentrés au cœur de la ville, de même l'invasion des huit diaconies en ces parages s'explique par la date tardive de leur fondation, en un temps où il n'y avait plus aucun motif de tenir les établissements chrétiens éloignés du Forum et du Palatin.
Les titres presbytéraux se sont tous, sans exception, installés dans des maisons particulières et on ne connaît aucun exemple d'un titre presbytéral succédant à un monument public. C'est précisément le contraire avec les diaconies. Voici un tableau dans lequel on n'a accueilli que les faits bien constatés : Sainte-Marie Antiqua = Tcmplum Romx cl Veneris .\rchivium sacrœ Urbis Saints-Gôme-et-Uamien — Tcmplum Constanlini
' (Romuli) Saint-Vit iii Maccllo = Macellum Liviamim
Sainte-Marie in via Lala = Sepla Julia Saint-Hadrien = Curia Hostilia
Saints-Serge-et-Bacchus = Rosira Saint-Georges in Velabro = Forum Boarium Saint-Ange = Porlicus Octaviœ
Sainte-Marie in Aquiro = Basilica Matidiœ Saint-Eustache = Thermx Alexandriuœ
Sainte-Lucie in i /' soliis = Septizonium Sainte-Marie l'n Cosmedin = Templum Fortuiuc
" Les relations topographiques, en ce qui regarde les églises de Sainte-Marie in Dominica, Sainte-Lucie in Or/ea, Saint-Théodore et Saint-Bonitace, n'ont pas encore été tirées au clair; je ne saurais dire, écrit M. L. Duchesne, si elles se sont ou non élevées sur l'emplacement d'édifices publics. Quant aux deux autres diaconies, Sainte-Agathe et Saints-Nérée-et- .\chilléc, ce sont d'anciennes églises, antérieures au vie siècle, qui ont simplement changé d'affectation.
« Ces deux derniers cas éliminés, douze diaconies au moins sur seize sont des monuments publics transformés en tout ou en partie. Cette circonstance est bien en rapport avec la date que j'ai assignée à ce groupe d'églises. Au vn« siècle, les monuments en
Dir.T. U'aRCU. CHHF.T.
question n'étaient plus d'aucun usage; la plupart même devaient commencer à se détériorer. En les appropriant au culte et aux services de charité, on les sauvait d'une ruine certaine. Les papes, de leur côté, trouvaient leur compte à cette appropriation. .\n lendemain des invasions lombardes, bien des infortunes leur tendaient la main; de plus, les vieilles églises du iv« siècle, sans cesse visitées par les fidèles et les pèlerins, avaient à chaque instant besoin de réparations ou d'embeUissements. S'il avait fallu en construire de nouvelles, en grand nombre et de toutes pièces, le trésor pontifical n'y aurait pas suffi. Mais il était aisé de transformer, par quelques aménagements peu coûteux, et de consacrer au culte quelques-uns des édifices pubUcs abandonnés. C'est à quoi on se détermina, et c'est ainsi, par exemple, que la salle des séances du Sénat fut changée en église par la simple adjonction d'une abside à l'une de ses extrémités.
« Il est à remarquer qu'on parait avoir évité les temples. Dans la liste ci-dessus ils figurent, il est \Tai, mais en petit nombre. Encore ce petit nombre a-t-il une signification beaucoup moindre qu'il ne parait d'abord. D'abord le petit temple de Constantin n'a de temple que le nom; il ne sert d'ailleurs et n'a jamais servi que de vestibule à l'église des Saints-Cûme-et-Damien. Les diaconies de S. Maria Antiqua et de S. Maria in Aquiro sont, il est vrai, installées dans les enceintes sacrées des temples de Rome et de Matidie; mais dans les enceintes sacrées seulement et non dans les cellas. Et, cependant, ces cellœ semblaient faites pour être changées en églises. Celles du temple de Rome et Vénus se terminent par de belles absides, encore debout, où il eût été aisé de disposer les sièges des prêtres, l'autel, l'iconostase. On s'en est abstenu, soit pour des motifs d'ordre reUgieux, soit parce que ces beaux édifices eussent été d'un entretien trop dispendieux. A Sainte- Marie in Cosmedin on a cru pouvoir aller plus loin; les nefs de l'église actuelle pénètrent par le bas dans une colonnade de direction perpendiculaire à la leur. Cette colonnade était primitivement disposée autour d'une cella périptère. Il y a donc pénétration de la cella par la basilique chrétienne; mais les deux édifices, tout en ayant quelques parties communes, demeurent distincts. Leurs plans, loin de coïncider, sont disposés suivant des axes perpendiculaires; l'abside et l'autel de la basilique sont en dehors des limites de la cella. Du reste, la disposition actuelle de l'édifice ne remonte qu'aux dernières années du viii= siècle. Antérieurement la diaconie existait à côté du monument pa'ien, ses dimensions étaient beaucoup moindres; pour la rebâtir, on dut démolir un grand édifice. 11 n'est donc nullement sûr que, lors de sa construction première, cette diaconie ait empiété sur la cella du temple dont on y voit actuellement les colonnes '. »