‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 160 sur 251 · DIEU · texte numérisé non relu

DIEU

lection Branderus, 1507. Dans le Missel de Sarum on l;i désigne sous le titre dsProsapro dejwidisqal voIuitH.

IV. Auteur. — Ce serait Thomas de Celano. L'alllrrnation de Wadilitig est caté.gorique : Thomas il' Ceirino edidit sequendas trcs, quaram... tertia: Dics ine, dies illa ! il a dû s'appuyer sur la parole de fra Bnrtolomeo degli Albizzi : Locam hubst Celani di quo juil /rater Tliomis qui... smpsiV... prosam di mortuis qaa: cantalar in missa : Dies iras'. D'autres attributions sont peu vraisem'jlables.

Le Dies irx est donc uue.œuvre du milieu du xiii' siècle. Par cette date, il appartenait encore à nos études. Sa poésie et son chant comptent parmi les

quelques artistes s'aventurèrent à représenter le Père cternel. Mais saint .\ugustin mettait en garde contre les inconvénients qui pouvaient c:i résulter : Nec ideo lumen quasi luimanit forma eirramirriplum esse Deum PtUrem arbitrandum est, ul de illo cngitanlibus dexlrum nul 'sinislrum lalus animo orcnrrat, nul idipsum quod sedere l'ider dieilur fli'xis proplilibus fieri putandum est, ne injllud ineidamm sacrilegiam, quo execratur Apostoliis eos qui commuliwenuit gloriam ' incorruplibilis Dci in ^imililadinem corruplibilis liominis : taie enim simulacrum Deo nejas csl cl'.risliano in templo collocare '. Même à partir du iv^ siècle, si on rcncontre'quelques représentations divines, l'artiste es qui veparf ois la fl an rc

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Mosaïque du mausolée de Sainte-Constance. D'après De Kossi, Miisaici oisd'u.'U.

plus caractéristiques de la liturgie funéraire. Il est intéressant de remarquer que la poésie liturgique aboutit avec le Dies irœ k son diapason le plus tragique. Le moyen âge n'a rien de plus dramatique. Au seuil de cette poésie liturgique on trouvait d'autres accents, suaves et joyeux, et c'est un précieux contraste que celui des deux hymnes qui marquent le début et la fin de nos études ; « Lumière joyeuse » (çw; ÎXapov) et « Jour de colère » (Dies irœ).

H. Leci.ercq.

DIEU. — L'art chrétien primitif s'est longtemps abstenu de tout essai de représentation de Dieu. Malgré le grand nombre de fresques détruites dans les catacombes on ne se hasarde guère en disant que nulle part n'était figurée la première personne de la sainteTrinité. Peut-être vers le iv= et plus certainement au v° siècle

* G. C. F. Mohiikc, Thomas von Celano oder Gesddchte des kirchl. Hijmmis Dies ira?, dans KirchenlUsl. Studien, Stralsund, 1821-1825, t. i, p. 3-l(J0. — ' S. Augustin, De fulei cl sijmbolo, c. VII. — " O. Manicclii, / monumenti cristianl del tnuseo Pio Laterancnse, in-tol., Roma, 1911, pi. xiv, n. 3. — * Cette copie est probablement à la grandeur de l'oriRinal, elle mesure 150 sur 175 millimètres. Cf. C. Goertz, De l'état

humaineet nous nepouvons mentionner que d'une manière exceptionnelle la présence de la Trinité créatrice sur le sarcophage de saint Paul, aujourd'hui au Latran (voir Dictlonn., t. m, au mot CRii.\TioN, fig. 33.)3)^. Les quelques feuillets à demi calcinés de la Genèse de Cotton nous eussent offert une belle miniature du v ou du vi« siècle; heureusement il nous en reste deux miniatures copiées en couleur conservées parmi les papiers de Peiresc. L'une d'elles représente l'Kternel et les Chérubins placés dans le jardin d'Éden(Geii., i, 24); nous l'avons donnée déjà (voir Dietionn., t. i, col. 2097, flg. 017) •■. L'Éternel est représenté sous la figure d'un personnage jeune, imberbe, avec les cheveux blonds et un nimbe crucifère doré ; il est vêtu do blanc et tient de la main gauche une sorte de sceptre, également doré et en forme de croix.

de la peinture dans l'Europe septentrionale, in-8», Moscou, 1873 (en russe); Kondakov, Histoire de l'art buzantin. trad. Trawinski, in-4i', Paris, 1886, t. i, p. 92, note; H. Omont. Fragments du manuscrit de la Genèse de R. Cotton conservé parmi les papiers de Peiresc, dans Mémoires de ta Soc. des aniiq. de l'rancc, 1892, t. Liii, p. 16S. pi. en regard ; WestwoDtl, Palœographia sacra picloria, pi. m. n. 1.

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