‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 156 sur 251 · IV. — -M · texte numérisé non relu

IV. — -M

DIDASCALIE

sailli Épipliane ' attestent qu'il a dû se trouver devant ces mots : çjieii zai à;j.-£Â(.Jv, fort embarrassé il s'en est tiré de façon piteuse par : Plantalio vineœ. Il a d'autres malchances, comme un frucluantur qui veut rendre zip-ojasvoi et ce quœ sine errorc est vera rcHgio qui prétend traduire Tr,v à->.av7j -r,; Osocjeôsia;.

Quel est l'écolier qui a peiné sur cette tâche ? C'est, dit-on, saint Paulin de Noie ' qui, en l'an 408, adresse à Rufin la traduction d'un ouvrage de saint Clément, le remercie de l'avoir dirigé vers les études grecques et réclame ses conseils pour y faire de nouveaux progrès ; Nani quomodo profectuni capcrc polero sermonis ignnli, si desit a quo ignorala condiscam ? Credo enim in Iranslalione sancti Clemenlis, prœtcr alias ingenii met dcfcctioncs, hanc le polissimum imperiliœ nu';e pcnuriani considérasse quod aligna in quibns intelligere vel exprimerc verba non potui, sensu polius apprehenso, vel, ut vérins dicam, opinata transtulerim : quo magis egeo miscricnrilia Dei, ut pleniorum mihi lui copiam Iribual, cilo '.

« Ainsi, d'une part, saint Paulin a traduit, avant l'an 408, un ouvrage attribué à saint Clément; d'ailleurs, il a mal fait son travail, par endroits il n'a pas compris, il n'a pas su rendre les mots, il a tAché de se borner au sens ; d'autre part, nous avons une traduction latine d'un ouvrage attribué à saint Clément (Didascalie et Canons) faite par un auteur qui avait étudié la Velus Itala (et non la Vulgate composée par saint Jérôme vers l'an 400), mauvaise traduction d'ailleurs : son auteur, par endroits, n'a pas compris ni su rendre les mots grecs, il les a donc transcrits ou bien il les a traduits et ensuite transcrits; par endroits, il a voulu se borner à rendre le sens et est tombé, comme on l'a vu, dans de nombreux contresens. Nous pouvons donc, sinon avec certitude, du moins avec certaines probabiUtés, identilier le traducteur latin de la Didascalie avec saint PauUn de Noie.

'< Ajoutons qu'un manuscrit palimpseste de la Bibliothèque ambrosienne de Milan contient la traduction latine, faite par Rufm, des Récognitions attribuées à saint Clément et que ce manuscrit du vi<: siècle semble être de la même main que le manuscrit de la Didascalie. Nous serions donc conduits aux résultats suivants : la version latine de la Didascalie a été faite par Paulin de Noie avant l'an 408 sur un texte grec fourni sans doute par Rufm. Saint Paulin a remis son travail à Rufin en lui demandant ses conseils et Rufm a sans doute laissé dans sa bibliothèque cet ouvrage si imparfait. Au vi« siècle, un scribe, pour former un « Clément » complet, a transcrit et les Ftecognitions transcrites par Rulin et la Didascalie traduite pas saint Paulin. Sur ces deux manuscrits démembrés, on a transcrit du vii« au VIII» siècle les sentences d'Isidore et ils sont conservés sous cette dernière forme, l'un à Milan, l'autre à Vérone '. »

2. Version syriaque. — Cette version est connue par plusieurs manuscrits dont voici la description sommaire :

a) Ms. Paris, Biblioth. nationale, n. 02 (olim Sangermanas et n. ,3*), du viiii^-ixi^ siècle; donné à Eusèbe Renaudot par le duc de Toscane, laissé à l'abbayc de

'S. i:plpliane,.4dy. hœres,, h. xlv, n. 5, édit. Dindorl, t. ii, p. 41(1. — ' K. Nau, dans Actes du XIV' congrès international des orientalistes, Varis, lilOG, t. I, p. 35-38 et au mol Didascalie des apôtres, dans E. Mangcnot, Dictionn. de tliéologie catholique, t. iv, col. "liO. — 'P. G., t. J, col. 1192- 1193. -- 'F. Nau, op. cit., col. 736. — ' Didascalia aposlolorum syriace, in-S", I-clpzlg, 1854 (sans nom d'auteur). — ' Catalogues des manuscrits syriaques et sabvens de la Bibliothèque nationale. 1874, p. 22-29. — ' BiblioUieca orienlalts, t. m, p. 14, note 2. — • Teslamcntum Domini nostri Jesu Chrisli, fn-8'', MoKiintlo;, 1899, p. xii. — 'Le canoniste contemimrain, février 1901, p. 79, note 1; la Didascalie, c'est-à-dire

Saint-Germain-des-Prés. C'est un recueil de canons et de traités relatifs à la discipline et au culte. La Didascalie occupe les fol. 1-89; c'est le texte qu'a suivi P. de Lagarde dans son édition '. Zotenberg a donné du manuscrit une description soignée, mais il s'est trompé sur la détermination des divers textes qui font suite à celui de la Didascalie '.

b) Ms. du Musée Borgia {Elenco sept. \ ) maintenant au Vatican et coté Siro 14S. Il a été mentionné par Assemani • et retrouvé par O. Braun après une longue disparition. D'après Rahmani,il provient du monastère de Charfé et a été copié en 1Ô76 ' et appartient à la même famille que le Paris 62. M. Nau en a donné une notice succincte». « Nous avons, dit-il, coUationné la photographie du manuscrit sur l'édition de Lagarde et avons trouvé : 1° 138 mots modifiés; 2° 108 mots omis: S" 1.3 mots ajoutés; 4° 109 modifications d'orthographe; 5° 6 interversions; enfin 6" nous avons constaté que 57 passages qui figurent en marge du manuscrit Paris 62 et que Lagarde a édités entre crochets se trouvent dans le texte du manuscrit de Rome. Les mois modi/iés comprennent des mots différents, des temps difiérents pour un même verbe, des additions ou suppressions d'affixes, des pluriels pour des singuliers et aussi les fautes d'impression de l'édition de Lagarde et les fautes de notre manuscrit. Les mots omis sembleront nombreux, mais on remarquera que le manuscrit Paris 62 n'en présentait pas moins, car les cinquante-sept passages qui figurent eu marge de ce manuscrit étaient des passages omis qui ont été rétablis en marge quand on a corrigé le manuscrit. Les modificalions d'ortlwgraphe comprennent surtout des additions d'yods aux secondes personnes du féminin du parfait et du futur et des intercalations ou suppressions facultatives de lettres faibles. En somme, les manuscrits Paris 62 et Vatic. Siro 148 proviennent d'un même prototype; celui de Paris, qui a été corrigé, est le meilleur'". » Ce jugement est aussi celui de M^^ D. Gibson qui a reproduit ses principales variantes.

c) Ms. acheté en Mésopotamie par M. Rendel Harris, transcrit sur un ancien manuscrit daté de 1036. Édité par M"° D. Gibson avec une traduction anglaise ". Ce manuscrit offre d'importantes lacunes; outre des mots et des phrases, il faut signaler encore les lacunes suivantes : Titre, I, i, 1; II, v, 5-G, 1; II, xi.ix, 3-53; III, xix; V, VI, 7-9; xiv, 3-16, 8. Les chapitres vi et vu sont disposés autremciiL que dans le Paris 62. Il y a des additions tirées d'ouvrages diftércnts, par exemple au commencement du prologue et après le chapitre iv de la version ou après le livre I des Consliluiions apostoliques, des passages du Testamentum Dontini, des Canons ecclésiastiques des apôlres, du 1. VIII, xxxiv, 1 des Constitutions apostoliques, des Canons d'Addaï, des Cernons des apôtres et des pères (relatifs au mariage). C'est surtout l'emprunt fait à l'Octateuquc de Clément et les nomljrcuses omissions qui caractérisent ce manuscrit '=.

(/) Ms. Valic. lai. 5403, fol. 1-72, écrit en It^dG, pourvu d'une traduction latine interlinéairc qui escorte le texte syriacjue. Ce manuscrit est apparenté de très près au l'aris 62 sur lequel il a sans doute été transcrit, les

renseignement catlwliqac des douze apôtres et des saints disciples de Notre Sauveur, dans .4jici'c;inc lillinUurc canoniqar syriaque, l'aris, 1902. p. 161-162, cl. Une I}idascaUe de A'.-.Ç. J.-C, introduction, texte grec et Iradmlion, dans lietnie de l'Orient chrétien, 1907, p. 225-254. — " Ihid., p. 101- 162. — " Ilora: Semitica; I, Tlie Didascalia apo!.lohruni in Syriac, in-8«, London, 1903.— " J. RcndclIInriis trouva en Mésopotamie un autre niniuiserit qui a Hé utilisé sous forme de variantes dans l'édillon de M»' D. Gibson. Ce ninnuscrit n<- contient ([u'un fragment de la Didascalie et des passages qui lui sont Étrangers et ne se retrouvent ni diuis le Paris 6-' ni dans le ms. 1036 (voir h).

DIDASCALIE

principaux passages ont été collalionnés et ne s'écar- Icnt pas de l'édition de P. de Lagarde '.

e) Ms. de Cambridge, addil. 2023, écrit en 1591, contient des fragments de la Didascalic, fol. 169-201, se rapportant principalement aux chapitres i-xx de la version syriaque. Les variantes ont été relevées par M"' D. Gibsoa.

/) Ms. du Bristish Muséum, addit. 12154, du viii''- IX' siècle; on y lit une citation de dix lignes de la Didnscalie. Les variantes ont été relevées par M"'^ D. Gibson.

g) Ms. de Séert (Kurdistan), tronqué au début, contient les quinze derniers chapitres de la Didascalic -.

/i) Ms. de Mésopotamie contenant un fragment de la Didascalic. Les variantes ont été relevées par M"" D. Gibson '.

i) Ms. de Cambridge Oo 1, désigné sous le nom de Malabar codex, identique à un Mossul codex '. M. Nau fait observer que, d'après les variantes apportées par M""" D. Gibson ' et d'après le Catalogue des manuscrits sijriaques de Cambridge ', ces manuscrits semblent ne renfermer rien de la Didascalic, mais seiUement le 1. III de Clément qui porte un titre analogue.

La meilleure famille de manuscrits est celle constituée par a, b, d: le manuscrit c ne contient qu'un texte remanié, interpolé au commencement surtout à l'aide de rOctaleuque et écourté à la fin. La version syriaque est la seule complète que nous possédions et la plus fidèle, elle remonte au moins au vw siècle et le traducteur, il faut lui rendre cette justice, a fait eflort pour donner une version fidèle. Cependant on le sent tâtonner à la recherche du terme juste. Pour traduire le terme inJ/saO;, fuyez et abstenez-vous; pour ooça, gloire et honneur; pour 'j-r-Oini-tTL-i, soyez longanimes et patients, etc. La fidélité n'est pas en cause, mais le texte perd évidemment quelque chose de son allure originale. Il faut signaler aussi quelques libertés prises avec le texte, au début l'addition de macjnus Deus au nom de Jésus et dans la doxologie l'addition du Saintlîsprit au Père et au FiLs. Ces additions manquent dans les Constitatinns apostoliques, et dans la version latine, elles sont évidemment le fait d'un monophysite.

La version syriaque est divisée en vingt-six chapitres '. On s'est demandé si la Didascalic ne s'arrêtait pas à la fin du chapitre x.xv et si le chapitre xxvi ne serait pas une addition dont l'inspiration serait différente '. n est vrai que la fiction des douze apôtres se poursuit dans ce chapitre comme dans les précédents, mais cette fiction recou\Te quelques affirmations en contradiction avec celles du recueil qui précède, notamment en ce qui concerne la non-rémission des péchés graves commis après le baptême; sur l'inuliUté des ablutions judaïques pour la purification du chrétien qui a vécu avec une femme étrangère ou avec une ])roslituée depuis son baptême. Objections que ces contradictions, mais non pas olijections telles qu'il faille supposer un feuillet rajouté.

Voici les titres des chapitres ', ceux-ci ne sontpas primitifs ; d'après Funk, le traité original ne portait aucune division'", cette hj-pothèse est confirmée par les fragments de Vérone de la version latine.

' CI. A. Baumstark, dans Oriens christianus, 1903, t. ui, p. 211-214. — ' Cf. A. Sclicr, Catalogue des manuscrits syriaques et arabes conscriKS dans la bibliothèque épiscopate de Séert, Mossou], 1905, p. 52. — ' D. Gibson, op. cit., p. vvn; M. Viard, op. <•:(., p. 11, note 2; F. X. Fuuk, op. cit., P- vu. — ' Sans doute le ms. de Mossoul, d'où Mgr Rahmani a tiré le Testamentum D.-\. J.-C. et dont une copie se trouve au Vatican. — ' P. 213-219. — • P. 1042. — ' Dans le ms. mcsopotaniien, e, il y a vingt-sept chapitres, le xxiii' étant partagé en deux tronçons: nulle trace de cotte eoupiu-c dans la version latine. — ■ I". Nau, La Didascalie des douze apôtres, 1902, p. 166. — ' D'après F. Nau, La Didascalie, c'est-à-dire l'enseignement catholique des douze apôtres

1° Delà loi simple et naturelle (= Conslit. apusl., i, 1).

2" [Ce chapitre] ordonne à tout homme de ne plaire qu'à sa femme, de ne pas se parer, de ne pas être un scandale pour les femmes, de ne pas aimer l'oisiveté, de s'occuper des li\Tes de vie, de fuir les livres du paganisme et les Uens (lois) du Deutéronome, de ne pas se baigner avec les femmes et de ne pas se U\Ter à la méchanceté des courtisanes (= C. ^1., i, 2).

3» Instruction aux femmes pour qu'elles plaisent seulement à leurs maris et les honorent, qu'elles s'acquittent avec diligence, sagesse et zèle du travail de leurs maisons, qu'elles ne se baignent pas avec les hommes, qu'elles ne s'ornent pas et ne soient pas une cause de scandale pour les hommes, qu'elles ne les recherchent pas, qu'elles soient pures et tranquilles et qu'elles ne querellent pas leurs maris (= C. A., i, 8).

4° Comment doit être celui qui est choisi pour l'épiscopat, et comment il doit se conduire (= C. A., ii, 1).

5° Doctrine ;iu sujet du jugement (= C. A., ii, 6, texte assez diflérent).

6" Des pécheurs et de ceux qui font pénitence (= C. A., II, 12).

7° Siir les évéques (= C. A., ii, 18).

8" A\is aux évêques sur leur conduite (= C. A.. Il, 24).

9° Exhortation au peuple afin qu'il honore l'évêqne (= C. A., ii, 25).

10° Des faux frères (= C. A., ii, 37).

11" Exhortation aux évêques et aux diacres (C. A, II, 43).

12° Aux évêques pour qu'ils soient pacifiques (= C.

13° Instruction au peuple, qu'U soit fidèle à se réunir dans l'égUse ( -- C. A., ii, 59).

14° Du temps de l'ordination des veuves (= C. A., in, 1).

15° Comment les veuves doivent se conduire. Des fausses veuves. Des veuves pauvres. Que les veuves ne doivent rien faire sans l'ordre des évêques. Reproches aux veuves rebelles. Qu'il ne convient pas de prier avec celui qui est séparé de l'Église. Qu'il n'est pas permis à une femme de baptiser. Des jalousies des veuves menteuses entre elles. Réprimandes aux veuves maudites (= C. A., m, 5).

16° De l'ordination des diacres et des diaconesses (^= C. A., tu, 15).

17° De l'éducation des jeunes orplielins. Ceux qui reçoivent une aumône sans en avoir besoin sont coupables (-= C. A., IV, 1).

18° Que l'on ne doit pas recevoir l'aumône de ceux qui sont répréhensibles (= C. A., iv, 5).

19° Qu'il convient de prendre soin des martyrs, ailligés pour le nom du Messie (= C A., v, 1).

20° De la résurrection des morts. Confirmation de la résurrection d'après les livres des païens. Qu'il ne faut pas refuser le martyre pour le Messie (= C. A., v, 7).

21° De la Pàque et de la résurrection du Messie notre Sauveur (= C. A., v, 10).

22° Qu'il convient d'apprendre des métiers aux enfants (= C. A., iv, 11).

et des saints disciples de Notre Sauoeur, in-S", Paris, 1902; il existe une 2» édition sous ce titre : La Didascalie des douze apôtres, traduite du syriaque pour la première fois, 2- édition revue et augmentée de la traduction de la Didascalie des douze apôtres, de la Didascalie de l'apôtre d'Addaï et des empêchements de mariage, in-S», Paris, 1912. Simultanément avec la première édition avaient paru deux autres traductions : The Didascalia apostolorum ediled from a mesopotamian manuscript witli various readingsand collations o/ ot/iermonuscrip/s, by Mrs Dunlop Gil>son, i, Sijriac Text, il. Translation, Cambridge,1903;H. .\cliclis et J. Fleming, Die syrisclie Didascalia ùbersetzt und erklart, 1904, dans Texte und Untersuchungen, II« série, t. x, fasc. 2. — '• Die apost. Konslituttonen, p. 28,

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23° Des hérésies et des schismes (= C. A., vi, 1).

24" Sur la constitution de l'ÉgUse. Il^apprend en plus que les apôtres se réunirent pour redresser les torts (= C. A., VI, 11). 4 • --.-

t» 25" [Ce chapitre] nous apprend que les apôtres retournèrent de nouveau aux Eglises et les constituèrent (= C. A., VI, 13).

26° Des liens de la Deulerosis (loi juive). Sur celles qui observent les jours du flux (menstruel). Des femmes qui observent le flux menstruel et se croient impures durant sept jours (= C. A., vi, 18). ■^Hn'^

3. Version arabe. — La Didascalie s'est conservée dans des manuscrits arabes représentant diverses recensions qui sont les suivantes, sommairement indiquées :

-■ a) Mss. arabes Paris 251 (de l'année 1353), 252, Londres, Oxford, Vatican, Barberini (de l'année 1350), d'une compilation canonique faite au commencement du XI v siècle, par Obou Maqarah (Macaire), moine du monastère de Saint- Jean-le-Petit, au désert de Scété. Elle est caractérisée par des interversions dans les

I. III et IV des ConsiiUilions apostoliques. Voici l'analyse qu'en a faite M. Nau d'après le ms. Paris 2-52, identitiue aux autres ^

« La Didascalie suit, dans la compilation, les canons coptes-arabes; une introduction de dix lignes a donc été ajoutée, au nom des apôtres, pour relier les canons à la Didascalie -. Vient ensuite le début de la Didascalie intitulé : Commencement de la sainte Didascalie des apôtres, des prêtres et des docteurs à tous ceux des gentils qui ont cru en Notre-Seigneur Jésus-Christ... : Que la grâce et la paix se multiplient sur vous de la part de Dieu, le Père tout-puissant, et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour l' instruction de toute l'Église. Celle-ci est une belle plantation de Dieu cl celui qui croit en son culte divin infaillible, celui-là est pour lui une vigne élue. Ce sont ceux qui par le moyen de leur foi acquièrent le roi/aumc éternel et sa force et qui reçoivent la participation du Saint-Esprit, etc '. C'est, en somme, la traduction du texte des Constitutions apostoliques. En particulier, les petites additions des Constitutions apostoliques à la Didascalie syriaque se retrouvent dans la Didascalie arabe.

1° Que les riches doivent l'étudier et lire la sainte Écriture (= C. A., i, 4).

2" Que les femmes doivent obéir à leurs maris et marcher dans la pureté (= C. A., i, 8).

3° Sur les évêques, les prêtres et les diacres (= C. A., n, 1).

4" Que les évêques doivent accueillir avec bonne grâce les pénitents (= C. A., ii, 15).

5° Que l'on ne doit rejeter personne avant que la preuve de ses fautes n'ait été soigneusement faite (= C. A., Il, 21).

6° Sur les laïques, qu'ils sont tenus de donner, suivant leurs moyens, des offrandes à l'Église (= C. A.,

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