SALONE
et ses environs
Echelle :
A AmphitJicétre
B Basilique
PA .PC. PS. Porta
3320. — Salone et ses environs. D'après Corp. inscripl. lalinar., t. m, .suppl., part. 2, pi.
mate '■'. » A l'ouest on voit la petite ville de Traù, à l'est, dans la brèche qui sépare les falaises du Kozjak des cimes du Mosor, on aperçoit la vieille forteresse de Glissa. Sur les pentes qui descendent vers la plaine, le long de la vallée du Jader, « des ruines éparses trouent le sol de leurs masses sombres, débris d'édifices aux lignes irrégulières et grises, vieilles murailles dorées par le temps, blanches colonnes se découpant en hautes silhouettes sur le ciel, restes de ce qui fut Salone *. » Ces ruines exploitées comme une carrière par les populations d'alentour, fournirent la plus grande partie des matériaux qui ont servi à construire Spalato, Traù et les villages de la côte. « Les Vénitiens, gens pratiques, non contents de détruire méthodiquement tout ce qui, dans les édifices demeurés debout, pouvait fournir \m point d'appui aux attaques des Turcs, maîtres île Glissa — ainsi disparut, en 1647, ce qui subsistait des
'Lanza, Lapidi Salonitane inédite, 2' édlt., p. 27; Bull, dl arch. e slor. daim., 1900, t. xxm, p. 202; Corp. iiis<r. lui., t. III, n. 13131 ;J.Zclller, op. cil., p. 153. — ' J. /.fillcr, op. cil., p. 152-154. Après Maxime, les eafiilogucs utilisés
quée. Depuis 1885, Salone a trouvé un arcliéologue amoureux de ses ruines, instruit de leurs vicissitudes, et assez habile pour en retrouver l'histoire en même temps qu'assez consciencieux pour la vouloir sincère et assez averti pour en élaguer sans pitié les végétations légendaires, c'est Mgr F. BuHc. Son activité s'est portée sur le champ entier de la Coloniu Marlia Julia Salona-, résidence opulente de légats et de procurateurs, abri d'une population nombreuse et patrie de piocléticn (voir ce mot), mais nous ne nous occuperons ici que de Salone chrétienne, c'est-à-dire de ses édifices religieux et de ses cimetières. On a déjà vu par la série des pierres transcrites dans les pages précédentes, l'importance historique des inscriptions retrouvées dans ces cimetières pour rélablissemciil définitif du catalogue épiscopal de Salone.
« Au bord des routes qui menaient à l'antiiiue Salone
par Ganis donnent deux noms : l'ionllnus, 620, et Théodore qui aurait vu la ruine de Suloiif en 639: ces noms ne peuvciil être conliûlés. — ' Ch. Diehl, I£n Médilerniiue, iii-12. Paris, 1901, p. 32. — ' Ibid., p. 33. — ' Ibid., p. 3,-|.
DALMATIE
étaient rangées, selon l'usaf^e commun des anciens, de. longues files de tombeaux. Les fouilles ont mis au jour un grand nombre de ces sépultures, en particulier, non loin de la porte par où passait le chemin de Traù, une
tianisme : ce sont les deux nécropoles qu'on appelle, d'après le nom moderne de l'emplacement où elles furent découvertes, les cimetières de Marusinac et de Manastirine '. »
m Lonstrudions et sépu/lures
chrêttennes anUriaures du ^J^.
M Oasihijues du VIfjiéc/c
to Sepa/tures du V/^etduVIlf.
Y' •\ ConzlruUions d'epoijue incertè.
I I Sepu/Curei ^
^m Chapelle moderne de S'Dam, et SE AnosCàse .