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O.ÉV03V •î'a).),ovT£î iizaoTziy- qui per ignem factus est et
TTSTî a'jTû'jç làv ojct perinpocationemsnnclifica-
-•.i-rA iv x'joio). '"'■ ^""^ discrelione crantes
' ' offerite pro dormientibus.
Offrez l'eucharistie, agréable image du corps royal du Messie, dans vos assemblées, dans vos cimetières, à la sortie de ceux qui meurent, le pain déUcat fait dans le feu et sanctifié par les invocations. Priez et offrez sans hésitation aucune pour ceux qui donnent.
La mention de l'assemblée des fidèles fait aussi l'objet de recommandations relatives à l'église, sa disposition, son aménagement, la répartition des catégories. L'ordre à suivre dans les lectures liturgiques, la prédication, le renvoi des catéchumènes et des pénitents, la communion, la collecte.
L'évêque est le juge des pécheurs et c'est à sa sagesse d'approprier à chacun le traitement le plus efficace. Il évoque aussi les conflits entre les fidèles, gère les biens de l'Église, répartit les dons, interroge les diacres sur leur administration. Quant à lui, il ne doit rendre de comptes qu'à Dieu.
On voit par ce résumé de traits épars tout ce que la Didascalie offre à l'historien, à l'archéologue, au liturgiste. De tels écrits sont sans cesse mis à contribution, exploités pour l'étude de telle ou telle institution; cependant il est impossible de songer à en tirer tout ce qu'ils contiennent afin de composer un tableau d'ensemble; ce sont parfois de simples allusions, des rites passés sous silence.mais dont le fonctionnement n'en est pas moins prouvé parles conditions générales retracées.
2. Le clergé. — Nous y voyons les presbytres, les diacres, les veuves, les diaconesses, et peut-être le lecteur et le sous-diacre.
Les presbv'tres entourent le trône épiscopal, mais leur activité est réduite, ils ne consacrent pas, ne prêchent pas, n'administrent pas les sacrements, ne semblent pas avoir un droit strict aux oblations et prer nent rang, semble-t-il,après les diacres. Ils font assez mince ngure : on les prendrait tou£ au plus pour des marguilliers.
Les diacres sont les « serviteurs » de l'évêque et on les rencontre partout. Les uns font la police de l'église pend.ant la liturgie, d'autres servent à l'autel, au baptême ils font l'onction, pendant la journée ils visitent les malades, reçoivent et distribuent les offrandes.
Les veuves font promesse de continence et doivent avoir cinquante ans. Leur situation est officielle, con-
op. cil., p. 323. — ' C'est de la Didascalie que paraissent venir tontes les recensions connues de cette pièce, cf. Rcinie de VOrienl chrétien, 190S, t. xiii, p. 134-141. — • H. .Vchelis et J. Fleming, op. cit., p. 324-330.
DIDASCALIE — DIDYMES
sacrée par un rilede l'évêque qui n'est pas décrit. Elles prient, visitent les maladei et leur imposent les mains, mènent une existence tranquille et retirée, lissent de; vêtements pour les pauvre;. D'autre; veuves sont assistées, d'autres sont encore jeune;, elles ne doivent pas être confondues avec la catégorie des privilégiées. Quant aux jeunes flUes. on invite les parents à les marier sous peine d'être responsables des fautes que la jeunesse et la force de l'âge peuvent leur faire commettre. Les diaconesses ont, sauf le service de l'autel, des fonctions analogues à celles que nous avons vu remplir par les diacres.
Le lecteur est, pour les oblations, assimilé aux pres-
bytres; à défaut de lecteur, l'évêque remplira cet office.
Le sous-diacre est l'aide du diacre, il sert dans la
maison de l'évêque, on les nomme aussi « les jeunes
gens de l'église ».
3. La communauté. — On insiste sur l'union qui doil régner entre les fidèles, seul moyen efficace d'observer les préceptes du Messie, de garder les commandemenls de Dieu et d'obtenir le repos éternel; une conduite opposée conduit à l'enfer.
Dans la famille, le rôle de la mère et de l'épouse est marqué avec insistance. L'homme ne doit plaire qu'à son épouse,les secondes noces sont licites. les troisièmes équivalent à la fornication. Les enfants doivent être fouettés quand ils ont besoin de correction, tenus de court, surveillés dans leurs fréquentations; on leur apprendra un métier et on veillera h les marier de bonne heure.
4. Le marlijre. — Il est clair que la Didascalie a été composée dans un temps de paix, on nous le dit, mais la persécution qui a pris fin peut renaître : « Aidez avec soin les fidèles qui sont arrêtés, emprisonnés et enchaînés par la force inique comme s'ils étaient criminels, afin de les arracher à la main des méchants. Si quelqu'un s'approche d'eux, est arrêté en même temps qu'eux et est traité iniquement ù cause de son frère, bienheureux est-il d'être appelé chrétien et d'avoir confessé le Seigneur. Recevez et aidez ceux qui sont persécutés pour la foi et fugitifs. »
5. La résurrection et la fin du monde. — 11 n'en faut point douter, nous ressusciterons, les martyrs sont justifiés par leur supplice et deviennent les conseillers de Dieu. La résurrection est inévitable et tous ressusciteront tels qu'ils sont, avec leur visage, sans que rien manque, mais avec une grande gloire. Quand cela aura lieu ? On ne peut le dire, ce temps sera précédé de grandes calamités.
6. Hérétiques et schismatiques. — Il faut que chaque communauté unie à l'Église se sépare de ceux qui sont en révolte contre elle, les schismatiques destinés à briller. Quant aux hérétiques, leur nom seul doit les faire juger. Avec eux nul commerce n'est permis, nul entretien, la prière elle-même.
7. Les juifs et les iudaïsanls. — L'Évangile a remplacé la loi ancienne, le dimanche a remplacé le sabbat, les observances anciennes sont abolies. La question de la Pùque et la chronologie de la Passion sont traitées longuement.
8. Les païens. — Il faut les éviter, les fuir, point de controverse avec eux, ne pas lire leurs livres.
V. DESTiNf^E. — Les audiens, nous apprend saint Épiphane, regardaient la Didascalie comme un écrit ai)ostoli(|UC. Au temps d'Épiphane cette secte était en pleine décadence, mais cela avait pris du temps et leur pro;périté remontait au début du i\" siècle, ce qui reporte la date de l'écrit tant prisé par eux au iii° siècle au moins.
11 n'y avait pas que parmi les audiens qu'on en
' F. X. Fimk, La date de la ntdasealie des apôtres, dans Revue d'histoire ecclisiasiiqite, 1901, t. ii, p. 798-809. — » 'Voir Dictionn., t. m, col. 1 174. — ' Corp. inscr. grive.; t. i.
faisait grand cas. Nous avons vu qu'à la fin du iv siècle on lui faisait l'honneur d'une traduction latine; i") la niéiiie époque le texte grec était remanié pour constituer le prototype des Didascalies arabes, puis les Constitutions aiiostoliqucs.
On en fait assez cas pour que l'auteur de VOpus i.nperfectum in Matthœum prenne la peine de citer la ])idascalie dans la traduction latine et pour qu'on recopie encore au vi^ siècle cette même version latine. .'V.u vil* siècle probablement appartient la traduction sjTiaque et nous en avons deux manuscrits du viii= ou du ixiî siècle (Paris 62 et Londres, addit. 12134). Au xni" siècle, Bar-Hebrajus sappuie sur la Didascalie dans sa codification jacoliite du droit canon. En Egypte, une recension grecque interpolée a été traduite en copte, du copte en arabe, de l'arabe en élliiopien. Ibn-el-Assal dans sa compilation canonique arabe traduite en éthiopien sous le nom de Fetha Nagast. utilise la Didascalie (xii« siècle) ; Michel de Damiette en fait usage (xiii« siècle): Aboul-Barakat en fait une analyse (xiv« siècle); enfin Abou Maqarah insère une recension fort malmenée dans sa collection canonique.
VI. Patrie. — Voici donc tout ce que nous savons sur cet écrit. D'où vient-il ? On n'en sait absolument rien si on cherche des indications dans le texte; tout ce fiu'on peut induire, c'est que l'écrit est originaire des régions où on le rencontre, où il a le plus de succès, les uns disent la Mésopotamie, d'autres considérant la polémique avec les judaïsants inclinent vers une région où cet élément est puissant au m" siècle, par exemple la Syrie, oo la Cœle-Syrie.
VII. Époque. — Autre inconnue .On peut dire, sans hésitation, le m" siècle, mais s'il s'agit de choisir la première ou la deuxième moitié du siècle, on ne s'eut end plus et on ne peut plus s'entendre ^. Comme il est absolument inutile de discuter des opinions à défaut de faits, nous ne précisons pas autrement cette date : le iii° siècle.
VIII. Auteur. ■ — C'est un évêque; mais aussi c'est un médecin; et il est d'origine juive. Au fond, tout cela est très possible, encore que nous n'en sachions absolument rien. On peut être évêque sans être théologien et abonder dans les questions de discipline et de morale, mais on peut aussi parler avec netteté de tout ceci sans être évêque; comme on peut choisir ses comparaisons dans la médecine sans être médecin et parler des lètes juives sans être juif converti. Ce qui est tout autant possible, c'est qu'un fidèle Instruit, un clerc observateur s'empare d'un thème à succès, le développe et compose un écrit dont le mérite et l'intérêt sont absolument indépendants de l'auteur que nous ne connaîtrons jamais.
DIDYMES. — Il s'agit d'un texte épigraphique dont nous avons déjà tiré parti* et qui, longtemps à l'aln i dans le Corpus inscriptionum grœcarum " contre toute indiscrétion, vient d'être mis en lumière de la façon la plus ingénieuse et la plus vraisemblalile '.
Voici le texte :
IHCITPIIYPINOITO YZZmENT-IKATAlAIi TO¥ ¥nEAEÏATOTOTE XPHITIANOHEnAYZA 5 nP>ZANrE- AITfiNOEO 2EIIAYTOYOTE0EOZÏK lEnAYTOYANEKEQÎATO MENOII BAZIAEYIINO lAt^ E02H2II:PAIAC lO ZEI APPENAFNl
nildonda, n. 2883». — • H. Grégoire, Les chrétiens et l'oracte de Didynies, dans Mélanges lloUeaux, licciieil de mémoires concernant l'anliqiiilé grecque, in-8°, Pnris, 191.1, p. 81-91.
sic
DIDY.MKS
Un certain Coconnidis, dont la copie a été utilisée, paraît n'avoir pas transcrit exactement ce qu'il avait sous les yeux, notamment sigma carrés ou lunaires (lign. 1, fl), lettre o en forme de losanj^e (1. 5), lettres liées (1. "2, f), 7), il a confondu un £ avec un Z (lign. '.',); enfin pour le mot qui nous importe le plus (1. 4) il a changé le v linal en r,, ce qui ne sulTil pas à l'altérer. En outre, on lit clairement : lign. 2 : vi tîj /.axa..., lign. .1 : ûn£û£ [;]aTo; lign. (i : aJTOj o te Oso;; lign. 7 : È-' ajToj àvjvsoliaTo; lign. S : ^ïiiXeûaiv. 11 est donc question sur ce marbre d'empereurs, du Dieu (de Uidymes), d'une réception, d'un renouvellement ou d'une restauration, enfin de chrétiens; et il s'agiridt d'un litre commémoratif des mérites des prophètes du dieu Apollon Didyméen '. Le prophète en charge à l'époque où fut rédigée notre inscription, iiP ou iv^ siècle de notre ère, aurait donc reçu une ambassade oilicielle des empereurs (fixiiXtSiv/).
En effet, nous savons que l'oracle de Didymes fut consulté relativement aux chrétiens par Dioclétien et ses collègi.es '. Dioclétien répugnait à déchaîner la persécution tandis que Galère ne négligeait rien pour lui en arracher l'ordre. Le vieil Auguste, par sa tolérance, avait amené païens et chrétiens à rendre aux lois la même obéissance et instauré dans l'empire la paix religieuse; il détendait son œuvre, mais cédait tantôt sur un détail, tantôt sur un autre, proposait une transaction et se heurtait aux refus de son redoutable collègue. Finalement il recourut à un conseil de fonctionnaires qui se prononça dans le sens de Galère. Dioclétien imagina une dernière ressource. Il résolut ou se laissa suggérer une démarche dont l'issue ne pouvait être douteuse; l'envoi d'un haruspice à Milet pour consulter l'oracle sur la conduite à tenir : nec sic quidem flexus est impcralor ut accommodarel assensum, sed deos potissimam consulere staluit, misitque aruspicem ad Apollinem Milesiiim '. La réponse ne pouvait être douteuse. L'oracle répondit en ennemi de notre di%ine religion : respondit ille ut divinœ religionis inimicus.
Celte même consultation nous est connue par l'empereur Constantin. Celui-ci était jeune alors et vivait à la cour de Dioclétien: il fut frappé de l'incident et en garda le souvenir toute sa vie, car il le raconta à I-^usèbe, son biographe '. L'oracle, lui dit-il, caché au fond de l'antre ténél^reux. répondit aux questions qu'on lui adressa que « des justes répandus sur la terre faisaient obstacle à ce que ses prophéties s'accomplissent, à cause d'eux mentaient les oracles des trépieds. » La prêtresse, aux cheveux épnrs, délirait; sa parole fut recueillie et rapportée à Dioclétien que cette réponse obscure inquiéta. « Tout jeune encore, continuait Constantin, j'ai entendu celui des empereurs romains qui occupait le premier rang s'informer curieusement auprès de son entourage du sens de l'oracle : « Quels sont donc ces justes sur terre (oî roo; t^ y^ Sizaioii? » Alors l'un des prêtres de sa cour : « Les chrétiens, naturellement. »
C'était une ruse coutumière aux interprètes des oracles d'arguer leur impuissance à répondre. Appareminent ce silence de la part de gens très loquaces paraissait mystérieux et menaçant. < Apollon Didyméen, dit Constantin, ne répondit pas par l'intermédiaire accoutumé d'une bouche humaine : oj/i o'i- àvOpoj-oj. » Mais ici les souvenirs un peu confus de Constantin doivent se compléter et se préciser au moyen d'un autre texte du même Eusébe. Comme on pouvait s'y attendre, celui qui joua le premier rôle dans cette fatale consultation de 30.3, c'est le prophète en titre du sanctuaire. L'.t les chrétiens vainqueurs n'oublièrent pas leurs
' Curp. inscr. (/''''^c, t. i, n. 2869. — ' Il y eut une autre "-onsultation par Licinius, mais le pluriel itOsCtiv ne permet as de s'y arrêter. — » Lactance, De morlibus persecnto-
ennemis. Dans sa Prxparatio evnngelica '; Eusébe rappelle les poursuites intentées devant les tribunaux romains contre les théurgcs et les hiérophantes, qui durent confesser dans les tortures les artifices dont ils s'étaient servis pour faire parler les dieux. Il en cite deux. Ce pluriel dissimule le fameux curateur ou légiste d'Antioche, Théotecne, qui, en 311, après l'édit de tolérance de Galère, donna le signal du pétitionnement antichrétien. Il avait restauré le culte d'Apollon Philios, lequel réclama aussitôt le bannissement des chrétiens. Il fut puni par Licinius. Et Eusébe ajoute : ViaEv 'il za! Tov çiXdsoçov ô'xrjO /.■xi -ooir|Tr,v -i ô^ioTi t'o?: £if.r,|j.:vot; /.«Tï Tr;v Mi/riTOv ■j::o|Aeivo;vTi. Le « philosophe et prophète » de Milet, malheureusement anonyme, est, sans aucun doute, celui qui reçut, en 303, l'haruspice de Galère. On comprend que cet habile homme, détesté de ses adversaires, ait été célébré à Didymes, lors de son triomphe passager.
« Notre fragment lui fait honneur, je crois, de la réponse décisive qui déchaîna la grande persécution. Car le mot -p[o]7avT=[.:] qui commence la ligne 5, est un synonyme du mot iii-orr.rf/ qui se lit dans les souvenirs de Constantin : w; api oi i-': Tf;; vf; rji/.i:o: £;j.-o5'.ov EtEv ToD i.Arfitkvi aÙTo'v. Rappelons-nous que dans la copie de Coconnidis le 2 représente parfois un 1, et nous compléterritis ainsi la ligne 4 : [to -Xffioç tûv] 4XPHZTIANQ[N]EnAY(Z]A[v';;j.evov à=! 'Éçt) tlvai t^ aav- TS'.a (-a ©=wl) 5 nPlOIIANTEU].
« Le récit de Constantin dans Eusébe paraît distinguer : 1° un silence de l'oracle; 2° l'oracle ambigu sur les S.zaiot; 3° une exégèse fournie par un Ojr.-oAo; de l'entourage du prince. Ici la réponse semble donnée en langage clair. C'est que l'inscription ne rappelait point le texte de l'oracle, mais seulement son sens général.
« Ceux qui interrogeaient Apollon Didyméen se tenaient d'ordinaire dans la partie médiane du temple appelée chresmngrapheion ; ils ne descendaient pas dans Yadylon, situé à cinq mètres au-dessous du sol du péristyle et auquel on accédait par une quinzaine de marches. C'est dans le chresmograplieion qu'ils recevaient • — par écrit — communication de la réponse du Dieu. Mais, sans doute, lors de la consultation laborieuse de 303, où les eflorts prophétiques de la prêtresse demeurèrent vains, en usa-t-on d'autre sorte. La ligne 2 de notre inscription contient un mot corrompu, KATAIAZI, qui se corrige facilement en KATABAZI : ce pourrait bien être le nom technique de cet escalier de Vadyton, ou du souterrain lui-même ? Dans la I" ligne, le groupe TPIIYPIN02TO doit être pareillement amendé : je propose T,u.iç,i;1 -p?;, [-ejo! vo'a- To[jç au début de la 2= ligne je prends YZZI N pour YZEI N (fin d'un infinitif futur).
i L'haruspice, après plusieurs échecs, pense déjà à s'en retourner, lorsque le prophète le reçoit au pied de l'escalier de Yadylon; et là, sous l'inspiration directe du dieu, il dénonce l'obstacle qui empêche la prêtresse de parler. Si aventureuse que puisse paraître cette restitution, lasuite la confirme en quelque manière. 'En'aJTOj ne peut guère signifier autre chose que •■. lui étant encore en charge ». Apollon ne pouvait mieux confirmer la révélation de son prêtre, qu'en reprenant, au grand profit des Milésiens, son activité prophétique. Or l'oracle de Didymes, nous l'avons vu. fonctionnait encore sous Licinius — sans parler de sa prospérité sous Julien. Mais la récompense suprême du zélé païen, ce fut la docihté des empereurs à ses conseils (lign. 7, 8). Les mesures qui furent prises alors en faveur de l'unité religieuse devaient être résumées dans les lianes sui-
rttm, c. XI. — • F.usébe, De vita Constaniini, 1. II, c. .XLix- Li, P. r,., t. XX, col. 1025. — ' Eusébe, Prn-paratio evangelica, 1. IV, c. II, P. G., t. XXI, col. 237.
DIDYMES
DIE
vantes. Si, sans trop faire violence aux traces de lettres conservées, nous pouvons y découvrir quelque allusion à la persécution, on nous concédera sans doute que nous ne nous sommes pas mépris sur le sens général de l'inscription. On sai t que les persécuteurs procédèrent par étapes. Dès avant le premier édit, le magislcr jnilihim Veturius chassait de l'armée les soldats clnétiens. Après la consultation de l'oracle de Delphes on décréta la destruction des églises, on légalisa, en la généralisant, la mesure qui excluait les fidèles de la militia : zai toùç uîv Tiiif,; è-eiXTjjjLfiÉvou; aTiaou; (YEvÉaOai), dit Eusèbe. Puis les clercs furent arrêtés et contraints de sacrifier; enfin, en 304, comme en 250 sous Dèce, comme derechef en 305-306, sous Maximin Daïa, hommes, femmes et enfants durent se présenter aux autels ^. »
C'est cette suite d'événements que rappelle l'inscription complétée par l'épigraphiste qui a restitué de la sorte un document précieux au dossier archéologique des persécutions. Si, comme il le reconnaît, quelques détails restent douteux et plus que douteux, il demeure infiniment probable que le marbre de Didymes a trait à l'épisode de la consultation d'Apollon par Dioclétien.
Voici le texte auquel des trouvailles postérieures apporteront peut-être quelques rectifications :
[SiaTpttJ/avTa (scil. tov Osoroo-ov) ]
[f,ijiÉpa;? [TPI2, Lr.qp\ NOZTOC'J [ivriaeévia, wç oùS'sv
[IBùzei] [iv]YZEIN. EN TH KATA[S]AZI [ocÙtou toS Geiou -/.al
[■/pr)CîTr|ptou] [àSJJTOY YnEAEZATO TOTE [« evOoj; y£vo|ji£voî to
[rXriOoç] [tûvJXPHITIANON EnAY[?JA [vûiievov àd ïçr, Jvai xrl
[T£;a]nP[oJIANTE[;]' AITQN 0EOY [È7:i;:vofa àpGy^ai
[auToù;' Tïjv S'èÇrJ]
[•(•r,]2El[v] AYTOY O TE OEOl [£7:]EK[ûpoja£V t7)v jip
[auvrJ6r[ txavrsîav]
[zse[l En AYTOY ANENEOZATO [zx'- oGtoç 'sSoÇe zal
[toïç ^rpoyEYp-] [«IJjMENOIZ BAZIAEYZIN, O[0£v oO uo'vov o! Xpâariavoi
[r.i-] br,ç]AnEQZGHZAN ETPAT[£]IAC, [àXXà y.ai r,(>iQi r.i't
[ta; ToDç Oeo-] [iJ^i]ZEIZ APPENAZTE [zat OriXsîa; OGeiv xtX.